Enfin une mise à jour ! Comme d'habitude, je suis désolée pour le retard et tout et tout... De nouveaux projets professionnels et personnels me tiennent un peu éloignée de ma fiction depuis ces derniers mois. Merci à ceux qui me suivent et j'espère pouvoir apporter de nouveaux chapitres plus régulièrement à l'avenir.
Je ne suis en rien propriétaire de tout personnage, lieu ou marque évoqué(e)s dans cette histoire. Ce droit revient exclusivement à James Duff, Michael M. Robin et Greer Shepard et leurs équipes... Les chanceux !
Après le débriefing matinal, chacun vaqua à ses occupations. Après un appel à Morales pour s'assurer qu'aucun nouvel indice n'ait été découvert sur le corps, Sharon envoya Amy et Julio interroger les voisins du parc où le corps de la fillette avait été retrouvé. Tao et Andy se chargèrent de rechercher les points de surveillance par caméra vidéo du secteur et d'en récupérer le contenu auprès des personnes concernées. Buzz, qui était arrivé sur les entre-faits, s'occupait de préparer le matériel nécessaire au visionnage de ces vidéos dans la salle d'électronique. Quant à Provenza, il était retourné voir les parents de la victime pour tenter de recueillir d'éventuels nouveaux éléments qui auraient pu leur échapper lors du premier interrogatoire.
Pour sa part, Sharon s'était réfugiée dans son bureau afin de réviser ses notes en vue d'une réunion budgétaire avec Taylor prévue dans la journée. En temps normal, ce genre de chose lui était très pénible et lui provoquait immanquablement des maux de tête mais aujourd'hui, elle était presque reconnaissante d'avoir à affronter le chef sur des choses aussi triviales que le coût d'un crayon à papier ou de nouveaux gilets par balles.
Pendant que ses détectives étaient tous sur le terrain, elle n'aurait pas à supporter la présence d'Andy et le regard suspicieux des autres et surtout de Provenza. Cela la rendait nerveuse et irritable et elle était bien consciente que son changement d'humeur risquait d'attirer d'avantage leur attention.
Sharon soupira longuement. Qu'avait-il bien pu arriver pour qu'Andy se dégonfle ainsi ? Elle qui détestait ne rien contrôler, s'était finalement réjouit de ce rendez-vous improvisé. Qu'il prenne ainsi l'initiative de l'emmener quelque part pour se changer un peu les idées avant de replonger dans cette horrible affaire. Depuis un certain temps, elle n'avait plus vraiment eu de moment de libre afin de profiter de cette "amitié particulière" qu'ils avaient nouée et cela lui manquait.
Elle sentait bien qu'Andy était préoccupé et nerveux lorsqu'ils se retrouvaient seuls et si elle examinait la situation avec honnêteté, elle était soulagée qu'il se soit décidé à crever l'abcès... Malheureusement, il semblait que celui-ci se soit finalement rétracté.
Quelle déception !
Sharon poussa à nouveau un grand soupir avant de se lever : elle ne parvenait pas à se concentrer sur son ordinateur et elle serait incapable de réviser le sujet de sa réunion tant qu'elle n'aurait pas avaler un thé bien chaud. Elle sortit donc de son bureau et allait se diriger vers la salle de repos quand elle aperçut la Vice-Procureur Hobbs qui venait d'entrer dans la salle d'investigation et semblait chercher du regard un visage familier.
- "Andrea ! Quelle bonne surprise !" s'exclama Sharon.
- "Sharon ! Je suis heureuse que tu sois là... Je pensais que toute l'équipe était de sortie... "
Le moment n'était pas le plus idéal pour Sharon mais elle était sincèrement contente de voir Andrea. Les deux femmes avait construit une amitié solide au fil du temps et si celle-ci n'était en rien comparable à celle qu'elle partageait avec Andy, plus intuitif et spontané, Sharon en appréciait la grande discrétion et l'énergie contenue. Elle la comparait souvent à un bonze bouddhiste, pleine de sagesse et de compassion.
- "Effectivement, tout le monde est sur le pont... sauf moi. Tu sais à cause de qui..." dit Sharon d'un ton taquin.
- "Le chef est d'humeur tatillonne ?
- "Ne m'en parle pas ! J'avais presque oublié ce que l'aspect administratif de ce métier pouvait avoir de divertissant quand on a pléthore d'autres problèmes à gérer et avec lui, son lot de nuits blanches et d'ulcères...
- C'est drôle, cela me rappelle quelqu'un...
- Je ne suis quand même pas aussi chiante... Si ?" répondit Sharon à voix basse.
C'était le genre de langage que Sharon n'osait employer devant personne sauf Andrea.
Depuis qu'elle se connaissaient mieux, elle osait se lâcher comme jamais elle n'aurait imaginer pouvoir le faire. Elle finit par rouler des yeux, l'air faussement offensée.
- "OK. Je n'ai rien dit. Je suppose que tu as beaucoup de travail et je ne voudrait pas te prendre beaucoup de ton temps...
- "Non pas du tout ! J'ai une réunion dans l'après-midi avec Taylor mais j'ai du temps avant que toute l'équipe ne revienne au poste. Viens donc avec moi ! J'allais me faire un thé. On discutera dans mon bureau..."
Andrea accepta avec plaisir. Elle aussi était débordée depuis quelques semaines et elle n'avait pas eu le temps ou la force d'appeler Sharon aux heures où les deux femmes étaient enfin libérées de leurs obligations quotidiennes. Mais elle ne tenait plus. Il fallait absolument qu'elle parle avec elle d'une chose qui lui tenait à coeur et qu'elle pouvait difficilement aborder au téléphone... Une chose qu'elle avait eu le plus grand mal à retenir pour elle jusque-là...
(TBC)
