Salut mes p'tits poissons, j'espère que vous allez bien !
Je suis de retour pour un nouveau chapitre. J'en ai encore 3 ou 4 en réserve, je les poste tous ce soir (oui oui, j'ai envie, et puis ça me permettra de nettoyer mon Doc Manager et savoir où j'en suis exactement).
Bref, je vous laisse. Bonne lecture !
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis le naufrage de Myosgard. Pendant tout ce temps, l'île l'avait accueilli et hébergé, soigné, et on lui avait même fourni un bateau et son équipage pour qu'il puisse retourner à la surface. Le jour de son départ, les habitants de l'île entière s'étaient rassemblés dans le port, pour le voir partir. Correction : pour voir cette ordure retourner dans la poubelle dont il était originaire. J'étais assez contente qu'il s'en aille enfin, le simple fait de le savoir sur l'île me donnait la nausée.
Je me tenais aux côtés de Fukaboshi, observant le Tenryubito gagner le bateau. En montant les marches, il se retourna.
- Je me vengerai !
Je serrais déjà les dents et les poings. Fukaboshi remarqua instantanément la tension dans mon corps, et attrapa mon poignet.
- Malgré le fait que je sois un Noble respecté, vous m'avez insulté et malmené terriblement, bande de poissons ! Vous vous repentirez pour ce que vous avez fait !
Je tentais vainement de me dégager de la poigne de mon ami, qui me tira en arrière et passa un bras autour de mon ventre pour m'empêcher d'avancer. Je tentais de me débattre, encore, de le faire lâcher, mais j'avais perdu d'avance.
- Après tout ce qu'on a fait pour lui, c'est comme ça qu'il nous remercie ?! criais-je dans un murmure étouffé par la rage.
Au vu des visages qu'offraient les habitants, je devinais facilement qu'ils pensaient comme moi. Evidemment, tout le monde le détestait sauf Otohime-sama ! Cette dernière se tenait droite, au milieu de l'espace laissé par la foule. Le roi Neptune observait également le Tenryubito s'avancer sur la passerelle. Enfin, nous allions être débarrassés ! Soudain, la reine s'avança et l'interpella. Elle voulait aller à la surface.
- Quoi ?! Mais c'est trop dangereux !
Le roi et sa femme se mirent à disputer le pourquoi du comment, mais c'est la reine qui gagna bien évidemment. Comme elle le disait, le fait qu'une femme aussi fragile qu'elle aille à la surface puis revienne était la meilleure façon de montrer qu'une homme-poisson pouvait y aller, comme elle, sans danger. Elle se mit alors à gravir les marches de la passerelle et je m'avançais, ayant filé tel une anguille des bras de Fukaboshi.
- Otohime-sama !
Elle se tourna alors vers moi, et je me précipitais vers elle.
- Je suis d'accord avec vous, pour ce qui est de montrer que la surface est un endroit sûr. Mais, sauf votre respect, vous ne connaissez rien de ce monde et de ses dangers.
Je jetais alors un œil mauvais à Myosgard qui attendait, sur le pont.
- Ni des personnes qui l'habitent. Laissez-moi vous accompagner, s'il vous plait !
- Ce n'est pas une idée idiote, déclara Neptune. Raven pourrait t'être d'une grande aide, et éventuellement te protéger.
- Un peu que j'le ferais, non mais ! m'exclamais-je.
Otohime eut un sourire doux, et posa une main sur mon épaule.
- Je ne doute pas que tu serais d'une grande aide. Mais ton passé pourrait déranger les Nobles…
- Je représente une valeur, bien que minimale, pour eux. A leurs yeux, les hommes-poissons ne sont rien. On ne sait pas ce qu'ils pourraient vous faire.
- J'en suis consciente. Mais j'ai besoin que tu restes sur l'île, notre campagne ne doit pas s'arrêter pendant mon absence.
Sa main frêle se déplaça vers ma joue, et elle pencha légèrement la tête sur le côté.
- J'ai une confiance aveugle en toi Raven. Et je compte sur toi…
Touchée, je clignais des yeux avant de m'agenouiller devant ma reine. Elle comptait sur moi, et puisque je n'étais qu'un pion sur l'échiquier de la cohabitation, je devais lui obéir. Je devais lui faire honneur.
- Je ne vous décevrais pas, Otohime-sama.
- J'en suis convaincue.
Elle gagna le pont, et nous fit de grands signes d'au revoir. Je me mis soudainement à courir hors de la ville, vers une côte de corail. Là-bas, j'y trouvais Aladin et Ojisan qui observaient le navire s'éloigner.
- Tout ce que nous pouvons faire, c'est croire en elle et attendre… dit Jinbei à côté de qui je me postais.
Je prenais une grande inspiration, et Jinbei se boucha les oreilles avec Aladin.
- Soyez prudente ! Otohime-samaaa !
Je sentis alors la grande main de mon oncle se poser sur ma tête et ébouriffer mes cheveux noirs. Je grimaçais en lui lançant un regard de travers. Il eut un sourire paternel, auquel je ne pouvais pas résister. Je souris de nouveau et m'appuyais sur lui tout en regardant le bateau disparaitre à l'horizon. Lorsqu'on ne vit plus rien, je sautais sur mes pieds et levais le poing.
- Ma mission m'attend ! m'exclamais-je, avant de filer sous les regards couveurs des deux hommes-poissons.
0o0o0o0o0o0o0o0
Je mettais un nouveau coup dans mon mur. Cela faisait déjà une semaine que nous n'avions aucune nouvelle d'Otohime-sama. Je m'étais entêtée à continuer la campagne, à faire autant de discours qu'elle, mais ce n'était pas suffisant. Elle manquait à tout le monde, et cela se ressentait sur l'activité de l'île qui paraissait morte. Je soupirais, agacée par ce silence qui régnait dans le palais. Je quittais ma chambre, et allais voir Shirahoshi. La petite déprimait complètement, et ses frères n'étaient pas d'une grande aide. Seul Fukaboshi semblait encore tenir la route.
- Raven-chan…
- Salut princesse…
Je me hissais sur son lit et m'assis à côté de sa main qui trainait.
- Comment vas-tu ?
- Okasama me manque…
Je poussais un bref soupir et posais ma main sur celle de Shirahoshi.
- A moi aussi…
La porte s'ouvrit à nouveau, laissant entrer les trois frères qui prirent place près de nous.
- Je suis certain qu'elle rentrera bientôt, dit Fukaboshi.
- Oui, elle ne devrait plus tarder désormais. Je mettrais ma main à couper qu'elle a réussi ses négociations !
Les yeux de tous se tournèrent vers moi, qui souriais en étant rêveuse. Je n'avais aucun doute sur la réussite de la reine, et j'étais certaine qu'elle rentrerait bientôt. Je soupirais doucement et descendais du lit, avant d'aller vers la porte.
- Où vas-tu ? demanda Fukaboshi.
- Je vais faire un tour en ville. J'ai besoin de voir madame Shirley !
Bien sûr, ce n'était qu'une excuse pour déambuler dans les rues, sans les princes qui me suivaient. C'était une habitude qu'avait pris Fukaboshi, imité par ses deux frères. Mon apparence humaine posait encore et toujours problème…
J'avais donc quitté le palais, et je marchai désormais à travers les rues bien trop calmes de l'île. Je passais près de l'estrade, où d'ordinaire Otohime-sama faisait de long discours. Les gens étaient attroupés tout autour, certain priant comme si l'objet en bois était un autel sacré. Je continuais mon avancée vers la côte, là où j'avais observé Otohime-sama s'en aller. J'aperçu le kimono rouge d'Ojisan. Autour de lui, des enfants qui lui posaient des questions. Pas besoin de les entendre, je savais qu'ils demandaient à quand reviendrait la reine. Mais ça, personne ne le savait. Pas même moi. Laissant de côtés mes réflexions, je m'avançais et posais la main sur l'épaule de Jinbei, assis. Il tourna la tête vers moi et m'offrit un faible sourire que je lui rendis. Lui comme moi étions très inquiets pour la reine. Enfin, les enfants partirent. Jinbei et moi restions immobiles, à regarder l'horizon.
- Tu tiens le coup ? demanda-t-il doucement.
- Plus du tout.
Je plongeais mon visage dans mes mains en soupirant. Je sentais le regard de mon oncle peser sur moi, je devais sans aucun doute lui faire pitié. Je détestais ça.
- Je manque cruellement d'idées, je n'arrive pas à la cheville d'Otohime-sama… Je suis en train de la trahir…
- La trahir ?
- Je n'ai pas tenu parole ! J'avais promis d'assurer la campagne, de ne pas la décevoir ! Je n'arrive ni à l'un ni à l'autre…
- Sans doute te mets-tu la barre trop haute…
Je soupirais, puis me levais. Sans un mot de plus, je tournais les talons et commençais à repartir.
- Raven.
Je m'immobilisais.
- Tiger serait très fier de toi.
- Peut-être.
Je repris ma marche, sentant une boule monter le long de ma gorge. J'aurais tout donné pour le sauver. Si seulement il m'avait laissé faire…
0o0o0o0o0o0o0o0
Enfin, elle était de retour ! Le navire avait été aperçu, le palais avait été prévenu, et j'avais foncé comme une dératée jusqu'au port avec Fukaboshi. Bien évidemment, la princesse et les deux princes nous accompagnaient avec le Ministre de la Droite et celui de la Gauche. Nous avions grimpé sur le bateau, et les quatre s'étaient jetés au cou de leur mère. Je me contentais de sourire, et lorsqu'Otohime-sama s'avança vers moi, je m'agenouillais.
- Bon retour parmi nous, Majesté.
La main frêle se posa sur mon épaule, puis me fit me lever. Je continuais de sourire, heureuse de revoir la femme pour laquelle je me démenais corps et âmes. Grâce à elle, j'avais enfin une raison de me battre. J'avais un objectif et un soutien pour accomplir la volonté de mon père.
Plus tard, Otohime-sama organisa un grand rassemblement sur la place de la Thoncorde. L'île entière était réunie, les oreilles grandes ouvertes. Je me souviendrais toujours du discours de ma reine.
- Ecoutez tous ! Les Nobles du Monde sont très influents au Sommet Mondial, le Sommet des Rois. Ecoutez ce qu'ils ont rédigés sur cette feuille !
Elle avait brandis fièrement le document qu'elle m'avait montré sur le bateau, avant de poursuivre.
- « Pour entretenir les liens d'amitiés entre les humains et les hommes-poissons, nous promettons de soutenir leur pétition dûment remplie. » Cela signifie que si nous pouvons soumettre une pétition avec beaucoup de signature au Sommet, cette feuille nous donnera tout le soutien dont nous avons besoin. Nous pourrons nous déplacer à la surface ! Ce dont j'ai besoin maintenant, c'est de plus de signatures. Tout ce que je peux faire, c'est attendre que vous preniez votre décision. Exprimez vos intentions pour déménager vers la surface, et vivre ensemble avec les humains !
Le silence pesant qui régnait voulait tout dire. Postée derrière ma reine, je pouvais sentir son malaise. Comme désespérée, elle alla s'agenouiller près de la boite en bois qui se trouvait devant elle.
- Je vous en prie ! Signez ! J'ai besoin de vos signatures !
Aucun adulte ne réagit. Oui, aucun adulte. Trois enfants s'avancèrent et déposèrent leur signature dans la boite. La reine les observa, demandant s'ils n'allaient pas revenir sur leur décision après lui avoir redonné espoir. Ce à quoi un enfant répondit que sa mère signerait aussi. Et peu à peu, la boite se mit à se remplir. Otohime-sama releva la tête, et chacun brandissait sa feuille. On se ruait pour la déposer dans la boite, les gens s'arrangeaient pour les faire passer jusqu'au-devant. Je m'avançais aux côtés de ma reine, dont les larmes menaçaient de couler.
- Majesté, cette petite boite ne sera pas suffisante ! dit l'homme âgé qui venait de déposer sa feuille.
- Ne connaissez-vous pas le nombre d'habitant de ce pays ? demanda ironiquement le suivant.
On apporta une énorme caisse en osier, grande de plusieurs mètres, et les gens s'y ruèrent pour déposer leur signature. Enfin, Otohime-sama fondit en larmes, beuglant sa joie. Je souris, bien que ses pleurs bruyants fussent la seule chose que je n'appréciais pas chez ma reine.
0o0o0o0o0o0o0o0
Les jours passaient, et les signatures continuaient d'arriver de tout le pays. Otohime resplendissait de joie et de bonheur, une vue sans égale pour Fukaboshi qui ne lui souhaitait que la réussite. Et enfin, sa mère atteignait son objectif. Bien sûr, il était heureux pour elle, mais également pour Raven qui partageait le même rêve. Pourtant, depuis quelques temps, cette dernière disparaissait fréquemment, après chaque journée passée sur la place à récolter les signatures. Elle n'était pas dans sa chambre, ni dans le jardin qu'elle affectionnait tant. Jamais elle n'était au palais, et pourtant tous la voyait rentrer mais jamais sortir. Et pourtant, ce soir-là, alors que des lucioles enfermées dans des lanternes éclairaient doucement le palais, Fukaboshi alla dans le jardin. Et comme par hasard, Raven y était. Assise au milieu des coraux doucement illuminés, on aurait pu la voir comme une fée ténébreuse, sa peau pâle éclairée de manière étrange et mystérieuse par les lucioles qu'elle avait capturées à la surface.
- Raven ?
L'appelée se leva en un instant, et sembla se détendre en reconnaissant le triton.
- Fukaboshi ? Qu'est-ce que tu fais là à une heure si tardive ?
- Je te retourne la question…
- Je méditais.
Il s'approcha doucement, comme s'il craignait que son amie ne détale. Elle prit place sur un banc et tapota la place à côté d'elle, invitant ainsi le triton à s'asseoir à ses côtés. Ils se regardaient, simplement, sans un mot. Et pourtant, ils se sentaient mal, tous les deux. Raven fut la première à tourner les yeux.
- Les choses ont changé, n'est-ce pas ? demanda doucement la brune.
- Que veux-tu dire ?
- Nous avons grandi. Peut-on vraiment continuer comme avant ? A se voir, à se parler comme si nous étions amis…
- Mais nous le sommes ! la coupa le prince. Raven, pourquoi doutes-tu encore de nos sentiments ?
- La dernière fois que l'on s'est vu, on avait… Bref, ça fait tellement longtemps ! Comment peux-tu encore dire que nous sommes amis ?
- M'as-tu oublié pendant tout ce temps ?
- Non, bien sûr que non ! Comment peux-tu imaginer une chose pareille ?!
Révoltée, la brune s'était levée d'un bond et plantée devant Fukaboshi. Ce dernier lui attrapa doucement le poignet, la détendant ainsi soudainement.
- Tu étais mon meilleur ami…
- Je le suis toujours. Je ne t'ai jamais oublié non plus, Raven. Il serait temps que tu le comprenne.
La jeune fille resta interdite quelques instants. Même assis, le triton faisait encore au moins 2 ou 3 mètres, et Raven se sentait ridiculement petite face à lui. Se laissant aller, elle s'appuya sur Fukaboshi qui fut un peu étonné par ce geste. Toutefois, il plaça une main paradoxalement frêle dans son dos. Raven esquissa un sourire avant de se redresser et d'offrir son sourire à Fukaboshi.
- C'est toi le chat.
- Pardon ?
- C'est toi le chat ! répéta Raven en s'éloignant à reculons.
Le prince plissa les paupières avec un sourire taquin et se leva d'un bond avant de poursuivre son amie dans le jardin. Elle tournait, se cachait, évitait toujours Fukaboshi qui ne parvenait qu'à la frôler. Ça le frustrait, allez savoir pourquoi, de ne pas attraper cette petite chose fragile qu'il avait toujours aimé. Non, apprécié ! Ou peut-être…
Raven se laissa attraper, et son dos se retrouva coller aux écailles du triton. Elle laissa un rire léger franchir ses lèvres avant de lever la tête et de regarder Fukaboshi. Ses cheveux bruns contre ses écailles le faisaient frémir dans une douce caresse.
- Tu te rends compte qu'on s'est couru après comme des gosses ?
- Quoi, tu ne t'es pas amusé Bakaboshi ?
Raven leva la main et prit celle de Fukaboshi, entrelaça ses fins doigts avec ceux du triton. Comme fascinée, elle observa la différence qu'il y avait entre ces deux membres, pourtant si semblables, les tournant légèrement, se détachant et les entrelaçant de nouveau. Son sourire disparu soudainement et, comme une enfant triste, Raven leva doucement les yeux vers Fukaboshi.
- Combien de barrières y a-t-il entre nos mondes, à ton avis ? demanda-t-elle dans un murmure.
Le prince l'observa. Ses yeux améthyste n'étaient plus remplis d'étoiles, une lueur sombre les avait envahis. Elle ne souriait plus, la tristesse s'était peinte sur son visage. Non, ce n'était pas de la tristesse. De la déception plutôt. Oui, de la déception. Raven était déçue. Mais de quoi ? D'avoir cru que sa place était ici ? Etait-elle déçue d'avoir pensé une seule seconde qu'elle pouvait revenir sur l'île sans conséquence, que rien ne lui arriverait ? Ou était-elle tout simplement déçue d'elle-même, en imaginant une seconde seulement qu'elle et Fukaboshi étaient identiques ?
Le triton garda ses doigts entrelacés avec ceux de l'hybride, et laissa sa queue s'étalée entièrement sur le sol. De là, il se pencha doucement vers l'oreille de la brune qu'il tenait encore contre lui, ramenant leurs mains contre ses pectoraux. Raven avait soudainement détourné le regard, et fixait ses pieds. Elle mordait légèrement sa lèvre inférieure, le souffle du triton chatouillant délicieusement sa nuque si frêle par rapport à la sienne.
- Je me fiche de nos différences, et du nombre de barrière… S'il le fallait, j'irais à la surface pour toi.
Raven releva les yeux, légèrement écarquillés. Elle tourna ensuite la tête vers Fukaboshi, et ne pipa mot. La lueur étrange qui dansait dans ses yeux était claire. Le prince relâcha doucement la main de son amie et se releva sans mot dire. La jeune fille comprit aussitôt ce que ce silence signifiait, et elle ne releva pas. Elle se contenta de marcher aux côtés de Fukaboshi qui la raccompagna jusqu'à sa chambre. Ils se souhaitèrent une bonne nuit, un ton empreint de tendresse pour eux deux, puis Fukaboshi s'éloigna avant même de voir Raven ouvrir la porte de sa chambre.
- Eh, Bakaboshi…
Le triton se retourna légèrement, et posa ses yeux or sur la petite hybride.
- S'il le fallait, j'irais me mettre à la solde des Tenryubito.
Il écarquilla légèrement les yeux, elle eut un faible sourire. Elle entra dans sa chambre et ferma la porte, il reprit son chemin vers sa propre chambre. Raven s'appuya sur sa porte, Fukaboshi s'arrêta un instant, et ils soupirèrent. Etaient-ils trop prudes ou bien trop lâches pour dire les choses telles quelles ?
