Oups, j'ai de nouveau du retard, désolée.
Bon, voici ce nouveau chapitre, et je tiens a vous dire que c'est bientôt la fin.
Encore merci pour vos commentaires.
Bonne lecture,
Sweety
Une piste
Jane était toujours au lit, Lisbon lui avait interdit de se lever, sous prétexte que cela pourrait faire empirer son mal de crane. Il avait bien tenté de se lever, mais il avait dut admettre qu'elle n'avait pas tort, sa douleur était bien plus intense à chaque mouvements qu'il faisait. Alors il restait là, allongé bien sagement en attendant d'aller mieux. Mais il s'ennuyait, il avait envie de bouger, de faire quelque chose au lieu de rester là à ne rien faire. Il avait besoin de s'occuper, et rester au lit ne l'aiderait pas. Lisbon était sortie lui chercher à manger et se mélanger un peu au reste des patients de l'institut. Il ne fallait pas qu'ils perdent le peu d'avancée qu'ils avaient obtenu. Ils n'avaient pas grand-chose, ils ne savaient pas par où commencer. La seule chose qu'ils avaient, c'étaient ces autres meurtres. Il semblerait que le tueur sévissait depuis des années et que personne n'avait fait de rapprochements entre tous ces meurtres. Mais pourtant il y avait bien un lien, il y avait quelque chose et Jane voulait savoir quoi.
Le mentaliste n'aimait pas ne pas comprendre, ne pas savoir. Il était habitué à toujours tout savoir mais pas cette fois. Le problème, c'est que Teresa correspondait au profil des victimes, elle était brune aux yeux verts, et il ne voulait surtout pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Maintenant qu'ils s'étaient enfin avoué ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, il ne voulait pas la perdre. En ce moment, il n'était pas en mesure de lui venir en aide, il était même incapable de prendre soin de lui-même. Il n'aimait pas se sentir diminué comme ça, même pas capable de se lever de son lit sans ressentir d'horribles douleurs dans la tête. Mais que pouvait-il y faire ?
Il voyait tout de même le bon côté des choses, au moins, la randonnée ne serait pas pour lui puisqu'il devait rester au lit le temps de se remettre totalement. Il envisageait même de feindre une rémission lente afin d'échapper également aux autres activités. Il ne voulait absolument pas y participer, il ne se sentait pas prêt pour ça et, connaissant Lisbon comme il la connaissait, elle ne l'était pas non plus. Ils pourraient en profiter pour passer un peu de temps ensemble et ils continueraient leur enquête lors des repas. Ce n'était peut-être pas la bonne manière de le faire, mais au moins ils n'éveilleraient pas les soupçons, ainsi, personne ne verrait qu'ils n'étaient pas mariés et n'avaient donc pas de problèmes de couple. Quoi que pour ça, ce n'était peut-être pas totalement vrai.
Les deux collègues agissaient comme un vieux couple depuis… si longtemps que Jane avait du mal à se souvenir de leur toute première dispute. Mais il avait apprit à les aimer, à les provoquer même, rien que pour voir la colère dans les yeux de la jeune femme, cette passion qu'elle mettait dans ses propos lorsqu'elle voulait lui faire comprendre quelque chose. C'était ça qui lui avait plut dès le départ, mais aussi sa gentillesse, sa compassion, sa douceur. Et sa beauté. Pendant longtemps il n'avait pas voulu le voir, mais Teresa Lisbon avait une beauté naturelle qui ne nécessitait pas des heures de préparations. Il se demandait maintenant pourquoi il s'était refusé le droit au bonheur et à l'amour durant toutes ces années alors qu'il aurait put l'avoir bien plus tôt.
La porte de la chambre s'ouvrit, le sortant de ses rêveries et il tourna la tête en souriant en voyant Teresa, les mains chargées de bonnes choses. Elle posa le tout sur la petite table devant le canapé, se redressa et sourit à son collègue. Elle fut étonnée de le trouver encore au lit, pour une fois qu'il obéissait aux ordres. Elle s'avança vers le lit, y posa un genou et se pencha pour venir à la rencontre de Jane. Elle déposa un baiser sur ses lèvres, fermant les yeux en sentant les lèvres de son consultant bouger sous les siennes. Elle sentit ensuite une main se poser dans sa nuque et elle se retrouva plaquée sur son torse. Elle lui entoura le cou de ses bras, approfondissant le baiser, passant une jambe de chaque coté du mentaliste. Elle s'étonnait elle-même de son audace, mais elle en avait tellement envie, tellement besoin. Après ce qui lui était arrivé, après avoir faillit le perdre, elle avait besoin de ce contact qui lui prouvait qu'il était bien là, vivant. Mais alors qu'elle se plaquait encore plus contre lui, elle l'entendit gémir et elle se redressa vivement.
-" Patrick, ça va ?" S'inquiéta-t-elle.
-" Ça va, juste un peu mal à la tête" répondit-il en posant une main sur son front.
-" Je suis désolée" s'excusa-t-elle en se redressant.
Mais Jane la retint d'une main, l'obligeant à revenir sur lui. Il ne voulait pas qu'elle s'éloigne de lui, même s'il avait mal à la tête. Il avait besoin de son contact, de sentir son corps contre le sien. Il ne s'expliquait pas tout ce qu'il ressentait en ce moment, ce besoin de la sentir près de lui, de la sentir contre lui. Quelques jours plus tôt, si on lui avait dit qu'il apprécierait avoir la jeune femme contre lui, il en aurait rit. Mais aujourd'hui, c'était vital pour lui, avoir Lisbon dans sa vie, et plus encore, dans son cœur. Il avait fait un énorme pas en avant, un pas qu'il ne pensait pas faire un jour.
-" Reste contre moi Teresa" souffla-t-il. " J'ai besoin de toi."
-" Moi aussi Patrick, mais j'ai encore plus besoin de toi en bonne santé."
-" Ça va passer, ne t'inquiète pas."
-" Ok, je t'ai ramené à manger, pas grand-chose mais je suis certaine que ça va te plaire" dit-elle en tentant de se lever, mais Jane la retint encore. " Patrick, si tu veux manger, il faut que tu me laisse me lever."
-" D'accord, mais tu reviens vite."
-" Je vais juste chercher ce que j'ai ramené, je ne pars pas à l'autre bout du monde."
-" Encore une chance pour moi."
Lisbon lui sourit, se leva, rapporta le repas de son collègue et s'installa contre la tête du lit. Elle l'observa manger, prenant garde à ce qu'il mange bien tout, comme une mère. Une fois qu'il eut fini, il posa le tout sur la table de nuit et se tourna vers la jeune femme.
-" L'avantage de mon état" commença-t-il, et ne manqua pas la grimace qu'elle fit à ces mots, " c'est que nous allons manquer toutes les activités du centre."
-" Je suis persuadée que ça te fait vraiment plaisir" sourit-elle.
Lisbon connaissait assez bien Jane pour savoir qu'il n'était pas un fan des exercices. Dès le premier jour elle avait sut que la randonnée ne lui plairait pas, pas plus que de partir à la redécouverte de leur sexualité. Elle n'était pas plus fan de cette activité précise, mais ils devaient se fondre dans la masse afin de ne pas éveiller les soupçons.
-" Tu as des idées sur l'enquête ?" demanda Lisbon pour oublier ses pensées.
-" Je pense que le coupable est un homme, qu'il en a après les femmes, mais pas toutes. Ce que je ne comprends pas, c'est la diversité qu'il y a entre les victimes. Aucune n'avait les mêmes centres d'intérêts, elles ne travaillaient pas dans les mêmes branches. Certaines étaient brunes et d'autres blondes. Certaines avaient les yeux verts et d'autres bleus. Il n'y a qu'un point qui revient à chaque fois, elles ont toujours soit les yeux verts, soit les cheveux bruns, pas forcement ensemble."
-" Il en aurait après une femme, ou plusieurs, et se rabattrait sur d'autres, ne pouvant pas atteindre celles qu'il veut ?"
-" Je ne sais pas, je suis un peu perdu. Ce que je ne comprends vraiment pas c'est pourquoi ici, et pourquoi faire passer ça pour des suicides ?"
-" Pour ne pas éveiller les soupçons, c'est peut-être aussi pour ça qu'il n'agit pas souvent."
-" Tu es certain qu'il s'agit d'un patient de l'institut ? Ça ne pourrait pas être quelqu'un qui travail ici ?"
-" Comment tu sais que je pensais à ça ?"
-" Je te connais bien Patrick, je lis dans tes pensées."
-" Et je pense à quoi là ?"
Jane laissa ses doigts se balader sur le ventre de Lisbon, souriant en la sentant frissonner et remonta sa main vers sa poitrine. Il voulait lui montrer ce qu'il voulait, lui faire comprendre qu'il envisageait sérieusement d'aller plus loin avec elle. Lisbon ferma les yeux de bien être, consciente de ce qui se passait, bien que ce ne soit vraiment pas le bon moment. Elle lui attrapa la main au moment où il la plaquait sur un sein.
-" Patrick" gémit-elle, " ce n'est pas le bon moment, on pourra faire ça plus tard."
-" Comme tu voudras" il retira sa main, " mais sache que je n'oublie pas."
-" Si jamais ça arrive, je te le rappellerais" et elle lui fit un clin d'œil.
Lisbon se releva du lit, prit son portable et composa le numéro de Van Pelt.
- oooo -
Grace Van Pelt tapait sur son ordinateur à la recherche de quelque chose pour faire avancer l'enquête. L'attaque contre Jane l'avait un peu chamboulée, de l'imaginer attaché dans une cave, sans personne pour lui venir en aide, sur le point d'être tué. Elle avait vraiment eut peur pour lui, mais pas autant que sa patronne, elle le savait. La jeune femme se concentra sur son travail et soudain, son regard s'illumina lorsqu'elle tomba sur quelque chose d'intéressant. A ce moment-là, son portable sonna et elle répondit en voyant le nom de l'appelant.
-" Bonjour patron, je crois que j'ai trouvé quelque chose" sourit-elle, bien que Lisbon ne puisse pas la voir.
-" Qu'avez-vous trouvé ?" S'enquit la jeune femme.
-" J'ai fait des recherches dans le passé de tous les hommes patients du centre" expliqua-t-elle, " et il y en a un de suspect…Jeff Peters."
-" Je vous écoute."
-" Il est représentant en cosmétique, je sais c'est étrange pour un homme, mais j'ai trouvé qu'il y avait eut des suicides de femmes dans chaque villes où il s'est rendu pour son travail. Là encore, la police n'a fait aucun rapprochement. En même temps, les villes étaient éloignées les unes des autres, les femmes ne se connaissaient pas."
-" Ok, dites à Cho de le faire venir pour l'interroger" recommanda Lisbon. " Et voyez s'il y a une ou des femmes à qui il pourrait en vouloir dans son entourage proche. Il doit y avoir une raison pour qu'il s'en prenne aux femmes comme ça."
-" Je continue de chercher. Et de votre côté, comment ça va ?"
-" Jane va bien, un peu fatigué et il a mal à la tête, mais au moins il reste en place."
-" Bonne chance patron."
Puis, la rouquine raccrocha son portable et se remit au travail. Elle était rassurée, Jane allait bien, il allait encore casser les pieds à Lisbon pendant longtemps et cela lui convenait. Enfin, elle plaignait parfois sa patronne, la pauvre devait supporter le mentaliste chaque jour et Grace était heureuse que ce ne soit pas elle. Puis, elle se remit au travail et lança de nouvelles recherches sur l'entourage de Jeff Peters. Il était leur seul suspect pour le moment, et toutes ces morts autour de lui ne pouvaient que le rendre coupable aux yeux des agents du CBI.
Elle entendit Cho et Rigsby revenir de la cafétéria et leur fit signe de s'approcher. Les deux hommes s'installèrent sur leurs chaises qu'ils approchèrent du bureau de la jeune femme et attendirent ses explications.
-" Nous avons un suspect potentiel" leur dit-elle en tournant son écran vers eux. " Jeff Peters. Il y a eu cinq suicides dans son entourage, dans les villes où il s'est rendu pour son travail."
-" Le même nombre qu'à l'institut" remarqua Rigsby. " Quelles années ?"
-" A chaque fois ça s'est passé avec une année d'écart avec les morts de l'institut."
-" Donc, il a tué tout les ans, mais personne n'a jamais fait le lien" récapitula Cho. " Autre chose ? Des femmes dans son proche entourage qui pourraient correspondre aux victimes ?"
-" Je cherche encore. Je vous tiens au courant quand j'ai quelque chose, mais Lisbon veut que vous fassiez venir Peters pour un interrogatoire."
-" Ok, on s'en occupe."
Les deux hommes s'éloignèrent et se mirent au travail tandis que la rouquine continuait de chercher. Peters devait avoir une, ou plusieurs femmes, dans son entourage qui pouvaient correspondre aux victimes. Peut-être qu'il en avait après l'une de ces femmes, ce qui expliquerait pourquoi il tuait. Il fallait qu'elle trouve quelque chose et au plus vite. L'idée de sa patronne et de Jane se faisant passer pour un couple ne lui plaisait pas beaucoup. Jane devait certainement rendre Lisbon dingue, ce qui voulait dire que lorsqu'elle reviendrait, ils allaient tous vivre un enfer.
Son ordinateur émit des bips et elle se repositionna face à l'écran pour voir apparaître des photos, des rapports de polices et tout un tas d'informations.
-" Oh mon Dieu" souffla-t-elle avant d'imprimer le tout.
Elle venait enfin de trouver ce qu'elle cherchait, l'élément déclencheur chez Jeff Peters. Lisbon n'allait pas en revenir, elle-même avait un peu de mal à y croire, et pourtant elle avait le tout sous les yeux. Il fallait absolument que les autres voient ça.
- oooo -
Lisbon avait raccroché son téléphone et était revenue vers le lit. Jane l'invita à se réinstaller avec lui, mais elle déclina son offre, lui arrachant une petite moue désapprobatrice. Mais elle tint bon, enfin presque puisque finalement, son regard de chien battu eut raison d'elle et elle vint s'allonger contre lui. Comment aurait-elle put lui résister ? Il savait parfaitement comment s'y prendre avec elle, mais au lieu de lui en vouloir, elle se contenta d'apprécier de se trouver contre lui. La jeune femme avait du mal à se reconnaître, cela ne lui ressemblait pas de se laisser aller comme ça avec un homme. Elle n'avait pas eut l'habitude d'avoir des hommes dans sa vie, mais avec Jane tout était différent.
La jeune femme releva la tête vers le mentaliste pour le trouver endormi. Elle sourit, se redressa pour lui déposer un baiser sur les lèvres puis se leva et quitta la chambre. Elle allait profiter de son sommeil pour continuer sa petite enquête. En marchant dans le couloir, elle croisa l'un des hommes de l'institut qui lui lança un drôle de regard, mais elle n'y fit pas plus attention et se dirigea vers l'accueil. Elle voulait savoir à quoi ressemblait Jeff Peters, elle avait le nom mais pas le visage. Mais alors qu'elle allait tourner, elle sentit une main se poser sur sa bouche, une autre plaqua un couteau sous sa gorge.
-" Pas un bruit" lui souffla la voix d'un homme. " Tu vas me suivre sans histoire."
Lisbon regarda autour d'elle dans l'espoir de voir arriver quelqu'un, mais il n'y avait personne. Tout le monde était parti en randonnée, elle était seule et Jane ne pouvait pas lui venir en aide. Elle se fit entraîner de force dans le couloir jusqu'à une porte qui menait vers l'extérieur et l'homme la poussa ensuite dans une camionnette. Avant de refermer la porte du véhicule, il lui donna un coup sur la tête et tout devint noir. Sa dernière pensée fut pour Jane.
TBC…
