Je suis sincèrement désolée de vous avoir abandonnés pendant presque 6 longs mois –Mon dieu !- sans nouvelles ni nouveau chapitre. Nan mais vraiment, quelle honte ! Disons que ç'a été compliqué pour moi de concilier bac blanc, les différents DM donnés par les profs en même temps, ect ect ect… Le pire, c'est que quand j'ai enfin eu le temps d'écrire, je n'avais pas l'inspiration, et inversement. J'ai aussi eu un passage à vide en début d'année, mais je vais beaucoup mieux je vous assure ! Le prochain chapitre devrait arriver dans moins longtemps puisque je suis en vacances dans moins de deux mois, et que la trame de ma fiction devient de plus en plus claire dans mon esprit de tarée. Donc même le bac ne devrait pas trop me ralentir. Breeef ! Il me semble que ce chapitre est plus long que les précédents, en espérant que ça permettra de patienter jusqu'au prochain !
Réponses aux reviews :
wolfpopcorn : merci :3 Disons que je n'ai pas de délais précis à vrai dire : je poste une fois que j'ai fini d'écrire le chapitre –ce qui implique que j'ai eu le temps et l'inspiration- et de le taper, donc c'est trèèèèès aléatoire ^^'
L1109 : oui je dois pouvoir faire ça ) mais enfin, tu n'as pas encore compris que c'est mon plus grand plaisir d'arrêter mes chapitres au pire moment ? :D Je suis sûre de vous retrouver au chapitre suivant comme ça !
Minimiste : j'apprécie beaucoup les reviews de ce genre, peu importe la longueur. Merci !
nikkouyoku : ah ah ! Mais qui a dit que ça se passera comme ça ? Suspens suspens !
Camerisier : pour ça, il va falloir attendre encore un ou deux chapitres, désolée :3
Happy Sae : thanks !
Comme demandé par L1109, voilà le résumé du chapitre précédent :
La cohabitation entre le chirurgien de la mort et l'escrimeuse rousse à bord du sous-marin jaune est quelque peu difficile. Ils ne se supportent pas et le beau brun aux yeux dorés prend un malin plaisir à embêter la jeune femme. Celle-ci est enlevée lors d'une escale dans une ville portuaire, alors qu'elle se promenait seule parmi les rues. Trafalgar décide de se porter à son secours, accompagné par ses hommes.
-Mmh…
Mylo grogna, entrouvrant un œil, puis l'autre. Sa vue était trouble, une vive douleur lui enserrait le crâne. Elle percevait un bruit sourd en fond, comme étouffé. Au fur et à mesure que l'escrimeuse sortait de son sommeil forcé, elle réussit à distinguer des voix qui beuglaient des ordres incompréhensibles. Elle essaya de se redresser sur un coude, mais retomba sur le ventre, prise de vertiges. Bordel… Elle finit par discerner ce qui l'entourait. Des hommes s'agitaient tout autour d'elle, poussant, tirant des cages, boîtes et autres bocaux. Une chose était sûre, cet endroit lui était inconnu. Mylo roula sur le flanc, avant de se rendre compte qu'elle était elle-même derrière des barreaux. Elle fronça les sourcils, tournant la tête pour en être malheureusement sûre : elle était enfermée dans une cage, à peine assez grande pour pouvoir s'y assoir. Grommelant, la jeune fille se redressa difficilement et s'adossa contre les barreaux, de manière à pouvoir continuer d'observer le manège des hommes qui s'affairaient de tous les côtés. Une, voire deux, questions subsistaient : qu'est-ce qu'ils préparaient, et qu'est-ce qu'elle faisait là ? Un coup de pied contre la cage la sortit de ses pensées.
-Zêtes sûrs que c'est elle ?
Mylo leva les yeux vers un homme imposant, grand et baraqué, avec de petits yeux enfoncés dans son crâne. Il respirait la bonne humeur et la joie de vivre, avec toutes ces cicatrices et son sourire inexistant. Derrière lui, en retrait, se tenaient les trois enfoirés de la ruelle.
-Connards…
Monsieur-boute-en-train recogna dans les barreaux.
-Toi, la ferme !
Elle grogna. Pour qui il se prenait lui ? Elle serra les poings, prête à lui déchainer un cyclone en pleine tête, mais rien ne se passa. Elle ne sentit pas l'afflux de pouvoir, l'air se concentrer autour d'elle. Elle ne sentit rien. Rien du tout. Nada. Que dalle. Elle baissa les yeux vers ses mains, découvrant à chacun de ses poignets un bracelet de ce qui semblait être du métal, ou de la pierre peut être… Il ne fallut pas longtemps à Mylo pour faire le lien entre son état de faiblesse, la « non réponse » de ses pouvoirs et ces bracelets. Ceux-ci étaient en granit marin, il n'y avait pas d'autres possibilités. Elle reporta son attention sur les quatre hommes qui lui faisaient face, en dehors de la cage. L'un des trois sous-fifres sortit l'avis de recherche de l'escrimeuse de sa poche et le déplia avant de le tendre à son supérieur.
-Certains.
Mylo eut envie de faire disparaître ce sale rictus supérieur de son visage de demeuré à grands coups de pieds au cul. Le colosse caressa sa barbe d'une semaine environ, son regard allant et venant entre sa prisonnière et l'avis de recherche. La jeune femme aux cheveux de feu frissonna en entendant le rire gras et éraillé –on pouvait presque voir la fumée de toutes les cigarettes qu'il s'était déjà enfilé franchir ses lèvres à chaque ricanement- qui lui donna presque des sueurs froides.
-Excellent. On a touché le gros lot les gars. Allez me chercher un collier.
Mylo haussa un sourcil. Un collier ? Quel collier ? Pour quoi faire ? Le fumeur respirant la joie de vivre s'accroupit devant elle, son sourire de fouine toujours accroché aux lèvres, dévoilant de magnifiques dents jaunes.
-Tu m'excuseras pour l'accueil, ricana-t-il en tapotant le dessus de la cage. Mais on était débordé, et je devais m'occuper de quelques petits trucs avant toi. Et il nous manquait des colliers. Maintenant qu'on a refait notre stock, tu vas avoir droit à toute mon attention. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on a parmi nos lots une utilisatrice de fruit de démon.
Mylo haussa un sourcil. Stocks ? Colliers ? Lots ? Qu'est-ce que… Monsieur-j'ai-une-cheminée-à-la-place-de-la-bouche se redressa, attrapant le dit collier que lui tendait l'un de ses sbires. La jeune femme se crispa : elle n'aimait pas beaucoup l'apparence de ce collier. Le large anneau de métal incrusté par endroits de ce qui semblait être du granit marin n'inspirait aucune confiance à la rousse, et encore plus quand elle aperçut le petit boitier accroché sur le côté du collier. Elle se raidit, prête à mordre tout ce qui passait à portée.
-Sortez-la de la cage et amenez la moi.
A trois contre un, en plus des effets du granit marin, c'était compliqué de répliquer. Malgré cela, elle se débattit furieusement, jusqu'à ce que l'un des types lui décoche un coup de poing dans le ventre, lui coupant le souffle au passage. Elle fut ensuite facilement maintenue immobile par les trois hommes, qui ricanaient bêtement. Elle essaya de se reculer quand les grosses mains calleuses de leur boss s'approchèrent pour lui passer le collier autour du cou, mais ils la maintenaient fermement. La jeune fille grogna quand le collier fut refermé autour de son cou. Une galère de plus.
-Il te va très bien ma jolie. C'est un tout nouveau modèle, spécialement conçu pour ceux comme toi.
Le rictus mauvais qu'il abordait lui donna envie de lui coller son poing dans sa figure.
-Lâchez-la.
Mylo se redressa une fois « libre ». Elle aurait bien essayé de déguerpir, cassant quelques jambes et démontant quelques têtes, mais elle était réaliste : elle avait peu de chances, sans ses pouvoirs ou ses sabres, seule. Sœur sourire ricana.
-Un problème ma mignonne ? Tu as l'air moins féroce tout d'un coup.
-Ferme-la.
Il haussa un sourcil, se penchant vers elle, avant de prendre son menton entre son pouce et son index. Mylo papillonna des paupières face à son haleine fétide –quand s'était-il brossé les dents pour la dernière fois ?- qui lui piquait les yeux.
-Pardon ? T'as vraiment dit ce que je pense ?
-Nan mais sérieusement, ferme la bouche. Tu me donne envie de vomir, fit la rousse en fermant un œil avec une grimace de dégout.
Haleine-fleurie la lâcha et se recula un peu, sortant une petite télécommande de sa poche. Il y avait trois boutons dessus. Il en pressa un. Mylo perçu un grésillement provenant du collier avant d'être littéralement foudroyée sur place. Lorsque la décharge la traversa, Mylo ne put retenir un cri de douleur avant de s'effondrer au sol. Elle avait l'impression que ç'avait duré de longues minutes plutôt que 5 ridicules secondes. Haletante et tremblante, elle se redressa difficilement sur ses coudes. Un coup de pied dans les côtes la retourna sur le dos. Elle grogna de douleur tandis que le sadique à la télécommande s'accroupit à côté d'elle, lui prenant le menton.
-Tu fais moins la fière hein ?
Il ricana avant de se redresser.
-Les festivités vont bientôt commencer. Je suis sûr que tu plairas à quelqu'un qui sera assez fou pour tenter de te dresser. Vu qu'on va garder le meilleur pour la fin, tu vas pouvoir piquer un petit somme.
Mylo le vit vaguement appuyer sur un autre bouton du boitier avant de sentir une aiguille s'enfoncer dans sa nuque. Peu après, le noir complet, de nouveau.
OooooooooO
-C'est pas un peu risqué cap'taine ?
-Vous ne disiez pas ça aux Shabaondy.
-Aux Shabaondy, on était juste venu jeter un coup d'œil…
Le capitaine chirurgien leva les yeux au ciel devant les réactions de ses hommes. Il n'avait aucune envie de se lancer dans un discours de motivation pour leur donner envie d'y aller. Il était lui-même en train de se demander ce qu'il faisait dans cette salle, à attendre le début de la vente aux enchères. Penguin dû lire dans son esprit :
-D'ailleurs cap'taine… Pourquoi vous avez voulu venir ? Vous ne donnez pas l'impression de l'apprécier particulièrement…
Merde. Qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça ? Il ne l'appréciait pas, il la détestait, elle l'exaspérait. Heureusement, Ban vint à sa rescousse.
-Vous comptez laisser Mylo à ces types ? Imaginez si vous lui venez en aide : elle vous sera reconnaissante non ?
Sachi et Penguin se turent, se regardèrent avant qu'un même sourire idiot n'apparaisse sur leurs lèvres.
-Si on la sauve…
-Elle va nous adorer…
-On sera ses sauveurs…
-Elle va nous regarder à notre juste valeur…
-Ça va être…
-Génial…
Ce n'était pas compliqué de deviner ce qui leur passait par l'esprit. Un sourire stupide aux lèvres, le rouge aux joues, l'air déterminé… On aurait presque pu distinguer l'aura de courge et d'héroïsme qui les entourait. Trafalgar soupira mais adressa tout de même un petit signe de tête à son navigateur qui l'avait sorti du pétrin. Il reporta son attention sur a scène quand les lumières s'y dirigèrent, pour éclairer un excentrique qui se mit à brailler dans le micro qu'il tenait, souhaitant la bienvenue à tous les spectateurs, qu'ils soient venus acheter ou non. Law remarqua qu'il n'y avait aucun Tenryubito dans la salle. Ils devaient éviter ce genre d'endroits depuis les « incidents » des Shabaondy. Tant mieux, ça lui faciliterait la tâche… Le présentateur rappela les prix pour chaque race, précisant que toutes n'étaient pas disponibles ce jour-là.
-Les lots de cette vente sont majoritairement humains, avec quelques exceptions, parmi lesquelles une poignée de sirènes et de nains. Nous allons d'ailleurs commencer par ceux-ci. Je rappelle le prix de départ de chacun : 70 millions de berrys pour les sirènes femelles, un million pour les mâles, 700 000 pour les nains et 500 000 pour les humains.
L'équipage du Heart regarda partir les sirènes et les nains pour des prix exorbitants, qui valurent presque à Sachi et Penguin d'en perdre lunettes et casquette. Law resta impassible durant la majeure partie de la vente. Seuls ses doigts qui se crispaient et se détendaient autour du fourreau de son nodachi témoignaient de sa légère appréhension. Les « lots humains » furent peu à peu dévoilés, mais aucune rouquine détentrice des pouvoirs d'un fruit du démon parmi eux pour l'instant. Il semblait au chirurgien que le temps passait excessivement lentement. Qu'est-ce qu'ils attendaient ? Est-ce qu'ils s'étaient rendus compte qu'avec son caractère de merde elle ferait une très mauvaise esclave ? Si ça se trouve, elle avait réussi à s'en sortir seule, et ils perdaient leur temps. Elle devait déjà être de retour au sous-marin… Il secoua la tête. Jean-Bart l'aurait appelé si ç'avait été le cas. Il était resté sur le sous-marin dans cette éventuelle possibilité. Mais l'escargophone dormait toujours silencieusement au fond de sa poche. Il se redressa légèrement en entendant enfin le maître de cérémonie, comme il s'appelait lui-même, annoncer un utilisateur de fruit du démon au milieu des autres humains « lambda ». A moins d'un très peu probable coup du sort, ça ne pouvait être qu'elle.
OooooooooO
Mylo se réveilla en grognant. Si ces absences forcées ne cessaient pas, elle allait devenir folle. Elle se frotta le front, ou du moins essaya. Ses poignets étaient retenus par des menottes. En granit marin. Pourquoi changer ce qui marchait ? Elle se redressa en grognant, franchement agacée. Pourquoi toutes ces merdes n'arrivaient qu'à elle ? Hein ? Pourquoi ? Elle leva les yeux vers Gueule-de-cheminée quand il se posta devant elle. Déjà qu'elle n'était pas très grande, le fait d'être assise lui permettait d'être surplombée complètement par ce type.
-Ça va être à toi ma mignonne.
Mylo haussa un sourcil et tourna la tête dans la direction que lui indiquait l'armoire à glace. Elle parvint à distinguer la scène. Parcourant ce qu'il l'entourait du regard, elle devina qu'ils étaient dans ce qui servaient de coulisses. Sœur sourire leva les yeux au ciel devant le manque de réaction de la rouquine, et attrapa la chaîne qui retenait les menottes entre elles avant de lever la jeune fille de force. Celle-ci décolla du sol, et gémit de douleur quant à la position plutôt inconfortable de ses bras par rapport à son buste, avant de faire une pirouette avant pour avoir enfin les bras devant elle. Ou plutôt au-dessus d'elle. Elle touchait à peine le sol du bout des pieds, et lança un regard blasé à l'homme-cheminée qui semblait amusé de la situation.
-Tu comptes me porter jusque là-bas, ou je peux marcher ?
Il la posa à terre, fronçant les sourcils, avant de récupérer la télécommande du collier.
-Tu es bien insolente pour une esclave.
Mylo se redressa, pinçant les lèvres.
-Même avec un maître, je ne serais jamais esclave.
-C'est ce qu'on verra, ricana-t-il avant de presser à nouveau l'un des boutons.
Mylo se cambra sous la douleur que provoqua la décharge, avant de se laisser tomber à genoux, se rattrapant comme elle pouvait en s'appuyant sur ses mains. Il lui semblait que l'intensité avait augmenté. Encore légèrement groggy, elle se laissa relever par les sous-fifres de ce putain d'électricien, qui l'escortèrent jusqu'à la scène, tandis que l'homme qui s'y trouvait déjà gueulait qui elle était, et le prix de départ, soit 500 000 berrys. Mylo secoua la tête pour chasser les dernières traces d'engourdissement dans son esprit comme dans son corps. Elle se rendit compte qu'on la tenait par le coude. Elle se dégagea, avant de sentir ses jambes flageoler. Pas sûr qu'elle tienne longtemps, mais elle préférait ça plutôt que d'être tripoter par ces enflures. Elle entendit les personnes présentes dans la salle faire grimper les enchères jusqu'à une somme dépassant sa prime. Elle ne savait pas si elle devait se sentir flattée ou insultée. Flattée qu'on estime qu'elle puisse valoir autant, ou insultée d'être considérée comme un vulgaire animal. Elle se redressa comme elle put, parcourant les badauds du regard. Elle se figea en reconnaissant le chirurgien de la mort et ses hommes au dernier rang, à proximité de l'une des portes. Mylo fronça les sourcils devant son sourire narquois. De toutes évidences, il avait deviné qu'il était repéré. Mais qu'est-ce qu'il foutait là ? Elle n'avait aucune envie de lui devoir quoi que ce soit. Et elle pouvait très bien se débrouiller seule. Que quelqu'un lui retire ces menottes et ce collier, et ils allaient voir ! Bon ok, peut-être qu'elle avait besoin d'un peu d'aide. Mais alors un tout petit peu. Elle claqua sa langue contre son palais quand le sourire du brun s'élargit alors qu'il se redressait. Non, non, non et non ! Elle distingua une aura bleue autour de la main gauche du capitaine, signe distinctif de son pouvoir, avant de le voir articuler quelque chose. L'instant d'après, elle se retrouvait sur ses genoux, face à lui. Elle ne fit pas attention au murmure incompréhensif et à l'agitation qui envahissait la salle, trop occupée à foudroyer le brun du regard.
-J'avais pas besoin de ton aide.
-Un simple « merci » me suffirait tu sais ?
Le maître de cérémonie bafouilla, essayant de trouver une explication à ce qu'il s'était passé en plus de chercher un moyen de calmer la foule et plus particulièrement celui qui venait de voir sa nouvelle esclave disparaître dans une bulle bleue. Law se leva, entraînant Mylo au passage pour l'attirer contre lui afin de la dissimuler autant que possible.
-Maintenant tu la ferme et tu avances, gronda le brun contre l'oreille de la jeune femme lorsqu'elle faillit protester.
La voix rauque et le ton sans appel de son aîné fit frissonner l'escrimeuse qui obéit sans protester, le torse du médecin contre son dos. Une fois en dehors de la salle, elle baissa les yeux sur les menottes qui lui enserraient toujours les poignets. Elle tourna la tête vers lui, le regardant par-dessus son épaule, en levant les mains devant elle.
-Tu compte faire quoi pour ça ? Et le collier ?
-On s'en occupera une fois au sous-marin.
Mylo pinça les lèvres mais ne dit rien, ce qui surprit Trafalgar, qui s'attendait pourtant au contraire.
-Hey !
Les quatre hommes et la jeune fille se retournèrent vers Sœur sourire et ses sbires qui sortaient à leur tour de la salle. La rouquine retroussa les lèvres, dévoilant ses dents, tandis qu'un grognement sourd lui prenait la gorge. Qu'ils aillent se faire foutre ! Elle suivit volontiers le brun et ses hommes quand ceux-ci tournèrent les talons. Elle ne se rappela que trop tard que ça n'était que rarement aussi simple : une nouvelle décharge la parcourut de part en part, lui arrachant un cri étouffé malgré ses dents serrées tandis qu'elle s'effondrait au sol. Elle eut du mal à aligner deux pensées cohérentes, affalée sur le flanc, regardant dans le vague, la vue trouble. Les voix des membres de l'équipage du Heart lui parvinrent comme atténuées. La jeune femme se sentit soulevée tandis que ses sens s'éclaircissaient peu à peu. Secouant doucement la tête et sortant de son engourdissement, sa vue se fit progressivement plus nette. Elle parcourut ce qui l'entourait des yeux, distinguant le corps de Bepo contre lequel elle était blottie, maintenue par ses larges pattes. Elle tourna la tête vers Law, qui courait aux côtés du mink. Elle tendit les bras pour lui toucher l'épaule, les laissant retomber dès qu'il tourna la tête vers elle. Ce simple geste lui semblait anormalement épuisant.
-Le boîtier… réussit-elle à articuler avec peine d'une voix pâteuse, essayant de garder les yeux ouverts.
Le médecin la regarda un instant avant d'hocher la tête. Elle l'entendit ordonner quelque chose à ses hommes avant de sentir de nouveau l'aiguille s'enfoncer dans son cou et la drogue se déverser dans ses veines. « Bordel » fut le seul mot qu'elle réussit à prononcer avant de sombrer –encore- dans l'inconscience.
N'hésitez pas à laisser une ch'tite review, ça fait toujours plaisir ;)
