Note de l'auteur : Voilà un nouveau chapitre plein de retard mais euh… bien rempli ? bon ok… voilà juste un nouveau chapitre. J'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes, et surtout n'hésitez pas à me faire part de vos impression en laissant une petite review histoire de ma prouver que j'ai encore quelques pauvres lecteurs. C'est bien gentil à vous
Et merci à tous ceux qui m'ajoutent dans leurs fav, ou leurs alertes… ça me fait vraiment plaisir (et bien sûr merci à tous ceux qui laissent des reviews héhé, ça va de soi )
Chapitre 7 : Où Harry découvre un secret terriblement bien gardé
Interloqué par l'horrible phrase qui venait de s'échapper de sa bouche sans autorisation, Harry tourna subitement le dos à Malefoy avant de sortir précipitamment de la pièce, manquant de glisser avec ses béquilles sur chaque dalle de marbre.
Il avait honte. Il se sentait sale, et surtout, il se sentait trahi.
Comment avait-il pu croire que Malefoy l'aiderait de bon cœur ? Comment avait-il pu faire confiance à ce salaud ? Il le savait bien pourtant, que ce n'était qu'un connard prétentieux, toujours prêt à ramener sa fraise et à enfoncer ses ennemis au plus profond de la terre.
Il aurait dû se douter de la tournure que prendraient les choses. Malefoy resterait Malefoy, prêt à tout pour faire souffrir son pire ennemi.
Harry était à présent vert de rage, mais ce n'étaient pas des larmes de colère qui baignaient ses yeux. Il était triste de constater à quel point il pouvait être con. Il n'était qu'un piètre imbécile, un sombre idiot, une triple buse en somme. Et tout ça, c'était encore de sa faute.
Non seulement il ne se souvenait toujours de rien, mais en plus il avait deux nouveaux baisers – si ce n'est trois – à expier. Il les ferait chèrement payer à Malefoy.
Harry sentit qu'il ne pouvait pas entrer dans sa salle commune dans cet état et à cette heure-ci de la journée. Il se trouva un prétexte pour errer sans but dans les couloirs les plus déserts de Poudlard. Il finit par se retrouver dans la salle d'astronomie, vide, et s'assit sur le sol froid pour réfléchir. Il ne savait pas quoi penser. Malefoy avait-il profité de lui ? Ce n'était pas possible autrement. Mais pourquoi –Merlin pourquoi ?- avait-il brusquement senti ce désir de l'embrasser, lui Harry Potter, ennemi de toujours de Drago Malefoy, et ce surtout depuis cette terrible nuit où Malefoy avait tout fait pour servir son Maître, et avait fini par tuer ce vieil homme à qui il devait tant ! Oui, Harry avait tout perdu à cause de Malefoy, et voilà qu'il avait perdu jusqu'à son innocence.
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A peine avait-il mis un pied dans la salle commune qu'Hermione se précipita sur lui :
«- Mais où étais-tu ? McGonagall te demande dans son bureau, ça fait une demi-heure que Ron et moi on te cherche partout !
- C'est bon Mione, j'étais allé faire un tour…
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu es tout pâle !
- J'ai sûrement pris froid… euh, il fait froid dehors avec ce vent »
Hermione hocha la tête et se tourna vers la fenêtre d'où on pouvait voir les grands arbres du parc. Pas une de leurs feuilles ne bougeait.
Hermione se contenta de secouer la tête avec désapprobation tandis qu'Harry lui annonçait qu'il allait de ce pas chez McGonagall.
Il sortit de la salle commune, heureux d'échapper au sermon d'Hermione, tourna à droite dans le couloir, puis à gauche avant de monter un étage par l'escalier qui venait de déboucher à sa gauche. Il avança de quelques mètres, le temps que l'escalier derrière lui change de direction, puis il se rendit compte qu'il ne savait pas trop où il était. Le vide qui s'ouvrait dans son dos lui donnait le vertige, alors il continua d'avancer et prit à gauche à l'intersection suivante. Là il marqua un arrêt. Il connaissait Poudlard sur le bout des doigts. Il avait visité ses moindres recoins avec Ron et Hermione. Il ne devrait pas se retrouver pris au dépourvu dans un couloir tout à fait banal sans aucune raison valable !
Des portes, sûrement des salles de classe, s'étalaient le long des murs, il en ouvrit une au hasard.
La salle était vide et poussiéreuse, elle n'avait pas dû voir un cours depuis une petite dizaine d'années, à en juger par la couche de poussière qui couvrait chaque table. Il sortit, pas plus avancé que cinq minutes auparavant. Un elfe de maison sortit d'une petite salle, une dizaine de portes plus loin, et s'immobilisa en voyant le survivant. Il s'inclina bien bas pour le saluer puis s'éloigna à enjambées aussi grandes que pouvaient l'être celles d'un elfe de maison. Intrigué, Harry ouvrit la porte de la salle d'où venait de sortir la petite créature.
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Drago sortit de la salle sur demande, un peu choqué par les événements qu'il venait d'y vivre. Il fut reconnaissant à Potter d'être parti si précipitamment, il ne pouvait pas voir le rouge pivoine qui s'étalait sur les joues habituellement pâles de Malefoy fils. Mais qu'est-ce qui lui avait pris ?
Il se leva, demanda un miroir à la généreuse salle et se concentra pour reprendre contenance. Il avait l'air con. Les cheveux emmêlés, les joues rouges, la cravate desserrée… il avait l'air de sortir du lit de n'importe quel pédé de Poudlard, et il avait horreur de ça.
Drago resserra sa cravate et remit de l'ordre dans sa coiffure, mais il ne put rien faire pour les joues. Dès qu'elles commençaient à perdre un peu de couleur, il repensait à ce qu'il venait de se passer et il redevenait tout rouge. Il décida de rentrer dans sa chambre en rasant des murs. Ce n'était pas la mer à boire, il n'avait que… trois étages à descendre un vendredi après midi vers 17h. Ce n'était absolument pas une heure de pointe dans les couloirs de Poudlard, non monsieur.
En fait, il était dans la merde.
Heureusement que la plupart des poudlardiens avaient peur de lui et n'osaient ni faire de remarque, ni en parler après de peur de créer une rumeur qui leur retomberait dessus. Dieu seul savait de quoi le grandiose Malefoy était capable quand il était en colère !
Dieu, et Blaise aussi, qui avait récemment découvert Jacques. Drago n'était capable de rien, si ce n'était se jeter sur Jacques et caresser ses oreilles toutes douces en lui racontant ses horrible malheurs.
Drago sentait bien les regards insistants et curieux posés sur lui, mais, un Malefoy digne de ce nom ne revient jamais sur sa décision. Après tout, il avait beau avoir été déshérité par la pensée plus de cent fois dans la journée, il restait un Malefoy.
Parvenu, non sans mal aux cachots, il prononça le mot de passe d'une voix qui se voulait assurée, mais à le pensée des événements qui venaient d'avoir lieu et de ce que feraient ses camarades de maison s'ils le savaient, son cœur se mit à battre un peu plus vite qu'à la normale, et ses joues se teintèrent de rouge.
C'est le moment que choisit le mur pour s'ouvrir sur une salle commune bondée en cette sortie de cours. Tous tournèrent la tête vers le nouvel arrivant. Blaise arrêta même d'embrasser Goyle pour lancer à Malefoy un regard amusé. Pansy le foudroya d'abord des yeux mais ne put s'empêcher un regard curieux, jamais elle n'avait vu Drago rougir.
Le spectacle était, à vrai dire, très surprenant. Drago, rouge comme une tomate, chargea son regard d'autant d'orgueil qu'il put trouver dans son pauvre ego meurtri et traversa la pièce, les sourcils levés et la tête haute. Blaise le suivait des yeux, goguenard. Il savait, Drago savait qu'il savait. Et Blaise savait que Drago savait qu'il savait. Et inversement, proportionnel ou égal.
Il claqua la porte de sa chambre et sortit sa boîte à patchwork. La tortue trônait sur le dessus de la pile, attendant d'être terminée. Drago eut de la peine pour cette pauvre tortue dont le dos était ouvert depuis deux semaines déjà, il fallait qu'il la termine.
Au bout de deux heures, Drago avait si bien travaillé qu'il avait confectionné trois peluches : la petite tortue, un lézard et un ourson. Personne n'était venu le déranger pour une fois, c'était certainement grâce à Blaise, qui n'avait pas oublié la menace qu'il lui avait faite un peu auparavant. Blaise avait beau être assez stupide pour tomber amoureux de Goyle, il savait qu'une menace de Malefoy restait une menace, et ce jusqu'à ce que Malefoy annule sa menace. Il avait donc certainement veillé à la tranquillité de Drago pendant son activité… ou alors il était tranquillement en train d'embrasser Goyle dans un coin de la salle commune et tout le monde s'en foutait juste de lui. C'était plutôt ça.
Bon, il avait quelques peluches de prêtes et il avait envie de faire un tour. Il n'allait pas appeler son elfe de maison-vendeur-de-peluches-attitré mais il allait discrètement, enfin aussi discrètement que possible pour un individu au corps de rêve se promenant seul dans une école mixte, emmener lui-même ses œuvres à la salle des ventes. Elle était assez éloignée pour lui permettre de réfléchir sur les événements de la journée, et assez pleine de ses magnifiques productions pour lui redonner le moral.
Son plan SOS moral de Malefoy était infaillible. D'autant plus que c'était l'heure du dîner bientôt, et qu'il y aurait très peu de monde dans les couloirs.
D'ailleurs, la salle commune était presque vide quand il sortit de sa chambre. Deux première années finissaient une partie d'échecs version sorcier avant d'aller dîner. Tous ceux de sa classe étaient descendus sans le prévenir bien sûr. C'était parfait.
Les trois peluches tassées dans son sac de cours, il sortit le regard plein d'orgueil Malefoyien sous l'œil empli d'admiration et de crainte des deux élèves de première année.
Drago, après un long périple à force d'éviter les couloirs populeux aux regards méfiants, parvint enfin au couloir plus ou moins secret de Poudlard où le nombre déroutant de portes serait venu à bout de la volonté de n'importe que élève de visiter Poudlard dans ses moindres recoins. Personne n'était donc susceptible de le déranger.
Il poussa la porte avec un soupir de contentement. Cette pièce, pleine de peluches colorées, était tellement différente de lui mais en même temps tellement lui qu'il s'y sentait comme un roi dans son palais. Ici tout le monde l'aimait, il faisait la loi, et tous le respectaient.
Bon, ok, c'était un peu horrible de n'être respecté que par une bande de peluches de luxe, mais au moins il se sentait bien quelque part, et ça ça valait tout l'or du monde.
Enfin peut être pas… mais ça valait beaucoup.
Drago sortit les trois nouvelles peluches de son sac, les disposa sur la table des « Nouvelles collections » et s'assit un instant au milieu des peluches. Il résolut d'appeler l'elfe de maison pour le prévenir que de nouvelles créations s'étaient ajoutées au stock et l'envoyer acheter un peu de tissu, il manquait en effet, et ce depuis un mois déjà, de velours cramoisi. Ca devenait plus qu'intolérable.
Doggy parut, s'enquit de la santé de son protecteur, admira les nouvelles créations, promit qu'il trouverait bientôt des acheteurs, lui remit l'argent des dernières ventes, garda quelques gallions pour acheter le meilleur velours du Chemin de Traverse puis partit en courant à la recherche du tissu qui pourrait contenter son jeune maître.
Deux minutes plus tard, la porte se rouvrait.
- Qu'est-ce qu'il y a Doggy ? Tu n'as pas assez d'argent pour un mètre de velours ?
Drago était plus étonné qu'énervé, mais les prix avaient fortement augmenté… D'ailleurs c'était la crise on la mettait partout à toutes les sauces dans le monde sorcier. Bientôt on ne trouverait plus d'aiguilles qu'au marché noir.
Mais ce n'était pas Doggy qui passait sa tête dans l'entrebâillement de la porte.
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Harry ouvrit la porte d'où venait de sortir l'elfe de maison et se retint de pousser un cri.
La vue de Malefoy, assis comme un roi sur son trône au milieu de toutes ces joyeuses peluches et arborant un air étonné avait de quoi faire peur à n'importe quel Gryffondor, fut-ce le survivant et le héros du monde sorcier.
En le voyant, Malefoy sembla un instant gêné puis reprit contenance et Harry se retrouva face au masque glacial de d'habitude. Il eut l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des siècles au moins, sans savoir s'il en était plus heureux ou énervé.
Il eut envie de parler, de rire, de lancer une bonne pique à Malefoy, mais aucun son de passa le seuil de ses lèvres. En un mot, il était sous le choc.
Malefoy le regardait, les sourcils levés vers le plafond, avec un air narquois.
- Malefoy… que… qu'est-ce tu fais là ? réussit-il enfin à articuler sans toutefois bien maîtriser le tremblement dans sa voix.
- Ca ne se voit pas Potter, je suis venu renflouer mon stock.
L'ironie perçait dans sa voix et Harry, en une fraction de seconde, revit tous les Poudlardiens qu'il connaissait en mémoire : tous avaient un jour ou l'autre acheté une peluche en patchwork Made in Poudlard. Ginny, Hermione, Cho, Dennis et Colin, Ron, Seamus et même les jumeaux, tous avaient une peluche similaire.
La rumeur courait que c'était un élève de Poudlard qui les fabriquait, mais personne ne savait qui.
Merlin, il venait de découvrir le secret le mieux gardé de tout Poudlard, et peut-être même de tout le monde sorcier !
Que faire ? Le raconter à tout le monde pour mettre la honte à Malefoy ? Il lui ferait du chantage en menaçant de raconter aux journalistes de la Gazette du Sorcier les détails exacts des événements qui avaient eu lieu un peu plus tôt dans la Salle sur Demande.
Harry n'avait pas le choix, il était pris au piège avec Malefoy, et il devait lui lécher les… bottes (bien sûr, vous vous attendiez à quoi ?)
- Et toi Potter, qu'est ce que tu fais là ? Malefoy avait employé un ton calme et neutre, Harry était tétanisé par son aptitude à se contrôler alors que lui était en proie à la panique la plus totale
- Euh… je suis venu… pour acheter une peluche. Je…euh… c'est l'anniversaire de Katie Bell demain et comme je suis capitaine de l'équipe… enfin… je… tu vois quoi…
- Potter Potter Potter… tu ne sais pas mentir !
Et sur ces mots, Drago se leva, prit la peluche tortue qu'il venait de confectionner, lui mit dans les mains et sortit de la pièce d'une démarche ondulante et pleine d'élégance.
Ce
Mec
Est
Un
Taré.
Fut la seule pensée de Harry avant qu'il ne manque de tomber dans les pommes et qu'il n'aille s'asseoir sur le « trône » qu'occupait Malefoy quelques secondes auparavant pour reprendre ses esprits.
Quelle journée éprouvante, vraiment. Une journée typique « l'Elu à Poudlard ».
Et voilà le fruit de quelques jours de dur labeur...
Faites moi part de vos idées, impressions, pensées dans une petite review :) sinon je fais en sorte que Dray meure au prochain chapitre héhéhé
BadComp
