Chapitre 6
C'était de ces jours où rien ni personne ne pouvait me soulager. Rien ni personne à part toi. Une seule phrase que tu prononcerais… Une seule. Pourvu que tu dises vrai.
Pov Bella
Dès que j'eus fini ma phrase, elle sonna étrange… Bizarre. Je me sentis ridicule, même si je savais que c'était la bonne réponse, de l'avoir dit à voix haute. C'est donc anxieuse que j'examinai la réaction de mon Adonis inespéré.
Je vis dans ces pupilles divers sentiments… Il me croyait, il s'en souvenait. Puis il me servit le sourire dont j'avais toujours rêvé. Un magnifique sourire en coin. Puis m'enlaça. Mon cœur qui s'était, jusqu'alors calmé, repartit dans une course encore plus furieuse que les ailes de colibri. Il ria doucement.
-Ton cœur va finir par lâcher si ça continu. Se moqua-t-il.
Je ne m'étais donc pas trompée, il l'entendait réellement. Le savoir n'était pas un soulagement… Comment aurait-il pu l'être ? J'étais hyper embarrassée. Je voulais lui poser la question que je voulais posé depuis que la vérité s'était immiscée en moi… mais elle était aussi, sinon plus, épineuse que l'état de mon cœur. De toute façon, le futur promettait que j'allais devoir la poser un jour… alors, tant qu'à faire :
-Euh… Il se mit en face de lui et me vrilla du regard, je dus baisser les yeux pour continuer. On… Je... M'aimais-tu ? Je n'arrivais pas à croire que je l'eus dit.
-Oui. Répondit-il, je ne sus que dire sous l'émotion. Il prit mon menton et m'obligea à le regarder. Et je t'ai toujours aimé.
Je ne sais pas pourquoi mais cette réponse ne me satisfait pas… Quelque chose en elle me chagrina… Il ne s'en rendit pas compte.
Soudain, je cessai de respirer. Son odeur était devenu trop insupportable. Je ne devrais pas penser aux mauvaises choses en sa présence… A quoi bon souffrir plus que je souffrais maintenant ? Certes depuis ma rencontre avec… Bon, il va falloir que je lui trouve un nom… Ah ! Yin pour la… gentille et Yang pour la, donc, méchante. J'esquissais un sourire à leurs nouvelles appellations. Ou en étais-je ? Ah oui ! Depuis ma rencontre avec Yin, bien que je n'avais pas eu à être avec Edward, j'ai ressenti un réel changement, vis-à-vis de la douleur que je sentais quand son odeur brûlait mes poumons… C'était bien moins pénible que quelques heures plutôt.
Penses à quelque chose d'agréable ! Quelque chose, vite ! Je me forçais car Edward sembla s'inquiéter du fait que je bloquai ma respiration. D'ailleurs il ne tarda pas à m'en faire part :
-Bella ?
Finalement, j'inspirai. Tout doucement. Puis je me permis de lui faire un sourire :
-Veux-tu qu'on aille en cours ?
-Euh… J'avais compris qu'il n'avait pas fini sa question et comme il refusait de la finir, je le poussai un peu. Quelle est l'autre option ?
-A moins que… ça te dit de rater les cours de la matinée ? Après tout (sourire taquin, sourire auquel je fus incapable de ne pas répondre), tu as été très épuisée par ton malaise de tout à l'heure…
-En effet… Le contre coup. Je suppose que je vais avoir besoin de toute la matinée pour récupérer, sinon la journée. En réalité, je me sentais bien. Très bien même. Mais je savais que Charlie ne m'en tiendrait pas rigueur si je séchais. Après tout, c'était la première fois que je m'évanouissais. Et surtout, j'étais étonnée d'être encore au lycée… Comment mon père avait-il pu survivre en me laissant à l'état de légume ici ? Edward répondit à ma question muette :
-Ton père a failli t'embarquer à l'hôpital mais l'infirmière l'a convaincu que tu avais juste besoin de repos. Je dois dire que ça n'a pas été facile. Figure-toi que ça prit plus d'une heure pour y arriver ! Puis il a voulu t'emmener chez vous. De toute façon, il n'avait pas le choix. Tu aurais été toute seule… Cela a été l'argument qui l'a achevé.
Enfin, j'espère qu'il est encore vivant… En voyant ma mine inquiète, mon Apollon sourit doucement :
-Ne t'inquiète pas. Chef Swan est coriace.
-Comment fais-tu ? demandai-je hallucinée.
-Quoi ?
-Tu es télépathe ? J'ai l'impression que tu lis dans mes pensées depuis tout à l'heure !
-Je ne lis pas dans tes pensées, j'ai juste appris à lire sur ton visage. Ria-t-il.
-Tu n'as pas tout à fait répondu à ma question… Lui signalai-je.
Alors, sans explication ni raison apparente, il s'assombrit d'un coup. Il devint aussi expressif qu'une feuille blanche, fixant un point imaginaire dans le mur d'en face. Mais je devinai qu'il bouillait à l'intérieur. Puis il m'examina avec anxiété :
-Qu'y a-t-il ? Avais-je dit lorsque l'examen était devenu long.
Je n'étais pas gênée qu'il me regarda ainsi, car son regard me fascinait, plus j'y plongeais, plus mon amour pour lui semblait justifié… Et plus j'avais l'impression de le connaître. Il prit ma main (je sursautais à son touché… Il était glacé ! lui ne broncha pas) et dit d'un air solennel :
-Et si on y allait ? Avant que les élèves ne finissent les cours et que l'infirmerie soit pleine « d'amis » de la nouvelle. Je ne me fis pas prier.
-_-_-_-_-_-
Parfois en prêtant l'oreille au monde extérieur, vous entendrez une chanson, courant au gré du vent, raisonnant aussi sourde que la coulée d'une lave et aussi douce que l'écume au bord des plages. Les paroles ne sont jamais identiques… Elle passe en continue et ne s'arrête jamais. Les Dieux sont plus accessibles qu'il n'y paraît. Il suffit d'écouter. Ah ! Justement ! J'entends, et vous ?
………
Avec les hommes,
nous amusant,
les protégeant,
les malmenant.
Nous n'avons de devise
Seule notre loi subsiste
Ne doutez pas d'elle
Cela nous irriterait !
Car ce serait
Douter de notre puissance
………
Chant perpétuel… Qui ne s'arrête jamais.
-_-_-_-_-_-
En temps normal, je ne serai jamais entrée dans la voiture d'un inconnu. Mais j'avais confiance en lui. Je m'asseyais sur le siège passager avant, c'était tellement naturel. C'était comme si je l'avais déjà fait avant. Je savais que c'était probablement le cas mais… c'était si bizarre… Je me sentais tellement embrouillée, tellement perdue… Le monde m'était encore plus étranger qu'il ne l'avait jamais été.
Jusqu'alors, la peinture avait été la seule chose qui me lier à ce monde… Aujourd'hui, Edward semblait prendre sa place… Et cela m'effrayait. Rien ni personne ne pouvait m'empêcher de peindre… Car peindre est comme une seconde nature chez moi… je sais peindre sans peinture ni pinceaux, juste avec la force de mon esprit inventif (dans ma tête évidemment). La peinture était une chose que je possédais, j'en faisais ce que je voulais. Je n'avais besoin que de mes pensées pour tout gérer… Mais Edward. Il restait un être incontrôlé. Pensant et vivant. Ce serait si facile de le perdre, si simple de le voir partir. Je ne voulais en aucun cas m'éprendre d'être vivant. Surtout pas de lui. Je sentais que sa disparition me serait insupportable… Insurmontable…
Soudainement, la 'chose' s'imposa à mon esprit. Je venais de comprendre, du moins il me semblait que c'était cela, la raison pour laquelle je ne supportais pas la présence masculine… mis à part celle de mon père et, récemment, de…
Et ? Je venais de me rendre compte qu'il y avait un « et ». J'écarquillai les yeux sous le coup de l'étonnement.
Je ne supportais pas la présence masculine mis à part celle mon père et d'Edward… Bon… Je suppose que maintenant, je vais devoir tout faire pour le garder… Quoique, par le passé, ait pu l'obliger à me quitter, je ne laisserai pas que cela se reproduise. Car à ce moment, alors que nous étions à mi-chemin entre le lycée et ma maison, je savais que tout l'amour que j'avais porté pour mon ange sans nom était maintenant reporté sur lui. Et qu'en réalité, cet amour lui avait toujours été destiné. A lui, Edward Cullen. Amour surdimensionné, trop grand et trop puissant pour mon faible petit cœur. Curieusement, c'était ce qui me donnait la force de le côtoyer, d'attendre, patiente et tranquille, qu'on soit à la maison.
Heureusement que j'ai fait le ménage ce week-end ! et les courses…-_-_-_-
-Qu'est-ce qui te ferais plaisir ? Lui demandais-je.
Voilà dix minutes qu'on était arrivé… Il était resté avec moi, je le lui avais demandé de rester car lui-même ne semblait pas vouloir qu'on se quitte de si tôt… Je venais à peine de le rencontrer (je ne pouvais accepter totalement le fait qu'on se soit rencontré avant… Dans une autre vie). Sa présence. Je ne pouvais me passer de lui. Il était devenu 'le truc' qui m'avait toujours manqué… La partie manquante de mon être.
-Pardon ? Demanda-t-il d'une voix songeuse, presque éteinte par une émotion que je ne pus définir.
Je rangeais les couverts dans les tiroirs, me retournant, mon cœur fit un bond. Mes yeux ne s'habitueront donc jamais à sa splendeur ? Il était trop beau.
-Trop beau pour être humain. Je me donnais une gifle mental. Ne sois pas stupide Bells ! S'il n'est pas humain, il est quoi ? Que veux-tu boire ? Il souleva les sourcils ne semblant pas saisir ma question. Il y a du… fanta, coca… soda ? A moins que tu veux du thé ou du caf…
-Non (sourire), je n'ai pas soif… il hésita avant de continuer. J'ai eu le temps de boire… ce week-end.
-… oh. Moi, aussi. J'ai même eu le temps de prendre une verre de jus de fruit, après avoir pris mon petit dèj, ce matin ! plaisantai-je.
J'étais intriguée par sa réponse… elle était étrange, comme codée.
-Il semble que…
Edward semblait torturé… Non, il ne semblait pas, il l'était. J'avais l'impression de déjà vu. Une seconde j'eus un 'flash'… Une scène familière… étrangère. Edward, assis devant moi… euh, la personne qui se trouve en face de lui, parce l'endroit ou il se trouvait m'était totalement inconnu, m'offrant un coca. Je, enfin, la personne en face de lui déposa celui qu'elle avait dans la main et prit celui qu'il lui offrait… Puis ce fut fini.
-Bella ?
Grand moment de suspension. Mon esprit avait quitter mon corps. Pourquoi ? Le visage d'un ange n'était qu'à un doigt du mien, sur ce, je compte sur votre compréhension.
-Bella, ça va ?
-O… oui… P… p… pourquoi ça n'irait pas ? Je m'arrachai quasiment et trébuchai… il me rattrapa. Comme c'est… plaisant. Je devrais trébucher plus souvent… en sa présence.
Bella ! t'as pas honte de te comporter comme une ado en… Stupide voix qui vient gâcher mon moment de réjouissance.
-JE suis une ado, d'abord ! Casse-toi ! répliquai-je, puis bredouillais honteuse. Merci…
Comme il ne me lâchait pas, je levais les yeux vers lui. Nos regards se soudèrent et ne se quittèrent plus. Je fus fascinée par la merveilleuse couleur dorée de ses pupilles. Après un moment, il me dit qu'il était temps 'pour moi' de manger. Il attendit que je fus assise, après m'avoir galamment dit qu'il n'avait pas faim et qu'il préférait me regarder manger, en me faisant… La confession du siècle.
-Je ne veux pas refaire la même erreur. Me dit-il. J'ai eu plus de deux cent ans pour réfléchir… Et je crois que…
-Comment ?
-Bella. Il prit ma main. Je… Je ne veux pas te mentir. La vie m'a été insupportable sans toi. Donc… Si je veux avoir une deuxième chance… Je dois commencer par être… franc avec toi… Et ce dès le début. La dernière fois… Je ne l'ai pas été… Et ça t'as coûté la vie. Cette fois…
-Q… Il posa un doigt sur mes lèvre pour m'inciter à ne pas l'interrompre.
-Je suis immortel, enfin, presque. Contrairement à vous, les humains, le temps ne me crée aucun ravage. Je ne me nourris pas de la même façon que toi. Je t'en pris ne me panique pas, je ne te ferais aucun mal. Me supplia-t-il avant de poursuivre après une courte pause. Je suis un vampire. Il s'agenouilla, posa un baiser à mon annulaire et continua : je comprendrais si tu ne veux plus me revoir… Après tout, je le mériterai.
Je ne pouvais pas répondre. Après tout, il pouvait très bien avoir tout inventer et me racontais peut-être des bobards. Le problème c'est que mon cœur confirmait la sincérité de ses propos…
-Supposons que tu n'es pas entrain de me faire marcher… dis-je finalement puisqu'il attendait patiemment que je prenne la parole : On se connaît à peine.
-Moi, je te connais, je sais que tu ne le crieras pas sur les toits.
-… Un point pour toi. Je fus touchée par ce signe de confiance, mais cela n'éclairait pas vraiment ma lanterne : Pourquoi me raconterais-tu tout ça ? A moi ? Si c'était vrai, s'entend.
-Parce que je sais que tu me croiras… Parce que tu sais que je ne mens pas… Et parce que… Je t'aime. Je ne veux pas te perdre un deuxième fois. Et si jamais tes sentiments ont changer à mon égard…
-Mes sentiments ?
-Je crois que je ferais mieux de tout te raconter, sinon tu risque de m'interrompre. Tout a commencé le jour ou…(*)… En tout et pour tout, Alice a fait deux prophétie nous concernant notre rencontre (**).
Je suis restée sans voix lorsqu'il me dit que, avec douleur, j'avais mis fin à mes jours. Je savais que c'était ainsi que ma vie précédente avait pris fin mais l'entendre le dire avec cet air si affligé me donna des remords. Il porta sa main vers mon visage et sécha les larmes qui avait coulé… Je ne m'étais même pas rendue compte de leur présence… Je lui demandais.
-Qu'as-tu fait… après … ma mort ?
-T'attendre… Comme la première fois. Je n'ai fait que t'attendre.
-Puisque Alice t'avait dit que j'étais née pourquoi ne t'ai jamais rencontré… Si tu tenais t'en à moi ?
-Tu ne m'as jamais vu… Mais j'ai toujours été, constamment, avec toi. Sauf que j'ai du quitté Phœnix… il y a deux ans. Pour venir à Forks, car je savais que tu viendrais. Partir… Pour mieux t'accueillir.
-Tu le savais parce que Alice te l'a dit ? Il hocha la tête. Tu étais là ? Constamment ? Deuxième hochement de tête.
-Même quand tu étais en cours, je restais à côté et t'observais par la fenêtre.
-C'est donc pour ça que j'avais parfois l'impression d'être observée ! Je soupirai. Au moins, une énigme résolue. Dis-moi… Comment faisais-tu ? Pour m'observer sans que je ne te vois ? Sans que personne ne s'aperçoive de ta présence ?
-Je suis très agile. Et côté rapidité… J'ai dû usé de mes nombreuses capacités de chasseur.
-Hum. Acquiesçai-je. Il me regarda d'un air curieux. Quoi ?
-Tu as toujours bien pris ma vrai nature.
-Ça te dérange ?
-Non. C'est juste que… Ça m'étonne que tu ne sois pas morte de trouille. Les humains, en principe, n'apprécient pas trop notre proximité.
-Il faut croire que je suis l'exception qui confirme la règle.
-Tu n'as pas peur de moi ?
-Pas le moins du monde ! Dis-je avant de rire.
Alors il approcha son visage du mien. Lorsque je compris ce qu'il voulait faire, je m'échappais. Ma poitrine me brûlait, je retins ma respiration pour ne pas crier, fermais les yeux et mis mon visage hors de porter. Je l'avais oublié celle-la. « Ma dure réalité ». Si j'avais réussi à supporter la douleur qu'engendrait la proximité d'Edward, et même l'oublier un moment… Celle-ci, trop intense, me ramena sur Terre avec un, piètre description, coup de poignard en plein cœur. Tout mon corps se contorsionna pour lutter contre la chose qui le maltraitait. Il me criait de quitter la pièce et de ne plus m'approcher de celui que j'aimais. Mais je ne voulais pas.
-Bella ? Il dut me secouer pour me sortir de ma tétanie. Il aurait mieux fait de rester là où il se trouvait au part avant… Je gémis de douleur. Il s'éloigna. Excuse-moi… Dit-il, ne comprenant pas la raison de ma nouvelle saute d'humeur. Je te promet que je ne te ferais aucun mal. Evidemment, il se goura en pensant en avoir trouver la cause, comme je ne relevais pas, il ajouta… Pardonne-moi, je n'aurais pas dû… Je… J'y vais.
-Non, attend… Ne… ne pars pas. Je n'ai pas… peur de toi… mais… c'est mon corps qui… Il ne sembla pas comprendre. Je ne t'ai jamais vraiment oublié… Mais mon corps se souvient de toi… De l'époque où nous étions ensembles et… de l'après… Quand tu m'as… quand tu es parti. Je détournais les yeux ne supportant pas la vague de culpabilité que je surpris dans ses yeux. Tu sais… Je crois que lui et moi t'avions pardonné depuis des lustres car après tout… Je n'ai jamais été rien d'autre qu'un être banal et…
-Je ne suis pas d'accord.
-Insignifiant… Il serra les lèvres, il désapprouvait fortement mon propos, pourtant je ne disais que la simple vérité. Je ne me souviens plus très bien de mon ancienne vie mais je sais que… Je ne t'en ai jamais voulu… Comment aurais-je pu t'en vouloir ? Je t'ai toujours tout pardonné.
-Mais pas ton corps…
-Euh… si. Mais par mesure de préservation… Il se bat pour éviter de… je me tus, je ne voulais pas lui dire, il en serait trop blessé.
-Quoi ?
-Sans importance.
-Je t'en pris, dis le moi. … Bella. Insista-t-il, nos yeux se croisèrent, il était prêt à assumer les conséquence.
-Eviter de… souffrir encore une fois… Je sentis les larmes se donner rendez-vous dans mes yeux et j'eus l'impression que ce n'était plus moi qui parlais, mais White et Black ou, plutôt, toutes les trois, simultanément. Te perdre a été plus douloureux que la plus cruelle agonie. Te perdre encore une fois n'en sera que plus terrible.
Il ne sembla pas étonné de me l'entendre dire. Après ma révélation, la maison devint silencieuse. Edward baissa la tête.
-Je suis désolé. Dit-il. Pardonne-moi. Je l'entendis sangloter. Je t'en pris, ne me hais pas, ne me rejette pas… je sais que je le mériterai mais…
-Mais qu'est-ce que tu racontes ? Comment puis-je te haïr, ou même te rejeter, alors que… je… t'adore ? Alors que je t'aime. Alors je m'avançais vers lui et posais un baiser sur son front. Ne pleure pas… je lui disais de ne pas pleurer parce que s'il avait pu, les larmes auraient coulé à flot sur son visage. Je ne te hais pas. Je ne te haïrais jamais.
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-Ha ! ha ! … ha ! ha ! La Déesse, assise près d'une des multiples fontaines d'Olympe, riait de bonheur car pour elle, l'histoire venait de devenir plus intéressant.
-Je vous trouve bien cruelle, Aphrodite.
-Mais non, chère Athéna. J'aime voir l'étendu de mon pouvoir. La dernière fois c'était Edward qui souffrait, le rôle est simplement inversé.
-Je vois cela, en effet.
-Bella l'aime. Elle se battra pour lui.
-Y êtes vous pour quelque chose ? La déesse de l'amour devint pensive.
-Si c'était le cas je m'en verrais bien joueuse ! Ah Zeus, je pensais justement à vous !
Dès que ce dernier apparu derrière les longues colonnes du beau pays, la déesse de la guerre s'en alla. Si elle respectait la belle Aphrodite, elle n'appréciait guère lui servir de jouet. Car celle-ci adore mettre en couple tout ce qu'elle a à sa portée.
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*En fait leur histoire du dit « il y a deux siècle » est la même que dans fascination et début de tentation (jusqu'à ce que Edward quitte Bella). ^^
**Concernant la première prédiction : dans la saga Twiligth, je ne sais plus c'était dans quel tome (le premier si je me souviens bien), Edward dit à Bella que Alice lui avait dit qu'il rencontrerait Bella alors que celle-ci n'était même pas née…
