PomPiPom PiPom PiPom… Non, pas de chanson ? Dommage. Chapitre 6, c'est à toi mon petit !
Chapitre 6 : « La créature au fond de nous est tapie dans l'ombre jusqu'au jour où elle se réveille et nous possède entièrement » — Anonyme.
Quand Harry jaillit dans le couloir qui menait à l'entrée de la salle commune des Gryffondors dans son sweet rouge et son jean délavé trop grand, il abordait un sourire fier. Fier car il avait réussit à monter jusqu'ici sans se faire prendre par personne. Ni par ses amis qui mangeaient à l'heure qu'il était. Ni par un Serpentard serpentant dans les couloirs. Ni par Rusard et Miss Teigne progressant dans l'ombre des statues dans le but que piéger un élève. Ni par un professeur en retard pour le petit déjeuné. Ni par Draco Malfoy. Et ce dernier point était surement le plus important. Draco Malfoy. Son compagnon. Son ennemi. Celui qui l'attirait. Celui qui avait assisté à sa première transformation. Celui qu'il avait embrassé et celui qui l'avait sauvé. Celui qui dégageait cette odeur d'agrume qui ne cessait d'accroitre plus il approchait du tableau de la grosse dame.
Quand on parle du loup… haha, non, mauvais jeu de mot. Il était le Loup.
« Potter », le salua froidement Malfoy, adossé contre le mur à côté du tableau, les bras sur le torse, l'attendant visiblement.
Harry s'arrêta à quelques mètres de lui. Il n'avait aucune idée que comment le blond allait réagir. Pour l'instant, il paraissait parfaitement clame. Mais il avait eu une nuit entière pour cogiter.
« Malfoy… »
Sans qu'il comprenne pourquoi, sa tête heurta violemment le mur derrière lui, suivit de son corps, Malfoy l'ayant projeté en arrière et se collant dorénavant contre lui. L'odeur d'agrume était si forte qu'une migraine se faisait un malin plaisir de taper dans le crâne du Survivant avec une massue pour marquer son territoire conquis. Dans sa poitrine, la créature, le Loup, jappa de plaisir face à cette proximité. Chaque parcelle de son corps était enflammée et il devait résister pour ne pas retourner le Serpentard et le prendre immédiatement contre le mur, et encore moins le toucher.
« Depuis quand es-tu un putain de Loup-garou Potter ? » cracha le blond à quelques centimètres de son visage.
Il grimaça et tenta de se dégager mais son corps semblait avoir abandonné l'idée de quitter la chaleur des bras de son compagnon qui avait déposé ses bras de chaque côtés de sa tête.
« Depuis… Heu… Je ne sais pas… »marmonna-t-il. « Pas très longtemps… »
« Tu ne sais pas ?! Comment peut-on ne pas savoir depuis quand l'on est un Loup-garou ?! »
« Heu… Et bien… »
« Trop proche… Trop proche Malfoy… » pensa-t-il dans un gémissement intérieur.
Il devait planter ses ongles jusqu'au sang pour ne pas bouger d'un pouce. Il ferma les yeux en essayant d'ignorer leur proximité et l'odeur qui lui tapait dans le crâne à un rythme régulier. C'était dangereux. Il savait que le Loup ne ferait pas de mal à Malfoy mais il n'était pas sur d'avoir la même notion de mal…
« Tu ne voudrais pas… heu… t'éloigner un petit peu Malfoy ? S'il te plait… »
Il était désespéré. Il ne tiendrait pas longtemps. Il avait de plus en plus de mal à retenir son propre corps de bouger. Mais Malfoy se détacha de lui en se rendant compte lui aussi de leur trop grange proximité pour reculer de quelques pas dans le couloir. Alors, un vide lui creusa la poitrine. Son corps hurlait de déception et d'abandon et son esprit soupirait de soulagement.
« Oh mon dieu. Par Merlin, c'était juste. »
« Merci. »
« Pour quoi ? »
Malfoy était visiblement toujours en colère, même éloigné.
« Parce que… »
Il grimaça d'embarra en détournant la tête, une main passant dans ses cheveux plus longs.
« Je n'étais pas loin de ne plus réussir à contrôler mon Loup. Et nous savons tout les deux ce qui se passe si le contrôle m'échappe. »
Un peu calmé, le Serpent le regardait maintenant avec curiosité. Quand avaient-ils donc commencés à perdre leurs masques face à l'autre ?
« Pourquoi ? Pourquoi es-tu un Loup-garou ? Qui est le fou qui a donc pu mordre «l'Élu» ? »
« Personne. C'est… »
« Une foutue malédiction »
Il se tue et fit une nouvelle grimace.
« C'est compliqué. »
« C'est douloureux ? » demanda subitement le blond à peine avait-il finit sa phrase.
« Que quoi ? »
« La transformation. »
« La transformation ? Oui. Très. Mais c'était aussi parce que c'était la première hier soir. »
On voyait bien que les deux avaient encore du mal à y croire.
« C'est dur à croire. Harry Potter. Le Sauveur du monde des Sorciers. Loup-garou. Si ça s'apprend, tu vas te faire laminer tu sais ? »
« Sans blague. »
Mais soudain, il se figea. Quelque chose n'allait pas. En lui, le loup grognait. L'odeur d'agrume était trop forte soudainement…
Il attrapa Malfoy une seconde avant qu'il ne s'effondre.
Mme. Pomfresh plissa des yeux de suspicion en le voyant arriver.
« Hier, c'était Monsieur Malfoy qui vous portait ici Monsieur Potter. Et aujourd'hui, c'est l'inverse ?! Puis-je croire qu'il y a une aiguille sous la roche ? »
Mais le Gryffondor de prêta pas attention aux mots de l'infirmière, trop paniqué pour son compagnon pour réagir. Il le déposa sur le lit avec délicatesse avant de se retourner vivement vers la vieille femme.
« Il c'est effondré tout à coup ! Que ce passe-t-il ? »
« Bouge vieille truie au lieu de nous fixer comme ça ! »
Elle soupira puis rejoint trop lentement le chevet du Serpentard pour passer une main au dessus de son corps et analyser magiquement les dommages.
« Fatigue », lâcha-t-elle enfin.
Harry sentit ses jambes manquer de le lâcher tellement le soulagement était grand. Fatigue. Il était juste fatigué. Pas malade ou en danger de mort. Juste, fatigué.
« Ouuuf… »
« Pourquoi cette inquiétude pour Monsieur Malfoy, Monsieur Potter ? Vu le nombre de fois où je vous ai soignés tout les deux après une bagarre, je pense que ce n'est pas du soulagement que vous êtes censés ressentir. »
Son cœur manqua un battement, mais, rapidement, il reprit la main sur ses sentiments. Un sourire à-la-Survivant étira ses lèvres.
« Pour la même raison que Malfoy m'a amener ici l'autre jour. C'est juste que je n'aurais plus personne à haïr si il lui arrivait quelque chose. Que ferais-je alors ? »
C'était à la fois un mensonge et la vérité. Que ferait-il si Malfoy n'était pas là ? Il n'aurait alors plus personne à haïr. Et à aimer.
« Hm… D'accord. Je m'occupe de Monsieur Malfoy. Vous pouvez partir. »
« NON ! »
« D'accord. Merci Mme. Pomfresh. Heureusement que vous êtes là. »
Après un autre sourire à-la-Survivant, il quitta l'infirmerie. Par miracle, l'infirmière n'avait pas remarqué ses poings serrés de toutes ses forces. La douleur l'obligeait à ne pas craquer.
« Harry Potter ! Où étais-tu par Merlin ! » hurla une vois féminine.
Après avoir relevé la tête, il retient un autre gémissement en découvrant sa meilleure amie et son petit ami.
« Oh non… »
« Je n'arrivais pas à dormir alors je suis sortis faire un tour », mentit-il avec aisance.
« Depuis hier soir après ta retenue ? Et qu'est-ce que c'est que ce sweet ? Je ne l'avais jamais vu. Et il paraît que tu n'es pas rentré au dortoir de toute la vas bien ? Tu es un peu pâle. Depuis quand tes cheveux sont-ils si longs ? Tu as tes affaires pour le cours de DCFM ? Il commence dans 6 minutes et nous sommes en retard. On ne sait même pas encore comment est le Professeur Triwels sur les retards Harry ! Et les Serpentards sont avec nous et nous avons Potion juste après ! Tu as vu ta tenue Harry ?! Snape va te tuer s'il te voit comme ça ! Pourquoi étais-tu devant l'infirmerie ? Tu es blessé ? Tu voulais des somnifères ? Ron, dit quelque chose ! »
« Heu… répondit le roux. Allons y ! »
Il attrapa la main de sa copine avant de partir en courant dans le couloir opposé. Avec un sourire reconnaissant pour son meilleur ami qui lui tournait le dos, Harry jeta un dernier coup d'œil à la porte fermée de l'infirmerie avant de partir à la suite des deux Gryffondors.
Étrangement, il était persuadé que Malfoy allait bien et qu'il dormait simplement : l'odeur d'agrume était douce.
Finalement, Harry pu rapidement récupérer une cape de sorcier pour camoufler son … manque d'uniforme et le trio arriva même pile à l'heure, par miracle. Le nouveau professeur aux longs cheveux bruns rattachés en une queue de cheval par un ruban jaune cette fois-ci, toujours assortit à sa chemise, regarda s'installer la jeune fille nerveuse et ses deux amis plutôt détendus en silence. Quand les derniers élèves furent installés ( soient Neville et deux autres Serpentards ) il leur fit un grand sourire qui leurs firent penser un instant à leur deuxième professeur de DCFM, Lockhart.
« Heureusement, personne ne peut avoir plus d'égo que cet homme »
« Bien. Je vois que pratiquement tout le monde est là. Quelqu'un sait-il où est Monsieur Malfoy ? »
Personne ne répondit mais Harry sentit son ventre se serrer en pensant au blond, seul et à la merci de tous. Mais il serra très fort la mâchoire et finalement, son Loup qui tournait en rond se calma. Mais il se calma lui aussi très vite car, pendant une seconde, il cru que Triwels avait déposé ses yeux sur lui. Mais il se détourna pour couler son regard vert clair sur les Serpents.
« Personne ? Bien. Passons à autre chose, je verrais avec Monsieur Malfoy quand il reviendra. Aujourd'hui, nous allons parler des Loups-garous. »
« Merde. »
En moins d'une seconde, tout son sang avait quitté son corps pour disparaitre. Que savait-il ? Était-ce une coïncidence ? Ou le professeur avait-il remarqué quelque chose sur son nouvel état ?
« Autrefois, mes ancêtres, qui portaient alors le nom de Scay (Hermione donna un violent coup de coude dans les côtes d'Harry), étaient les seuls sorciers d'un village de Loups-garous et portaient le titre de « médecin » dans celui-ci. Au cours d'un livre transmit de génération en génération dans ma famille depuis Henri Scay (nouveau coup de coude), j'ai appris de nombreuses choses sur la vie commune au sein d'une meute d'hommes-loups. Leurs lois. Leurs traditions. Leur système politique entre la monarchie et la démocratie. Que savez-vous sur les Loups-garou, mise à part qu'ils se transforment à chaque pleine lune, sauf les Alphas et les Bêtas capables de le faire quand ils le souhaitent ? »
La main d'Hermione fendit l'air comme à son habitude.
« Mademoiselle Granger ? »
« Les Loups-garous, aussi appelés Loups ou Hommes-loups, on pour traditions de passer le titre d'Alpha - le Patriarche de la meute, le Chef - après leur mort ou une défaite dans un duel, au Bêta - le Prétendant au « trône ». Si elle est en vie, l'ancienne Louve, la femme de l'Alpha destitué, doit elle aussi abandonner son rôle après avoir procédé à la cérémonie de « passage », où elle doit « offrir » le pouvoir de son époux au Bêta. Mais la tradition la plus importante est que les enfants de l'ancien Alpha doivent être tués pour que le Bêta soit le seul à réclamer légitimement le titre de Chef. Une autre tradition est aussi en lien avec la mort d'un Alpha, d'une Louve, d'un Bêta, ou d'un membre de la meute. Celle-ci varie cependant en fonction du rang social du mort. L'Alpha est allongé sur un bucher en bois le plus ancien, recouvert de présents, puis brûlé et enfin enterré. La Louve est sur le même bucher mais recouvert de fleurs de toutes sortes, brûlée puis enterrée au côté de son époux. Un Bêta sera simplement brûlé sur le bucher funéraire et un simple Loup-garou enterré. Il est de tradition qu'après la mort d'un haut placé, la meute face un deuil, soit une ou plusieurs journées sans avoir… hm… "d'actes amoureux" et où l'on mange qu'une fois la lune apparue. »
« Très bien. Merci mademoiselle Granger. Le titre d'Alpha est en moyenne tenu 20 ans. Sauf si, bien sur, l'Alpha se fait battre avant ou renversé. Quelqu'un sait-il qui est l'Alpha actuel de la meute de NewPast, pas loin de la Forêt Interdite ? »
Harry regarda Hermione grimacer. Elle ne savait pas. Lui nom plus d'ailleurs, du moins jusqu'à hier. Quelque chose le poussa à lever le bras et à ignorer le regard d'Hermione.
« Nox Noches est l'Alpha actuel. Emelyn Noches est sa Louve. »
Il ne précisa pas qu'ils étaient des compagnons car le professeur n'en avait pas parlé. Mais maintenant, tous dans la classe - enfin, surtout chez les Gryffondors et Ron en particulier - le fixaient avec de gros yeux. Gêné, Harry gigota un peu sur sa chaise.
« C'est exact. Et le couple précédent Monsieur Potter ? »
Après quelques secondes à fouiller dans sa mémoire, il répondit enfin. C'était étrange, car les noms qu'il n'avait pourtant écouté qu'une fois, étaient gravés dans son esprit comme une marque au fer rouge.
« Natel et Rissa Felt. Avant eux, Erwin et Line Dimstry. »
« Et avant ? demanda le professeur, visiblement curieux de voir jusqu'où allait les connaissances de son élève.
« Rik et Annah Snow à la mort de Low et Maria Nightne. Précédemment, il y avait Chris et Chew Vistorh. Après, je ne sais pas. »
« Vos connaissances sont bien profondes. Où avez-vous donc apprit cela ? »
« Heu… Par la Louve Alpha actuelle ? Hahaha, j'aimerais bien voir sa tête si je répondais ça. »
« Une vieille amie qui est passionnée de cette meute depuis longtemps. »
« Et que vous a-t-elle raconté d'autre ? »
« Pas grand chose. Rien de très intéressant. »
Il n'allait certainement pas lui raconter la transformation, ses séquelles, ou encore les liens, car le professeur se poseraient trop que questions.
« Les Loups sont toujours intéressants », répliqua le professeur avec sérieux.
Mais il ne chercha pas à en savoir plus et retourna à son cours. Le reste de leur cours porta sur les caractéristiques post-transformations qu'Harry connaissait déjà. Le professeur lui posa d'autres questions mais il feint à merveille d'ignorance. Détournant la tête pour échapper à une Hermione et un Ron les regards pleins de questions auxquelles il ne pourrait répondre, il tressaillit en rencontrant les yeux noirs de Blaise Zabini. Celui-ci semblait le suspecter d'y être pour quelque chose dans la disparition de son meilleur ami. Avec un sourire insolent, Harry articula silencieusement le lieu où il se trouvait puis détourna la tête. Comme ça, il était sur que le noir irait rejoindre le Serpentard et que celui-ci ne serait plus à la merci de tous dans un lit d'infirmerie.
Mais il déchanta bien vite quand la sonnerie retentit. Ils avaient maintenant Potion. Et qui disait Potion, disait Snape, et qui disait Snape disait embrouille, mépris et haine, serrage de dents et perte de points…
…
Potion… J'aime le cours de Potion. Parce que Snape est trop marrant x) (Oui, je suis bizarre et alors ?! J'aime les licornes et les pandas roses aussi.) Bon d'accord, c'est surtout parce que on peut mater Malfoy de dos sans se faire prendre *q* Tu m'étonnes que Harry rate toujours ses potions !
Bref. Des avis ? Je fais la danse de la joie à chaque commentaire ! —Kiara.
