Fanfiction Sherlock Holmes: Lorsqu'on élimine l'impossible
Avertissement: Voir le prologue
Swiny: Aujourd'hui, la suite ! J'espère que cela va vous plaire!
POV SHERLOCK HOLMES – Deux consultants dans le déguisement
Il y eut un profond silence lorsque la journaliste les avait laissés seul tout les deux. Pendant un moment, le monde semblait avoir été mis en pause selon Sherlock. Il avait l'impression que tout le monde autours de lui tournait au ralenti.
La seule chose qui distrayait le détective de ce silence pesant semblait être l'étude de Moriarty dont il semblait être le sujet. Comme toujours, Sherlock choisit d'éviter le contact visuel. Cela semblait irrité très légèrement James, c'était toujours ça de pris.
-Hé bien, félicitation ! Avec Mycroft, vous êtes l'une des trois personnes dans le monde encore vivantes à ce jour que j'ai vu en personne plus de deux fois. Vous devriez être flattée. Déclara James comme pour espérer créer un contact visuel avec cette remarque.
[-Bonne chance.] Pensa Sherlock mentalement entre deux analyses de son environnement.
-Je doute que vous ayez décidé de rester pour me complimenter en ce moment. Qu'est-ce que vous voulez réellement ? Répondit Sherlock toujours en observant tout le monde sauf son ennemi juré.
-Tu veux dire en dehors du cœur de ton frère sur un plateau prêt à brûler et de réfléchir à la possibilité d'avoir mon propre pays avec l'armada complète qui vient avec en cas d'assassinat de la reine? Dit-il en faisant mine d'être choqué par ce qu'il venait lui-même de dire.
Sherlock choisit de faire un simple sourire en coin moqueur pour accompagner ce qu'il allait dire.
-C'est curieux mais je doute que mes deux frères soient d'accord pour exaucer ces deux vœux.
-Oui, apparemment, ils sont « occupés » ? Dit Moriarty en faisant des guillemets avec ces doigts en insistant bien fort sur le « occupé » qui semblait le frustrer à aucune fin.
Il était évident que le criminel consultant était aussi frustré que le détective par la situation actuelle. Apparemment, le fait que son alter-égo masculin ne soit pas là semblait autant le frustrer que lui. Si seulement, il savait que le sentiment était partagé.
-« Richard Brook »… « Reichenbag » en allemand. L'affaire qui a rendu mon frère célèbre. Qu'est-ce que cela vient faire dans votre plan ? Choisit de demander Sherlock en essayant de dévier la colère du criminel qui menaçait d'apparaitre.
-C'était un petit clin d'œil. Déclara James en prenant sa tasse innocemment pour boire.
Visiblement, son café semblait être bien meilleur que celui qu'avait bu le criminel avant car il semblait presque en gémir de plaisir alors qu'il vidait allègrement la tasse du détective.
-Je dirai plutôt un trompe-œil. Après tout ce beau discours sur le fait que tout le monde vous veut, vous choisissez Kitty Bells ?
-Jalouse ? Déclara Moriarty avec un petit sourire tout en modulant sa voix de manière à ce que le ton soit plus chantant que moqueur.
Si seulement, il savait.
-De quoi ? Que vous allez vous servir d'elle pour affirmer votre innocence tout en discréditant ma famille d'une manière que je n'ai pas encore déterminé ? Et que pendant ce temps, vous devez jouer l'individu lambda, la victime pour changer ? Oh oui, je suis très jalouse dans ce cas.
Rien qu'à imaginer la situation, Sherlock frissonna et fut prit d'un morceau rare d'empathie pour le criminel. Le détective n'osait même pas imaginer la durée que Jim avait dû passer à jouer l'idiot victimisé. C'était à la fois drôle et… Inquiétant.
-Attention, on pourrait croire que vous cherchez à provoquer une situation problématique. Le menaça James comme si de rien n'était.
-Plus problématique que la situation que vous avez provoqué en ce moment ? Permettez-moi le bénéfice du doute. Réplique Sherlock qui n'aimait toujours pas les menaces.
Comme toujours avec son alter-égo féminin, l'autre consultant semblait surpris par ces réactions. C'était intéressant et Sherlock pouvait cataloguer énormément d'information sur le criminel pour quand il reprendrait le jeu sous sa forme masculine. Au moins, il y avait quelque chose de bon dans l'ensemble de cette situation méprisable.
Un ange passa à proximité et James finit officiellement sa tasse. Dans un geste à la fois invitant et menaçant, il fit signe à Sherlock de le suivre. Sans tenir compte de cela, Sherlock sortit du café sans suivre James. Cela semblait jeter le criminel dans un profond état de confusion plus loin de lui.
Sans attendre son ennemi, il se dirigea seul, sans objectif en tête autre que d'attendre le moment où il pourra rentrer dans l'appartement. Après une bonne minute, il se rendit compte qu'il était suivit et sans surprise, ce fut par le criminel consultant qui s'empressa de le rejoindre avec un regard noir comme pour dire : « La prochaine fois que vous osez faire cela, vous allez être transformée en chaussure. »
Sherlock choisit de l'ignorer une fois de plus et se concentra sur le chemin en direction du port à la place.
-Alors comment c'est ? Finit par déclarer Moriarty après un autre moment de profond silence.
-C'est quoi ? Demanda Sherlock toujours en visualisant le parcours dans sa tête.
-De vivre avec l'animal de compagnie de votre frère, Johnny.
Cela fit froncer les sourcils de Sherlock.
-Il n'est pas un animal. Insista-t-il au criminel.
Pour la surprise de Sherlock cette fois, l'araignée soupira et regarda le ciel en murmurant silencieusement dans la parodie théâtral d'un prieur désespéré envers sa divinité.
-Et moi qui avais espérer que cet attachement aux animaux soit uniquement du côté de Sherlock. Tu me déçois, mon ange.
Aussitôt, Sherlock ramassa le surnom et s'énerva à cela.
-Ne m'appelle pas comme ça. Grogna-t-il presque avant de réaliser son erreur.
Evidemment, son quasi-grognement aurait été plus intimidant s'il avait été un homme… Néanmoins, il aurait dû tout simplement éviter de montrer trop d'attention sur le surnom. Maintenant, il pouvait parier que le criminel allait s'en servir à de nombreuses reprises justes pour le contrarier.
-Comme quoi ? Demanda justement le criminel avec sa voix chantante.
-« Mon ange » Précisa correctement Sherlock en essayant de garder sa voix plus neutre que son ressenti sur le surnom.
-C'est pourtant ce que tu es. Une douce lueur indéterminée du côté des anges.
-Si je suis un ange, qu'est-ce que cela fait de vous, un démon ? Après tout, le diable ne porte-il pas du Westwood ?
Il ne savait plus pourquoi, ni d'où, il avait ramassé une telle référence mais elle semblait parfaitement convenir en ce moment.
Moriarty semblait cependant vouloir le dernier mot dans leur joute verbale car il continua leur petit duel de répliques :
-Depuis quand des gens comme nous rentre dans des catégories ?
Il était hors de question que Sherlock laisse son ennemi juré avoir le dernier mot, donc, il continua à son tour :
-Depuis quand avez-vous décidez de commencer à nous établir dans des catégories ?
-Touché. Admit le criminel. Cependant, je remarque que tu n'as toujours pas répondu à ma question mon ange.
Sherlock ne comprenait pas pourquoi James insistait autant sur cette question mais le détective consultant se rendit compte que l'autre consultant ne le laisserait pas tranquille tant qu'il ne répondrait pas à la question. Aussi, après un profond soupir interne, il déclara calmement :
-Vivre avec John Watson est une bonne chose. Et la vie à Baker Street, c'est bien. Mais je doute que cela soit la réponse que vous attendiez.
-Je m'attendais plus à quelque chose comme « ennuyeux » ou « infernal ». Vous devez ressembler plus à votre frère que je ne le pensais si sa compagnie ne vous donne pas des envies de meurtre.
-Vous passez du temps avec d'autres criminels tout aussi stupide et ennuyeux selon vos propres critères. Comment cela ne vous donne pas des envies de meurtres ? Demanda sincèrement la vierge à l'araignée.
-Et c'est toute la différence entre toi, moi, Sherlock et Mycroft, mon ange. Là où Sherlock et toi voyez des gens, moi je vois des distractions là où Mycroft y voit des pions. Même vision, point de vue différent.
Sherlock n'avait jamais vraiment réfléchi là-dessus mais il se rendit compte que l'analogie semblait correspondre. Mycroft se servait des gens pour ces petits plans tordus quelconques afin d'accroitre sa réputation et donc sa position tout en ennuyant son petit-frère. Moriarty essayait juste de survivre dans un monde gris et ennuyeux en jouant avec des adversaires qu'il s'empressait de jeter dès qu'il ne lui suffisait plus ou qu'un meilleur joueur venait.
Sans vraiment penser plus que cela, Sherlock se demanda à partir de quand Moriarty allait le jeter comme toutes ces autres distractions. Il savait que le jeu ne pouvait pas durer éternellement aussi attrayant cela serait. Parce qu'au final, dans un jeu, il fallait toujours un gagnant et un perdant à un moment sinon ce ne serait plus un jeu.
-Si vous le dites. Répondit Sherlock distraitement en réfléchissant intensément sur la question sans prêter attention au silence qu'il créa par son inattention.
Le détective se demanda combien d'adversaire avait été détruit, cassé, jeter, « brûler » par son ennemi favori. Certes, le criminel n'avait jamais caché son obsession pour lui mais comme il l'avait pensé lui-même à plusieurs reprises dans des moments de déprimes : le criminel consultant avait parfaitement réussi à se divertir avant de venir à Sherlock. Pourquoi ne pourrait-il donc pas se divertir une fois qu'il en avait fini avec lui ?
Pour une raison quelconque, il n'aimait pas cette idée. Mais plus que cela, la présence et l'attention du criminel, qui le regardait interrogateur comme s'il allait le disséquer sur place pour savoir à quoi il pensait, l'énervait de plus en plus.
-Vous allez me suivre comme ça encore longtemps ? Demanda Sherlock agacé alors qu'il s'approchait de plus en plus de leur destination.
-Quel est votre définition de « longtemps » ? Répondit le criminel amusé.
-Jusque 21 heure. Répondit à son tour le détective féminisé sachant qu'il n'avait absolument aucune raison de cacher cette information.
-Donc, Johnny a décidé qu'il en avait marre et vous a donc viré jusque 21 heures ? Merci du renseignement.
-Tant que vous ne perturbez pas ma balade. Dit Sherlock en haussant les épaules.
Lorsqu'il traversa le pont en étudiant les bateaux fendant les eaux, il finit par demander la question qui lui brûlait les lèvres en ce moment :
-Sérieusement, vous n'avez rien de mieux à faire ? Comme des bombes à astiquer ou des crimes à perpétrer ?
Après tout, le criminel consultant devait toujours être occupé. Il avait même été interrompu durant leur rencontre à la piscine. En plus, avec tous ces gens qui le voulaient, ne devrait-il pas être en train de faire des affaires fructueuses. Ne devrait-il pas organiser des crimes complexes en ce moment même ?
-Quel est le point puisque ton frère n'est pas là pour jouer notre petit jeu ? Ce ne serait pas divertissant. Fut tout ce que dit James.
-Vous aviez très bien réussi à vous divertir avant de le rencontrer.
-Comment pouvez-vous en être aussi sûr ? Le questionna James.
Calmement, il fit part aux résultats de ces déductions à James. Au loin, il repéra un vieux banc en bois. Il décida que cela fut un bon endroit pour s'assoir que le criminel soit d'accord avec lui ou pas.
-Vous êtes plutôt suicidaire qu'orienté drogué comme lui. Vous vous seriez tué, là où il aurait pris des doses massives de cocaïne. Alors, je vous le redemande, n'avez-vous rien de mieux à faire ?
-En dehors d'observer en direct live une Holmes qui m'était inconnue jusqu'alors et ce, jusque 21 heure ? Non, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre. Dit Jim en tapotant son menton avec un doigt en déclarant cela.
Si le détective n'avait pas admis à lui-même depuis longtemps qu'il était aussi une reine de drame, il aurait levé les yeux au ciel devant la performance de son ennemi.
-Je pourrais aller visiter un commissariat entre-temps et vous faire arrêter pour harcèlement.
-Et je pourrais faire sauter Baker Street et tous ceux qui y vivent pendant une de vos absences. Ce n'est pas pour autant que je vais le faire, hum ?
Décidément, encore une histoire de bombe ? Certes, l'histoire avec les otages et les pépins d'oranges virtuels rendaient cela moins cliché mais pourquoi en ce moment ? Sherlock avait vu de premières mains que le consultant pouvait avoir des menaces plus colorées en réserve. Alors pourquoi refaire le même genre de menace plusieurs fois ?
-Pourquoi toujours des bombes ?
-Pourquoi pas ?
Sherlock fut enfin devant le banc. Sans attendre, il s'assit et fut bientôt rejoint par le criminel. Un bref calme planait sur le duo alors qu'ils observèrent le paysage sans se soucier du monde autours d'eux. L'endroit, où ils se trouvaient, était presque complètement désert.
-Alors, c'est donc ça la vie de Willow Holmes lorsqu'elle est bloquée à l'extérieur ? Elle se balade dans tous Londres sans vraiment avoir de plan en tête ? Déduit James après un moment.
-Vous seriez surpris du nombre de raccourcis que vous pouvez apprendre de cette manière. Se justifia l'homme transformé en femme pour son malheur.
-Devez-vous vraiment toujours avoir le dernier mot ? Finit par demander Jim après deux inspirations.
-Toujours.
Un piéton passa devant eux. Aucun d'eux ne dit un mot. Brusquement, James lui posa une question atypique.
-Comment s'était de vivre avec les Holmes ?
Sherlock prit juste une seconde pour réfléchir avant de répondre :
-Dur. Des parents idiots et plus particulièrement une mère autoritaire et un père oublieux, ajouté à cela un frère avec un complexe de supériorité et encore un autre frère qui passait son temps couvert de boue à jouer au pirate, et vous obtenez mon enfance. Et vous ?
Après tout, le génie criminel lui avait posé une question. Il était de bonne guerre s'il lui répondait à son tour à la même question exact. En plus, il pouvait être sûr qu'il n'aurait jamais répondu s'il avait été Sherlock, alors peut-être qu'avec Willow…
-Mon ange, je ne crois pas que tu aimerais entendre les secrets du passé de papa. Et même si tu aimerais, je devrais te tuer immédiatement après et ce serait très désagréable.
Intéressant, donc, il semblait vouloir garder une main sur son passé. Hé bien, cela avait au moins donné une légère réponse au détective. Pas celle attendue mais une bonne quand même. Sans trop savoir pourquoi il ne creusait pas plus la question, Sherlock choisit quand même de changer de sujet :
-Je n'aurais même pas le droit au brûlage du cœur avant de mourir ? Triste.
-En effet, ce serait une telle grande perte pour le monde. Admit Moriarty avec humour.
-Mais celle de mon frère ne le serait pas ? Reprit Sherlock avec curiosité.
-On ne peut pas considérer une perte comme « grande » si peu de gens seront affligés par sa perte et ne comprennent pas les services qu'il leur a rendus.
Le langage corporel de James avait changé de manière infime, de même que le ton. Il avait semblé plus sombre et railleur lorsqu'il avait délivré cette courte tirade. Il y avait donc un sens caché dans cette déclaration.
-Pourquoi ai-je l'impression que vous venez de me dire quelque chose d'important ?
-Peut-être parce que cela l'est. Tous les anges doivent chuter un jour, chéri. Mais vous ne devriez pas vous inquiétez, chuter, c'est comme voler sauf que la destination est plus définitive. Dit James en appuyant sur le définitive.
Sherlock comprit que l'intérêt de James pour lui, ou plutôt Willow, venait de chuter drastiquement en quelques phrases. Il ne savait pas trop comment, ni pourquoi. Il savait juste que la question de la « chute » de son alter-égo masculin semblait lui avoir fait perdre tout intérêt dans son personnage féminin. Toutefois, il savait à coup sûr que cela ne serait pas suffisant pour que le criminel l'oublie, malheureusement.
-Tant qu'il n'y a pas d'atterrissage brutal quelque part pour lui, ça me convient parfaitement. Comme je l'ai déjà signalé, je suis parti neutre jusqu'à ce que Sherlock revienne. Rappela Sherlock au criminel.
Pour une raison étrange, cela semblait ramener toute l'attention de l'araignée sur lui.
-Et par la suite ? Lui demanda celui-ci avec un ton que l'homme transformé en femme ne parvenait pas à identifié. Il lui faudrait plus de données. Ce qui était inacceptable.
-Je repars d'où je viens et je laisse mon frère faire ce qu'il fait de mieux, vous battre à ce jeu.
C'était le plan après tout. Il n'y avait aucune raison de mentir là-dessus. Pourquoi gâcherait-il une bonne histoire si véridique?
-Et si je vous dis que je trouve ce jeu beaucoup plus intéressant avec vous et Mycroft dedans. Que me répondez-vous ? Demanda le mauvais samaritain avec ce même ton non-identifiable.
-En dehors du fait que mon plan d'action reste le même ? Je vous répondrais que vous devez vraiment être désespéré pour vous divertir si vous pensez que Mycroft mérite d'être dans ce petit jeu.
Il n'essaya même pas de se souvenir de la partie concernant Willow dans cette question. Elle ne comptait pas. Il était Sherlock Holmes coincés temporairement dans un corps de femme après tout. Pourquoi son identité temporaire serait si importante ?
-Intéressant, vous ne mentiez vraiment pas quand vous disiez que vous ne souhaitiez pas provoquer une situation problématique. Cependant, je ne vois pas le mal si la situation est déjà problématique pour l'ensemble de votre famille.
-Disons juste qu'à chaque fois que j'interviens là où mes frères sont concernés, la situation devient automatiquement problématique.
Enfer, il ne devrait même pas avoir attiré l'attention de James. Certes, c'était intéressant de voir un autre côté du criminel mais que faire si cela impliquait un nouveau jeu ? Il essaya de ne pas penser au risque que cela amènerait sur John, Molly ou même madame Hudson.
Encore une fois, Sherlock se dit que les probabilités d'avoir une situation positive semblait être affreusement basse ces derniers temps. Il se demandait quelle action avait pu provoquer cette situation actuelle. Peut-être qu'une expérience sera nécessaire ? Il faudra y penser une fois de retour à l'appartement. John allait l'aider bien sûr. Il lui faudrait un sujet de comparaison après tout. Et peut-être même que…
-Vous avez un exemple pour appuyez cette revendication? L'interrompit Jim sans qu'il le sache, bien sûr.
-Vous êtes déjà un excellent exemple vous-même. Marmonna-t-il tout en pensant à un modus operantis pour l'expérience à venir.
Il aurait pu plonger dans son esprit palais en ce moment même si quelque chose de plus étrange et intéressant ne l'avait pas intéressé dans le monde normal : le rire de James, encore.
Le détective n'aurait jamais cru l'entendre une seconde fois. Surtout qu'il ne pouvait pas déterminer ce qui avait si clairement provoqué le criminel à rire comme cela. La fille eut un froncement de sourcil :
-Cela fait déjà deux fois. Déclara-t-il pensivement à son ex-fan.
Le rire du criminel se calma et bien qu'il ait toujours un petit sourire, il l'étudiait attentivement. Il semblait même assez intéressé par ce qu'elle venait de dire.
-Deux fois ? Lui demanda-t-il d'une voix chantante avec une voix bizarrement satisfaite.
-Que je vous entends rire aujourd'hui. Précisa Sherlock.
Il fallut un temps de battement de paupière pour se rendre compte que le napoléon du crime était satisfait et content parce que pour la première fois de leur rencontre aujourd'hui, Sherlock avait établi un contact oculaire avec lui. Le criminel semblait même en profiter pleinement.
-Cela vous dérange ? Qu'une personne comme moi puisse rire ? L'interrogea Moriarty.
Pour une raison étrange, maintenant qu'il avait un contact œil à œil, le criminel semblait réticent à regarder autre part que dans les yeux. Il semblait fasciné en quelque sorte. Sherlock vit des reflets de son masque de Jim du service informatique lors de leur première rencontre.
Après un instant, il se rendit également compte que le criminel attendait vraiment une réponse de sa part.
-Je ne sais pas encore. Je dois y réfléchir. Répondit franchement le détective caché.
Le masque facial que choisissait d'afficher Moriarty en ce moment était clairement différent de tous les masques qu'il avait pu voir ou entendre parler durant ces recherches parmi les bas-fonds de Londres. Holmes se demanda combien de partie que choisissait d'afficher Moriarty était réel et combien était réellement le déguisement qu'il aimait adapter en fonction des gens.
-Pouvez-vous même vous arrêter de réfléchir ? Lui demanda Moriarty avec la même voix qu'il avait eu dans la piscine quand il lui avait dit « tout ce que j'ai à vous dire vous a déjà traversé l'esprit »
Cela ramena immédiatement la femme hors de son esprit juste pour répliquer :
-Ce serait terne.
Il aurait pu l'avoir dit de manière un peu trop agressive. Ou du moins, c'est l'impression qu'il avait eu en prenant un peu de recul. Parce que Moriarty semblait ne même pas avoir remarqué le manque de passivité dans son ton. En fait, le criminel semblait bloqué dans son esprit avant de déclarer calmement avec son charisme habituel :
-Cette question n'était pas vraiment rhétorique, mon ange. Vous est-il déjà arrivé de stopper complètement ce flux d'information pendant un bref instant ? Vous est-il déjà arrivé de vous déconnectez de la réalité pendant quelques précieuses secondes tout en étant encore consciente de ce qu'il se passait autours de vous sans y prêter attention ?
Il ne voyait pas où Moriarty voulait en venir. Toutes ces questions avaient une forme de pertinence jusqu'alors. Cependant, celle-ci le rendait complètement hors-caractère. Sherlock détestait admettre qu'il ne savait pas. Il était trop fier pour cela. Mais pour son plus grand bonheur, il était Willow actuellement donc s'il poussait le meurtrier de Carl Power en admettant son incompréhension, ce serait son alter-égo féminin qui ne saurait pas. C'était parfait.
-Je ne comprends pas ce que vous… Commença Sherlock avant de se faire couper par une paire de lèvres avide sur les siennes.
Sherlock ne savait pas vraiment pourquoi mais le monde semblait disparaitre autours de lui. Il essayait de penser à quelques choses mais la paire de lèvre qui l'embrassait bloquait toute pensée plus efficacement que n'importe quelle drogue. Il y avait également une forme d'euphorie qui accompagnait le baiser et sans trop savoir pourquoi, elle ferma les yeux et se mit à répondre au baiser qui restait chaste jusqu'alors.
Le détective aurait pu rester comme ça indéfiniment dans ce bonheur palpable. Il sentit alors un peu de sang ainsi qu'une légère piqûre sur le bas de ces lèvres. Cela aurait dû l'inquiéter, à la place, il ouvrit délicatement les yeux et vit alors le visage de Moriarty.
Brusquement, il se rappela qui avait initié le baiser et une alarme se déclencha dans l'ensemble de son esprit palais. La sensation de flottement disparut avec le reste des possibles étincelles et elle se recula vivement en brisant efficacement le baiser.
Moriarty ne semblait pas surpris. A la place, il semblait juste assez satisfait et le sourire qu'il avait sur son visage ne pouvait être que de satisfaction.
Si Sherlock n'était pas en état de choc alors qu'il était en train de tâter ces lèvres avec ces doigts pour sentir qu'elles étaient gonflées à cause d'une morsure, il l'aurait bien poinçonné en pleine face en ce moment.
-Je vous laisse réfléchir seule à ma question jusque 21 heure. Bye mon ange ! Fut tout ce que dit le consultant diabolique en se levant pour laisser un Sherlock des plus choqués derrière lui.
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Jusqu'à la prochaine fois!
