Merci à mes reviewers ! Bonne continuation de la lecture ! J'espère que ces prochains chapitres vont vous plairent tout autant que les premiers !

Filament.

-1Chapitre 7

Brennan raccrocha et se mit à réfléchir à la meilleure chose à faire. Elle n'en savait rien. Il valait peut-être mieux faire comme si Zack avait découvert l'enfant le matin pour que la petite puisse passer une dernière nuit avec des gens qu'elle connaissait à peu près parce que les nuits suivantes allaient être difficile pour elle.

Le lendemain à neuf heures, Zack entrait dans l'institut en tenant Verona par la main. La petite ne pleurait plus mais elle ouvrait de grands yeux effrayés. Lorsque Booth et Brennan les aperçurent, ils se dirigèrent droit vers eux.

- Venez dans mon bureau, dit Brennan.

Arrivés dans son bureau, elle donna une chaise à tout le monde et laissa Booth parler.

- Emma n'est pas venue ?

- Je crois qu'elle a quelque chose à se reprocher. Elle m'a dit avoir trouvé la petite mais je n'y crois pas, dit Zack d'une voix tremblante.

- Ce qu'on va faire, expliqua Booth, c'est que je vais parler à Verona. Si elle ne me dit rien, Bones essaiera puis…

- Non Booth, je ne sais pas faire ça.

Booth s'approcha de Brennan et la regarda droit dans les yeux.

- Il faut retrouver sa sœur, gardez cet objectif et vous y arriverez.

Brennan avala sa salive de travers et acquiesça. Brennan et Zack sortirent de la pièce et laissèrent Booth avec Verona. Vingt minutes plus tard, la petite semblait rassurée mais elle n'avait pas lâché un mot. Booth sortit du bureau et chercha Brennan des yeux.

- Angela, où est Bones, j'ai besoin d'elle.

- Brennan est partie chercher le petit Esteban Gracker.

- Quoi ? Mais ça ne servira à rien, à quoi elle joue ? Elle a accepter de parler à Verona, elle ne peut pas s'enfuir comme ça !

- Faites-lui confiance, Booth. Elle, elle vous fait beaucoup plus confiance que vous ne le pensez.

Booth fronça les sourcils puis alla retrouver Zack et Verona dans le bureau pour attendre Brennan. Elle arriva dix minutes plus tard tenant Esteban par la main.

- Qu'est-ce que vous faites, Bones ? Vous n'avez pas le droit d'utiliser un témoin pour faire parler une victime.

- Je fais ce que je veux avec vos victimes et vos témoins, je ne suis pas du FBI. Et puis c'est une idée d'Angela, une excellente idée, déclara-t-elle alors qu'Esteban lâchait sa main pour rejoindre Verona.

La surprise se lut dans les yeux pleins de larmes de la petite fille.

- Pleure pas, Tamaranze veut bien que je reste avec toi ce matin.

Et à la surprise de tous, Verona se laissa tomber dans les bras d'Esteban.

- Il faut les laisser, venez, dit Brennan. La petite a confiance en son… copain.

- Mais Bones, ce ne sont que deux enfants. Comment va-t-on savoir si Verona dit quelque chose ?

- Angela m'a dit de compter sur Esteban et que seul un enfant pouvait comprendre un autre enfant. En tant qu'adulte, je suis d'accord avec ça.

Ils laissèrent les deux enfants dans le bureau de Brennan, bien trop jeunes pour vivre une telle situation.

- Qu'as-tu demandé à Esteban, exactement ? demanda Angela qui les avaient rejoint.

- J'ai d'abord expliqué la situation à ses parents, qui viennent d'ailleurs rechercher le petit vers midi. Puis j'ai dit à Esteban qu'on avait retrouvé Verona - ils sont… amoureux, il me l'a dit la première fois que je l'ai vu - et il m'a suivit. Je lui ai demandé ce que tu m'as conseillé, c'est-à-dire de questionner la petite à propos de ce qui lui est arrivé. Il m'a dit qu'il me raconterais tout ensuite. Je lui ai expliqué que c'était pour retrouver la grande sœur de Verona donc il a été d'accord.

- Je comprend mieux pourquoi il est bon de travailler en équipe, dit Booth.

- Il faut dire qu'Angela est un génie, précisa Hodgins.

Angela sourit en le regardant de ses grands yeux noirs.

- Espérons maintenant qu'Esteban est un génie, lui aussi, dit Booth.

- Pas besoin, répondit Angela. Elle lui parlera sans difficultés.

Une heure plus tard, Brennan essayait d'assimiler tout ce qu'Esteban lui disait, dans l'attente d'informations peut-être cruciales. Il s'avéra que Verona s'était faite kidnappée alors qu'elle était avec son père et Brennan et son équipe conclurent que les trois jours de disparition d'Emma correspondaient au moment ou elle était allée chercher la petite fille là où elle était enfermée.

Booth retourna au FBI en ordonnant à Zack d'y emmener Emma sur le champs. Dans la salle d'interrogatoire, encouragée par le soutien de Zack, elle avoua tout. Chavez avait fait tué Marise et Mickael Julius car le mari s'apprêtait à dénoncer les détournements de fonds de l'entreprise de Chavez avec un certain nombre de preuves irréfutables. Il avait appelé Emma cinq jours auparavant pour lui donner des indications afin qu'elle récupère Verona dans un état du Sud, gardée par un complice de Chavez. Emma expliqua qu'elle était sortie avec Chavez quelques mois auparavant et que bien qu'elle l'ait quitté, il continuait de la harceler régulièrement. Il fallait encore retrouver Louisa Julius mais elle ne savait rien à propos de la deuxième fillette. Brennan arriva alors au FBI. Booth lui raconta ce qu'il avait appris et elle l'accompagna pour interroger Chavez une nouvelle fois dans l'espoir qu'il révèle l'endroit où il détenait Louisa.

- Chavez, nous avons trouvé Verona Julius. Où est Louis ?

- Ici, aux USA. Question suivante ?

- Chavez, vous gagneriez plus à coopérer qu'à faire l'imbécile !

- Gagner quoi ? Je vais être jugé pour les meurtres de Marise Julius, Mickael Julius et Bryan Julius. Il y a encore quelque chose à gagner ?

Bien que Chavez soit une crapule, c'était quelqu'un de très lucide. Brennan se mit assise en face de lui.

- Bones, faites attention.

Chavez se mit à rire et il fixa Booth avec ses petits yeux perçants.

- Laissez donc votre copine faire preuve de courage. Vous avez peur que je la mange ? Je vous rappelle que j'ai les poignets menottés.

- Je n'ai pas envie de faire preuve de courage, William, j'en ai marre de voir des enfants disparaître ou mourir chaque jour. Quel intérêt avez-vous à garder Louisa, elle n'a que dix ans !

- Je suis un monstre, Docteur Brennan. Je garde Louisa tant que je n'ai pas été jugé. Je ferais réduire ma peine un maximum puis je vous direz où elle est. Peut-être.

- Vous ne l'avez pas tuée, alors ? Pourquoi avoir tué Marise et Bryan ?

- La femme du père Julius m'aurait dénoncée pour le meurtre de son mari. Quant à Bryan Julius, je l'ai tué pour effrayer sa famille et pour que Julius père arrête ses recherches à propos de mon entreprise.

- Mais ça n'a pas marché comme vous le vouliez, poursuivit Booth. Les parents se sont enfuis et se sont cachés avec leurs filles dans l'intention de vous dénoncer malgré tout.

- Mais je les ai retrouvés avant ! s'exclama Chavez en éclatant de rire. C'est pas génial, ça ?

- Vous êtes en prison quand même, rappela Booth.

- Mais Comline ne coulera pas !

Treize heures trente. Les différents interrogatoires n'avaient rien donnés. Au Jeffersonian, les parents d'Esteban avaient récupéré leur fils et s'étaient proposé pour prendre Verona quelques jours mais au regrets de tous, la petite fille avait due être conduite dans l'orphelinat le plus proche. Elle n'avait rien dit, n'avait pas pleuré, elle avait juste supplié Zack d'un regard humide. Angela s'était enfermée dans la pièce de reconstitution faciale pour laisser libre cours à son chagrin sans qu'on la voie et Zack et Hodgins étaient retournés travailler. Booth et Brennan arrivèrent après la bataille, sans rien de neuf. Où pouvait bien se trouver Louisa Julius ?

- Je vais retourner sur les lieux du crime des parents Julius. Je vais encore fouiller, dit Booth. Si vous avez du nouveau, appelez-moi sur mon portable.

Hodgins était revenu suivit de Angela, les yeux rougis d'avoir pleuré. Sa sensibilité était une fois de plus mise à rude épreuve.

- Angela, ça va aller ? demanda Brennan.

- J'en ai marre de toutes ces injustices , je ne m'y ferai jamais.

- Et-ce que tu veux venir avec moi ? Je vais aller fouiller chez Chavez une dernière fois. On a peut-être laissé échapper un détail important.

- Non merci, c'est gentil mais je n'ai pas envie de bouger d'ici. Vas-y ma chérie et préviens-nous si tu as quelque chose.

- Promis, à tout à l'heure, dit Brennan en partant.

Elle sauta dans un taxi et indiqua l'adresse au chauffeur. Elle regarda défiler les rues puis une fois arrivée, paya le chauffeur, le remercia et sortit du taxi. La maison de Chavez était grande mais ce qui impressionnait, c'était la propreté qui y régnait. La plus grande pièce était la bibliothèque, remplie d'un tas de livres à thèmes totalement opposés. Brennan suivit des yeux une rangée de livres qui étaient tous de même collection. « La vie en montagne », « la vie en mer », « la vie en campagne ». Elle continua à lire les autres sortes de livres qui existaient puis s'arrêta sur « la vie en forêt ». Un marque-page était glissé à l'intérieur. Elle l'ouvrit à la page correspondante où se trouvait une description détaillée de l'endroit idéal où enterrer les corps des animaux morts afin qu'ils se décomposent au plus vite. Il ne lui fallu pas longtemps pour faire le lien avec les corps des Julius retrouvés en pleine forêt. Elle continua à lire les titres d'un tas de livres tout en regardant s'il n'y avait pas de marque-pages. La bibliothèque devait être composée d'un bon millier de livres. Elle en ouvrit la moitié en cherchant avidement un indice là où se trouvaient les marque-pages. Un livre jaune qui ne portait aucun titre attira son attention. Un bout de papier était coincé entre deux pages. Elle ouvrit le livre et observa le code énigmatique qui était écrit dessus à l'encre rouge.

NMALIGOS10KMHO2FMAN (LJ)

La première chose qui sauta aux yeux de Brennan furent les initiales LJ : Louisa Julius. Le mot Aligos lui disait quelque chose, mais quoi ?

- Aligos… Aligos, répéta-t-elle à voix haute.

Elle décida d'appeler son équipe de fouines, comme disait Booth. Zack répondit.

- Oui, c'est Zack.

- Zack, c'est Brennan. Je suis chez Chavez et j'ai trouvé une espèce de code bizarre, j'ai besoin de vous tous pour le déchiffrer.

- Bien, attendez trente secondes j'appelle le reste de l'équipe.

Lorsqu'il revint , Brennan dicta le code à toute l'équipe.

- Je suis sûre que LJ signifie Louisa Julius et le mot Aligos me dit quelque chose mais je ne me souviens plus quoi, ajouta-t-elle.

- Aligos est un parc d'attraction, ma chérie, dit Angela. Il y a en trois aux Etats-Unis, un à Washington, un à Seattle et…

- Un au Nouveau Mexique ! Mais oui, c'est ça merci Ange' ! s'écria Brennan.

- Alors je propose Nouveau Mexique pour « NM », dit Hodgins.

- Génial, alors maintenant il reste 10KMHO2FMAN

- Il y a beaucoup de noms de famille qui finissent par « MAN », déclara Zack.

- Et si dans HO2F, il y avait deux F ? proposa Hodgins.

- Non, il n'y en a qu'un précisa Brennan.

- Jack a raison, ma chérie. Le « 2 » avant le « F » signifie qu'il y a deux F. Le nom que tu cherches est Hoffman avec deux F.

- D'accord alors il reste 10KM.

- Dix kilomètres ! s'exclamèrent Zack et Hodgins en même temps.

- Et est-ce qu'il y a des Hoffman à dix kilomètres du parc Aligos dans le Nouveau Mexique ? demanda Brennan.

- On te cherche ça tout de suite, Brennan, dit Hodgins.

- J'appelle Booth pour le prévenir et je vous rappelle dans cinq minutes.

- Ok !

Brennan raccrocha. Son cœur battait à tout rompre; ils allaient peut-être retrouver la fillette de dix ans. Ella appela Booth mais tomba directement sur son répondeur. Elle laissa un court message et rappela au Jeffersonian.

- On a trouvé ! Jerry Hoffman possède une ferme à dix kilomètres au Nord du parc Aligos, récita Angela. Tu as eu Booth ?

- Non, il ne répond pas. Et mon téléphone va couper, je n'ai plus de batterie. Appelez-le et expliquez-lui tout. Je prend un taxi pour le Nouveau Mexique, je peux y être dans… cinq ou six d'heures.

- Non ! cria Angela. C'est trop dangereux, attend Booth, n'y va pas seule.

- Une petite fille est en danger de mort, Ange'. Mon téléphone va couper, je vous laisse. A bientôt.

Angela, Zack et Hodgins restèrent pétrifiés.

- Elle est inconsciente, observa Hodgins.

- Je dirais courageuse, dit Zack.

- Brennan est impulsive c'est tout… Oh, mon Dieu ! Qu'est-ce qui va lui arriver ? paniqua tout à coup Angela en se rendant compte de la situation. Pourquoi je n'ai pas une amie qui a peur des méchants et des armes comme tout le monde ? Je serais beaucoup moins stressée.

- J'essaie de joindre Booth, calme-toi, essaya de la rassurer Hodgins. Il va sûrement la rejoindre.

De son côté, Brennan ne trouvait pas de taxi qui pouvait l'emmener au Nouveau Mexique mais elle avait monté le prix et avait finalement dégoté un chauffeur qui avait accepté de s'occuper d'elle. Son taxi la déposa au milieu de l'état vers vingt heures. Elle commença par aller chercher une carte dans l'espoir de trouver rapidement la ferme de Hoffman.

À l'institut, Hodgins avait finalement réussi à joindre Booth de longues heures après l'appel de Brennan.

- Quoi ?! Au Nouveau Mexique ?

- Oui, répondit Hodgins, à l'adresse que je viens de vous donner.

- Elle n'est pas partie seule ?

- Eh bien en fait… si. En taxi, apparemment. Elle doit être arrivée à l'heure qu'il est.

- Oh non… Et son téléphone qui n'a plus de batterie. Quel heure est-il ?

- Vingt et une heure.

- Je pars la rejoindre avec un collègue, en espérant qu'elle et Louisa vont bien, qu'elle l'ait retrouvée ou non.