Salut, j'espère que vous allez bien ?

pour votre soirée sans JO pour certains lol voici un nouveau chapitre !

En espérant que cela vous surprenne et vous plaise toujours.

Gros bisous à vous

Sab


Chapitre 7 : De grandes décisions.

Point de vue Prince Edward.

Une nouvelle journée venait de commencer. Je me sentais plutôt bien, ce qui était plutôt rare ces derniers jours. Isabella me donnait du fil à retordre, mais j'avais réfléchi toute la nuit à une solution.

Après le repas, qui se fit étrangement dans le calme et le silence, ma grand-mère décida de s'entretenir avec moi. Seul. Ce qui n'annonçait rien de bon. Alice ne me regarda pas une seule seconde lorsqu'elle quitta la pièce. Elle m'en voulait, j'en étais certain. Maintenant, fallait trouver la raison et arranger ça. Alice était ma sœur, petits, nous nous entendions très bien. Puis, nous avons grandi. Alice s'est rapprochée de notre cousin, Jasper, et moi de Léna.

La Reine m'invita à la suivre dans ses appartements. Ce que je fis. Une fois arrivés, elle se tourna vers moi lentement.

- Tu va me rendre un petit service, déclara-t-elle sans passer par quatre chemins.

- Tout ce que voudra Sa Majesté ! chuchotai-je mal à l'aise.

Je détestais la forme que cette entrevue prenait. La Reine ne demandait jamais rien par hasard.

- Tes nouveaux appartements seront désormais ceux situés à côté de la suite d'Isabella Swan, m'informa-t-elle sans préambule supplémentaire.

- Quoi ? m'écriai-je stupéfait. Je dois déménager près de cette… fille ? J'ai toujours été dans cette chambre, m'alarmai-je.

- Justement, il est grand temps pour toi de changer. Je te demande en plus de veiller sur la sécurité d'Isabella Swan.

- Elle ne risque rien au palais, grognai-je.

Tout était encore à cause d'elle, m'irritai-je fortement.

- J'ai bien peur que nous ayons eu un petit imprévu ce matin. Une personne s'est introduite dans le palais et a mis à mal Isabella.

Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi n'avais-je pas été mis au courant avant ?

- Je suis désolé de l'apprendre. Mais est-ce une raison pour déménager ? Cela serait incorrect vis-à-vis de Léna.

- Cette … Léna restera du côté nord du palais. Nous n'avons plus de chambre disponible près de vos quartiers. J'espère que vous comprendrez ?

- Peut-être que les filles pourraient intervertir leurs chambre ? demandai-je sachant déjà la réponse.

La Reine détestait Léna pour une raison qui m'était inconnu et avait d'hors et déjà choisi son camps dans cette course à la couronne.

- Non, claqua sa voix dans la grande pièce. Cela serait malsain. Puis, tu dois aussi t'occuper de l'éducation d'Isabella.

- Quoi ?

- Oui, elle doit enrichir ses connaissances pour d'éventuelles discussions. Tu lui apprendras dans un premier temps tes passions : la musique, la photographie, le cinéma… ensuite vous prendrez des cours de cuisine et en ce qui concerne la danse, je pense que quelques répétitions comme celle de l'autre soir et ce sera parfait.

- Magnifique, manquait plus que ça.

- Tu vas t'occuper de tout cela Edward, dit-elle d'un ton sans appel.

Elle n'était pas Reine pour rien. Des fois, j'avais l'impression de faire face à mon grand-père.

- Je…

- Ce n'est pas une requête négociable, termina-t-elle tout en me plantant dans son salon privé et en claquant la porte derrière elle, signe qu'elle était irritée.

Les véhicules pour l'université n'étaient pas encore partis. Ils m'attendaient. Léna attendait sagement devant son véhicule, alors qu'Isabella était hors de vue.

- Où est cette peste ? demandai-je à la Duchesse.

- Dans son véhicule. Son garde du corps m'a dit qu'elle était trop fatiguée pour t'attendre debout.

- Ouais… sifflai-je.

- Edward ? Que se passe-t-il ? demanda-t-elle de sa voix haute.

Je ne sais pas pourquoi, mais la voix de Léna m'irritait de plus en plus.

- Elle s'est faite agresser ce matin par un fou qui est entré dans le palais.

- Sérieux ? sourit-elle un peu trop à mon gout.

Était-elle en train de se réjouir de son malheur ? Etait-elle pour quelques choses ? Non, elle n'était pas aussi folle. Si ?

- Oui. La reine me demande de déménager près de ses quartiers et de l'aider dans son éducation de la haute société.

- Quoi ? s'écria-t-elle un peu trop fort.

- Chut !

- Non. Je refuse que tu sois près d'elle, que tu t'occupes d'elle. Et moi alors ?

- Tu crois que j'ai le choix, peut-être ? La Reine a déjà fait son choix. Et c'était un ordre !

- La Reine veut que tu l'épouses ? s'alarma-t-elle enfin.

- Pas qu'elle, Léna. Tout le royaume… toute ma famille.

Voilà, c'était dit. Elle ouvrit la bouche et la referma aussi sec.

- Je vais trouver une solution… mais pour le moment tu dois faire profil bas !

J'allais lui ouvrir la portière de son véhicule, mais elle contourna le véhicule et demanda à son chauffeur de la conduire à l'université sur le champ.

Dieu, qu'elle était exaspérante des fois. Léna avait un sale caractère, pire que Bella. Elle était duchesse de naissance et supportait pas qu'on lui résiste. Étais-je prêt à supporter cela pour le restant de ma vie ?

La matinée passa sans encombre. Les gars rigolaient de nouveau avec moi. Em' me taquinait sans cesse. Il avait visiblement oublié ses paroles du bal. Et je n'allais pas les lui rappeler.

- Merde, lâcha tout à coup Jacob, alors qu'il venait d'intercepter le ballon de foot.

- Quoi ? Tu t'es fait mal à l'orteil ? blagua Jared lui prenant le ballon des pieds.

- C'est quoi ce truc autour de son bras ? stressa-t-il.

On tourna toutes nos têtes vers sa fascination. Punaise, c'était plus grave que prévu en fait. Pourquoi n'avais-je rien remarqué ce matin ? Isabella marchait lentement entourée de ses deux servantes du palais. Sam les suivait d'assez près avec un autre garde.

Point de vue Isabella Swan.

J'avais rencontré par pur hasard, Katie et Angela à l'extérieur du bâtiment annexe.

- Bella ! s'écrièrent-elles visiblement heureuses de me trouver sur leur chemin.

- Re-bonjour mes demoiselles, souris-je.

- Oh… qu'est-ce que c'est ?

Je n'eus pas le temps de leur répondre. Em', Jacob, Jared et même Edward, arrivèrent en marchant à vive allure dans notre direction.

- Tu es tombée de ton lit ou quoi ? rigola Em', analysant mon bandage au bras.

Le nouveau garde voulut l'en empêcher, mais Sam lui tapa l'arrière du crane, ce qui me fit sourire.

- Ce sont mes amis, lui expliquai-je gentiment.

- De toute façon, le Prince est présent… rouspéta Sam. Tu n'as pas à intervenir.

- Oui, monsieur. Pardon, Mademoiselle Isabella.

- Bella, râlai-je une fois de plus. Si tu veux t'entendre avec moi… arrête d'utiliser mon prénom au complet.

Les gars souriaient grandement, sauf Edward. Il ne lâchait pas des yeux mon bras couvert d'un bandage blanc.

- Tu vas nous dire, oui ou non ? protesta Jacob.

- Oh… un petit incident, leurs expliquai-je.

- Elle s'est faite agresser au palais, lâcha d'une traite le Prince.

- Quoi ? hurlèrent les hommes.

- Un homme est entré par effraction dans le palais et a brutalisé Mademoiselle Bella, leur expliqua Sam pas le moins intimidé par mon regard menaçant.

- C'est pour ça que tu as besoin de toutes ces personnes ? sourit Em'. Tu veux rivaliser avec la Duchesse ?

- Oh non ! lâchai-je vivement. Je n'ai rien demandé à personne et ces deux jeunes filles ne sont pas à mon service en ce moment. Les gars, voici Katie Marshall et Angela Weber !

Les filles saluèrent les garçons un par un et saluèrent le Prince d'une révérence avant de nous quitter.

- À ce soir ! leurs glissèrent gentiment.

- À ce soir, Bel', répondit Angela toute gaiment.

- Bon Bella, puisque tu ne peux pas jouer au foot avec nous… tu vas nous supporter alors, décréta Emmett posant son bras autour de ma taille. Il me guida par la suite vers le terrain de foot.

- Em' non ! protestai-je.

- Allez, on n'a personne sous la main là… et pense au Prince. Il n'a pas l'habitude de ne pas avoir de supportrices, proclama-t-il, alors qu'Edward bougonnait contre son ami pour ses paroles.

Je n'avais visiblement pas le choix. Les garçons me laissèrent sur un banc, alors que Sam restait debout près de moi et le petit nouveau derrière.

Je dois dire qu'ils jouaient plutôt bien. Je m'amusais même à crier après Em' et Jacob quant il perdait la balle face à Jared et Edward. Le prince m'impressionnait quand même un peu. Il avait une sacrée endurance et était plutôt fort à ce jeu. De plus, il ne rouspétait pas quand l'autre équipe marquait. Il n'était donc pas mauvais joueur avec ses meilleurs amis. Je n'aurais pas cru.

Au bout d'une vingtaine minutes, une conversation attira mon attention.

- Regarde ses yeux ! On dirait une grenouille, entendis-je deux jeunes filles chuchoter sur le banc d'à côté.

- Fais attention à ce que tu dis. Cette fille peut devenir la future Princesse.

- Ouais… ouais…

- C'est vrai ce qu'on dit ? murmura une troisième personne. Son arrière grand-père est l'un des fondateurs de cette ville ? Que c'est grâce à lui que le palais est si joli ?

- Et cela lui donne le droit de côtoyer la royauté ? se scandalisa l'une d'elle. La moins fan de moi réalisais-je.

Je regardais d'un peu plus près les trois jeunes filles. Elles avaient sur les genoux, le journal du jour. Je pouvais y voir en première couverture, ma photo et en-dessous quelques mots d'introduction :

« Isabella Marie Swan. La nouvelle idole du peuple. Une roturière dans la course à la couronne… du jamais vu ».

Je n'avais pas le courage de lire la suite. De toute façon, Sam veillait à ce qu'aucun journal ou autre presse n'arrivent à moi.

- En tout cas, elle a de la chance. La Reine l'a choisi… c'est bien pour quelque chose.

Je vis Sam sourire timidement à ce commentaire.

- Un mot à rajouter ? lui demandai-je complice.

- Absolument pas, mademoiselle Swan.

- Sam, je t'en prie… m'offusquai-je.

Il me sourit abondamment. J'aimais bien ce type. Malgré nos petites altercations, il faisait juste son travail. C'est-à-dire me protéger. Il avait d'ailleurs mal vécu mon attaque de ce matin. Grâce à lui, l'eau chaude avait atterrit sur mon avant-bras et non sur mon visage. Il avait réagi à la vitesse de l'éclair en m'emmenant dans la salle de bain de ma suite pour m'asperger d'eau froide. Le médecin l'avait félicité de cette initiative. La conversation entre les trois filles reprit.

- Elle est plus jeune que nous, non ?

- Aucune idée ! Ils ne le disent dans aucun magazine.

- En tout cas, le prince ne la choisira jamais ! cracha la moins fan de ma personne.

- Pourquoi ?

- Ils se détestent, gloussa-t-elle.

Je donnai un léger coup de pied à Sam. Ce dernier leva les yeux en l'air.

- Tu entends… il me déteste. Tu peux disposer, lui fis-je gaiement.

Sam me sourit, mais garda son poste. Ouais, ce n'est pas gagné, cette histoire.

Point de vue Prince Edward.

J'étais dans la chambre noire de l'atelier photo à l'université. Je savais que Bella avait décidé de renter au palais sans nous. Elle était épuisée de sa journée et voulait finir son devoir d'Anglais pour demain. Sam l'avait donc raccompagnée. Léna entra dans la chambre noire et porta son regard sur moi. Je me sentais mal à l'aise de me retrouver avec elle sans témoin. C'était devenu étrange entre nous. Nous passions moins de temps ensemble. Au palais, elle restait dans sa chambre et à l'université elle ne me parlait que de ses copines et de sa hargne contre Isabella Swan.

J'avais pris une décision en développant mes photos et j'allais la lui révéler maintenant.

Léna fit le tour du bac et se posta sur ma gauche.

- Tu te caches ? murmura-t-elle.

- Non.

- Tu as l'air distrait.

- Je réfléchis, lui confiai-je.

- À quoi ?

- À nous.

Léna me sourit grandement. Étrangement, le mot «nous » ne me faisait plus aucun effet.

- Je vais épouser Isabella Swan, chuchotai-je.

Voilà, j'avais lancé la bombe. J'appréciais Léna, j'avais des sentiments pour elle. Cependant, je n'étais pas prêt à me mettre ma famille à dos et à perdre ma couronne pour elle. Puis, j'avais réfléchi. Ainsi, elle pourrait faire le métier qu'elle désirait et nous pourrions nous voir en dehors du palais.

- Quoi ? s'écria-t-elle.

- Doucement. Écoute-moi avant de crier.

- Comment peux-tu me faire ça ?

- Léna. Tu dois me faire confiance c'est la seule solution possible pour le moment.

- Tu vas le regretter, Edward.

- Est-ce une menace ?

- Non. Mais, toute ta vie tu vas te demander ce que cela aurait été de m'épouser, siffla-t-elle rageuse.

- Peut-être, murmurai-je, mais nous n'avons pas d'autre solution pour le moment. Je dois travailler au corps toute la famille et pour le moment le meilleur moyen, c'est de leurs faire croire qu'ils ont réussi à me faire changer d'avis.

- Et aller jusqu'au bout ?

- Peut-être !

- Le jeu est terminé maintenant ? contre attaqua-t-elle.

- Non. Le jeu ne fait que commencer.

- Pour qui ?

- Pour nous trois ! murmurai-je posant mes lèvres sur les siennes.

Leurs goût était acide ce qui me surprit et me laissa une amertume dans la bouche. Je me décollai aussitôt d'elle. Le souvenir d'un autre baiser doux et suave revenant de façon dérangeante à ma mémoire.

- Je vais retourner au palais, lui dis-je filant vers la porte.

Elle ne dit mot. Voilà, à quoi ma famille me poussait à faire. À épouser une fille que je n'appréciais pas ! Alors, pourquoi l'avais-je embrasser ? Ruminai-je. Et pourquoi ce souvenir me hantait-il ?

Point de vue Isabella Swan.

Je marchais avec Sam dans les jardins du palais. Il avait bien voulu m'accompagner à une heure si tardive. Je me demandais quand il pouvait se reposer ? Nous ne parlions pas. Cela ne me dérangeait pas. Sam fit quelques pas en arrière alors, que je regardais une jolie fleur rose pastel.

- Sam ? Tu sais comment on appelle cette fleur ? demandai-je timidement.

- Des Lys, entendis-je dire simplement.

Cela n'était visiblement pas Sam. Je relevai la tête pour voir le Prince Edward. Inconsciemment, je me mis à le détailler. Il s'était encore changé. Ce soir, il portait un sweet noir à capuche et un survêtement. Ce n'était certainement pas une heure pour faire de l'exercice.

- J'ai du prendre une mauvaise route, fis-je voulant faire demi-tour.

Je ne voulais pas lui parler. J'étais trop fatiguée de ma journée pour ça. Puis, j'étais venue ici pour me détendre. Sam était déjà en dehors du jardin. Le traitre. Il ne nous regardait même pas. Visiblement, il avait dû recevoir des ordres.

- Attends ! Je crois que nous avons à parler, dit-il calmement.

Cela ne lui correspondait pas. Devais-je me méfier ?

- Écoute, tu peux épouser qui tu veux, lâchai-je fatiguée de toute cette situation. Épouse celle que tu aimes et cesse tes vantardises !

Edward paru choqué.

- Quoi ?

- Nous savons toi et moi que tu as proposé à une autre fille de t'épouser. Je ne le dirai à personne, ne t'inquiète pas. Ce que je ne comprends pas par contre… c'est pourquoi tu laisses la reine organiser ça et lui fait croire que peut-être tu me choisiras ?

Edward avait un petit sourire sur le visage maintenant. Voilà, le sale type arrogant était de retour.

- Tu me fais rire, lâcha-t-il finalement.

À la bonne heure, grognai-je intérieurement.

- Tu sembles ne pas avoir encore compris. Je ne peux rien faire contre mes parents et ma grand-mère. Alors… oui, je laisse faire leurs plans diaboliques. Réfléchis Isabella, susurra-t-il réduisant le peu de centimètres qui nous séparaient.

- À quoi ? m'irritai-je.

- Crois-tu vraiment que je vais laisser la fille que j'aime… être emprisonnée et manipulée dans le palais ? Je te croyais plus intelligente.

Qu'est-ce qu'il me faisait là ? J'étais complètement perdue.

- Toi et moi n'avons et n'aurons aucune relation. Entre-le dans ta petite tête.

- Encore heureux. Alors ? Je suis un pion ?

- En effet, je vais sûrement faire de toi ma femme. Tu seras prise par tes devoirs de princesse…nous aurons surement une chambre en commun, mais cela s'arrêtera là. Ta vie sera de te conduire en princesse. Léna pourra ainsi suivre son parcours de photographe professionnel et pourra vivre sa vie.

- Tu comptes faire d'elle ta maitresse ! murmurai-je fermant les yeux.

Il avait gagné. Il me manipulait depuis le début.

- Voilà, tu comprends vite.

- Et quand nous devrons avoir des enfants ?

- Nous en aurons. Nous les éduquerons… je t'en remercierai d'ailleurs pour ça. Peut-être que je finirai par t'apprécier un peu… cependant, je ne t'aimerais pas… et encore moins comme j'aime Léna.

- Je ne veux pas de cette vie ! le contredis-je assez difficilement.

- Pourquoi ? Tes parents auraient tout ce qu'ils désirent. Ton cousin deviendra un homme puissant. Ta petite sœur n'aura plus aucun problème à l'école et plus tard.

- Edward… sifflai-je.

- Quoi ? Tu n'es pas heureuse de savoir que je vais t'épouser ? Cela me fend le cœur, déclara-t-il une main sur son torse. Tu vas devenir princesse… que tu le veuilles ou non.

- Ne fais pas ça Edward, soufflai-je, incapable de reprendre ma respiration correctement.

Venais-je d'implorer ce type arrogant, qui me maltraitait depuis notre première rencontre ?

Il posa son regard sur moi. Je ne sais pas vraiment ce que j'y vis, mais cela me brisa en mille morceaux.

- Je suis désolé… la seule chose que je peux te promettre, c'est le pouvoir.

- Je n'en veux pas. Dis-je fermant les yeux anéanti.

- Nous allons devenir mari et femme… et cela pour le pire, j'en ai bien peur ! Je n'ai pas le choix Bella. Tu ne m'as jamais laissé le choix ! finit-il par dire torturé.

Il me regarda quelques secondes, puis tourna les talons et fila dans la nuit.

Je me laissai tomber au sol, sur les genoux. Je baissai la tête et la posai sur mes genoux. Mon souffle était erratique et je commençais à apercevoir des étoiles. Je finis par me redresser. L'air frais de la nuit me glaça et je réalisai en sentant le froid sur mes joues que je pleurais. J'étais toujours au sol, les bras serrés autour de ma poitrine, tentant vainement de retenir les débris de mon cœur qui venait d'être réduit en minuscules particules par le prince. Je ne comprenais pas ce sentiment. Je savais juste qu'à l'intérieur de moi, quelque chose avait disparu.

J'aperçus Sam, toujours debout dos à moi, en train de m'attendre. Il semblait ne rien avoir entendu. Par contre, il se retenait de venir me rejoindre. J'essuyai mes joues et pris quelques inspirations contrôlées. Quand je fus certaine d'avoir retrouvé une apparence sereine, je le rejoignis.

- Nous rentrons Sam. Il est temps de se mettre au lit ! murmurai-je.

- Vous allez bien, mademoiselle Bella ? questionna-t-il inquiet.

- Je viens de recevoir des nouvelles délicates, mais je vais bien. Ne vous inquiétez pas pour moi, cela n'en vaut pas la peine, expliquai-je doucement.

Puis je quittai le jardin, décidée à ne plus jamais y remettre les pieds.

- Oh, et demain, nous irons courir. Blessure ou pas, j'en ai besoin.

Je m'engouffrai dans le palais et me dirigeai à grandes enjambées vers ma chambre. Sur le pas de ma porte, je saluai Sam une dernière fois. Dès que le battant fut refermé, je me rendis à la salle de bain et me dévisageai. Ainsi que je le craignais, les paroles du prince avaient fait des ravages sur mes traits. Je me passai le visage à l'eau fraiche et me réfugiai sous ma couette. Demain serait un autre jour.

Lorsque Katie et Angela arrivèrent pour le bain, j'étais déjà prête. Nous discutâmes de nos cours et vint le moment du petit déjeuner. Mon estomac était tellement serré que je ne pus rien avaler de plus qu'une tasse de café. Je murmurai rapidement une excuse et quittai la table. Je retournai dans mes appartements pour récupérer mes affaires de cours et mon sac de sport. J'arrivai la première aux voitures.

- Bonjour Laurent, saluai-je mon chauffeur ajoutant un sourire à mon salut.

- Bonjour, mademoiselle Is…, Bella se reprit-il en voyant mon regard noir.

- Bonjour Sam. Serait-il considéré comme mal élevé si nous partions de suite ?

- Non, mademoiselle Bella, répondit-il son regard scrutateur me dévisageant avec attention.

- Bien, alors allons-y. Je dois vérifier plusieurs points à la bibliothèque.

Sam hocha la tête, monta derrière moi et claqua la portière. Le claquement qui retentit sonna comme le glas de ma vie d'avant. J'avais tout perdu hier. Tout, même mon âme.


Alors ? Toujours au top ? lol

On vous fait de gros bisous et vous souhaite une bonne semaine... au weekend prochain

Gros bisous

Val' et Sab !