Coucou tout le monde ça boum !? ^^
Aurore le retour! :p
Désolé pour cette très, très longue attente (honte à moi je sais !) encore une fois mais j'ai été très occupée ses derniers temps et je ne pensais pas vraiment à écrire il faut l'avouer. Je vous promets d'essayer de publier plus régulièrement dorénavant.
Voici le chapitre 6 !
J'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture, on se retrouve en bas :) .
Chapitre 6 : mal entendu
PV Ayden :
« Étrange » fut le seul mot qui me vint à l'esprit pour qualifier le début de cette nouvelle année à Havard Graduate School of Arts and Sciences, lieu prestigieux d'enseignement supérieur et université faisant partie de l'Ivy League - L'yvy League, association regroupant les huit universités les plus anciennes et les plus célèbres des États-Unis - et endroit, où s'amassaient nombre d'étudiants venus des quatre coins du globe afin d'étudier l'art ou la science.
La raison pour laquelle j'avais préféré Harvard à toutes les autres universités du pays ? La photographie. Surprenant me direz-vous ? J'aurais pu vous dire oui et vous donner raison. Effectivement au vu de l'image que je montre aux gens – l'image d'un garçon charmeur, dragueur, coureur de jupons qui ne laisse aucune place pour les sentiments – suivre un cursus pour devenir photographe et pouvoir vivre de mes photographies ne correspond pas vraiment à cette idée bien arrêtée que les gens ont de ma personne. Mais la photographie est un domaine dans lequel je baignais depuis que j'étais en âge de pouvoir tenir un appareil photo dans les mains. Ma première photo je l'ai prise à l'âge de dix ans avec le vieux Nikon de ma mère et depuis lors capturer différentes choses, à différents moments, suspendre le temps pendant quelques instants seulement est devenu un besoin addictif pour moi.
- Ayden putain le ballon ! Mais qu'est-ce que tu fais bon sang !?
Il me fallut quelque secondes pour reprendre pied avec la réalité et me rendre compte que la voix lointaine que je percevais alors était celle de jack et que ledit ballon dont il était question avait maintenant finit sa course dans les bras d'un des joueurs de l'équipe adverse contre laquelle nous jouions depuis une heure déjà. Celui-ci s'empressa de tirer derrière la ligne des trois points et le ballon entra sans aucune difficulté à l'intérieur du panier de basket. S'ensuit alors une slave de cris de joie de la part de l'équipe adverse bientôt rejoint par les cris d'indignation et de protestation de mon équipe.
- Non, mais bon dieu Ayden tu peux me dire ce que c'était que ce jeu de merde !? Me réprimanda Jack après m'avoir rejoint en trottinant et s'être plantait devant moi.
- Je sais Jack c'est bon ! Arrête de faire ta diva mec, ce n'est qu'un match et on l'a gagné puisque le temps impartit est écoulé ! Répliquais-je en m'essuyant le front avec le bas de mon t-shirt déjà trempé de sueur.
- Encore heureux que ça ne soit qu'un match entre potes parce que je te garantit que si ç'avait était un match de qualification pour le championnat d'état ont l'aurait eu dans le cul vu ta façon de jouer aujourd'hui ! Me dit-il.
- Putain je sais Jack ! Il y a des jours avec et des jours sans et là manifestement c'est un putain de jour sans, donc lâche moi tu veux !? Je lui lançai un regard noir avant de le contourner et de poursuivre ma route jusqu'aux gradins du terrain extérieur, Jack sur les talons. Nous nous assîmes et nous restâmes silencieux regardant les dernières personnes quitter le terrain. Après quelques minutes je sentis le regard insistant de Jack se poser sur moi et il rompit le silence.
- Que ce passe-t-il Ayden ?...Écoute mec, je sais bien que ce n'est pas dans tes habitudes de parler quand ça ne va pas, exception faite de Jay parce qu'il est ton meilleur ami depuis l'enfance, mais on se connaît depuis un certain temps maintenant toi et moi et donc même si je n'attends pas de toi que tu me confis tout ce qui peut se passer dans ta vie, je veux quand même que tu saches que si tu en a besoin, on peut parler tout les deux.
- Je sais tout ça Jack. Et Jay est peut être mon meilleur pote depuis que l'on est gosses mais tu es mon ami toi aussi, tout comme Gabriel et je sais que je peux compter sur votre appuie autant que sur celui de Jay. La n'est pas le problème. Dis-je dans un souffle.
- Alors quel est le problème ?...C'est...euh...à cause de cette fille que l'ont vu il y a trois jours ?...la nouvelle ?... .
- Ça n'a rien à voir avec elle ! Lui dis-je brusquement.
- Mec, loin de moi l'idée d'insister mais on tous vu la façon d'on tu t'es comporté avec elle et...
- La ferme Jack ! Je t'ai dis que ça n'avait rien avoir avec cette fille donc pour la dernière fois lâche moi ! Dis-je avec colère en lui lançant un regard noir.
- Ok ! ...ok calme toi mon pote, pas besoin de t'énerver. C'était juste une simple question.
- Désolé mon pote. Lui dis-je en soufflant d'un air lasse après avoir renversé ma tête en arrière et passé ma main sur mon visage d'un geste fatigué. Pardon de mettre emporté comme ça. Depuis ce matin je suis à cran parce je...putain ! Ok...j'ai couché avec Lola le soir où nous sommes revenus de Las Vegas vieux. L'alcool aidant je n'ai pas fait gaffe comme tu dois t'en douter ! Certes elle et moi, nous amusons ensemble quand nous en avons besoin mais tu la connais, elle est toujours prompt à s'imaginer qu'il se passera entre nous plus que ce qu'elle ne peut obtenir de moi et j'ai beau le lui expliquer elle n'arrive pas à le comprendre. Non, en fait elle ne veut pas comprendre et ça me les brise sérieux parce qu'à chaque putain de fois, on baise, je lui explique que je ne veux rien avoir à faire avec elle ou aucune autre fille, elle me fait une scène accompagné de pleures et d'insultes et c'est tout le temps le même refrain.
Jack qui jusqu'à-là n'avait pas cessé d'être en mouvement - de par le rangement de son sac et le nouage de ses lacets – se tenait maintenant droit comme un i sur le banc, la tête légèrement renversée en arrière, une bouteille d'eau inclinée à quelques centimètres seulement de sa bouche ouverte dans un grand « O ».
Le corps statufié par la surprise il tourna ensuite brusquement la tête dans ma direction et me regarda, les sourcils froncés et sa bouche toujours grande ouverte laissait paraître son étonnement (le tableau que représentait la tête de Jack m'aurait certainement fait rire à m'en tenir les côtes dans d'autres circonstances je dois l'avouer mais actuellement, la situation dans laquelle je me trouvais n'avait vraiment rien de risible.). Et là Jack fit une chose à laquelle je ne m'entendais vraiment pas...il éclata de rire ! Ce petit enfoiré ce payait ma tête ! Ma mésaventure l'amuse ça ne fait aucun doute. Je sais ce qui va suivre donc j'attends patiemment qu'il se remette de son fou rire. Après quelques minutes Jack semble calmé. Seuls ses yeux moqueurs et les mordillements qu'il inflige à sa lèvre inférieur m'indiquent qu'il essaie de se contrôler afin de ne pas repartir dans une crise de rire.
- Désolé Danny mais sérieux mec, tu dois bien reconnaître que c'est tordant ! Ça fait deux ans que ça dure ce petit scénario. C'est tout le temps là même chose. Me dit-il en pouffant, retenant avec difficulté un éclat de rire. Est-ce que tu te rends compte qu'à chaque fois que vous couchez ensemble tous les deux vous êtes toujours en état d'ébriété ? Peut-être pas au point de ne plus tenir debout et de ressembler à deux poivrots de la bouteille, mais assez pour vous faire perdre votre lucidité.
- Ça c'est à cause de vous bande de trou du cul et de vos sorties improvisées en Irlande, à la Nouvelle-Orléans ou à Las-Vegas ! Dis-je tout en lui assénant un coup de coude dans les côté, un air faussement revêche collé au visage. La prochaine fois prévenez-moi, ça m'évitera au moins les réveils à la con de Jay. Le préviens-je en riant.
Sur ces belles paroles, nous nous levâmes, et nous dirigeâmes vers les vestiaires. Nous nous séparâmes le temps de prendre une douche. Une fois à l'intérieur de la cabine de douche, j'ouvris le robinet d'eau chaude et quand l'eau percuta mes épaules je me détendis instantanément sous l'effet que produisait la chaleur sur l'ensemble des muscles de mon dos et je laissais partir ma tête vers l'arrière, les yeux fermés. Je soufflais, et la tension accumulée au cours de cette journée disparut comme elle était venue. Je laissais les souvenirs de ses sorties aussi dingues qu'amusantes envieillir mon esprit. En effet, Las Vegas n'était pas la première sortie « improvisée » que nous avions fait avec Jay, Gab, Jack, Naya, Sacha et Lola (quand mademoiselle était décidé.) et je doute que ça soit la dernière. Avant Las Vegas, nous étions allés à la Nouvelle-Orléans en Louisiane. De ce fait, nous avions visité quelques endroits phares de cette ville, comme : le quartier français, Arts District et Garden District. Mais nous avions pu aussi constater que la musique était sans conteste un des piliers de cette ville car de jours comme de nuits les rues, les quartiers, les bars, vivaient et vibraient au rythme du Jazz, mais également aux sons émis des trompettes et des saxophones. La musique qui résonnait partout dans les quatre coins de la ville faisait s'amasser des centaines de touristes, et cette musique, ces instruments, cette ambiance de fête, ces personnes, tout ça faisaient la renommée de la Nouvelle Orléans. Je mentirais si je disais que ces petites escapades entre potes ne m'étaient d'aucune utilité parce que dans ces moment-là j'en profitais, m'armais de mon appareil photo et je capturais chaque moments qu'ils soient importants ou non, histoire de garder une trace de notre passage dans chacune des villes que nous visitions. Ensuite il y eut la tournée d'une bonne dizaine de bars en Irlande le jour de la Saint Patrick, où alcools en tous genre ont coulés à flot. L'idée étant selon Jay - même si nous étions pas irlandais- que nous nous devions de soutenir nos amis les irlandais en participant à cette hommage rendu à cet homme, icône de l'Irlande. Je vous passe les détails de ce lendemain de beuverie. C'est aussi, je pense, à ce moment que ce jeu avec Lola avait commencé. Jeu qui ne me dérangeait pas outre mesure avant bien au contraire. Mais maintenant ?...Maintenant avec cette fille dans les barrages - Crystal si mes souvenirs sont bons - aussi bizarre que ça puisse paraître, l'idée que cette fille en vienne à savoir que mes histoires avec la gente féminine ne se résument à rien d'autre qu'à de bonnes nuits de baise pures sans sentiments, ni attaches, me fait me sentir minable.
Crystal..., rien que penser à cette fille une multitude de sentiments me submerge sans que je puisse l'arrêter. Il y a d'abord l'incompréhension face à ce torrent de sentiments qui me saisit quand je la vois, l''entends, la touche ou quand je pense à elle. Puis vient la colère parce que je n'ai aucune putain d'envie de ressentir tous cette ribambelle de sentiments que je ne contrôle pas, qui me font peur et qui, je le sais, vont compliquer pas mal de choses dans ma vie et dans celle de cette fille s'ils s'intensifient plus qu'ils ne le sont déjà. C'est bien pour ça que je vais devoir essayer d'ignorer tout ça en ça présence parce que si c'est le seul moyen pour qu'elle ne puisse pas m'atteindre et faire tomber tous les remparts que j'ai mis tant de temps à faire tenir debout pour me protéger, alors tampis je la tiendrais à l'écart de tous sentiments. Je sais, c'est égoïste mais ces remparts ne tomberont pas, je m'y refuse ! Je serais un ami pour elle, si elle le veut – et je sais déjà que je ferais attention à elle plus qu'à n'importe qui d'autre - mais je ne pourrais pas être autre chose, et plus vite elle s'en rendra compte, mieux ça sera. Enfin, la colère laisse place après quelques minutes, au désir. Un désir intense et ardent que je n'ai, je crois, jamais ressentis, même avec mes autres conquêtes qui étaient pourtant très belles et aussi très gâtées physiquement. Seulement, ce désir-là me dépassait, me troublait de telle sorte que mon sang bouillonnait dans mes veines pareil à de la lave en en fusion prête à exploser et que toutes les cellules de mon corps appelaient cette beauté aux cheveux châtains et aux yeux d'un bleu si incroyablement clairs qu'ils paraissaient gris.
Les yeux toujours clos, la tête renversée en arrière, le souffle court, je ne mettais pas encore aperçu que j'avais empoigné mon sexe devenu dur à m'en faire mal et que j'effectuais maintenant des vas et viens rapides et soutenus. Je fis passer mon pouce sur mon gland à plusieurs reprises en gémissant et en laissant échapper des râles de plaisir. Me sentant sur le point de jouir, j'accélérais la cadence et mes vas et viens soutenus devinrent endiablés. D'un coup je me tendis, jouissant et laissant l'orgasme s'emparer de mon corps tandis que je me mordais la langue fortement pour empêcher le crie guttural sur le point de percer la barrière de ma bouche.
- HUUUUUUMMMM ! Putain ! Dis-je dans un souffle saccadé après avoir ouvert la bouche, une main appuyée sur le mur en face de moi dû à l'intensité de l'orgasme qui venait de me frapper.
Après mettre remis de mes émotions, je me douchais, m'habillais - d'un jean's délavé et d'un t-shirt blanc – je ne me séchais pas les cheveux par manque de patiente mais aussi parce que de tout façon je n'avais pas le temps. Même si la journée du jeudi sonnait la fin des cours avec l'entraînement de basket, il était convenu avec la bande de nous retrouver dans le parc - qui se trouvait à 20 minutes de l'université – pour commencer le week end tranquillement. Et comme le soleil était de sortie en ce début du mois de septembre, nous avions envie d'en profiter car nous savions pertinemment que ça ne durerait pas. Arrivé sur le parking de l'université, je me dirigeais vers Hilda, ma voiture, une magnifique mustang Shelby TG 500 de couleur grise métallisée, année 1967 ! Je montais dans cette dernière et mis le contact puis partis en direction du parc. J'ai affublé ma merveilleuse voiture d'un prénom et alors ? Cette voiture j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, je la bichonne. Hilda et moi c'est une grande histoire qui remonte à 3 ans maintenant.
Arrivé à destination, je me garais à l'entrée du parc, sortis de ma voiture en vissant mes lunettes de sole style « aviateur » sur mon nez et j'entrais dans ce lieu et je pu constater que nous n'étions pas les seuls à avoir eu l'idée de profiter de ces derniers jours de beau temps. Tout en marchant je me mis à observer les alentours. Certains couples sont assis sur des bancs et regardent leurs enfants courir et rire sur ces grandes étendues d'herbes, d'autres personnes se contentent, assises sur l'herbe de pianoter sur leur téléphone, de faire leur jogging quotidien ou encore de lire dans les coins les plus reculés du parc ne désirant pas être dérangées. Parmi tous ces gens plusieurs étudiants. Certains révisaient déjà leurs cours, d'autres discutaient de tous et de rien. Au loin, tous assis sur l'herbe et exposés aux regards Jay, Jack, Gab, Naya , Sacha et...Lola (C'est bien ma veine tiens!) parlaient joyeusement entre eux. Tout en me dirigeant vers un léger sourire se dessinait au coin de ma bouche. Jusqu'à ce moment où Lola m'aperçut, elle se mit alors a agiter ses bras en criants des « Youhou ! » et des « Ayden chéri » qui firent, évidement, se retourner quelques personnes interloquées. A cet instant, bien qu'exaspéré et irrité par son comportement, je me retenais de lever les yeux au ciel – heureusement camouflés mes lunettes - et je décidais de l'ignorer maintenant et pour les heures à venir. Les exclamations de Lola eurent au moins le mérite de me faire remarquer par mes potes qui me firent signe de les rejoindre avec empressement.
- Salut vous tous ! Dis-je calmement en ôtant mes lunettes de soleil. Je fis bien attention et m'installais entre Naya et Jack pour donner le ton et faire comprendre une nouvelle fois à Lola que le moment que vous avions passé ensemble ne représentait rien pour moi. Étant donné le regard dur qu'elle me lança et le soupir agaçait qu'elle laissa échapper, il était clair, comme à chaque fois, qu'elle inspirait à bien plus qu'une simple partie de jambe en l'air avec moi. Grand bien lui fasse ! Je n'en ai rien à foutre de ses états d'âmes!
- Alors Danny cet entraînement pour le championnat d'état ? On est bon ? Prêt à leur en mettre plein les dents ? M'interrogea Jay.
- On est plus que bon Jay et quand on aura remporté le championnat d'état dans quelques mois on pourra s'en vanter pour un temps mon pote. Bon même si je le reconnais, aujourd'hui niveau technique et stratégie j'aurais pu mieux faire. Mais temps que Jack sera là pour me secouer quand il le faudra ça ira. Lui fis-je savoir en entrechoquant mon poing avec celui de Jack en souriant.
- Tu peux compter sur moi pour faire bouger ton derrière de gros mammouth mon pote ! Tu n'auras juste qu'à me siffler et j'accourais je promets ! S'exclame-t-il en ébouriffant mes cheveux alors que nous partions tous dans un grand éclat de rire.
- Je crois que je peux dire qu'Ayden à tout sauf un « derrière de gros mammouth » vous pouvez me croire. Répliqua joyeusement avec un certain entrain Lola.
Tout le monde dans le groupe se figea, nos rires se stoppèrent brusquement et l'air s'alourdit. Une sensation de malaise pesait maintenant à cause de l'annonce de cette phrase inattendue et plus que malvenue de Lola. Certes mes potes savaient de ce qu'il en était de mes relations de courtes durées avec les filles et Lola, évidement, mais ça ne lui donner pas le droit d'évoquer nos parties de baises occasionnelles au vu et au su de tous ! Les muscles de mon corps raidis, la mâchoire serrée, je relevais la tête que j'avais baissé non pas par honte – parce que j'assumais cet état de fait – mais plutôt par lassitude, et je pu alors voir l'air mal à l'aise des cinq personnes à qui je tenais le plus hormis mes parents. Et cet air, c'est ce qui me fit manquer à ma promesse d'ignorer Lola et de garder mon calme.
- Lola ? L'appelle-je.
- Oui, Ayden ? Me demanda-t-elle un sourire de contentement plaquait au visage.
- Casse-toi...tu te lèves, tu prends tes affaires et tu te barres maintenant ! Lui dis-je d'une voix calme mais dure et froide. Je ne sais pas à quel jeu tu es en train de jouer exactement, mais sache que je n'ai aucune putain d'envie d'y jouer avec toi. Ni maintenant, ni jamais d'ailleurs .Est-ce que je me suis bien fais comprendre ? Ce n'est ni le lieu, ni le moment d'ouvrir ta bouche pour faire savoir au monde entier que je t'ai baisé comme à chaque fois que je suis bourré. Alors si le fait de croire que toi et moi, un jour prochain, on sera un couple et que l'on vivra d'amour et d'eau fraîche peut t'aider grand bien te fasse ma belle mais je me fous de tes états-d 'âmes et de ce que toi tu veux, suis-je clair ? Lui demandais-je la voix tranchante.
- Mais Ayden mon c...
- Je t'ai dit de t'en aller Lola ! Casse-toi ! La coupais-je d'un ton autoritaire.
Elle se leva, ramassa ses affaires d'un geste rageur et partit d'un pas rapide vers l'entrée du parc, sans un regard en arrière. Je soufflai de soulagement dès que je la vis disparaître de mon champ de vision. Habituellement, je ne suis pas si méchant avec les filles, mais elle sous ces airs de gentille fille pouvait en réalité être une vrai peste et je pèse mes mots ! Je risquais un coup d'œil autour de moi pour m'apercevoir que les personnes les plus proches de nous n'avaient prêtées aucune attention à ce qui s'était déroulé il y a, à peine quelques minutes. Je regardais ensuite mon petit groupe d'amis qui me regardaient en retour et m'apprêtais à ouvrir ma bouche pour m'excuser d'avoir gâché ce moment de rigolade mais ils me coupèrent tous au même moment avec pour tous cette même phrase : « On désespérait de la voir s'en aller ne t'en fais pas. » qui nous fit difficilement retenir nos rires.
- Hey ! Mais ce n'est pas Crystal là-bas toute seule? Nous demanda Naya les sourcils froncés après que nous ayons arrêté de rire.
Nous tournâmes tous nos têtes dans la même direction que celle de Naya pour découvrir Crystal, sous un Saule pleureur. Elle est assise non par sur son fauteuil roulant mais à même le sol dans l'herbe, appuyée les mains dernière son dos, et la tête inclinée vers le haut de façon à pouvoir regarder vers le haut. Je détournais mon regard d'elle, soudain en colère de la savoir toute seule sans personne pour veiller sur elle (Bah mon pote l'ignorance de tes sentiments par rapport à cette fille n'aura pas duré longtemps ! C'est à se demander si elle a commençait un jour! Oh la ferme putain de conscience!). Les autres en firent autant après quelques secondes.
- Les mecs, vous est-ce que vous pensez qu'on devrait aller la voir juste pour être sur qu'elle aille bien?...Nous interrogea à son tour Sacha.
- Mais regarde là un peu Sacha, tu crois vraiment que si elle avait un problème elle resterait là tranquillement à contempler les branches d'un arbre ? Lui rétorqua Gabriel. Et puis sérieusement, elle m'a l'air d'être le genre de personne à savoir se débrouiller toute seule et à être assez indépendante malgré son handicap. Lui-dit-il.
- Je n'en doute pas ! C'est juste pour être sûr et pouvoir passer un peu de temps avec elle comme Willia n'a pas l'air dans les barrages. Lui répond-t-elle un peu vexé.
- Moi je suis d'accord avec Sach les gars et que vous vous décidiez maintenant ou demain, on ne la connaît pas. Moi j'ai envie de la connaître et vous aussi. Nous dit Naya en se levant d'un bon les yeux brillants à l'idée de faire plus ample connaissance avec Crystal.
On n'a pas dit le contraire Naya. Dis Jay avec sérieux. Seulement peut être quelle aime se retrouver seule parfois, sans personne autour d'elle pour surveiller tous ses faits et gestes ou la couver comme si elle était prête à se casser.. Elle a peut-être besoin de ce moment de solitude tu vois ? Rétorqua-t-il sans attendre de réponses. Comme tu nous l'as si bien fait remarquer, on ne connaît rien de cette fille et donc tu ne peux manifestement pas te pointer comme ça dans sa vie sans savoir quelle sera sa réaction. Conclus-t-il.
Nous le regardâmes tous, feignant l'étonnement su fait qu'il puisse tenir un tel discours aussi long, lui qui habituellement passait plus pour le clown de service pas sérieux pour un sous. Non, pas que je doutais de son sérieux et de son côté adulte loin de là. Étant que meilleur ami je savais très bien que Jay pouvait en fait, faire preuve d'une grande maturité quand il n'était pas occupé à persuader le monde entier du contraire.
- Putain mec, c'est le discours le plus pertinent que je ne t'ai jamais entendu dire depuis que je te connais ! Brailla soudain Jack en éclatant d'un rire tonitruant, suivit dès notre quelques secondes plus tard, faute de ne plus pouvoir nous retenir de rire.
- Pfff bande de trous du cul ! Siffla-t-il.
- Oh ça va Jay, remet toi tu devrais avoir l'habitude maintenant d'être chambrer de la sorte ! Dis Naya en ricanant. Bref, pour en revenir à Crystal, il n'est pas question de s'imposer dans sa vie comme ça sans son accord abrutie mais vous comme moi voulons apprendre à la connaître et devenir amis avec elle. Alors en ce qui me concerne c'est décidé je vais aller lui tenir compagnie. Tu viens avec moi Sach ? Lui demanda-t-elle en l'attrapant par la main et en la faisant se mettre debout sans que Sacha n'ait eu le temps de dire « ouf ».
- On vient avec vous les filles. Dis-je alors en souriant et en me levant d'un bon, suivit par les gars l'instant d'après.
En marchant dans la direction de Crystal, j'eus tout le loisir de la regarder. En cet journée de septembre, étonnamment douce et chaude, Crystal était vêtue d'une robe d'été beige à fines bretelles toute simple et d'une veste en jean bleu clair. Ses cheveux châtain étaient attachés et surélevés à l'aide d'une pince dans un chignon lâche, et quelques mèches sans échappaient. C'est dingue ! Même habillé aussi simplement, elle est belle à se damner. Arrivé à sa hauteur, son odeur : de la vanille accompagné d'une légère touche de freesia, me frappa - exactement comme il y a trois jours sur le parking de l'université – et je dû résister à l'envie d'inspirer fortement son parfum sous peine de devenir complètement barge. Heureusement, Je sortis de ma presque « transe » grâce aux filles qui se raclèrent la gorge pour attirer l'intention de Crystal. Celle-ci, intriguée ouvrit les yeux et redressa sa tête pour nous fixer de ses yeux, un air un peu surprit sur le visage comme si elle savait que nous étions dans le parc mais qu'elle ne s'attendait pas à ce que l'on vienne là voir. Puis un sourire fit disparaître l'air surprit de son visage.
- Bonjour, comment ça va ? S'exclama-telle joyeusement
- Et bien ma jolie Dit Jay, après s'être s'approchait et agenouillait en face d'elle, tout sourire. Maintenant que je suis prêt de toi tout va pour le mieux. I
- Ah oui !?...Toi, c'est Jay si je me souviens bien, non ? La questionna-t-elle sur un ton enjouer en plongeant ses yeux tout d'un coup moqueurs dans les tiens.
- Oui, c'est ça ma belle, Je suis Jay. Lui dit-il avec un sourire qui se voulait charmeur.
- Ok ! Alors laisse-moi te dire Jay, que, premièrement, ton numéro de dragueur à deux balles est carrément nul il faut que tu le saches. Et deuxièmement on sait tous les deux qu'il ne sert à rien d'autre qu'à m'embêter. Et tu sais comment j'ai fait pour savoir ça alors qu'on ne se connaît même pas ? Tout simplement parce que les emmerdeurs comme toi ça se repère vite et que ce trait de caractère est inscrit sur vos fronts. Lui dit-elle en rigolant.
Les yeux de mon meilleur ami s'agrandirent alors sous l'effet de la stupeur, en raison des mots prononcés à son encontre. Il se mit droit sur ces jambes, tourna sa tête vers nous un air effaré peint sur le visage. Il ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun mots, aucune phrases ne puissent en sortir et ne trouvant pas ses mots il s'assit tout simplement à ses côtés après lui avoir claqué un baiser sur sa joue.
- Ne restez pas debout comme ça, je vous signale que je ne peux pas me lever pour vous dire bonjour correctement alors ça serait super sympa que vous preniez exemple sur votre copain et que vous fassiez comme lui, histoire de pouvoir commencer à passer un peu de temps ensemble. Nous dit-elle taquine.
Derechef, les filles s'avancèrent vers Crystal, l'étreignirent affectueusement et prirent place à ses côtés. Les gars, eux, furent moins démonstratifs et imitèrent Jay en l'embrassant simplement sur la joue. Et moi ? Moi je restais là, à la regarder comme un débile sans pouvoir faire le moindre mouvement. Au bout de secondes qui me semblaient devenir une éternité je réussis à bouger et me dirigeais vers elle sans la quitter des yeux. Elle avait d'ailleurs, elle aussi le regard fixé sur moi. Arrivé devant elle, je m'abaissais jusqu'à atteindre sa joue et y déposer un baiser. Je laissais mes lèvres au contact de sa peau un peu plus longtemps qu'il ne l'était normalement parmi pour deux personnes étrangères l'une à l'autre. Mais peu m'importais les convenances en ce moment, je n'avais pas envie de me prendre la tête pour un simple baiser sur la joue. Je décollais mes lèvres de sa joue et la regardais.
- Comment vas-tu ma beauté ? La questionnais-je avec un sourire après avoir retiré mes lèvres de sa joue. D'ailleurs, celle-ci se teintèrent de rouge et elle baissa timidement la tête.
- WOW ! Alors là je ne suis pas d'accord ! Je te dis « ma jolie », tu me m'envoie me faire voir et lui il arrive comme ça, te dit « ma beauté » et tu ne lui dis rien !? S'écria Jay faussement indigné.
- Bah contrairement à toi mec, moi je n'en fais pas des caisses pour au final me faire tailler. Moi, ça se résume juste à une simple question. Lui-dis-je en me moquant.
-Je crois qu'Ayden vient de répondre à ta question Jay. Dit Crystal en lui faisant un grand sourire, accompagné des rires du reste du groupe. Elle me regarda alors et répondit à ma question. Je vais très bien merci et toi Ayden comment vas-tu ?
- Je vais bien beauté. Répondis-je en lui souriant jovialement. Je me redressais, puis allais m'asseoir en face d'elle.
- Alors..., qu'est-ce qui vous amène tous ici ? Nous demanda-t-elle engageant la conversation, visiblement désireuse d'avoir un dialogue plus poussé avec nous.
- Et bien comme il faut assez chaud et assez beau, on s'est dit pourquoi ne pas le commencer tranquillement tous ensemble ? Et toi alors que fais-tu là toute seul ? Pourquoi
Willia, Brady et Casey ne sont-ils pas avec toi en ce moment ? L'interrogea Sacha.
- Et bien Brady et Casey avaient tous les deux des projets. Quant à Willia elle planche sur son premier devoir à rendre je crois. Étant donné que je m'ennuyais j'ai décidé de sortir et puis j'attends quelqu'un. Dit-elle avec flegme.
À peine ces derniers mots prononcés que son téléphone sonna. Elle le sortit de son sac placé à ses coté, décrocha sans même regarder qui était l'appelant, puis répondis.
- Ouais ?
- …...
- Hein !? Mais...je pensais que tu ne devais arriver que dans une semaine Isaac ? Attends tu as vu Will ? Et elle t'a dit où je me trouvais je suppose? Ok je t'attends. Dit-elle avec engouement. Elle avait dans le regard cette lueur certaine de...complaisance ? D'admiration ? Le sentiment désagréable que j'avais ressentis quand j'avais posé pour la première fois mes yeux sur elle à la cafétéria refit surface avec force et avec une telle rapidité qu'il m'étonna. Je sentais bouillir mon sang dans mes veines - tellement qu'il me donnait l'impression de tous brûler sur son passage – et il battait tellement fort dans mes tempes que j'avais l'impression que ma tête allée exploser. J'entrepris de calmer ma respiration qui avait elle aussi grimpée et était devenue rapide sans que je ne m'en rende compte en inspirant et en expirant de légères bouffées d'air que j'espérais discrètes. Sauf que l'expression de mon visage devait refléter ce que je m'évertuais vainement à vouloir cacher puisque Jay me regardait les sourcils fronçaient un air circonspect sur le visage. Quelques secondes plus tard c'est un sourire plein de malice qui prend place sur son visage parce que de toute évidence lui a compris quelque chose que j'ignore encore apparemment et ça le fait jubiler. Je détournais les yeux pour fixer un point invisible derrière moi. Avec Jay nous n'avons pas besoin de se parler pour se comprendre. Le regard suffit et la lueur de curiosité qui est passée dans ces yeux ne trompe pas. Son air exalté non plus d'ailleurs. Je ne vais pas y couper, ce petit enfoiré va me cuisiner et il va s'en donner à cœur joie.
- Est- ce ça vous dérange si quelqu'un nous rejoint ? Demande Cristal avec un sourire après avec raccroché et rangé son téléphone dans son sac placé à côté d'elle. ? Isaac devrait arriver dans quelques minutes, il était déjà en chemin quand il m'a appelé.
Question stupide ! En quoi était-ce censé nous déranger ? Encore mieux, est-ce que l'on avait seulement notre mot à dire ? Si c'est le cas j'ai bien envie de lui faire savoir moi, que son « visiteur surprise » me pose problème ! Mais puisque je ne connaissais rien de cette fille et parce que je pouvais me permettre aucunes remarques je la fermée. Nous lui fîmes alors savoir qu'il n'y avait aucun problème.
Après trente minutes de discussion passant d'un sujet de conversation à un autre une voix se fit entendre derrière nous, interrompant notre flot de paroles. Nous tournâmes nos têtes en direction de l'endroit d'où nous parvenait la voix pour découvrir qu'un mec se tenait appuyé nonchalamment sur un arbre les bras croisés, son regard fixé sur Crystal, un sourire goguenard visé à ses lèvres. Je devinai alors, somme toute, que « M. visiteur surprise » venait de nous glorifier de sa présence.
A voir comme ça je dirais qu'il faisait ma taille mais il était plutôt du genre armoire à glace. Il avait les cheveux noirs corbeau. Je n'arrivais pas vraiment à savoir de quelle couleur exactement étaient ses yeux…bleus, gris allait savoir…. . Bref ! Il se détacha de l'arbre et se dirigea droit sur Crystal. Il s'assit derrière elle, passa ensuite ses bras autour de sa taille pour l'approcher de lui de sorte que son dos soit collé à son torse, puis l'embrassa tendrement sur le front. Profite bien enfoiré parce que bientôt elle sera à moi !... Hein !? Quoi !? Putain mais d'où ça sort ça ?... .
- Salut Katty-Crys. Putain ce que tu m'as manqué petite poupée, et ça ne même pas un mois ! Murmura-t-il ses lèvres effleurant toujours son front. Putain lâche-la avant que je ne décide de t'arracher tes deux bras !
- Salut Isaac. Je suis contente que tu aies pu venir pour le week-end ! Tu me manquais à moi aussi. Lui dit-elle doucement. Tu es venu sans Jersey ? Est-ce que tu sais au moins où dormir durant ce week-end ? Tu as vu Will je suppose ? Le mitrailla-t-elle sans lui laisser le temps d'en placer une.
- Houlà doucement avec tes questions, Respire Crys ! Dit-il en se moquant. Déjà pour commencer, je ne suis pas venu avec Jersey. Elle n'a pas voulu venir….sortie avec ses copines ou je ne sais quoi. Grommela-t-il. Ensuite oui que sais où crécher mais ce n'est pas seulement pour le week-end, un ami m'a proposé de m'accueillir et oui j'ai vu Willia puisque que c'est elle qui m'a dit où tu te trouvé.
- Ok…hum…et tu repars quand exactement alors ? Et le garage ? Lui demanda-t-elle
- J'ai posé mes congés au garage. Les gars se débrouilleront très bien sans moi, ils vont savoir gérer comme toujours quand je m'absente et puis de tout façon c'est moi le boss je fais ce que je veux. Lui dit-il en lui tirant la langue de façon puérile. J'ai donc quinze jours à tuer et je compte bien profiter de toi.
- Mon dieu c'est trop génial ! S'exclama-t-elle en passant ses petits bras autour de son cou et se pelotonna contre lui. Putain ça va être génial, on va s'éclater ! Oh ! Les gars je vous présente Isaac, Isaac je te présente Jay, Jack, Gabriel, Sacha, Naya et…Ayden.
Elle nous a pointés de son doigt à chaque prénom qui sortait de sa bouche. Nous le saluâmes tous, les mecs avec un « Salut mec. » et les filles avec un « Bonjour » ponctué d'un petit signe de la main. Moi je me contentai d'un simple hochement de tête. Je ne sais pas quelle expression– que ce soit la frustration, la colère, la jalousie, ou la fureur (après tout peut être que tous ses sentiments étaient mélangés) – se reflétait sur mon visage, mais peu importer parce quelle qu'elle soit elle eut pour effet de faire se plisser les yeux de Crystal qui me regardait maintenant avec une interrogation manifeste dans le regard. Au contact de « monsieur parfait », au vu des différentes expressions qui passaient sur son visage et à la lueur qui brillait dans ses yeux quand elle posait les yeux sur lui, elle donnait l'impression que rien ne pouvait l'atteindre. Il était indéniable qu'elle se sentait en sécurité lorsqu'il était avec elle. Et je me doutais – car ce n'était pas difficile à deviner - que de son côté, lui, s'assurait qu'elle soit en sécurité.
- Salut ! Nous dit-il souriant. Je vois que ça n'a pas trainé, c'est une belle brochette de chevaliers servants que tu as là Crys. En omettant bien sur les deux princesses du groupe. Dit-il sur le ton de la taquinerie en gratifiant Naya et Sasha d'un clin d'œil suivit par un sourire. Je ne vais pas passer par quatre chemins et je serais bref donc ouvrez bien grand vos oreilles. Je tiens à ce que la vie de Crystal, ici, se déroule au mieux. N'étant pas là, je ne peux pas vraiment veiller sur elle comme je le voudrais alors vous êtes prié de dégager tous les mecs en rut dont les intentions ne seraient certainement pas louables. Bien sûr cela vaut aussi pour vous quatre les mecs. Vous garderez vos pattes tranquillement dans vos poches. Je ne permettrais à aucun gars de la toucher. Signala-t-il en nous lançant un regard perçant qui ne permettait aucune contradiction de notre part.
Je fus le seul à ne pas hocher la tête. Les filles, elles, ont lâchées un gloussement mal contenu - même avec leurs mains plaquées contre leur bouche – autant fasse aux têtes que nous faisions, que par le comportement protecteur de ce que je supposai être le mec de Crystal. Et ne me demandez pas d'explications sur ce qui suivi parce que je serais incapable de vous expliquer le pourquoi de ma réaction et les mots qui sont sortirent de ma bouche sans que je ne pus les retenir. Même Crystal qui semblait prête à remettre ce connard en place n'eut pas eu le temps d'ouvrir la bouche.
- Excuse-moi ? Tu viens d'utiliser l'impératif là ? Alors si j'ai bien compris, et arrête-moi si je me trompe, sous prétexte que tu ne sois pas là pour garder à un œil sur ta nana tu nous demande, non que dis-je tu nous ordonne de le faire à ta place !? Tu nous prends pour qui exactement, ses Cerbères personnels ? Je vais te dire une chose mec, j'ai autre chose à faire de mes journées que de jouer à la baby-sitter pour une fille qui vient de débarquée et que je ne connais même pas. Et pour ce qui est de mes mains, ne t'en fait pas elles resteront sagement en place parce qu'il y a peu de chance pour qu'un jour je puisse avoir envie de ta copine crois-moi. Ma voix avait claqué dure, froide et cassante.
L'atmosphère froide qui se mit à régner alors autour de nous après mon plaidoyer contrasta avec cette journée fraiche et ensoleillée. Les mecs me regardèrent avec cet air de : Putain mon vieux mais qu'est-ce que tu fous bordel ! Les filles quant à elles me fixèrent les lèvres pincées, un air réprobateur collé au visage.
- Hey mon pote il y a erreur s….. Commença Isaac d'un ton bourru et impérieux mais Crystal le coupa avant qu'il n'ait pu me dire le fond de sa pensée.
- Isaac stop ! Laisse-moi parler s'il te plait. Lui demanda-t-elle d'un calme olympien. Elle planta son regard, devenu acéré, dans le mien. Ses yeux couleur océan prirent alors une teinte grise quand elle se remit à parler. Pour qui te prends-tu pour parler de cette manière aux personnes que tu ne connais pas ?...C'est quoi ton problème au juste ? Laisse-moi à mon tour éclairer ta putain de lanterne sur plusieurs points. Je n'ai aucunement besoin de ton n'aide ou de celle de quiconque ici ! Je sais me débrouiller toute seule ! Je ne dépendant de personnes sinon de moi-même. Les gens m'aident parce qu'ils le veulent et non parce qu'ils s'y sentent obligés ! Je ne mendie jamais l'aide c'est un principe chez moi. Mon frère, Isaac - et j'aurais dû vous le dire à tous dès l'instant où il est arrivé mais je n'en ai pas eu le temps – demande de l'aide à toutes les personnes qui m'entourent parce que c'est dans ses mauvaises habitudes parce qu'il a besoin de me sentir en sécurité. Il est comme ça, il ne chercher pas à mal. Mais tu sais quoi ? T'en fait pas, j'ai bien compris que tu ne voulais pas t'embarrasser d'une nana qui vient de débarquer, que tu ne connais pas - et tu ne l'a pas dit mais tu l'as pensé tellement fort, que je vais le dire à ta place – et qui est handicapée. Si ça peut te rassurer, de toute façon je n'ai pas envie d'avoir besoin de toi pour être toute à fait franche….
- Stop toi maintenant Crystal ! Arrête de dire n'importe quoi….je…ça n'as rien avoir avec ton handicap ! Ton handicap je m'en balance ! Tu ne sais rien, rien du tout ! Tu….je croyais…. . Essayais-je de lui dire furieux qu'elle puisse seulement penser que son handicap pourrait être LE problème.
- C'est bon Ayden moi aussi j'ai cru, j'ai cru bêtement que….laisse tomber en fait, on va s'arrêter là. Capitula-t-elle une lueur de tristesse dans les yeux. Isaac on peut s'en aller ? Lui demanda-t-elle en tournant sa tête vers lui.
- Bien sur poupée on y va ! Dit-il en se levant après avoir déposé un baiser sur son front. Il se retourna vers les filles en souriant suivit d'un « mes demoiselles » et fit une accolade aux gars. Il me regarda de manière hostile puis se détourna pour s'occuper de Crystal. Allé viens là jolie poupée. Dit-il en passant soulevant sa sœur pour la prendre dans ses bras. Il la déposa en suite dans son fauteuil et il murmura une chose à l'oreille. Elle hocha la tête puis croisa mon regard qui était toujours fixé sur elle depuis qu'elle m'avait balancé mes quatre vérités à la figure.
- Je suis désolé, je n'aurais pas dû, pardonne moi ….Je ne voulais pas dire tout ça. Je lui dis ça les poings agrippant l'herbe pour m'empêcher de me précipiter jusqu'à elle pour la prendre dans mes bras et ne plus la lâcher parce je sais que mes paroles l'ont blessées. Putain je ne sais pas pourquoi mais je déteste être la cause de son chagrin. Ma mâchoire se serra et le muscle de celle-ci joua sous ma peau dû à l'énervement. C'est quoi ces conneries mec !? D'habitude tu te fou bien de savoir si tes actes ou tes paroles ont pu blessées ! Reprend toi merde !
Mais Crystal m'ignora, détourna les yeux et s'adressa aux autres.
- Bon week-end tout le monde, amusez-vous bien ! On se voit lundi. Leur dit-elle avec un sourire et un petit signe de la main.
- A lundi mon petit rayon de soleil, il me tarde ! Lui dit Jay de façon théâtrale, une main posée sur son cœur.
Sacha, Naya, Gab, et Jack se contentèrent d'un simple hochement de tête affirmatif et d'un sourire.
Nous la regardâmes partir aux côtés de son frère. Quand ils eurent disparus les exclamations ne se firent pas attendre.
- Bordel Danny tu te comportes vraiment comme un petit enfoiré parfois tu sais !? Pourquoi tu as réagis comme ça ? Me demanda Jay. La contrariété masquée son visage.
- Pourquoi faut-il toujours que tu partes au quart de tour sans raison apparente nom de dieu ! Tu fais chier Ayden ! dit Sacha avec des flingues à la place des yeux.
- C'est vrai, tu as abusé là. Il ne t'a rien fait du tout et avec tes paroles tu as blesser Crystal j'espère que tu t'en aies rendu compte au moins ? M'interrogea Naya
Jack et Gab quand à eut restaient silencieux. Jack ne dit rien et à en juger par l'expression de son visage, maintenant j'étais sûre qu'il savait que, ce que je lui avais dit à l'entrainement, sur le fait que tout allait bien, n'était que mensonge. Il savait que quelque chose était en train de se passe. Gabriel, lui, semblait plus soucieux qu'autre chose.
- J'ai déconné je sais. Dis-je en passant ma main dans mes cheveux, soupirant. Mais laissez-moi tranquille avec ça s'il vous plait.
Tous acquiescèrent et nous changeâmes de sujet.
De retour du parc nous nous séparâmes car chacun avait des impératifs. N'ayant rien de prévu je retournai dans ma chambre, je m'adossai contre la tête du lit et me mis à réfléchir. J'essayer de trouver par quel moyen j'allais bien pouvoir arranger les choses avec Crystal. Parce qu'il ne fallait pas que je me voile la face…j'avais merdé, je le savais très bien, et gravement en plus….j'ai laissé ma….jalousie ? Ma possessivité ? Prendre le dessus et maintenant il allait falloir du temps pour que tout s'arrange et qu'elle me pardonne d'être un con fini …. .
Voilà ! Fin du Chapitre 6.
J'espère qu'il vous a plu.
Je vous dis à bientôt pour la suite ^^ ….. . Big bisous, Aurore.
