Salut les gens ! :)
J'espère que vous allez bien, en ce Samedi soir. Moi, je suis fatiguée, donc je vais pas tarder à aller m'enterrer sous mes couvertures.
Je sais, pour les lectrices d'Une amitié fraternelle, normalement j'aurais dû poster sur celle-ci, cette fois, mais j'ai pris du retard dans mes écrits, et ce sur les deux fictions, alors autant ne pas prendre trop de retard dans la publication de celle-ci. Quoi qu'il en soit, on se verra bientôt.
Je m'éternise pas, et réponds de suite aux anonymes ;
Laurie : Hey Miss ! Oui il y'aura des éclaircissements, sur le passé de Bella. Mais pas tout de suite. Il va falloir attendre. :)
Marie larriven lafi : Hey. Ils font un peu de progrès, en effet. Mais seulement un peu, alors. :) Il va falloir un peu de temps, à chacun, pour que ça progresse réellement. Patience. :)
Jessica : & Bien sache que je suis toujours aussi contente que ça te plaise, cette fiction. Merci mille fois de me lire !
Angelina : Hey nouvelle lectrice. :) Tu m'as faite rire avec ton « Bon Edward est un peu ( urm urm ) con » Oui, il l'est ! Clairement, même. Mais bon.. On l'aime quand même. Yep, les Bella de AF, et de LCLH sont quasi pareilles.. J'arrive pas à les changer. *Honte* B r e f. Je suis contente que ça te plaise, Miss. :)
Lisa : Haha, Emmett a toujours été le moins con, de toute façon ! Mais il va te falloir encore un peu de patience, si tu veux mon avis. Angela est une pute, on l'a tous compris. ^.^ Pour ce qui est d'Edward.. Ben, c'est Edward, quoi. Jasper ? Ton préféré ? Très bien. Tu vas kiffer les prochains chapitres, alors. :) Pour ce qui est de Rose et Royce, par contre, tu sauras pas, nah. :P Encore une fois, merci d'être là, ma Belle !
Just-S : Haha, Aaron a su touché pas mal d'entre vous par sa finesse, et sa présence d'esprit.. Emmett ? Oui, on sait pas trop quoi penser de lui, pour le moment. Patience, patience. :) Peut-être auras tu quelques réponses dans ce chapitre. J'espère que tu l'aimeras autant que les autres ! TAKE CARE !
Je me répéterai jamais assez, mais.. Un grand merci à vous toutes, pour prendre le temps de me lire, de m'écrire, de me mettre en alerte et autres.. Vous êtes sensas'.
Je vous laisse à ce bon vieux chapitre 6, en espérant qu'il vous plaise.
Un petit coucou à mes perchées, qui se reconnaîtront sans doute. Un gros câlin à ma p'tit Claire chérie, car sache que j'ai apprécié la soirée. ;)
Sur ce, je vous rappelle que seul le contexte de cette histoire m'appartient, ainsi que les McCarthy. ;)
HAKUNA MATATA ! =D
~*. Un homme, Estienne d'Orves, a dit : « Quand vous serez grands, ne gardez de rancune envers personne. N'oubliez jamais que tous les hommes sont frères, et qu'il faut répondre aux offenses et le mal par le pardon et l'amour. »
Point de vue Bella
Je regardai mon voisin, me remémorant les derniers mots que nous avions échangés la veille. Je me sentais un peu coupable d'avoir fait tourner la conversation ainsi, de presque l'accuser, alors qu'il avait essayé d'être gentil. Pour lancer un nouvel échange, je dis.
- Je ne savais pas que tu avais redoublé.
Edward me regarda en élevant un sourcil, apparemment surpris que je cesse de l'ignorer.
- Sur la feuille.. Expliquai-je. Tu as marqué que tu es né en 93.. Je suis de 94. Tu es plus vieux d'un an.
- Je n'ai pas redoublé. J'ai simplement arrêté l'école pendant un an, et j'ai repris l'année d'après.
- Ah oui ?
- Oui.
Je me tus face à sa réponse. Voyant qu'il ne relançait pas plus que ça la conversation, je fis mine de me concentrer sur le microscope qui se trouvait entre nous deux.
- Et.. Tu.. Tu as jeté un coup d'œil au début d'hypothèse ? Entendis-je.
Je relevai la tête vers mon voisin en souriant. Il me parlait.
- Ouais, je.. D'ailleurs je l'ai terminée. Tiens attends..
Je commençai à chercher mon trieur, là où j'avais rangé la feuille qu'Edward m'avait donnée à remplir.
- Il ne fallait pas, je l'aurais faîte. En plus le prof risque de se mélanger, si toi et moi n'avons pas le même raisonnement.
Je trouvai finalement la feuille, avant de lui tendre. Il la prit sans hésiter, alors que je lui disais.
- J'ai écrit au crayon de papier, au cas où tu ne serais pas d'accord, et que tu voudrais le faire par toi-même.
Edward écarquilla les yeux au fil de sa lecture, et je rougis en appréhendant son verdict.
- C'est.. C'est très bon. A quelques mots près, c'est exactement ce que je voulais marquer.
J'osai lui sourire, alors qu'il m'observait. Il me regarda longuement, avant de me sourire à son tour.
- Je propose que je la reprenne, comme ça je pourrai recopier au stylo.
- Ca ne me dérange pas, à moins que tu veuilles que je le fasse .. ?
- Non, je te remercie, ça ira, fis-je en reprenant la feuille.
Mais alors que j'allais l'attraper, Edward me la tendit, et du coup nos doigts se touchèrent. Son contact me fit avoir la chair de poule, alors qu'une mini décharge électrique se dégageait de sa peau. Je sursautai, avant de rougir pitoyablement. Edward, confus lui aussi, se racla la gorge avant de lâcher la feuille, éloignant ses doigts des miens. Il me fit un petit sourire, avant de se remettre dans le cours. Je le regardai noter quelques choses sur son cahier. Edward semblait être studieux. Il était tout le temps en train d'écouter, de prendre des notes, poser des questions au professeur pour être sûr d'avoir compris la même chose que lui. C'était craquant, je devais l'avouer. Le prof se mit à parler, me sortant de ma contemplation.
- Je vous fais passer dans les rangs une feuille. C'est une autorisation que vous devez faire lire et signer à vos responsables légaux, pour ceux qui ne sont pas encore majeurs. C'est pour la prise de sang que nous allons effectuée Mardi.
- Nous allons faire une prise de sang ? Ne pus-je m'empêcher de demander tout haut.
Je vis du coin de l'œil mon voisin me regarder, alors que le prof répondait.
- Oui. Pour déterminer le groupe sanguin de chacun, et les éventuels liens de parenté entre les élèves.
J'hochai la tête, quelque peu effrayée à l'aider de me faire piquer. Je n'aimais pas les aiguilles.
- Qui fera cette prise de sang ? Questionna une fille.
- Et bien vous aurez le choix entre l'infirmière, ou votre voisin. Bien sûr, vous aurez tous le matériel nécessaire. Mais si vous choisissez votre voisin, c'est à vos risques et périls. Ce sera une nouvelle expérience, et l'infirmière sera là pour vous guider.
Instinctivement, je me tournai vers Edward, alors que celui-ci m'observait également.
- J'aime pas la vue du sang, expliquai-je.
- Ca me dérange pas plus que ça, avoua-t-il.
- Elle est gentille l'infirmière d'ici ?
- Ouaip. Mais elle est moche, entendis-je.
Je pivotai la tête vers la droite, pour regarder Emmett Swan. Je ne dis rien, me contentant d'hocher la tête en esquissant un sourire à sa réplique. Bientôt, la sonnerie retentit, marquant ainsi la fin du cours de biologie. Je rassemblai rapidement mes affaires, à l'instar de tous mes camarades, et remis rapidement ma veste sur mes épaules.
- Bon ben..
- Je te..
Edward et moi avions parlé en même temps. Il sourit, avant de dire.
- Je te souhaite un bon week-end, Isabella.
- De même pour toi, lui dis-je.
- Même si je pense que l'on se croisera ce soir.
Je souris également, alors qu'il s'en allait vers la paillasse d'Emmett, après m'avoir accordé un dernier regard. Je sortis rapidement de la salle, et me dirigeai vers mon prochain cours. Croisant Angela Weber dans le hall principal, celle-ci m'adressa un regard hautain, alors qu'elle piaillait avec une de ses sbires. Je soupirai légèrement, blasée par sa présence, avant d'aller vers la salle d'Art Plastique.
- Attends-moi, Blanche Neige ! Entendis-je.
- J'attends pas les noirs, moi ! Dis-je sans pour autant me retourner vers Aaron.
Plusieurs regards choqués se tournèrent vers moi à ma réplique, mais je n'en pris compte.
- C'est de la discrimination !
- Ca me dérange pas, moi j'aime bien, souris-je.
- Pauvre blanche !
Je pouvais entendre au son de sa voix qu'il se rapprochait, et, alors que j'allais me retourner pour éviter toutes crasses, je sentis son pied faire obstacle au mien, me faisant trébucher. Je réussis à rester debout, alors qu'Aaron me dépassait en rigolant. Il rit tout en rentrant dans la salle de classe. Je levai les yeux au ciel en soupirant, avant de le suivre. Je rentrai dans l'atelier d'Art Plastique, et allai prendre place à la table du fond, auprès de mon frère, après avoir salué la professeure. Je m'assis sans un mot, et Aaron me poussa du coude.
- T'as pas quelque chose à manger, toi ? Quémanda-t-il. J'ai faim.
- J'ai que dalle. Et puis d'abord t'as toujours faim.
- Si tes vieilles répliques étaient mangeables, ce serait pas un problème étant donné que tu les sors à longueur de temps.
Je lui fis une grimace, et il me dit.
- T'es trop nulle, de toute façon.
- C'est dommage, j'avais des Schokobons, lui soufflai-je.
- Quoi ? Sérieux ?
- Je sais plus.
- Allez Bells, fais péter, je te dis que j'ai trop faim.
- Et moi je te dis que je parle pas aux noirs. Je suis noirotophobe.
- T'es trop conne, surtout.
- Peut-être. Mais moi j'ai de quoi manger.
- Si je fais un malaise, ce sera de ta faute, t'en as conscience ?
Je ne répondis pas, laissant le silence s'installer entre mon frère et moi. Cependant, au bout de quelques minutes, je me laissai aller à une dernière vanne.
- A ton avis, Aaron, si tu fais un malaise.. Tu deviens plus blanc ? Les gens perdent de la couleur, eux.. Ca se trouve tu vas devenir blanc, si tu tombes dans les pommes, non ? On essaie pour voir ?
Mon frère me regarda de travers, et je ris. Voyant qu'il ne parlait pas, et ce, même après un quart d'heure de cours, je me penchai vers mon sac, et en sortis une poignée de chocolats emballés.
- Tiens, crevard.
- Oh, merci Bella !
Il sourit tel un gosse en attrapant les friandises, et je secouai la tête devant son comportement.
- Pis je pense pas que je perde de la couleur si je fais un malaise. Déjà je suis trop indestructible pour un malaise, donc..
- N'importe quoi.
- C'est toi la n'importe quoi. Je sais ce que je dis.
- Tu sais rien du tout, ouais.
- C'est toi la rien du tout.
Blasée par lui, je lui mis une claque sur l'arrière de la tête en disant.
- Pis arrête de parler comme ça, débile !
- C'est toi la ..
Aaron ne continua pas sa phrase devant le regard que je le lui lançais. Il se tourna vers sa feuille, faisant mine de reprendre son croquis, qui ne ressemblait à rien, avant de grommeler.
- Débile, va.
[…]
- Je peux t'aider ? Questionnai-je.
Ma mère me regarda, fit semblant d'observer ce qui l'entourer, avant de répondre. Comme si elle ne se doutait pas de sa réponse.
- Non, je vais m'en sortir.
- Non mais Yemma, dis-je en lui prenant le balais des mains, je me demande encore pourquoi je te pose la question, étant donné que la réponse est toujours la même.
- Kenza je te dis que..
- Comment s'est passé ta journée ? Coupai-je en commençant à balayer. Tu as eu des nouvelles de Papa ?
Ma mère soupira, et je la fis s'asseoir sur le canapé, alors que je me concentrai sur ma tâche.
- Oui, il a appelé ce matin. Il dit que tout se passe bien. Il rentrera sans doute Mardi.
- Bah c'est cool. Il est dans un bon hôtel ?
- Apparemment. Il dit que le patron de cette boîte n'hésite pas à mettre la main à la poche pour donner de bons lits aux employés en déplacement.
- Ben ça c'est très bien, souris-je.
- Et toi, ta journée ?
- Comme un vendredi. J'ai eu un A- en Espagnol.
- C'est bien, Kenza.
- Toujours pas de nouvelles, au sujet de l'annonce pour le travail ?
- Non, mais je ne perds pas espoir.
- T'es sûre de vouloir travailler, Yemma ?
Ma mère me regarda longuement, avant de se lever, et de me reprendre gentiment le balais des mains.
- Va me chercher la pelle et la balayette, s'il te plaît.
J'opinai en y allant, avant de revenir avec les objets demandés. Je ramassai les ordures en m'accroupissant, alors que ma mère disait.
- Et oui, j'ai vraiment envie de travailler. Je m'ennuie toute seule à la maison toute la journée.
- Mais peut-être que les gens d'ici ne seront pas gentils avec toi.
- Je ne suis pas une petite fille, ma Chérie. Je sais ce que je dois faire, dans ces cas là.
- J'ai pas envie qu'il t'arrive des ennuis, avouai-je en allant jeter les poussières à la poubelle.
- Mais enfin, qu'est ce que tu racontes ? Les gens d'ici ne sont pas méchants, si ? Les gens t'embêtent, Isabella ?
Ma mère me regarda avec insistance, et je baissai la tête devant les yeux verts de Yemma.
- Non, du tout.. Juste que.. Je sais pas, je te vois pas travailler chez des gens que tu ne connais pas.
- Ne t'en fais pas, va. Tout ira bien. Et puis d'abord, je ne suis même pas encore embauchée. Je n'ai eu aucune proposition, donc, tout va bien.
Je fis la moue, et ma mère caressa ma joue de ses doigts avec douceur.
- Va promener Keops, ma Chérie.
- Je voulais t'aider à faire manger, dis-je.
- Je vais dire à un de tes frères d'aller vous chercher une pizza, pour ce soir.
- T'as pas besoin de moi, t'es sûre ?
- Non, tiens, je vais aller m'asseoir sur le canapé et appeler ma sœur.
- Tu lui passeras le bonjour, hein ?
- Sans problème. Mais en attendant, va quand même promener ton chien.
- Ca marche.
- Et appelle Aaron, pour les pizzas.
- Jeff, plutôt, sinon les pizzas reviendront pas.
- Hmm.. Sage décision.
J'embrassai la joue de ma mère, avant de courir à l'étage.
- Jeff ! Maman veut que tu descendes !
- J'arrive !
J'allai dans ma chambre, cherchant mon short hawaïen gris, et mon haut de maillot de bain. Depuis notre arrivée, je n'avais pas eu le temps de me baigner, alors ce soir, c'était le grand soir. Une fois les vêtements en main je me dirigeai vers la salle de bain afin d'aller me changer. Je mis sur le haut de bikini noir un simple débardeur de la même couleur, et ne pris pas la peine de m'attacher les cheveux. Après avoir rangé toutes mes affaires dans ma chambre, je repris ma route vers le rez de chaussée, puis vers le jardin.
- Keops ?
Le chien apparut rapidement, faisant sa petite fête habituelle.
- Hey mon gros, souris-je en m'accroupissant.
Je caressai ses oreilles toutes douces, frottant ensuite son crâne affectueusement.
- Allez viens, lui dis-je. On va se baigner !
Je pris une grande serviette sur l'étendoir, avant de partir joyeusement sur le bord de la plage. Je sautai la barrière du jardin avec aisance, Keops m'imitant, et nous allions tous deux directement sur le sable chaud. Le chien se mit à courir en aboyant, heureux de gambader, et je souris. Le soleil caressait ma peau avec douceur, la réchauffant petit à petit. Je fermai les yeux sous la sensation plus qu'agréable. Le bruit des vagues me parvint rapidement aux oreilles, et je souris davantage. Je rouvris les yeux pour poser le regard sur la plage déserte. Encore mieux.
Sans hésiter, je laissai choir la serviette sur le sable, avant de retirer mon débardeur. Je jetai celui-ci sur la serviette, avant de passer une main dans mes cheveux en disant.
- Prêt pour faire trempette, Vieux ?
Mon chien s'approcha de moi, et je caressai le sommet de son crâne, avançant vers l'Océan.
Très vite, des vagues vinrent s'échouer sur mes chevilles, me mouillant les pieds. L'eau semblait très bonne, c'était déjà ça. Sans hésiter, je continuai d'avancer, et je me retrouvai bientôt avec de l'eau jusqu'aux genoux. Je regardai mon chien en train de nager un peu plus loin, et souris.
- Allez, moi aussi je me lance !
Je fis encore quelques pas, avant de me jeter entièrement à l'eau. Saisie en un quart de seconde, je restai quelques instants sous la surface, profitant de la sensation de l'eau tout autour de moi. Je remontai ensuite pour reprendre mon souffle, et Keops aboya à mon apparition.
- BAH ! Criai-je. C'est trop bon !
Je ris, euphorique, avant de replonger et de faire quelques longueurs. L'eau envahit mes oreilles, et ce fut comme si il n'existait plus rien autour de moi. Une petite pause dans l'univers. Dans mon univers.
Point de vue Edward
Je retirai un de mes écouteurs, observant les objets se trouvant au sol. Une serviette, et un débardeur. Je relevai les yeux vers l'eau, avant de voir une silhouette un peu plus loin. Je vis sans mal une poitrine, et le dessus d'un visage. Je m'avançai un peu plus près, et reconnus les traits de ma partenaire de biologie.
- Isabella ? L'appelai-je pour voir si elle réagissait.
Aucune réponse. J'élevai un sourcil, m'inquiétant soudainement qu'elle ne respire plus. Elle semblait totalement immobile sur la surface de l'eau. Je m'approchai encore un peu, et bientôt, je fus partiellement dans l'eau. Ca ne me ralentit pas, au contraire, j'enlevai mon débardeur, et mon téléphone de ma poche. Arrachant un peu précipitamment l'écouteur de mon oreille, je jetai le mobile enroulé dans le t-shirt sur le sable sec, avant de poursuivre vers ma camarade.
- Bella !
J'étais à présent mouillé jusqu'à la taille, quand le chien aboya. Le rottweiler apparu derrière sa maîtresse, avant d'essayer de monter sur elle.
- Ah ! Keops ! Cria Isabella avant de se relever.
Elle se remit sur ses pieds, ses cheveux étalés sur son visage. Je l'entendis soupirer, son souffle résonnant dans la tenture de ses cheveux. Elle se courba assez acrobatiquement, il fallait l'avouer, jusqu'à enfouir sa tête dans l'eau, ses doigts pinçant son nez fin, et de ressortir, les cheveux plaqués dans le bon sens du crâne. Son regard tomba sur le mien à ce moment là, et je me sentis soudainement penaud.
- Je.. Je suis..
Mais alors que j'allais continuer ma phrase, mes yeux tombèrent sur son buste, et plus précisément sur sa poitrine. Son haut de bikini ne laissait pas place à l'imagination, et, le moins que l'on puisse dire, c'est que sa poitrine était tout à fait plaisante. Elle semblait ferme et douce. Je me demandais si mes mais étaient assez grandes pour la prendre toute entière entre mes doigts. Probablement pas, non.
Je relevai précipitamment la tête en me rendant compte que j'étais en train de fixer ouvertement ses seins.
- Désolé, bafouillai-je. J'ai cru que tu t'étais noyée, ou un truc du genre, me justifiai-je précipitamment, afin qu'elle ne remarque pas mon égarement. J'étais à deux doigts d'appeler la fille d'Alerte à Malibu.
Dit comme ça, c'était pitoyable, on était bien d'accord. Ma camarade de biologie rit, et je souris à la voir faire. Sa main se porta à sa bouche alors qu'elle riait toujours, et j'observai ses cheveux reprendre doucement leur forme bouclés. Elle rouvrit les yeux après s'être quelque peu clamée, et déclara.
- J'étais simplement en train de faire l'étoile.
- J'ai déjà vu des étoiles de mers, et crois moi, ça te ressemble pas.
Elle sourit.
- Je te remercie de t'être inquiété, tout de même.
- C'est normal, soufflai-je.
Je la regardai longuement, observant ses yeux d'un chocolat profond alors qu'elle me fixait. J'aurais aimé discuter avec elle, apprendre à la connaître. Mais j'avais l'impression de trahir toutes mes résolutions. Toutes mes décisions.
- Bella ? La pizza est là, tu viens manger ?
Nous relevions la tête vers la dune supérieure, et je découvris ainsi un des frères de Bella. Jefferson, il me semblait. Celui-ci me regardait étrangement, plusieurs cartons de pizzas dans les mains.
- J'arrive ! L'avertit Isabella. Garde moi une part !
- Magne-toi ! Dit-il avant de se retourner vers chez lui, non sans m'avoir regardé une dernière fois.
Je baissai les yeux à sa présence, et serrai les poings sous l'eau.
Calme-toi, Edward.
Mais déjà ce sentiment de rage parcourait mes veines, ces images alimentant ma colère.
- Je dois te laisser. On se dit à Lundi ? Entendis-je.
Je relevai la tête vers Bella, qui me regardait avec inquiétude. J'essayai de me détendre, m'inspirant de la douceur de l'eau entourant le bas de mon corps.
- Ca marche, répondis-je simplement.
Elle passa devant moi en souriant, faisant se bouger l'eau, sa peau passant à quelques centimètres de la mienne. Je sentis son corps chaud appeler ma peau de manière étrange, alors que déjà l'eau n'atteignait plus que ses mollets. J'admirai sa chute de rein, alors que des fossettes se trouvaient dans le bas de son dos. Sa peau était blanche, alors qu'elle commençait à peine à avoir des marques de bronzages. Je dis alors.
- On voit que tu n'es pas d'ici.
Je sortis de l'eau à mon tour, passant la main dans mes cheveux désordonnés. Bella arrêta de se sécher les cheveux à l'aide de sa serviette, et me regarda.
- Pourquoi ça ? Questionna-t-elle alors.
Je posai mon avant bras près du sien, profitant de notre proximité pour sentir une fois de plus la chaleur de sa peau caresser la mienne.
- Tu vois la différence ? Demandai-je.
En effet, ma peau était beaucoup plus halée que la sienne. Ce qui fit rire ma coéquipière de bio.
- C'est ça d'habiter pendant un an dans l'Etat de Washington.
Elle se baissa pour attraper son débardeur, avant de voir mon t-shirt en boule.
- Tu avais un t-shirt ? Questionna-t-elle en me le tendant tel quel.
- Oui, j'ai mis mon téléphone dedans avant de m'enfoncer dans l'eau, affirmai-je en lui montrant le mobile dans le tissu.
Elle opina en comprenant, avant que ses yeux ne se posent sur mon short trempé.
- Tu n'as qu'à m'accompagner jusqu'à mon jardin, je vais te donner une serviette.
Ma camarade commença à avancer, mais je restai planté là, observant de loin le toit de sa maison. Sa maison où il y avait tous ses frères.
- Je.. Non, je.. Ca va aller.
Bella posa les yeux sur moi, et je vis dans son regard qu'elle savait très bien pourquoi je déclinais. Elle soupira légèrement, avant de dire.
- Prends au moins celle-ci.
Elle me tendit la serviette avec laquelle elle s'était essuyée une partie du corps, avant de dire.
- Tu peux y aller, je n'ai pas la gale. Et ma famille non plus, dit-elle. Allez viens, Keops. Encore merci à toi. Bonne soirée.
Isabella remit son débardeur alors que déjà elle marchait en direction de sa maison. Je vis à son expression que, quelque part, ma façon d'agir venait de la blesser. Ca me déplaisait, mais je n'en fis rien savoir. Je la regardai s'en aller, le chien sur les talons. Elle ne se retourna pas, et même si j'avais fortement envie qu'elle le fasse, je comprenais qu'elle continue de marcher sans me regarder une dernière fois. A sa place, je ne l'aurais pas fait non plus.
Je restai sur la plage jusqu'à ce que je ne puisse plus la voir, avant de regarder la serviette que je tenais dans les mains. Je portai celle-ci à mon visage, et une odeur de freesia flâna jusqu'à mes narines. Le parfum de Bella était déjà des plus intenses en biologie, mais ses cheveux mouillés étaient le summum. Je secouai la tête pour m'éclaircir les idées, et décidai finalement de rentrer chez moi. Je courrai à petite foulée jusqu'à la maison, arrivant rapidement. J'ouvris le grand portail, apercevant la voiture de ma mère dans l'allée.
- Super, soufflai-je sombrement.
Je me faufilai à l'arrière de la maison sans un bruit, tentant de ne pas me faire entendre par Esmée. Mais à peine la porte ouverte, j'entendis.
- Edward ? C'est toi ?
Je levai les yeux au ciel.
- Oui, c'est moi, M'man.
- Très bien, attends, j'arrive.
Je l'entendis mettre fin à une conversation téléphonique, alors que je me dirigeai dans le salon où elle devait sûrement se trouver. Elle posa le combiné sur son socle au moment où je pénétrais la pièce.
- Mon Chéri.. Comment tu vas ?
- Ca va et toi ? Répondis-je tel un automate.
- Comme un Vendredi. Je ne fais que passer, je dois reprendre ma garde dans une demi-heure. Tu veux que je te fasse à manger ?
- Non, je te remercie. On va sûrement aller manger dehors, Emmett et moi, mentis-je.
Ma mère sourit.
- Tu t'es baigné ? S'étonna-t-elle en désignant mon short trempé.
- Plus ou moins, ouais.
- Ce n'est pas une de nos serviettes, si ?
Je regardai le tissu que Bella m'avait donné.
- Si, c'est celle que j'ai ramenée du gymnase, mentis-je à nouveau.
- Ah.
- Je te laisse, je vais prendre une douche.
- Ca marche.
Alors que ma mère allait s'approcher de moi, pour m'embrasser, je m'esquivai discrètement et m'en allai sans attendre vers les escaliers. Je l'entendis pousser un petit soupire, alors que je la voyais baisser la tête du coin de l'œil. Mais je n'en pris pas compte. Elle s'en remettrait, elle aussi. Ce n'était pas comme si c'était une grande peine.
Je montai à l'étage en gardant les yeux fixés sur les escaliers, et allai directement dans ma chambre. J'entrai dans celle-ci et enjambai le bordel qui avait trouvé sa place sur le sol. Je me dirigeai jusqu'à mon armoire, et en sortis des vêtements propres et secs. Une fois mes affaires de toilettes préparées, je regardai la serviette, que j'avais toujours dans les mains. Qu'est ce que je devais en faire, moi ? La laver et lui redonner ? La garder ? Aller la poser dans son jardin ni vu ni connu ? J'en savais foutrement rien.
Je poussai un petit soupire avant de laisser la serviette tomber sur mon lit. J'attrapai mes affaires, et allai dans la salle d'eau. Je m'enfermai dans celle-ci, et filai rapidement sous la douche. J'y restai longtemps, l'eau fraîche coulant sur ma peau brulante. Apaisant à peine ma colère, ma rage constante. Mes haines les plus profondes. Elle ne lavait pas la moitié de mes rancunes, ni même une seule de mes erreurs. J'empoignai brutalement le pommeau de douche, et le fixai à l'endroit prévu à cet effet. Je tournai ensuite le robinet d'eau chaude au maximum, et il fallut à peine une minute avant que l'eau bouillante ne tombe sur ma tête. Je mordis ma lèvre sous la brûlure, et mes doigts se crispèrent contre la faïence. Je restai comme ça de longues minutes, observant ma peau devenir rouge sous les écoulements de l'eau. Au bout de plusieurs instants, j'entendis à travers la porte.
- Edward ?
Je ne répondis pas à Esmée, et elle continua.
- Edward, je m'en vais. Je retourne à l'hôpital. Je ne rentrerai que dans la nuit. Ne veille pas trop tard, d'accord ? Et si tu as un problème, tu m'appelles, ou ton père, d'accord ?
Je coupai l'eau, tout en continuant de l'ignorer.
- Edward ?
Je relevai la tête pour observer la porte close.
Depuis combien de temps était-ce comme ça ? Depuis combien de temps y'avait-il une porte, entre ma mère et moi ? Entre le monde et moi ?
- Je t'aime, mon fils, dit ma mère dans un souffle. Ne l'oublie pas, s'il te plaît.
Sur ces derniers mots, je l'entendis s'éloigner dans le couloir. La porte d'entrée claqua quelques instants plus tard, rapidement suivie par le bruit de moteur de la voiture d'Esmée. Le silence se fit alors dans la maison, et je fixai la porte. C'était comme ça depuis bien trop longtemps, et je ne pense pas que ça changera, désormais.
[…]
Point de vue Bella
J'arrivai devant la porte de Mathématique en première. Mes frères et moi étions un peu en avance, ce matin. Je triturai le fil de mes écouteurs, tandis que ma musique se terminait. Alors que j'allais sortir mon Ipod, pour en choisir une nouvelle, j'entendis dans le couloir.
- Je sais, Papa.
- Non, tu ne sais pas ! C'est simple, si tu ne remontes pas ta moyenne, tu mets une croix sur le rugby !
- Mais Papa.. Je suis capitaine !
J'écarquillai les yeux en reconnaissant la voix d'Emmett Swan. Il semblait que celui-ci soit en train de parler avec son paternel au coin du couloir. Je voyais leur ombre, alors que la voix terrifiante de Monsieur Swan résonnait de nouveau.
- J'en ai strictement rien à foutre que tu sois capitaine ! Si tu n'as pas au minimum A- à ce contrôle, je te jure que je fais de ta vie un véritable enfer ! Je n'ai pas eu un fils pour qu'il soit un cancre.. Ou pire, Capitaine de l'équipe de rugby !
- Mais Papa ..
J'entendis un coup, qui me fit sursauter, alors que le père d'Emmett rugissait.
- Pas de mais ! Tu fais ce que je te dis et c'est tout !
Le silence se fit au bout du couloir, alors que je pouvais voir à l'ombre de mon camarade que celui-ci avait recourbé les épaules.
- Si seulement tu ressemblais un peu plus à ton frère..
Sur ces mots, le père d'Emmett s'éloigna de lui, sortant du coin du couloir désert avant de se diriger vers moi. Il m'observa tout en passant à quelques mètres de l'endroit où je me trouvais, et je baissai les yeux sous son regard assassin. Il disparut à l'autre bout du couloir. Le père de mon camarade avait lui aussi une carrure impressionnante. Mais il était châtain aux yeux marrons, habillé d'un smoking de haute couture. Alors que je fixais le point où le frère de Charlie Swan venait de disparaître, j'entendis les fracas du métal froissé. Je tournai brusquement la tête pour voir Emmett frapper violemment contre un casier, enragé. Alors qu'il s'arrêtait après quelques secondes, il s'appuya contre la case sur laquelle il venait de s'emporter, et je vis aux secousses de son dos qu'il était en train de pleurer. J'ouvris la bouche de stupéfaction, ne sachant pas quoi faire. Avant que je n'aie eus le temps de réagir, la sonnerie retentit, marquant le début des cours. Emmett releva la tête, essuyant son regard baigné de larme, reniflant de manière disgracieuse, et je pus alors voir qu'il saignait de la lèvre. Sûrement dû au coup que j'avais entendu. Il essuya sa plaie du revers de la main, serrant les mâchoires. Les couloirs commencèrent à se remplir rapidement, et déjà quelques camarades de mathématique s'approchaient. Mon voisin s'aperçut de ma présence, et je compris à son regard qu'il était en train de se demander depuis combien de temps j'étais là. Si je venais d'arriver ou non. Si j'avais entendu ou pas.
Je baissai les yeux, quelque peu gênée d'avoir assistée à ça. Je fis mine de ne pas me formaliser de sa présence, comme à mon habitude, continuant d'écouter la musique qui était censée sortir de mes écouteurs pour ne pas le mettre dans l'embarras.
Le professeur arriva rapidement, ouvrant la porte de la salle sans attendre en nous disant de nous installer.
- Vous avez l'heure pour faire ce contrôle. Essayer de réussir, pour changer. Au moins j'aurais l'impression de ne pas enseigner à des ânes, affirma-t-il en distribuant les feuilles d'examens.
Je ne fis guère attention à ses pics, saluant d'un signe de la main Jasper, se trouvant trois tables à ma gauche. Emmett prit place à la table juste à ma droite, soupirant à la découverte du sujet. Je sentis son désarroi, et, quelque part, j'avais de la peine pour lui. Je ne m'attardai cependant pas sur son cas, me concentrant sur mon évaluation. Cette dernière n'était pas des plus aisées, il fallait l'avouer. La moitié des équations étaient des pièges, et l'autre moitié étaient des choses que nous n'avions mêmes pas vues en classe. J'avais même reconnu quelques formules que Jefferson était en train d'étudier, dans sa classe de Maths sup'.
Il me fallut une trentaine de minutes, pour finir le contrôle. Je me relis lentement, prenant le temps de tout revérifier, avant de décréter que j'avais fini. Je posai mon crayon de papier en levant les yeux pour observer la salle de classe. Le professeur était à moitié en train de dormir, sa tête lourdement appuyée sur son poignet alors que ses yeux papillonnaient, luttant visiblement contre le sommeil. Je secouai la tête devant son incapacité, avant de lancer un regard à Jasper. Le grand blond semblait en train de réfléchir sur une équation, ses sourcils froncés d'une manière assez craquante au dessus de ses yeux. Je souris devant ce tableau, avant de finalement observer mon voisin de droite. Je perdis le sourire en voyant Emmett, dans la même position que je l'avais laissé en début d'heure. Sa main n'avait pas bougée, alors que son crayon de papier jaune était immobile entre ses doigts. Ses yeux parcouraient visiblement la feuille alors qu'il ne faisait rien, bloquant complètement. Sa lèvre avait visiblement enflée, et ça me fit repenser aux menaces de son père. A l'inquiétude dans la voix d'Emmett lorsqu'il lui avait dit qu'il allait le priver de rugby. Le coup que j'avais entendu, et sa lèvre qui saignait. Je baissai les yeux sur ma feuille complétée.
- Tiens, fis-je.
Emmett tourna lentement la tête vers moi, alors que je lui tendais ma copie sans hésiter. Il me regarda bizarrement, et ses yeux gris me rappelèrent la manière dont il avait regardé mes frères, la première fois. Sa manière d'agir envers eux. Son amitié avec Angela Weber.
- Tiens, redis-je, occultant la partie rancunière de ma personne. Recopie !
- Mais, je..
- T'en fais pas, prends la, lui dis-je.
Il prit finalement ma feuille, observant sa longueur, et ses cases complétées, avant de relever encore une fois les yeux vers moi.
- Allez, dépêche-toi ! Le pressai-je.
Emmett Swan sursauta, avant de s'exécuter. J'entendis de suite le crayon de papier gratter sa feuille, alors qu'il se concentrait sur sa tâche. Je fermai les yeux, tentant de mettre l'ordre dans mes pensées.
Tu viens d'aider un raciste. Sous prétexte qu'il te fait pitié, tu lui tends la main, alors qu'il a craché sur tes frères tout autant que les autres.
Un homme, Estienne d'Orves, a dit : « Quand vous serez grands, ne gardez de rancune envers personne. N'oubliez jamais que tous les hommes sont frères, et qu'il faut répondre aux offenses et le mal par le pardon et l'amour. » Et ben ce gars avait tout compris..
N'écoutant pas davantage ma conscience, je regardai sans vraiment le voir Emmett Swan. Mes parents n'avaient jamais levé la main sur moi. Bien sûr, il y avait une ou deux claques derrière la tête, mais rien de bien méchant. Rien ne m'ayant explosé la lèvre inférieure. La sonnerie retentit bien vite, faisant se réveiller le professeur. Emmett Swan me regarda, paniqué alors qu'il n'avait pas fini de recopier.
- Il t'en reste beaucoup ? Questionnai-je.
- Le dernier exercice.
- File moi les feuilles.
Il s'exécuta, et, sans hésiter, j'effaçai son nom et le mien sur nos feuilles respectives. Je marquai au crayon de papier sur la copie que j'avais remplie. « Emmett Swan », alors que sur celle d'Emmett je notai mon prénom.
- Voilà qui est réglé, dis-je en lui redonnant ma copie.
Ma copie qui portait désormais son nom.
- Mais..
- T'en fais pas, j'ai une bonne moyenne en mathématique. Tu auras A.
Je ne lui laissai pas le temps de communiquer davantage avec moi, pris mes affaires, avant d'aller au bureau du professeur, et de lui rendre ma copie.
- Vous avez encore écrit comme un cochon, McCarthy, se plaignit celui-ci. On ne vous a donc pas appris à écrire de manière lisible, dans votre famille ?
- Non, mais on m'a toujours dit d'éviter de parler aux ignorants, au risque de les instruire, répliquai-je.
Je sortis sans un mot de plus, sous le regard du professeur. Je n'attendis pas plus longtemps, et me dirigeai vers mon cours d'espagnol. Une fois à celui-ci, je fis mine de ne pas entendre Angela Weber dire tout haut.
- Ca sent le nègre, ici.
Ce genre de réplique, totalement dénuée d'intelligence, avait pourtant le don de me mettre hors de moi. Mais c'était Angela Weber, cette abrutie finie que j'essayais d'ignorer. Bien vite, je repensais à ma soirée de Vendredi, ainsi qu'à Edward, sur la plage. Peut-être aujourd'hui sera-t-il aussi gentil qu'il ne l'a été la semaine dernière.
[…]
- Bella, tu comptes prendre du fromage, toi ?
- Non, pourquoi ? Questionnai-je à Aaron.
- Prends le moi, comme ça ça me fera deux Babybels.
- Tu lâches rien, hein ?
Il sourit simplement à ma réplique, alors que je mettais l'aliment circulaire sur mon plateau. Une fois ceux-ci chargés, mes frères et moi nous dirigions vers notre table habituelle. Sous les regards habituels. A force, nous n'y faisions plus attention. Je me souviens avoir pensé en déménageant qu'à force ils s'habitueraient à nous, et nous ignoreraient. Mais ça avait en fait été le contraire. Nous nous étions habitués à eux, au point d'oublier qu'ils existaient. Heureusement pour nous, il y avait toujours une petite remarque d'Angela Weber pour nous rappeler leur connerie. A croire qu'elle pouvait servir à quelque chose.
- Hey les gars, salua Jasper en arrivant. Mademoiselle, sourit-il dans ma direction.
Je lui souris en retour alors qu'il s'asseyait à ma droite. Il avait été convenu que ce serait comme ça, désormais. Rosalie étant tout le temps avec Royce, Jasper pouvait bien passer le repas en notre compagnie.
- Comment ça va ?
- Plutôt pas mal, et toi ? Répondit Jeff.
- Tranquillement.
- Bella, tu sais que Banner n'est pas là ? On a pas Bio.
- Ah bon ? M'étonnai-je en élevant un sourcil.
Jasper partageait également mon cours de Biologie. Il était au premier rang alors que j'en occupais le dernier.
- Ouaip. Perso j'ai pas cours après, donc je pense que je vais rentrer.
- Moi j'ai Art Plastique, je peux pas..
- Tu sèches, je te tape, me fit savoir Aaron. Mais file moi ton Babybel, d'abord !
Je lui lançai le fromage sans un mot, alors que Jasper proposait.
- Si tu veux je reste avec toi l'heure d'après, pis je rentrerai ensuite.
- Tu ferais ça ? Souris-je.
- Ben si t'es toute seule, ouais.
- Merci, lui dis-je en ébouriffant ses cheveux.
- Pas d'quoi.
Le repas se passa dans la bonne humeur, les discussions tournant autour du match de Basket qui était passé la veille à la télé. Bien sûr, avec quatre frères, j'aimais moi aussi tout ceci. Mes connaissances étonnaient apparemment notre nouvel ami, ce qui me faisait rire. Plusieurs fois, mon regard croisa celui d'Edward Cullen, et je tentai à plusieurs reprises de lui sourire, mais il semblait resté de marbre. Tant pis.
S'il était de mauvaise humeur aujourd'hui, c'était tant mieux, étant donné que nous n'avions pas cours ensemble. Comme ça, il n'y avait pas de gâchis. Bien vite, cependant, la sonnerie retentit, et tous les gens reprirent le chemin de leur cours respectifs, mes frères les premiers.
- On se voit dans une heure, hein ? S'assura Aaron.
- Oui, je t'ai dit. T'en fais pas.
Il sourit.
- A toute, Blanche Neige !
Je lui fis un dernier au revoir de la main, alors qu'il s'en allait à son tour. Je regardai Jasper.
- On fait quoi, nous ?
- On se fait un basket ?
- T'as un ballon ?
- Je peux en avoir un.
- Ca marche !
Il sourit, m'attrapant par le poignet avant de dire.
- Suis-moi !
Le grand blond nous emmena jusqu'au premier étage, au bureau des surveillants. Je reconnus rapidement Alaric, le gars qui m'avait escortée jusqu'au bureau du proviseur, la dernière fois.
- Ah, voilà notre petite guerrière !
Je levai les yeux au ciel, alors que Jasper lui demandait.
- Dis Rick, t'as encore le ballon de basket ?
- Yep. Il est dans mon casier, pourquoi ?
- On a une heure à tuer avec Bella..
- Je vois.
Le surveillant me sourit grandement, avant de regarder Jasper et de lui dire.
- Tiens, voilà la clé, tu vas le chercher, tu refermes derrière toi, et tu me la ramènes, okay ?
- Sans problème. Bella, tu m'attends là ?
- Je vais faire ça.
Jasper opina, avant de sortir du bureau en trottinant.
- Il est sympa, hein ? Lança le surveillant.
- Plutôt, ouais.
- Tu vas voir, il va te ridiculiser au basket.
- Je me défends, souris-je. J'y joue depuis que mes frères m'ont jugée apte à tenir une balle.
Le surveillant sourit, alors que Jasper était déjà de retour.
- C'est le bordel dans ton casier, Rick ! Ca pue le rat mort, là-dedans !
- Et tu sais quoi ?
- Non, quoi ?
- Je t'emmerde.
Jasper rigola, avant de me dire.
- Allez viens, on va le laisser réviser ses cours.
J'acquiesçai, avant de faire un signe de la main au surveillant. Celui-ci me fit un clin d'œil, et Jasper et moi sortions du bureau. Nous descendions au rez de chaussée, les sacs sur le dos.
- Tu sais jouer au basket, au moins ?
- Je vise très bien le panier, dis-je.
- Et pour les dribles ?
- Je.. Je vise très bien le panier, assurai-je.
Jasper rit, alors que nous arrivions dans la cours de récréation. J'aperçus plusieurs de mes camarades de biologie, et remarquai bien vite Edward et Emmett, assis sur un banc, à l'ombre, un peu plus loin.
- On a qu'à mettre nos sacs sur la table de ping-pong, là.
- Ouaip.
J'enlevai mon sac à dos et le balançai sans crainte sur la table de pierre.
- Bon, par contre, tu me pousses pas, je suis en short, je vais me tuer les genoux.
Jasper regarda mes jambes en souriant, avant de dire.
- Ca marche ! Mais toi tu m'tires pas les cheveux.
- C'est pas mon genre, ris-je.
- Honneur aux filles, dans ces cas là, dit-il en me tendant la balle orange.
Je pris la balle en le remerciant, me retournant pour m'éloigner de quelques pas. Je pus ainsi voir Edward et Emmett nous regardaient depuis leur banc, mais n'y fis pas attention. Je me tournai à nouveau, faisant ainsi face au panier de basket.
- Prêt ? Demandai-je à mon camarade.
- Je t'attends.
- Je m'attends aussi, avouai-je, le faisant sourire.
Je démarrai le jeu, driblant avec aisance. Jasper s'approcha rapidement pour me prendre la balle, mais je l'esquivai en trottinant avec le ballon. J'attrapai ensuite la balle, passai en dessous son bras et visai.
- Panier ! Clamai-je.
Jasper me regarda, quelque peu choqué.
- On va dire que c'est la chance du débutant, hein ?
- Je t'ai dit que je savais bien viser. On compte les points ?
- Personnellement, moi, je m'en fous.
- De même !
- Alors pas de points.
Je souris en reprenant la balle, et Jasper se précipita sur moi pour me le reprendre. J'éclatai de rire devant son acharnement, et bientôt, il me prit le ballon pour marquer à son tour.
- Pas mal, pas mal ! Avouai-je.
- Plus que ça, même !
- N'en rajoute pas, veux-tu ?
Je repris la balle en main, courant tout en driblant. Jasper roda autour de moi, mais je feintai plusieurs fois, avant de finalement lancer, et marquer de nouveau. Le jeu dura ainsi un bon moment, je ne gagnais peut-être pas, mais je ne perdais pas non plus. J'arrivais même à mettre à Jasper cinq paniers d'affilés.
- Sérieux, si j'arrive à marquer le sixième, tu m'appelles Princesse jusqu'à la fin de l'année !
- Et si tu le mets pas ?
- Ben..
- Si tu le mets pas, tu portes le vieux sweat que je porte toute une semaine. Deal ?
- Deal !
Je frappai mon poing contre le sien, avant de dire.
- Prêt à m'appeler Princesse ?
- Tu vas sentir la vieille sueur pendant sept jours.
- Tu crois ça ?
- J'en suis sûr.
Je lui pris le ballon des mains à ses mots et Jasper rit avant de me suivre. Il m'empêcha de passer à droite, et quand je tentai de feindre sur la gauche, mon dos s'écrasa contre son torse. Je tentai de passer sous son bras droit, en vain. Driblant toujours, je regardai autour de moi, avant de croiser le regard d'Edward Cullen. Celui-ci semblait médusé parce qu'il voyait. Jasper me prit le ballon des mains, alors que je remettais les pieds sur terre. J'arrivai à intercepter le ballon juste avant qu'il ne passe le panier, et tirai dans celui-ci à mon tour.
- HAHA ! Criai-je, euphorique face à ma victoire.
Je courus telle les plus grands joueurs de football, faisant mine de remercier mon publique, avant de monter sur la table de ping-pong, et de faire la danse de la victoire. Jasper éclata de rire devant mon comportement, mais je m'en fichais, continuant à remuer des hanches telle une déchaînée. Il me fit un croche-pied, et je fus déséquilibrée, tombant la tête la première de la table de ping-pong, tout droit dans les bras de Jasper. Celui-ci me rattrapa, en effet, au vol, alors que je m'écrasais dans ses bras. Je ris en rencontrant ses yeux joueurs.
- J'ai gagné, dis-je.
- Ne te la pète pas, si je te lâche, tu tombes.
- T'oserai pas, le défiai-je.
- T'as raison, mais quand même, fit-il.
Je souris alors qu'il me remettait sur mes pieds. Je fis mine de frapper mon poing contre son épaule, avant de retirer ma petite veste. J'avais vraiment très chaud, le soleil de Seabrook étant des plus présents aujourd'hui, plus le petit jeu. Je restai donc en débardeur blanc, avec mon short en jeans.
- Où est la balle ? Questionnai-je.
- Là-bas, m'informa Jasper.
Je regardai vers la direction qu'il m'indiquait, et me retournai vers la balle qui roulait doucement au sol, dans la direction d'Emmett et Edward.
- Laisse, je vais la chercher, dis-je.
Je courus vers le ballon, avant de sauter à pied joint devant elle, et de me retourner pour la rattraper. J'allais retourner avec Jasper, quand j'entendis.
- Isabella ?
Je pivotai, pour regarder Emmett Swan, toujours assis à côté d'Edward. Le premier se leva, alors que le second ne me regardait pas, fixant un point derrière moi. Emmett s'approcha de moi, avant de me dire.
- Je voulais te remercier, pour ce matin. Vraiment, je.. je sais pas..
- Hey, c'est rien, lui assurai-je devant son air mal à l'aise.
- Si, tu n'avais pas à faire ça. Surtout pas avec moi après tout ce que je t'ai fait.
- Tu ne m'as rien fait, Emmett. Le problème, c'est que tu suis le mouvement.
Mon compagnon de mathématique me regarda dans les yeux, avant de finalement baisser la tête, honteux. J'osai lui faire relever le regard en prenant doucement son menton entre mes doigts.
- Ca m'a fait plaisir de t'aider. Tu n'as pas à me remercier, d'accord ?
Il hocha la tête, et je lui souris gentiment.
- Si je peux faire quelque chose pour toi..
- Tu sais ce qui me ferait réellement plaisir ?
- Non, quoi ? S'enquit-il instantanément.
- Va faire soigner ça, lui dis-je en frôlant du bout des doigts la plaie sur sa lèvre inférieure.
Emmett baissa de nouveau la tête, alors que sa main touchait la fissure sur le coin de sa bouche.
- Ne le laisse pas prendre le dessus, Emmett.
Il releva les yeux vers moi.
- Je ne connais pas la situation, je ne te connais même pas toi, mais.. Ne le laisse pas te faire penser des choses qui ne sont pas de toi. Ne laisse jamais personne le faire.
Il opina, et j'osai espérer qu'il comprenne que je ne parlais pas seulement de son père.
- Bella ?
Je me tournai vers Jasper.
- J'arrive, lui dis-je.
Il hocha la tête, patient. Je pivotai de nouveau vers le grand brun, qui avait relevé les yeux vers moi.
- C'était un très beau match, tu te défends bien, me dit-il.
- J'te remercie.
- C'est rare de voir une fille douée en sport.
- Je ne le suis pas. Juste que j'ai quatre frères, et que j'ai pas eus le temps de jouer avec des poupées étant petite.
Emmett opina en souriant.
- Bon, j'y retourne. N'oublie pas de faire soigner ça, d'accord ? Dis-je en m'éloignant.
- Hey, Bella ? Me rappela Emmett.
- Ouais ? Demandai-je en me retournant.
- Dis à ton frère de venir demain au terrain, vers 18 heures. Je serai seul.. Je lui ferai passer les tests, pour rentrer dans l'équipe.
Je regardai le grand brun, appréciant le geste qu'il venait de faire.
- Je te remercie, lui assurai-je.
- C'est normal.
Je lui adressai un dernier signe de tête, avant de filer rejoindre Jasper. Celui-ci me regarda revenir, avant de jeter un regard derrière moi. Je me retournai une demie seconde, pour voir Edward Cullen le fixer. Je levai les yeux au ciel, en faisant faire un demi-tour à Jasper.
- Ignore-le, il est dans un jour où la bonne humeur n'existe pas, lui dis-je.
Je passai devant mon ami, me postant face à lui. Il sourit en me prenant la main.
- On dirait que tu t'intègres ?
- A croire que je suis sociable.
Il rit doucement, et la sonnerie retentit. Je regardai le bâtiment, me rappelant l'existence des cours, avant de me tourner vers Jasper.
- Je te remercie d'être resté avec moi, c'était vraiment gentil.
- Pas d'quoi. Et puis, maintenant, je sais que je ne dois pas jouer au basket avec toi.
Je souris à sa réplique, et Jasper s'approcha de moi, avant de poser un baiser sur ma tempe.
- Allez, va en cours, Princesse.
Je le regardai dans les yeux, appréciant l'intensité de son regard des plus colorés.
- Ca marche. On se voit demain ?
- C'est ça, à demain.
Je lui souris une dernière fois, avant d'aller chercher ma veste, et mon sac sur la table de ping-pong.
- Je te laisse t'occuper du ballon ?
- T'en fais pas pour ça, va ! Je vais le ramener.
- Merci !
Je lui adressai un dernier sourire, avant de prendre le chemin de l'atelier d'Art Plastique. Je croisai cependant le regard d'Edward Cullen, alors que ma main se posait sur ma tempe, à l'endroit même où Jasper venait de laisser un baiser.
[…]
- Kenza !
Je regardai ma mère rentrait en souriant. Elle n'avait pas été là à notre rentrée des cours, ce qui était anormal.
- Ca va, Yemma ? M'inquiétai-je en me levant. Où est-ce que tu étais ?
- Kenza, j'ai une bonne nouvelle. Voilà où j'étais.. Aux bonnes nouvelles !
Je souris devant son ton enjoué.
- Et quelle est la bonne nouvelle en question ? Demandai-je en l'aidant à retirer ses chaussures.
- Je me suis faite embauchée. Une femme si gentille, si tu savais. Souriante, polie.. Avec une maison magnifique. Je ne travaillerai que trois à quatre heures par jour, et seulement la semaine. De plus le salaire est des plus encourageants.
- Vraiment ? Questionnai-je en souriant devant son air si heureux.
- Oui, elle m'a prise tout de suite en voyant que j'étais d'accord pour lui préparé du thé à la menthe, comme je le fais pour moi.
Le thé à la menthe de Yemma était en effet des plus succulents.
- Elle m'a dit que je commencerai dès mercredi. C'est tout près de chez nous, à peine une vingtaine de minutes en marchant sur la plage.
- Ah oui ? Et elle travaille dans quoi ?
- Elle est chirurgienne en pédiatrie, et son mari est un chirurgien dans la cardio.
- Wow. Ils s'appellent comment ?
- Esmée et Carlisle. Cullen. Esmée et Carlisle Cullen.
J'écarquillai les yeux devant ce nom de famille.
- Ils ont un fils, il a un an de plus que toi, peut-être le connais-tu ?
Je m'assis, un peu sous le choc.
Après tout, Edward se montrait toujours aussi renfermé envers mes frères, encore vendredi il n'avait pas voulu approcher la maison. Qu'allait-il faire à ma mère ?
- Kenza ? Ca va ?
- Oui, je.. Ca va.
- Je vais appeler ton père pour lui annoncer la nouvelle ! Si tu savais comme je suis contente, benthi ! [ N/A ; Benthi = Fille / Ma fille ]
Je fis mine de sourire alors que Yemma se levait pour aller chercher le téléphone. J'avais peur. Peur que ces gens aient la même mentalité que semblait avoir Edward. J'étais effrayée à l'idée qu'ils fassent du mal à Yemma.
Je tournai la tête vers la baie vitrée, avant de me lever pour observer le coin de la plage où j'allais d'habitude. Je revoyais encore sa manière de rester planté dans le sable, face à la maison. Comment allait-il réagir en étant obligé de côtoyer ma mère trois à quatre heures par jour ?
Alors, vos avis sur ce chapitre ? :)
Emmett ? Le point de vue Edward ? Sans oublier ce cher Jasper ? :D
J'espère sincèrement que ça vous a plu, et attends vos avis.
Je ne reste pas plus longtemps. Je vous souhaite une bonne fin de week end. & De bonnes vacances pour celles qui y sont déjà, je pense notamment à toi, Wissam. -.-
Prenez soin de vous, les filles. & Soyeux heureuses au possible. :)
Peace.
PS ; Je rappelle à celles que ça intéresse que j'ai un Facebook, si vous voulez communiquer plus souvent. Le lien est sur mon profil. Liisa's de Fanfiction. ;)
