Auteur: Claire1663
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Résumé: Le conte de Cendrillon revisité à la sauce Harry Potter. Enjoy! slash HP/DM, RW/BZ, HG/TN...
Paroles d'Harry
Bonjour à tous,
voici un nouveau chapitre ^^
Nouvelles importantes, j'ai la chance d'avoir une merveilleuse bêta, Vinnie, qui a bien voulu corriger la fanfic. Je la remercie infiniment. Je vais donc republier les précédents chapitres. Peut-être que cela retardera la publication des prochains chapitres et je m'en excuse mais Vinnie fait un travail formidable. N'hésitez pas à l'encourager ^^
Je remercie Tsuh, elo-didie, brigitte26 et Waanzin die pour leurs reviews ainsi que toutes les personnes qui m'ont inscrit dans leurs favories ou leurs followers.
Bonne lecture
Chapitre 6 Familles
L'Ordre avait emmené les Mangemorts de troisième classe en dehors du château. Seuls les trois plus hauts gradés étaient restés. Malgré les nombreux dégâts qui avaient endommagé le château, les sous-sols avaient été épargnés. On y avait pu installer une salle d'interrogatoire. Avery et ses acolytes allaient être soumis au Veritaserum. Nombreux étaient impatients, espérant obtenir des réponses, le premier étant Sirius. L'Ordre et Dumbledore se trouvaient encore dans la bibliothèque, quand soudain l'Auror Shacklebolt arriva essoufflé :
-Gringotts... Gringotts est attaqué.
-Par Merlin, c'est un coup des Mangemorts ? demanda Rémus.
-Non, non, c'est incroyable. D'après ce que j'ai compris, c'est le coffre des Lestrange qui a été visité. Et... pas par n'importe qui.
Tout le monde était effaré. Shacklebolt était un Auror expérimenté qui ne perdait pas facilement son sang-froid. Cette attaque, surprenante en elle-même, devait être menée par quelqu'un de vraiment spécial pour le perturber. L'assistance était assez perplexe et attendait avec impatience lorsqu'un grognement les fit sursauter.
-C'est un dragon, c'est le cri d'un dragon, dit Charlie.
Tout le monde se précipita sur le balcon donnant une vue imprenable sur la ville donc sur Gringotts. Ils virent un immense dragon sortir par le toit de la banque. Ils purent observer des formes humaines sur le dos de celui-ci mais ils étaient trop éloignés pour identifier quoi que ce soit. Soudain, le dragon prit son envol.
-Mais qui se trouve sur le dragon? Qui a bien pu cambrioler Gringotts? hurla Maugrey tentant de faire passer sa voix au-dessus du vacarme que faisait le dragon.
-Sirius.
Celui-ci se tourna vers Shacklebolt.
-Sirius, c'est Harry Potter. La personne qui vient de cambrioler la banque, c'est Harry Potter.
Elle allait le lui faire payer. Bellatrix transplana directement chez elle et hurla le nom d'Harry mais aucune réponse ne se fit entendre. Elle se dirigea vers le placard et n'y trouva rien. Il était absolument vide. Il était parti. Non seulement cet avorton avait réussi à découvrir ses plans et les partager avec l'Ordre du Poulet grillé mais il avait également cambriolé son coffre et sûrement récupéré la coupe. Elle se vengerait.
-Harry, Harry
Sirius était interloqué, il ne faisait que prononcer le nom de son filleul tout en fixant le dragon qui devenait un point éloigné dans le ciel, quand son regard se porta sur le directeur. Il comprit :
-Vous le saviez, vous saviez qu'il était vivant. Vous saviez qu'il allait tenter de faire cet acte fou aujourd'hui alors que nous étions... C'est lui, n'est-ce pas. C'est lui l'espion. Vous l'avez entraîné dans cette guerre. Ne trouvez-vous pas qu'il a déjà souffert, il fallait en rajouter.
-Je crois que certaines explications doivent se faire dans un lieu plus approprié et en comité restreint. Retrouvons-nous au QG.
Puis Dumbledore transplana. Rémus soutenait Sirius qui tremblait de colère. Deux yeux onyx observaient avec peine son amour, souhaitant tellement lui apporter un soutien. Le Conseil ainsi que certains membres de l'Ordre retrouvèrent Dumbledore dans le bureau de Sirius. Entretemps, tous les membres de l'Ordre ainsi que la population avaient été prévenus qu'Harry Potter, Ronald Weasley et Hermione Granger avait cambriolé Gringotts. Dumbledore attendait patiemment que les hauts responsables de l'Ordre soient dans le bureau avant de débuter ses explications. Il faut dire qu'il avait face à lui Sirius Black et Rémus Lupin mais également la matriarche de la famille Weasley, Molly.
-Pourquoi ne pas nous avoir prévenu qu'Harry Potter était vivant? Comment Ron et Hermione ont-ils pu être entraînés dans cette histoire? Est-ce-que vous avez seulement conscience que ce ne sont que des enfants?
-Ma chère Molly...
-Ah non, pas de ça avec moi, j'exige des explications claires et précises...
-Chérie, peut-être que si tu laissais la parole au professeur Dumbledore, nous pourrions connaître le fin mot de l'histoire.
Pendant la plaidoirie de Molly, Sirius observait Dumbledore. Il était en colère contre cet homme qui l'avait empêché de connaître son filleul mais celui-ci ne voulait-il pas le voir? Il devait lui en vouloir de ne pas avoir réussi à le retrouver, de ne pas avoir réussi à le sauver? La haine laissa la place à la tristesse et à la peur d'être rejeté par celui qu'il considérait comme son fils. Il fut tiré de ses pensées par Dumbledore qui les invita à s'assoir :
-Tout d'abord, sachez que je n'ai retrouvé Harry qu'à Noël.
-Où vivait-il avant? demanda Sirius, prenant la parole pour la première fois depuis le retour de l'Ordre du château. Etait-il bien traité?
-Lorsque la famille Potter a été assassinée, une personne est venue récupérer le bébé avant que qui que ce soit n'intervienne. Harry vivait avec un Mangemort. C'est Bellatrix qui a recueilli Harry. Et pour répondre à votre question sur la raison de la présence de Ron et Hermione, c'est qu'Harry Potter ne fait qu'un avec votre voisin, Harry Evans.
Un silence s'installa dans la salle qui fut interrompu par la crise de larmes de Molly. Chacun prit conscience de l'horreur qu'avait vécue le survivant lors de ces dernières années. La famille Weasley n'arrivait pas à se remettre de la nouvelle. Ils avaient non seulement côtoyé l'élu pendant des années mais ils n'avaient pas pu l'aider. Mais la réaction, ou plutôt, l'absence de réaction de Sirius inquiétait Rémus et son amant mystère. Sirius avait le regard vide, il se leva et, sans prêter aucune attention au groupe, il sortit de la pièce pour aller dans sa chambre. Arrivé là-bas, il s'effondra son filleul, le fils de ses meilleurs amis, avait passé son enfance avec Bellatrix, le bras droit du Seigneur des Ténèbres, la Mangemort la plus redoutée. Elle avait dû se venger et connaissant sa cousine, elle a dû prendre un malin plaisir à torturer son Cornedrue junior. Quel parrain était-il? Il l'avait abandonné, il l'avait laissé seul face à une des plus folles meurtrières. Il n'était qu'un incapable, comme Harry devait le haïr. Et Sirius perdit peu à peu pied. Soudain, il sentit deux bras puissants l'entourer et son dos heurter un torse.
-C'est vous. Pourquoi? Qui êtes-vous?
Pour seule réponse, Sirius sentit les bras raffermir leur prise. Son corps était pris dans une étreinte qui se voulait rassurante et aimante. Il se sentait bien et se permit de profiter de cette chaleur. Puis elle disparut, Sirius se retourna et ne trouva personne. Quelqu'un frappa à sa porte.
-Sirius, c'est Rémus. Est-ce-que je peux entrer?
Sans attendre de réponse, Rémus entra dans la chambre et vit Sirius sur le sol, des traces de larmes sur ses joues.
-Il me déteste.
-Non, tu ne dois pas penser cela.
-Mais comment pourrait-il me pardonner de ne pas avoir été là?
-Je ne crois pas qu'Harry pense cela et puis, il ne te l'a pas clairement dit. Ne juge pas trop vite les choses. Dumbledore a encore d'autres informations à nous faire partager. Tu es parti avant qu'il ne puisse finir.
-Oui, j'arrive... Rémus?
-Oui?
-Aurais-tu aperçu quelqu'un avant de rentrer dans ma chambre?
-Non, je suis désolé Sirius... Dépêchons-nous.
Sirius et Rémus retournèrent dans le bureau. Sirius regarda autour de lui, tentant d'apercevoir l'absence de quelqu'un mais tout le monde était présent. Les yeux onyx n'avaient pas raté le regard inquisiteur de son rouge et or. Un espoir se fit dans son cœur. Si seulement son amour pouvait être réciproque.
-Bien, Harry a été récupéré par Bellatrix. Je ne vous apprendrai rien sur l'enfance peu joyeuse qu'il a reçue mais c'est à lui de vous en parler. J'ai rencontré Harry la première fois le jour où le village a été attaqué. Lorsque j'ai appris son identité et ses conditions de vie, je ne voulais prévenir personne afin de ne pas le mettre plus en danger qu'il n'était.
-Nous aurions pu le recueillir et le protéger, déclara Narcissa Malefoy.
-Je le sais mais la position d'Harry était un avantage que l'on ne pouvait négliger.
-Alors vous l'avez obligé à jouer aux espions. N'avez-vous pas honte?
-Molly, soyez sûre que ce n'est pas une chose dont je suis fier mais l'idée vient d'Harry lui-même. Et malheureusement, nous n'étions pas en mesure de refuser une telle opportunité. Il a été mon apprenti. Miss Granger et Monsieur Weasley l'ont énormément aidé et je dois vous avouer qu'il est bien le digne fils de ses parents. Il est très doué. Il a pratiquement rattrapé son retard. Un soir, il a réussi à capturer Pettigrow. C'est ainsi que nous avons eu les informations de l'attaque du château. Nous avons dû le relâcher. Ce fut très dur pour Harry. Ce petit est épatant. Maintenant, il a une autre mission d'où le vol à Gringotts. Les enfants m'ont demandé de mettre leurs familles en sécurité, c'est la raison de la présence de Monsieur et Madame Granger et de la famille Weasley au complet. Monsieur Weasley a dû apporter d'autres effets. Je crains qu'à l'heure actuelle, votre maison ne soit visitée par les Mangemorts. Pour l'instant, nous ne pouvons les soutenir qu'en pourchassant les Mangemorts.
-Mais comment pouvons-nous savoir s'ils sont vivants et en bonne santé? Il doit bien avoir un moyen de les joindre? demanda le professeur Mac McGonagall.
-Pour des raisons de sécurité, je n'ai prévu aucun moyen de Portoloin.
-Ce n'est pas possible, je les chercherai moi-même s'il le faut mais je veux savoir s'ils vont bien, demanda Molly Weasley.
-Dans ce cas, il faut que je vous présente quelqu'un. Dobby!
Un pop se fit entendre et un elfe surgit devant l'assemblée de l'Ordre.
-Que peut faire Dobby pour Dumbledore Monsieur.
-J'aimerais te présenter à ces personnes. Chers amis, je vous présente Dobby, l'elfe de maison d'Harry Potter.
-Son elfe de maison...?
-Oui Rémus, il protège Harry. Je lui ai demandé de vérifier si notre trio était en bonne santé.
-Et... questionna Molly.
-Harry Potter Monsieur et ses amis sont en bonne santé. Il ne faut pas que vous vous inquiétez. Ils sont bien protégés.
-Mais pouvons-nous les aider? interrogea Sirius.
L'elfe regarda attentivement le Maraudeur et lui fit un grand sourire.
-Vous êtes Sirius Black Monsieur, le parrain de Monsieur Harry. J'ai un message pour vous. Monsieur Harry est désolé d'avoir emprunté la photo qui se trouvait sur votre bureau, Monsieur Harry vous la rendra. Monsieur Harry s'excuse également de ne s'être présenté mais Monsieur Harry ne voulait pas mettre Monsieur Black, Monsieur Lupin et sa famille en danger. Monsieur Harry a demandé à Dobby de protéger sa famille. Monsieur Harry a demandé à Dobby de protéger Monsieur Black, Monsieur Lupin et sa famille.
A ces mots, le cœur de Sirius se réchauffa. Son filleul, son mini-Cornedrue, le considérait comme sa famille et avait la stupide idée de le protéger. Dès qu'il l'aurait trouvé, il ne savait pas s'il devait l'étouffer ou non au moment où il le prendrait dans ses bras. Rémus était également très heureux de la considération que lui portait le fils de ses meilleurs amis. Les deux Maraudeurs se firent la promesse de protéger Harry et de lui faire connaître le bonheur qu'il méritait.
-Dobby, as-tu les affaires d'Harry avec toi?
-Oui, Monsieur Dumbledore.
-Tu peux mettre le coffre d'Harry dans ma chambre.
-Bien Monsieur Black.
-Je pense qu'il est grand temps pour chacun d'entre nous d'aller se reposer. Je vous propose de nous retrouver demain.
Et sur ces paroles, Dumbledore se dirigea vers la cheminée et partit pour Poudlard.
Depuis l'attaque du château, la famille royale avait emménagé dans une de leurs résidences secondaires. Draco était de plus en plus fébrile à l'approche de son anniversaire. Ce jour-là, il connaitrait le nom de son âme-sœur, la personne qui lui était destinée. Ses parents lui en avaient parlé et il était impatient d'éprouver ce sentiment d'union. Ses pouvoirs, déjà puissants, devraient s'intensifier. Pour trouver sa compagne ou son compagnon, une grande soirée d'anniversaire devait avoir lieu. Ce serait un bal. Le château n'étant plus en état d'accueillir une telle cérémonie, Dumbledore avait proposé de le faire à Poudlard pour plus de sécurité et alléger l'esprit des gens même si l'apparition du Sauveur avait influé une nouvelle énergie au peuple. Il représentait l'espoir.
Draco avait quelques difficultés à propos d'Harry Potter. Il ne voulait pas juger cette personne sans l'avoir connue mais il devait avouer qu'il vivait assez mal la popularité de ce héros. Non pour la recherche de notoriété mais pour l'acceptation de sa personne par le peuple. Il aurait tellement voulu être cette personne sur laquelle son peuple fondait tous ses espoirs. Mais il avait conscience des grands sacrifices qu'avaient dû subir cet homme : perdre ses parents, être éloigné de la famille qui lui restait et surtout avoir vécu avec sa tante. C'est pourquoi, il avait décidé d'aider au maximum cet être et de le soutenir dans ses actions. Du moment qu'elle ne mettait pas en danger son âme-sœur. La soirée allait se dérouler dans deux semaines. Deux semaines à attendre patiemment – ou tenter de le faire.
Blaise n'en pouvait plus. Il allait sûrement être enfermé pour avoir osé tuer le prince héritier, mais trop c'est trop. Celui-ci n'arrêtait pas de tourner en rond. Où se trouvait le sorcier puissant, le vif guerrier, le rusé Serpentard. Il n'avait en face de lui qu'un crétin de Poufsouffle qui soupirait à chaque heure, s'impatientant de retrouver son âme-sœur. Il comprenait parfaitement Draco. Lui-même espérait revoir son superbe roux aux yeux bleus. Il l'avait cherché depuis la commémoration mais rien. Il avait cru que cela pouvait être un étudiant de Poudlard mais les préparatifs de ce satané bal l'avaient mené dans cette école et rien. Le bal était sa dernière chance.
Théo s'amusait de voir ses deux meilleurs amis virer Poufsouffle. Ces deux-là devaient certainement compter les jours, voire les heures qui les séparaient de ce bal. Lui continuait sa vie comme avant, loin des questionnements de ces deux ahuris. Cela ne les empêchait pas de l'importuner avec cette fille rebelle. Comme si lui, Théodore Nott, était épris d'une fille venant de je ne sais où et qui avait le toupet de le rabaisser. D'accord elle était plutôt jolie, bon d'accord belle, elle avait de l'esprit et une sacrée droite. Elle était si franche, si directe, si simple. Elle ne ressemblait en rien à toutes ces filles superficielles qu'il avait côtoyées. Une personne avec qui la vie serait une perpétuelle aventure… Non, il n'était pas attiré.
Ce soir-là, trois soupirs se firent entendre.
Cela faisait cinq jours depuis la visite de Dobby et ils vivaient toujours dans la clandestinité. Ils évitaient autant que possible les visites de l'elfe. Celui-ci ramenait un nombre incroyable de plats et de conseils de la mère de Ron. Harry avait reçu plusieurs lettres de son parrain et de Rémus. La première lui avait amené un sourire que ses amis avaient toujours rêvé de le voir porter. Une routine s'était installée, Hermione était accaparée par les livres, Ron tentait de la suivre en écoutant la radio sorcière. Harry, lui, observait la coupe. Toutefois, aujourd'hui, il entendit distinctement les paroles de la coupe. Instinctivement il se mit à parler fourchelangue et lorsqu'il toucha l'objet, une sorte de vision s'imposa à lui. Ses amis, s'inquiétant, lui retirèrent l'objet des mains.
-Harry, ça va?
-Je sais où se trouve le diadème.
-Comment?
-La coupe me l'a fait voir. J'ai eu une vision de Poudlard, de l'étendard des Serdaigle et de la Dame Grise.
-Le diadème se trouve donc à Poudlard. Il va falloir y retourner et questionner la Dame Grise, affirma Ron.
-Je crois que la solution pour la destruction des Horcruxes se trouve également à Poudlard.
- Explique-toi Mione.
-Je n'y avais pas vraiment fait attention avant mais la réaction de la coupe avec le fourchelangue me l'a confirmé. Les Horcruxes réagissent et s'expriment en fourchelangue, donc le moyen de les détruire doit avoir un lien avec les serpents.
-Je ne vois pas le rapport.
-D'après la légende, Salazar Serpentard aurait construit une pièce, la Chambre des Secrets, à Poudlard, où seul son héritier y aurait accès. Voldemort a dû y avoir accès mais pourquoi n'y a t-il pas laissé les Horcruxes à cet endroit ? Lui seul, pouvait y avoir accès. Et parce qu'il ne voulait pas y mettre les Horcruxes, le monstre qui se trouve dans la Chambre, ou autre chose, doit être un danger pour les Horcruxes.
-Oui c'est logique Hermione. Ces Horcruxes ne craignent rien donc il pouvait les laisser à la vue de tous mais le moyen de les détruire devait être caché et impossible d'accès.
-La Chambre des Secrets renferme donc le moyen de détruire les Horcruxes.
-Mais je ne me suis pas arrêtée là. En cherchant une créature magique, un serpent ayant de grandes capacités, je suis tombée sur le basilic. Un serpent dont le venin est le plus puissant au monde. Il tue d'un simple regard. C'est le roi des serpents. Des mégalomanes comme Serpentard et Voldemort ne pouvaient qu'y mettre le roi des serpents.
-Oui mais ça ne nous aide pas à trouver cette Chambre.
-C'est pourquoi, j'ai fait des recherches...
-A la bibliothèque, dirent en même temps Ron et Harry.
-Il y a dû avoir des agressions. Voldemort n'aurait pas eu un tel serpent sans s'en servir. Et j'ai trouvé. Il y a cinquante ans, une élève est décédée sans cause apparente. C'est Mimi Geignarde.
-Et elle hante les toilettes des filles du deuxième étage, donc…
-L'ouverture de la Chambre des Secrets s'y trouve.
-Hermione tu es formidable!
- Je sais, mais maintenant, il faut se rendre à Poudlard.
-Il y a un bal dans deux semaines pour l'anniversaire du Prince. Comme le château a été attaqué, la fête va se dérouler à Poudlard. Il y aura beaucoup de monde. C'est le moment idéal.
-Comment connais-tu l'existence de ce bal?
-Par la radio et puis c'est un jour important. Nombreux et nombreuses doivent être impatients d'y être.
-Pourquoi, c'est juste un bal !?
-Harry, mais on parle du Prince héritier et de son seizième anniversaire.
-...
- A ce que je vois, l'autre folle t'a complètement coupé du monde sorcier.
-Mais pourquoi est-ce si important? Mione?
-Vois-tu Harry, certains membres de la famille royale sont des Veelas et par conséquent, ils ont ce qu'on appelle une âme-sœur. C'est la compagne ou le compagnon de vie du Veela dès que celui-ci atteint son seizième anniversaire. Il n'y a pas plus beau que l'amour d'un Veela. Il aime son Valéon d'un amour inconditionnel. C'est le rêve de beaucoup de jeunes gens que de devenir un Valéon. De plus, le prince Draco est l'héritier du roi, donc le futur souverain. C'est un peu comme un conte de fée. En tout cas Ron, c'est parfait, on a deux semaines pour se préparer. On arrive au bout. Il ne manquera plus que Nagini.
-Devons-nous prévenir Dumbledore de notre visite surprise?
-Il doit se douter que nous essayerons d'aller à ce bal, au moins pour y voir nos familles. Je vais donc lui confirmer notre présence. Par contre, je m'inquiète pour les Mangemorts.
-En quoi ils t'inquiètent?
-Ils ne laisseront pas une occasion comme cette fête, vu son importance, sans y intervenir. Et puis, Bellatrix est peut-être folle mais elle n'est pas stupide. Elle doit se douter qu'il y aura de forte chance que nous soyons présents. Il faudra être sur nos gardes. Je vais faire part au professeur de nos remarques. J'espère que tout se passera bien.
Après avoir élaboré un plan, Harry se souvint du sac et de la lettre qu'il avait récupéré du coffre. Il était fébrile et ses mains se mirent à trembler au moment d'ouvrir la lettre.
Harry,
mon chéri, si tu reçois cette lettre, c'est que malheureusement, ton père et moi, nous n'aurons pas la chance de te voir grandir. Mais si tu lis cette lettre, c'est que tu as survécu. Savoir que tu es vivant est une source de réconfort pour nous. Sache que nous t'aimons tellement et quoi qu'il est pu arriver, ce n'était pas ta faute. C'était notre choix. J'espère que tu vas bien. J'aimerais tellement pouvoir te prendre dans mes bras.
Dans le sac, nous avons laissé quelques unes de nos affaires personnelles. Nous avions peur qu'elles soient perdues et puis certaines d'entre elles sont compromettantes, surtout pour ton parrain Sirius. Je te souhaite beaucoup de bonheur mon chéri. Prends soin de toi et n'oublie pas que nous serons toujours avec toi.
Avec amour. Ta mère. Lily Evans Potter
Harry relut plusieurs fois la lettre et sortit la photo de sa famille. Il pleura, il pleura longtemps, toute la nuit jusqu'à s'endormir de fatigue. Il aurait tellement voulu les connaître, les prendre dans leur bras. Il ne lui restait que des photos, une lettre, des souvenirs.
