Après la visite de Tony, au centre de désintoxication, Gibbs et lui avaient pris la décision d'adopter officiellement Sammy. Ils étaient déterminer à aller jusqu'au bout. Mais la difficulté première était de faire en sorte que la mère du petit renonce à ses droits parentaux.
- On a rendez-vous dans moins d'une heure avec le juge, Tony, qu'est-ce que tu fou ?
- J'arrive, j'en ai pour une minute, juste le temps de changer de chemise !
- C'est la troisième que tu mets, qu'est-ce que la précédente avait qui clochait ?
- Trop voyante ! Comment tu me trouves ?
- Mon amour, on va pas faire un défilé de mode là !
- Je sais mais je veux que tout soit parfait, si on fait bonne impression on aura plus de chances !
- Mais tu es parfaits, et tout se passera bien, vu comment la mère de Sammy a réagit, et vu tout ce qu'elle lui a fait subir, le juge ne peux que la destituer de ses droits.
- Tu crois vraiment ?
- Je l'espère, oui ! Aller on y va, ça fera mauvaise effet si on arrive en retard !
- T'a raison, c'est parti !
Deux heures plus tard
Gibbs et Tony étaient furieux, la juge estimait qu'il était trop tôt pour ôter les droits de Stella Finley sur son fils. Elle voulait lui donner une chance de reprendre sa vie en main, estimant qu'il était plus naturel pour un enfant de vivre avec sa mère, plutôt qu'avec un couple homosexuel. Cependant elle avait accepté de leur laisser la garde tant que la mère n'aurait pas une situation stable.
- Elle n'a pas le droit de faire ça, Sammy est notre fils.
- Malheureusement non Tony, on est que ses tuteurs pour le moment.
- Mais comment elle peut envisager de lui laisser la garde, cette femme est une toxico qui a abandonné son enfant à un pédophile pour pouvoir s'acheter sa came.
- Je sais mon amour, et ça me met hors de moi, moi aussi. Tout ce qu'on peut faire c'est se battre et espérer que Stella Finley abandonne d'elle-même ses droits.
- Et pourquoi elle ferait ça, je suis sûr qu'elle ne sait même pas ce que ça représente des droits parentaux.
- Tony on doit se calmer et se montrer fort, pour Sammy, il a besoin de nous.
- Tu crois que la juge a pris cette décision parce qu'on est ensemble ?
- Non, sinon elle aurait placé Sammy dans une famille d'accueil, en attendant le prochain jugement.
- Mais alors pourquoi ?
- Je ne sais pas, d'après notre avocat, elle penche souvent plus du côté de la mère dans les affaires de garde.
- Oui mais c'est différent, il s'agit pas d'un cas de divorce mais d'une femme qui a maltraité son enfant.
- On ferait mieux d'y aller, Sammy va nous attendre.
- Qu'est-ce qu'on va lui dire.
- Rien pour le moment, ça le perturberait.
- Jay ! Je ne veux pas le perdre !
- Ca n'arrivera pas, je te le promets.
Gibbs et Tony s'étaient rendu chez Abby qui gardait Sammy. En entendant les hurlements qui provenaient de l'appartement, les deux agents se précipitairent à l'intérieur.
- Je t'ai eu Abbs, je t'ai eu, c'est moi qu'a gagné !
- Ok je me rends p'tit homme.
- Papa Tony, Papa Jethro !
- Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?
- On joue aux zindiens et aux cou-boys !
- On dit indiens !
- Et Cow-boys !
- Tata Abby, elle est géniale !
- Ca c'est sûre, chaton, allé va chercher tes affaires, c'est l'heure de rentrer à la maison !
Sammy fila dans le salon récupérer ses jouets.
- Alors, ça y est c'est officiel ? Vous allez l'adopter ?
- Pas encore, Abby, la juge ne l'a pas destituée de ses droits.
- Quoi, mais elle est folle, je suis désolée…je crois qu'il va me falloir mon Caf Pow.
- Oui et moi ma dose de caféine. Désolée Abby, mais il faut qu'on rentre.
- Ouais on a envie de se retrouver seul avec Sammy, le serrer dans nos bras et lui dire qu'on l'aime très fort.
- Je comprends, on se voit demain.
- Ca y est je suis prêt !
- C'est quoi ce bonhomme que tu as dans la main ?
- C'est monsieur Goth, il est chouette, c'est un super héros, c'est Abby qui me l'a donné !
Tony et Gibbs éclatèrent de rire et ça leur fit du bien après cette journée.
Maison de Gibbs et Tony
Les deux hommes avaient passé le reste de la journée à jouer avec Sammy et le câliner.
Le petit était épuisé et s'était endormie dans les bras de Tony.
- On devrait le monter dans son lit !
- Attends un peu, j'ai envie de le garder contre moi, il est si petit, si fragile. Tu te souviens le jour où on l'a trouvé, il ne laissait personne d'autre que moi s'approcher.
- Oui et petit à petit, on l'a apprivoisé.
- Quand je le regarde, je repense à moi, à ce que mon père me faisait, j'aurais tellement aimé que quelqu'un me prenne comme ça dans ses bras et m'emmène loin de ma maison. Mais la seule personne qui tenait à moi est partie et je me suis retrouvé seul. J'avais tellement mal, pas seulement dans mon corps mais aussi dans mon cœur. J'étais triste mais tout le monde s'en fichait. Tout le monde aimait mon père parce qu'il avait plein d'argent.
- Maddy, était la seule au courant ?
- Je suppose que ma mère le savait, mais elle et mon père se détestaient tellement qu'elle devait être contente que mon père se soulage avec quelqu'un d'autre.
- Je suis désolé pour ce qu'il t'a fait, si je pouvais, je lui ferais avaler son pénis !
- T'aurais aucun mal, l'alcool a fait de lui une vrai loque.
- Certaines personnes ne devraient pas pouvoir faire d'enfants.
- C'est sûr, mais si mon père ne m'avait pas conçu, on ne serait pas ensemble tous les trois.
Finalement Tony se décida à coucher Sammy.
Il se dirigea ensuite dans sa chambre où Gibbs l'attendait.
Il se coucha près de lui. Ils commencèrent à s'embrasser et se caresser. Puis c'est blottit l'un contre l'autre qu'ils s'endormirent.
