Bonjour !
Depuis que j'ai publié le dernier chapitre, celui où Darcy s'intéresse à Caroline,...eh bien j'ai des frissons, des haut-le-coeur et des cauchemars...
ne devrait rester avec l'image de Mr Darcy et Caroline main dans la main...
Alors, voici le chapitre suivant, soyez indulgents (indulgentes) pour les erreurs...je publie plus vite que je le prévoyais...
Sympathies à toutes celles et ceux qui ont eu de la difficultés à dormir depuis le dernier chapitre...Je SAIS que ce nouveau chapitre n'est pas très rose non plus... mais on voit un peu plus de lumière au bout du tunnel!
Merci pour les Reviews!
particulièrement : Lizka : oui je suis de ton avis...même si Darcy fait l'idiot...il DOIT finir avec Lizzy...
Trini : je ne comprends pas très bien l'espagnol, mais j'ai cru comprendre que tu étais très choquée...je suis désolée de t'avoir troublée...et je te rassure : je ne me moque pas des lectrices mais je savais très bien que ce nouveau dénouement déplairait à quelques unes...
Les jours et les semaines coulèrent et Caroline sut comment se faire apprécier par Mr Darcy.
De longues promenades, ponctuées de débat d'opinion et alternées de longs silences utiles à apprécier la nature et à la réflexion. Modérer ses éclats et ses jugements sur les autres, moins complimenter William, lui lancer des regards discrets, avoir toujours une opinion intelligente…
Miss Bingley s'amusait certainement quoi qu'elle trouvait fastidieux de plaire à Mr Darcy. Mais après tout, le jeu en valait la chandelle. Sa fortune considérable essuierait certainement tous ces efforts. Dans les derniers jours, elle s'était appliquée à dire à toutes ses amies qu'elle attendait très bientôt, la grande demande et qu'ils étaient très amoureux.
Mr Darcy apprenait à connaître une nouvelle Miss Bingley complètement changée. Pendant nombres d'années il avait méprisé Miss Bingley, mais voilà qu'il découvrait une nouvelle femme bien plus agréable quand on lui porte attention. Elle était d'agréable compagnie et elle s'embellissait de jour en jour. Se vouer à plaire à Miss Caroline et lui être attentionné occupait tant ses pensées qu'il arrivait à oublier Miss Élizabeth. Caroline s'avérerait certainement une excellente maitresse de Pemberly et une bonne grande sœur pour Georgiana. La société approuvait cette union et trouvait qu'ils feraient un beau couple.
-Bingley, j'ai à vous parler sur un sujet fort personnel
-Bien sûr, allez-y je vous écoute
-Il y a quelques semaines, je vous ai demandé la permission de mieux connaître votre sœur…Je vous demande aujourd'hui votre approbation pour la courtiser
-Pensez-vous à des fiançailles?
-Effectivement, vous m'avez bien compris
Bingley resta silencieux, visiblement en train de réfléchir intensément.
Darcy impatient d'avoir une réponse, reprit la parole
-Vous pouvez certainement prendre le temps qu'il faut pour y penser…
-C'est tout réfléchit, Darcy, je suis prêt à vous répondre.
-Je vous écoute
-Je n'ai aucune crainte concernant vos capacités à satisfaire à ses besoins… Mais j'accepterai selon une seule condition
-Une condition? Laquelle? Répondit-il mi-vexé, mi-curieux
-Je vais organiser un bal à Netherfield bientôt, pour fêter la fin de l'hiver. J'inviterai les Miss Bennet.
-Et quelle est votre condition? Je ne vous comprends pas
-Vous devrez danser avec Miss Élizabeth
-Danser? Quoi? Mais pourquoi? Dit-il insulté et perplexe
-Je tiens à m'assurer que vous ne ressentez plus rien pour Miss Élizabeth
-Et dites-moi comment arriverez-vous à votre conclusion? Comment pouvez-vous lire mes sentiments? Vous n'êtes pas rationnel Bingley et votre demande est … s'écria-t-il en se levant
Bingley se leva à son tour, calmement en regardant Darcy dans les yeux.
-Darcy, c'est ma condition. Interrompit-il- Si vous la refusez, je vous refuse la main de ma sœur. Je vous connais et je sais lire en vous. Je ne veux pas que ma sœur épouse un homme qui en aime une autre.
Darcy reprit son calme pour rester digne puis ajouta placidement
-Je ne pense plus à elle depuis longtemps, mais si c'est votre condition et que vous voulez voir de vos yeux que je ne lui prête plus attention, alors j'accepte. Dit-il à contrecoeur
En sortant de la pièce, il croisa Miss Bingley et elle remarqua aussitôt son air troublé.
-Mr Darcy?
Mais il se contenta de saluer poliment avant de le domicile des Bingley
Caroline trouva son frère dans le bureau pour lui demander ce qui c'était passé
-Charles ? Qu'y a –t-il? Mr Darcy semble en colère?
-Oh,… et bien, il l'est!
-Mais qu'avez-vous dit pour le mettre dans cet état
-Je lui ai imposé une condition à vos fiançailles… hésita-t-il, sachant très bien que sa sœur serait dans la même colère
-Nos fiançailles? Hurla-t-elle, mais tu es fou! Il t'a demandé ma main et tu oses lui imposer une condition? Mais JE VEUX l'épouser! Quel genre de frère es-tu? Ne penses-tu pas à mon bonheur? Et ne…
Bingley l'interrompit
-Je le crois amoureux de Miss Élizabeth, lança-t-il sèchement
Miss Caroline resta muette quelques instants, indignée par cette dernière parole de son frère, puis reprit sa dignité :
-Et puis? Lança-t-elle hargneuse
-Et puis? Il ne t'aime pas! Tu épouserais un homme qui ne t'aime pas?
-Je n'ai jamais demandé qu'il m'aime. Dit-elle froidement
Bingley figea sur place en regardant sa sœur
-Oh Charles, dit-elle sur un ton mielleux, je suis une femme! J'ai besoin de quelqu'un qui saura s'occuper de moi, pourvoir à mes besoins, et je lui ferai un héritier….mais l'amour n'est pas ma priorité! Qu'il soit amoureux d'une autre est tout à fait anodin.
-Tu…tu…tu sais qu'il ne t'aime pas et cela t'importe?
-Absolument, je ne suis pas si idiote, Charles. J'ai vu comment il regardait Miss Élizabeth …Je ne me suis jamais bercée de rêves… dit-elle dédaigneuse
-Je n'en reviens pas! Mais est-ce que toi, tu l'aimes?
-Je l'aime suffisamment pour l'épouser, mais je ne souhaite aucunement une idylle amoureuse et utopique. Un mariage pratique me comblera.
Charles s'affala sur sa chaise, complètement abattu.
-Mais dans quel monde suis-je né? À mes yeux, il n'y a rien de plus beau que l'amour! Et… j'aimerais tellement que tu connaisses l'amour toi aussi! Quand tu l'as connu, je crois que ton cœur change et que…
-Oh, bon Dieu, épargne-moi des divagations. Va trouver Darcy et donne-lui ma main qu'on en finisse
-Non.
-…
-Je tiens à ma condition.
-Et quelle est cette fameuse condition?
-Nous organiserons un bal à Netherfield et il devra danser avec Miss Élizabeth
-Mais vous êtes fou! Vous le lancez dans ses bras! Il faut plutôt les éloigner! Vous essayez de me l'enlever? Hurla-t-elle
-Je veux votre bonheur n'en doutez pas
-Charles, je vous déteste, dit-elle en pleurant
Caroline alla se réfugier dans sa chambre.
Mr Darcy chevauchait sa monture tout en réfléchissant à ce que Bingley lui demandait.
Quelle condition stupide! Bingley avait encore montré à quel point il prenait des mauvaises décisions. Il était le meilleur parti pour sa sœur, sans aucun doute. En l'épousant il rehaussait la famille Bingley qui était certes riches, mais dépourvu de titres de noblesse.
Lady Catherine ainsi que toute leur famille approuverait ce mariage.
Il y avait plusieurs semaines qu'il n'avait pensé à Miss Élizabeth.
(Pourquoi déjà ai-je eu une faiblesse pour elle? Je crois que c'était ses yeux…je ne m'en rappelle plus très bien…Oh mais je me rappelle de son horrible mère!…Bingley verra bien que je ne ressens plus rien pour elle et il arrêtera de me fatiguer et me reparler d'elle)
Bingley s'empressa d'organiser un bal à Netherfield, assistée bien sûr de Caroline. Leur relation fraternelle s'était grandement détériorée et il existait maintenant une tension palpable. Mr Darcy irrité par la décision de Bingley fut moins présent chez ses amis et se contenta de quelques visites furtives pour voir Miss Bingley.
Quant à Charles, il se réjouissait de revoir Miss Jane, qu'il n'avait jamais oubliée. Il avait l'intention de faire fit des opinions de sa sœur et Mr Darcy, pour la courtiser. Jamais il n'accepterait d'épouser une femme quelconque sans amour, richesse et notoriété lui étaient superflues. Maintenant qu'il était amoureux, il voulait vivre ses sentiments en espérant, cette fois, que ceux-ci seraient réciproques.
Caroline s'effaça souvent pour aller à Meryton, magasiner des nouvelles tenues, écouter les rumeurs et surtout, s'éloigner de son frère. Elle commençait aussi à amasser secrètement son trousseau pour son mariage tout en propageant la rumeur de ses fiançailles avec Mr Darcy.
Les rumeurs arrivèrent très bientôt aux oreilles de Mme Bennet qui s'empressa à son tour de les répandre à Longbourn.
Jane fut réjouie de ce nouveau bal à Netherfield. Elle n'avait pas oublié Mr Bingley et avec qu'elle indélicatesse il avait quitté si promptement sans s'excuser.
Lizzy fut complètement déstabilisé par cette rumeur de fiançailles. Elle avait bien remarqué comment la présence de Miss Bingley irritait Mr Darcy. Comment il roulait des yeux chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Comment il essayait de nier son existence. Qu'était-il arrivé pour qu'il en arrive à vouloir l'épouser? Une telle rumeur persistante ne pouvait être complètement fausse. Même si elle était exagérée, il y avait certainement un fond de vérité.
Quand Jane avait été malade à Netherfield, Mr Darcy avait été très délicat avec elle, il avait été certes, méprisant lors de la partie de billard, mais agréable pendant le cours d'équitation. Il s'était même timidement moqué de Miss Bingley. Depuis, elle avait pratiqué autant qu'elle avait pu les précieuses leçons qui lui avaient été transmises avec quelques fois, de petits souvenirs nostalgiques en se remémorant ses moments avec Mr Darcy.
Ils s'étaient peut-être bien disputés pour Wickham lors de leur danse au bal, mais Lizzy n'était pas naïve et cette dispute était calculée. Si sa mère avait perçu la moindre affection pour Mr Darcy, le pauvre aurait été envahi de ses harcèlements. Elle avait ensuite prit soin d'éloigner Wickham l'avertissant qu'elle avait bien vu son jeu et qu'il ne lui laisserait pas ternir son honneur.
Sa tante, Mme Gardiner était une amie et confidente fidèle à Lizzy et elle avait avertie sa nièce que Wickham était un individu mystérieux et douteux. Sa réputation de joueur et de mauvais payeur était bien ancrée. Elle avait aussi agréablement parlé de Mr Darcy qui avait, quant à lui, une réputation sans tâche. Lizzy avait ensuite beaucoup réfléchit sur la situation et avait conclu que les confidences de Wickham n'avait été que des manipulations pour ternir et se venger de Mr Darcy, pour une raison qu'elle ne comprenait pas encore.
Quoique les mois d'hiver fussent plutôt tranquille, Élizabeth avait beaucoup réfléchit et murit ses opinions. Sa démarche personnelle n'était pas restée invisible par son père, qui l'avait encouragé à la réflexion plutôt qu'aux commérages.
Mais cette rumeur d'union entre Mr Darcy et Miss Bingley était complètement irréelle pour Lizzy. Toutes ses réflexions et étude de comportement étaient-ils erronés?
Mr Darcy avait-il déjà des sentiments pour Miss Bingley alors qu'il avait été si aimable avec elle?
Toutes ses réflexions occupèrent beaucoup l'esprit d'Élizabeth, si bien que le bal tant attendu, arriva.
C'est au bras de Darcy que Caroline pavanait en accueillant les invités. Toute souriante et fière aux côtés de William, visiblement moins à l'aise qu'elle. Il savait que Bingley l'observait et qu'il analyserait ses comportements face à Élizabeth. Il savait qu'il avait déjà eu un faible pour elle mais qu'il avait rejeté cette inclinaison à cause de sa famille et surtout sa mère. Il savait qu'il avait raison et que de s'éloigner de Miss Élizabeth fut la meilleure décision. Il savait qu'il était beaucoup plus logique de prendre Miss Caroline comme épouse.
Prétextant prendre l'air, il s'excusa auprès de Caroline pour se retirer au balcon. C'est alors au balcon qu'il vit la famille Bennet arriver, particulièrement Mme Bennet qui s'exclamait haut-et fort à l'extérieur sur le domaine de Netherfield.
(Oh Dieu du ciel, je crois qu'elle s'est empirée!) Fut la première pensée qui lui vint à la tête en la voyant.
Quand il décela la silhouette familière de Miss Élizabeth, instinctivement il se retourna pour ne plus la voir, avant de se convaincre qu'il était préférable de se désensibiliser pendant qu'il était seul.
Il se retourna donc pour la regarder. Elle portait une délicate robe blanche en dentelle et ses cheveux soigneusement attachés étaient ornés de ruban et de minuscules fleurs. Mais c'est en voyant son sourire et son expression vive qu'il se souvint quels sentiments elle provoquait chez lui. Il avait oublié le nœud à l'estomac et les fourmillements dans le ventre, les mains moites…
Il se cacha pour ne pas être vu et contrôler ses symptômes.
(Oh non… elle est magnifique… comme elle m'a manqué…il ne faut pas…oh ces sentiments…ce bonheur…Caroline ne m'a jamais créé un tel effet… jamais je n'ai ressenti cela pour elle…)
Il resta seul quelques instants réfléchissant à tout ceci avant de retourner voir les invités et évitant d'aller directement voir Bingley et Caroline.
Bingley fut ému de revoir Miss Jane et lui réserva immédiatement les premières danses, qu'elle accepta avec beaucoup d'empressement, au grand plaisir de Charles.
Selon les conseils d'Élizabeth, Jane se montra plus démonstrative dans ses sentiments et bientôt Charles fut convaincu qu'il serait bien accueilli par elle, s'il lui demandait de la courtiser.
Mr Darcy dansa évidemment avec Miss Caroline, essayant tant bien que mal de lui sourire et d'apprécier sa compagnie. Elle avait changé pendant les derniers mois et Mr Darcy se sentait coupable de ressentir ces sentiments pour Miss Élizabeth. Il ne détestait plus Miss Bingley mais il n'éprouvait pas des sentiments profonds avec elle. Il avait maintenant pitié d'elle et l'abandonner rimait avec l'humilier.
À son grand étonnement, il remarqua que Caroline était tout sourire et que ses yeux brillaient de bonheur. Pourtant elle savait qu'il devait danser avec Miss Élizabeth, mais elle ne semblait aucunement en être offensée. Elle avait même une expression de satisfaction et de sérénité, étrangement apparent.
Même son frère s'en aperçut. Mais Charles comprit ce que Darcy ne pouvait toujours pas connaître de Caroline :
Bingley demanda à parler à Caroline.
-Caroline, je connais cette expression sur ton visage, dit-il sèchement en chuchotant
-Quoi donc ? L'expression du bonheur?
-Non! Je te connais trop bien! Tu prépares un mauvais coup!
-Un mauvais coup? Mais tu es ridicule! Crois-tu que j'ai cinq ans?
-Justement, je ne craindrais pas tes mauvais coups si tu avais cinq ans, mais à ton âge tes plans sont machiavéliques! Qu'as-tu fait? Dis-moi immédiatement! Gronda Bingley
-Je n'ai rien fait! Dit-elle mielleuse, arrête de te faire des soucis et profite de ta Jane et de ta belle-mère, tu en as assez sur les bras, crois-moi!
-Sache que je te surveille, je suis certain même que les plans que tu nies soient pour humilier Miss Élizabeth! Toujours en chuchotant
-Quoi? Mais de quoi parles-tu?
-Tu sais que Mr Darcy a des sentiments pour elle et je crois que tu veux assurer tes fiançailles en l'humiliant
-Charles, lança bêtement Caroline- Je n'ai aucune adversaire pour Mr Darcy, il est mien. J'ai gagné et elle a perdu. Maintenant laisse-moi-fit-elle en laissant Bingley songeur
La soirée se déroulait à merveille, Mr Darcy observait Miss Élizabeth de loin sachant très bien qu'il devait danser avec elle avant la fin de la soirée. Pour l'heure, il ne s'était pas même présenté à elle depuis qu'elle était arrivée.
Bingley, Jane et Élizabeth discutait ensemble quand il se décida enfin à la saluer. Il affronta enfin son regard.
Il se présenta froidement et sèchement, essayant tant bien que mal de paraître insensible.
-Miss Élizabeth.
-Mr Darcy. Répondit-elle sèchement avant de tomber dans le mutisme
Bingley intervint finalement
-Mr Darcy, vous devriez inviter Miss Élizabeth à danser, elle n'en a pas eu l'occasion ce soir, -en rigolant
-Miss Élizabeth voudriez-vous danser?
-Non merci, se contenta-t-elle de dire devant Bingley et Darcy hébétés
Darcy vexé insista
-Miss Élizabeth, vous ne danserez avec aucun gentleman ce soir?
-Oh oui! Je danserai avec les hommes qui ont vraiment envie de danser avec moi et qui se montreront aimables.
-N'ai-je pas été aimable en vous invitant? Répondit-il irrité
-C'est Bingley qui vous a incité à m'inviter, alors vous avez été aimable avec lui seulement. Mais il est évident que vous ne désirez pas danser avec moi, c'est alors moi qui est aimable avec vous en vous épargnant cette épreuve.
-Et comment arrivez-vous à cette conclusion? Dit Darcy rudement
(Bingley et Jane se retirèrent très mal à l'aise d'être témoins de cette dispute.)
-Votre froideur et votre arrogance m'ont convaincu avant même que vous n'ouvriez la bouche. De plus, que dirait votre fiancée?
-Ce n'est pas ma fiancée
-Si vous niez qu'elle est votre fiancée, je peux facilement vous souligner qu'il s'agit d'un simple détail, en l'occurrence qu'il ne lui manque que la bague au doigt.
Sans le savoir, Mr Darcy s'était rapproché d'elle et son regard c'était attendrie.
-Mais qu'ai-je fait pour que vous m'en vouliez autant? Serait-ce encore Mr Wickham qui a parlé contre moi? Dit-il les dents serrées
-Je ne vous en veux pas! Et pourquoi parlez-vous de cet homme fourbe et menteur?
-Fourbe et menteur? Mais …comment savez-vous?
-Je ne suis ni naïve ni idiote, comme vous le pensez
-Je n'ai jamais pensé cela...dit-il perplexe- Et pourquoi me cherchez-vous toujours dispute chaque fois que j'essaie d'être aimable avec vous? Je commence à penser que vous faites exprès pour me repousser…
Il leva les yeux et entrevit Mme Bennet qui les regardait, sourire aux lèvres, prête à déclarer à tous les invités qu'un mariage entre Mr Darcy et Lizzy était prévisible. Son esprit s'illumina et il comprit que Lizzy lui épargnait les harcèlements de sa mère. Puis retournant son regard vers Lizzy
-Votre mère…c'est cela…souffla-t-il
-Mr Darcy, votre fiancée vient vers vous. dit-elle en le regardant droit dans les yeux
Miss Bingley qui avait vu toute la scène vint rejoindre Darcy lui prenant le bras pour montrer son trophée à Lizzy.
-Pardonnez-moi Caroline, je dois parler à votre frère, dit-il immédiatement en dégageant son bras, laissant Caroline furieuse face à Élizabeth
-Miss Élizabeth, nous avons évidemment un différent. J'aimerais vous inviter à l'extérieur pour que nous puissions discuter seule à seule sans importuner ce magnifique bal. Me rejoindrez-vous ? dit-elle mielleuse
-(Lizzy resta muette hésitant à répondre)
-Oh, mais nous pouvons aussi régler cela ici devant tous les invités, mais il n'y aurait aucun avantage à nous dire nos vérités devant toute l'assemblée.
Lizzy acquiesça d'un simple hochement de tête et la suivit à l'extérieur.
