Chapitre 7

Samuel a baissé son arme.

Samuel : Stiles ? Mais qu'est-ce que tu fais ici.

Stiles : Oups, je crois que je me suis trompé de maison.

Samuel : Répond à la question.

Stiles : J'avais rendez-vous avec une super nana et visiblement ce n'est pas vous, alors bye bye.

Il a essayé de ressortir par la fenêtre avant que Samuel ne l'attrape par le col pour le faire rentrer. J'ai fait quelques pas dans la pièce avant de reprendre.

Moi : Eh ! Tu étais dans la voiture en face plus tôt ?

Samuel : De mieux en mieux. Je crois que je vais devoir appeler ton père.

Stiles : Oh non, pas mon père.

Samuel : Fallait y réfléchir avant.

Nous sommes tous descendu pour attendre le shérif dans le salon. Il régnait un silence d'outre-tombe que personne n'osât briser. Finalement une voiture arriva et pour ne laisser aucun doute, le girofard était allumé. Ca n'annoncé rien de bon pour le jeune garçon. Après que l'on ait toqué, Samuel est allé ouvrir la porte, moi sur ses talons accompagné du jeune homme, enfin Stiles.
Le shérif fit quelques pas à l'intérieur. Son visage était fermé et froid, j'en venais presque à regretter de l'avoir contacté.

Shérif : Va dans la voiture.

Son ton était ferme et me donné froid dans le dos, ce garçon allait passer un sale quart d'heure. A contre cœur je l'ai laissé s'éloigner doucement de la maison. Le shérif était désormais sur le pas de la porte, il m'a examiné quelques instants avant de faire de même avec Samuel.
Il lança un regard suspicieux au jeune homme puis repris la parole.

Shérif : Tout va bien Travis ?

Son regard était plutôt insistant sur la chemise que Samuel portait. J'ai suivi le regard du shérif. Samuel avait retiré sa veste plus tôt mais ce n'était pas cela que le shérif regardait, mais la chemise en elle-même. Après l'avoir regardé je rougis en me rendant compte que c'était les boutons défais de la chemise qu'il fixait. Samuel devint pourpre avant de refermé le haut de sa chemise.
Ils avaient surement dut être arrachais alors que je me débattais entre ses bras. Le regard du shérif délaissa Samuel pour revenir sur moi. C'est vrai que je ne faisais pas très sérieuse dans mon shorty et mon débardeur. Tout en tenant le bas de mon short j'ai regardé le shérif pour m'expliquer du mieux que je pouvais.

Moi : Je…J'étais en train de dormir… avant que votre fils entre.

J'avais l'impression d'être un enfant qu'on dispute.

Shérif : Bien sur…Bon sur-ce.

Il nous regarda à tour de rôle avec de lourds sous-entendus.

Samuel : Ce n'est pas ce que vous croyez.

Le shérif ne répondit pas à Samuel et s'avançât vers lui.

Shérif : Je tien juste à dire qu'il est préférable d'éviter ce genre d'activité pendant le service.

Suite à ces mots il sorti pour se diriger vers sa voiture. Samuel était resté figée, peut-être de stupeur ou de panique mais de toute manière c'était devenu une véritable statue. J'ai fermé la porte puis me suis dirigé vers le jeune homme.

Moi : Ca va aller ?

Samuel : Je vais me faire virer…

Moi : Mais non voyons, s'il voulait te virer il l'aurait déjà fait.

Je retrouvai le garçon timide de notre rencontre. Dans un geste qui se voulait rassurant j'ai posé ma main dans son dos, créant un léger frottement entre le tissu et sa peau. Il finit par se détendre, après avoir bu un vers d'eau chacun, il est allé s'asseoir dans le canapé pendant que je montai à l'étage.
L'idée d'aller dormir dans ma chambre après ce cauchemar ne me semblait pas des plus rassurante, je continué néanmoins mon ascension vers l'étage. Comme s'il l'avait deviné, ou qu'il était dans le même état d'esprit que moi, il me retint en attrapant mon poignet. Je me suis donc retourné pour lui faire face.
Mon regard se plongea dans le siens avant qu'il ne détourne le regard et lâche mon poignet, une mine gêné sur le visage.

Samuel : Tu… tu es sûre de parvenir à dormir toute seule ?

Un silence s'installa pendant quelques minutes avant que ne hoche la tête de manière presque in perceptible de gauche à droite. Suite à ma réponse muette je descendis les quelques marches qui me séparai du rez-de-chaussée. Ainsi nous sommes retournés dans le salon où j'ai décidée de m'installer dans le canapé tandis que Samuel investissait le fauteuil près de la télévision.
Nous avons discuté un moment avant de nous décider à regarder un film. Je n'eus pas la chance d'en voir la fin car entre temps j'étais tombé dans les bras de Morphée.
Mon sommeil fut paisible et serein en l'absence de cauchemar. Le lendemain, je fus réveillé par les rayons du soleil contre mes paupières close. En ouvrant les yeux et après m'être habitué à la luminosité intense dans la pièce, je pus constater l'absence de Samuel dans la pièce.
Sur mes épaules avais été placé la veste du jeune homme. Je me suis donc levée, avec maladresse.
Tout en gardant le vêtement sur moi je me suis dirigé vers la cuisine d'où je pouvais entendre quelque son. Une fois dans la pièce, j'ai pu découvrir plusieurs cartons ouverts à même le sol. L'un d'eux était sur une chaise et était à moitié vide. C'était où ce trouvais les aliments de base et qui n'avait pas besoin d'une conservation spécifique pour le moment (ceux que j'avais eu trop la flemme de ranger) comme les pâtes, sel etc. En relevant les yeux du carton je pu voir Samuel, que je n'avais pas encore remarqué, qui me souriait une tasse à la main (surement du chocolat chaud).

Samuel : Bien dormit ? Désolé d'avoir ouvert tes cartons mais je ne trouvais pas de café.

Moi : Mieux que j'aurais espéré, et c'est normal que tu n'es rien trouvé je n'aime pas le café.

Samuel : Ça ne fait rien j'ai fait du chocolat à la place, tu en veux ?

Après avoir fait un signe de tête appréciateur j'ai pris le carton avant de me rendre compte qu'il était complètement vide.

Samuel : J'ai fait un peu de rangement, histoire de ne pas avoir tout ouvert pour rien. Je te montrerai ou est chaque chose tout à l'heure.

Je fis un nouveaux signe tête avant de poursuivre mon geste, de posé le carton au sol, et de m'installer sur la chaise face au jeune homme. C'est au moment où il me servit ma tasse que je pris conscience d'avoir eu la bonté d'esprit de monter tous mes vêtements dans ma chambre la veille.
Sous ce point de vue il est forcé de constaté que son initiative, surement bercé de bonnes intention, était plutôt entreprenante au vue de leur relation. Absorbé dans mes pensé je n'ai pas remarqué immédiatement la tasse qu'il venait de déposer devant moi. Ce n'est qu'au moment où une main passa devant mon visage que je revins à la réalité.

Samuel : Tout va bien ?

Moi : Oui, désolé.

J'ai pris la tasse fumante entre mes doigts avant de la porter à mes lèvres. On ne pouvait pas dire que j'étais très loquace du matin sans pour autant arrivé à dire que j'étais grognon.
Samuel m'accordée un sourire entre chaque gorgé du liquide chaud. Il avait l'air étrangement heureux et plein d'une énergie nouvelle, on pouvait dire qu'il rayonnait presque. Tandis que je buvais ma tasse sans un mot, il se leva pour laver sa tasse dans l'évier, puis une fois finit il s'appuya contre le meuble. Il m'a regardé jusqu'à ce que je pose ma tasse, vide, sur la table.

Samuel : Tu n'es pas du matin, j'me trompe ?

Sa phrase ne contenait aucun reproche ni moquerie. J'eus un léger rictus avant de répondre.

Moi : Très perspicace ?

Je me suis levée pour déposer ma tasse dans l'évier avant de m'y appuyer en imitant le jeune homme. J'ai retiré la veste de mes épaules avant de la lui tendre avec un petit sourire.

Moi : Merci

Il me rendit mon sourire avant d'aller déposer sa veste sur le dos d'une chaise puis de revenir pour ce placer face à moi. Tout allait bien sauf que le garçon c'était placé de manière un peu trop proche. Nos deux visages n'étaient qu'à une quinzaine de centimètre l'un de l'autre et cette proximité en devenait gênante. Fort heureusement cette situation fut interrompue par les aboiements de Taiko à travers la pièce. Je l'ai regardé quelques secondes avant de m'éloigner de Samuel et d'aller prendre le jeune chien dans mes bras.

Moi : Bon… Je vais aller me préparer.

Je suis ensuite monté à l'étage d'un pas que je voulais le moins pressé possible pour ne pas montrer ma gêne mais je n'avais du tromper personne. Une fois le seuil de la pièce franchie, j'ai déposé Taiko puis ai fermé la porte pour m'adosser contre elle. Mon corps s'affaissa doucement contre la paroi dans un long soupir avant de me retrouver assise sur le sol, la tête dans les bras.
Je n'avais aucunement le souhait de bouger jusqu'à ce que je sente la langue du jeune chien sur mes doigts. J'ai donc levé la tête pour le regarder. J'étais désormais définitivement réveillé et forcé de me rappeler la quantité de travail qu'il restait dans la maison des Hale.
Je me demandais parfois comment elle pouvait encore tenir debout. Mais elle me donner une bonne excuse pour quitter cette maison le temps d'au moins une journée. C'est sur cet pensé que je me suis relever et suis parti me préparer à redescendre.
J'étais encore dans l'escalier lorsque l'on frappa à la porte. Je sautais presque les dernier marche avant d'arriver à la porte, avec de la chance avant Samuel, puis de l'ouvrir.
L'homme qui se tenait devant moi n'était autre que le shérif avec toujours sur le visage un air tendu bien que moins marqué que plus tôt. Samuel était désormais à quelque pas derrière moi droit comme un i. Les deux fédéraux se regardaient dans les yeux sans un mot.
Ne supportant plus cette tension, qui durait maintenant depuis plusieurs minutes, j'ai pris les clefs de la maison pour les placés dans la main du shérif en ne gardant que celle de la voiture. Ce dernier avait le visage figé de surprise mais je ne lui ai pas laissé le temps de l'exprimer par des mots.

Moi : Vous veillerez sur la maison, moi j'y vais.

Sans leur laisser le temps de répondre je suis sortie et me suis dirigé vers ma voiture. Avant de monter dans le véhicule j'ai jeté un regard vers l'entrée de la maison. Pour voir les deux hommes debout avec sur leur visage une mine étonné et à leurs pieds, Taiko qui se tenait fièrement. Comme pour me dire qu'il allait (veiller) sur la maison lui-même.
Alors, le cœur léger, je suis parti vers la maison des Hale sans savoir à ce moment que j'allais y faire une rencontre dangereuse pour la suite des évènements.