Bonjour tout le monde ! Voilà enfin le dernier chapitre de cette première histoire (de moi) du fandom Avengers ! Mais ne vous en faites pas, un bonus est prévu et servira d'épilogue ! Par contre, il vaut mieux que vous regardiez Thor : Ragnarok avant de lire le bonus, sinon vous allez être spoilés !
Voilà, donc encore merci aux reviewers et une bonne lecture à tout le monde !
We'll meet again
Les jours passaient avec une effrayante tranquillité. Elisabeth profitait de ses jours de vacances pour s'habituer à son nouvel environnement et Loki prenait le temps de se reposer convenablement après avoir utilisé autant de magie.
Ce n'est que quand il avait commencé à se gratter le torse qu'Elisabeth l'avait obligé à lui montrer ce qui n'allait pas. Ce crétin avait régénéré son torse et y avait laissé les fils chirurgicaux. Liz dut donc l'attaquer aux ciseaux et ignorer les grognements du dieu des divas. Ça avait été franchement dégueu.
Loki s'était mis en tête de lire l'entièreté de la bibliothèque de la jeune femme, qui ne le voyait donc plus beaucoup, enfermé qu'il était dans ses bouquins. Il enrichissait également sa culture cinématographique et Liz était toujours étonnée de l'entendre lâcher des références de films comme si de rien n'était.
Mais bon, elle n'aurait pas dû le laisser regarder Le Parrain.
Il avait été imbuvable pendant au moins quarante-huit heures et s'était déplacé dans la maison avec sa barre de métal comme s'il en était propriétaire. Il insista même pour qu'elle lui baise la main avant de lui adresser la parole !
Enfin, rien qu'un petit coup de casserole sur la tête ne puisse arranger.
Elisabeth levait toujours un regard inquiet vers le ciel à chaque hélicoptère qui passait, craignant de voir surgir le SWAT ou la police depuis sa rencontre avec Tony Stark. Dans ces moments-là, Loki se moquait de sa paranoïa et se prenait invariablement un croche-pied, ce qui avait le mérite de détendre l'atmosphère.
Le dieu à la main verte avait commencé un petit potager juste devant la véranda et se servait parfois de ses pouvoirs pour faire pousser des légumes plus rapidement pour pouvoir ensuite demander à Liz de préparer une soupe. La jeune femme acheta d'ailleurs à sa demande des graines de rosiers et de quoi monter une grille en bois blanc pour y faire pousser les fleurs.
Un jour, le dieu revint de son jardinet tout sourire avec une boule de poils noire entre les mains. Cette andouille avait trouvé un chaton absolument adorable dans ses légumes et avait bien évidemment décidé de l'adopter.
Sans lui demander son avis, bien sûr, sinon ce n'est pas drôle.
- Dis, c'est un mâle ou une femelle ? demanda-t-il comme un gosse à son amie.
Le médecin lui lança un regard torve et jeta un œil à la bestiole.
- Femelle. Va falloir l'opérer, répondit-elle laconiquement.
- Je vais l'appeler Sigyn, déclara Loki en posant le chat par terre pour lui préparer du lait et du thon.
- N'oublie pas de diluer le lait dans l'eau, sinon elle va avoir la diarrhée, signala la petite brune en soupirant derrière son magazine.
- D'accord !
- Il va oublier de le faire, marmonna-t-elle en se replongeant dans sa lecture.
Un peu plus tard, n'entendant plus rien, elle se leva de sa chaise avec curiosité et alla voir ce qui se passait. Loki était au salon et lisait avec un chat endormi et roulé en boule sur son ventre.
- Tu lis qu- Oh ?
Loki prit soudain une teinte rouge brique et cacha son magazine sous son coussin, réveillant le chat en sursaut. La bestiole cracha et se sauva en courant.
- Dis donc, Loki…
- C'est à quel sujet ? fit le dieu en la défiant de parler de ce qu'elle venait de voir.
Bien sûr, Elisabeth mit les pieds dans le plat.
- J'ignorais que tu étais fan d'Iron Man !
- Tu racontes n'importe quoi.
- Mais c'est bien Stark que je viens de voir en gros plan dans ce tabloïd, non ?
- Je m'informe sur mes ennemis, voilà tout.
- Pour le dieu des Menteurs, tu es bien nul, se moqua la jeune femme en retirant d'un coup sec le magazine du coussin.
- Mais rends-le moi ! s'écria Loki, toujours aussi écarlate.
- Ooooooh ! chantonna Liz en échappant d'une pirouette aux griffes de Loki. "Le playboy aurait multiplié les conquêtes à son gala de charité pour…" gnagnagna. Sérieux, ils sont nuls pour écrire, ces gens.
- Je peux le mettre hors d'état de nuire si je m'attaque directement à ses points faibles, la presse étant la meilleure source d'informations ! tenta de se justifier le grand brun en lui courant toujours après.
- Bien sûûûûûr, je vais te croire ! Je savais bien que tu étais carrément gay !
- Tu ne comprends pas, je ne lisais cet article infâme que pour m'informer !
- Que dalle, tu souriais en le lisant ! Mon dieu, Loki est amoureux de To-ny, Loki est amoureux de To-ny !
- Mais vas-tu te taire enfin ? s'énerva le géant des glaces.
D'un claquement de doigts, il arracha le magazine des doigts de sa colocataire sans même le toucher et le fit disparaître dans une gerbe de flammes.
- Maiiis ! Je voulais le lire !
- Oh…pardon.
- Je te charrie. Bon, donc. Tony Stark ? dit-elle en s'accoudant sur le plan de travail de la cuisine, le menton dans les mains et de grands yeux luisants.
- Tu es fatigante.
- Je sais. N'essaie pas de changer de sujet.
- Ecoute, je ne pense pas qu'il y ait une chance que ça marche, donc je ne vois pas l'intérêt d'en parler.
- Comment ça, ça ne marchera pas ?! Vous êtes pareils tous les deux ! Vous avez le même humour douteux, la même propension à humilier les gens, le même amour pour le cinéma et les références de films, et il paraît qu'il avait des problèmes avec son père ! Vous iriez tellement bien ensemble !
- Je suis le terroriste extraterrestre qui l'a jeté de sa tour, je te rappelle. Et avoir des points communs avec quelqu'un ne suffit pas pour le séduire !
- Ok, mais il a survécu et il n'a même pas été blessé ! Heu, pas par toi.
- Il y a eu je ne sais combien de morts à New York par ma faute. Sans oublier que j'ai peut-être un peu endommagé sa tour ridicule !
- Hmmm, c'est vrai que c'est délicat. Si tu attends quelque temps, je suis sûre qu'il considérera l'idée, si tu lui montres que tu l'apprécies. Fais-lui la cour, il va adorer être au centre de ton attention.
- T-tu crois ?
- Mais oui, il adore qu'on parle de lui, qu'on pense à lui, qu'on s'occupe de lui ! Vous êtes des divas tous les deux, donne-lui ce qui te plairait - mais pas des trucs glauques ou gores hein - et ça lui plaira.
- Hm, peut-être que tu as raison. Et dans "quelque temps", tu entends combien de temps à peu près ?
- He bien, un ou deux ans, le temps que les new-yorkais oublient ce qui s'est passé la semaine dernière.
- Un an ou deux ans ?!
- Je suis formelle. Si tu vas le voir maintenant, il va juste essayer de te tuer ou te mettre en prison pour un siècle ou deux. Par contre…
- Quoi encore ?
- Si les Avengers venaient à se séparer pour une raison ou pour une autre, s'ils se retrouvaient à se battre les uns contre les autres, il en sortirait vulnérable, et donc il lui faudra quelqu'un pour lui remonter le moral.
- Et pourquoi se sépareraient-ils ?
- Tu m'as dit toi-même qu'ils s'entendaient comme chiens et chats avant que tu ne tues cet agent. Prends Captain America, par exemple. Il vient tout droit des années 40, il est tout innocent et tout gentil, pas un pet de travers. Il est ami avec Stark pour le moment, mais tu sais aussi bien que moi à quel point la conduite de Stark le met sur les nerfs.
- Hm, c'est vrai. Mais de là à se battre entre eux…
- Je te parie que ce n'est qu'une question de temps. Stark n'a pas l'habitude d'avoir des amis et de devoir modérer ses propos, ça va se retourner contre lui, je t'assure.
- Si tu le dis… souffla Loki, un peu découragé.
- Mais bon, ne complote pas pour les séparer maintenant, d'accord ? Je ne t'ai pas dit ça pour t'aider à envahir la Terre !
- Bah, tu sais, être le roi du monde c'est très surfait. Tu as beau avoir le pouvoir, tout le monde te déteste et essaie sans relâche de te tuer. Et j'ai beau être fort, sept milliards d'humains, c'est trop pour moi.
- C'est ce que je dis à chaque méchant qui essaie de devenir le maître du monde dans les films, tu sais ?
- Tu parles souvent à ta télé ?
- Toujours~ ! Si tu as besoin de conseils pour draguer, je suis là !
- Bizarrement, j'ai pas confiance…
Finalement, Loki choisit d'écouter son amie et d'attendre. Pour une fois qu'il suivait ses conseils, Elisabeth n'allait pas s'en plaindre ! Parfois elle le trouvait devant Youtube ou la télévision à regarder les derniers exploits de Tony Stark en caressant la tête de Sigyn d'un air absent. C'était juste adorable, vraiment.
Un jour qu'il faisait bon et ensoleillé, Liz s'acheta une balançoire en kit et voulut l'installer elle-même malgré les propositions de Loki qui voulait l'aider. Le jeune dieu s'était donc assis sous la véranda avec un bon livre et regardait du coin de l'œil son amie escalader un arbre avec une échelle pour accrocher les chaînes à une branche solide tandis que le chat gambadait entre les touffes d'herbe.
- Là, c'est droit ?
Loki leva les yeux et répondit par l'affirmative. A cheval sur sa branche, Elisabeth se pencha précautionneusement en avant pour attacher la deuxième chaîne de la balançoire.
- Alors, c'est comment ?!
- Magnifique. Allez, descends maintenant, soupira Loki en se replongeant dans son bouquin.
- Roh, tu pourrais au moins montrer un minimum d'enthousiasme ! le houspilla le docteur.
- Ouaiiiiiis, dit Loki sans grande conviction.
- Enfoiré ! Bon, allez, retour sur le plancher des vaches !
Loki termina sa page en écoutant distraitement les bruits que faisait sa colocataire, puis haussa un sourcil en entendant un gros bruit sourd. Relevant la tête à toute vitesse, il vit alors une scène qu'il ne s'attendait pas à contempler avant au moins vingt ou trente ans. Elisabeth était couchée sur le sol, les cheveux en éventail sur l'herbe et semblait inconsciente.
- Liz ! s'écria Loki en envoyant voler son livre pour se précipiter au chevet de son amie.
Arrivé sur les lieux, il s'agenouilla sans se soucier de la rosée qui trempait son pantalon et remua doucement l'épaule de la jeune femme pour la faire revenir à elle.
- Liz, réveille-toi je t'en prie ! Liz ! LIZ !
Il la gifla finalement sans états d'âme et soupira de soulagement en la voyant ouvrir les yeux.
- Aoutch.
- "Aoutch" ? Tu viens de tomber d'une dizaine de mètres de haut et tout ce que tu trouves à dire est "aoutch" ? Où as-tu mal ? Es-tu blessée ?
- Je vais….sûrement avoir une bosse sur la tête.
- Baldr soit loué, tu vas bien.
- Par contre… je ne sens plus mes jambes. Et je commence à voir flou, là.
- Liz ?
- Rupture… moelle épinière… commo…tion, s'auto-diagnostiqua la jeune femme avant de sombrer une nouvelle fois.
- Merde, Liz, reviens à toi ! Merde, merde, merde ! hurla Loki.
Ses mains s'illuminèrent d'un feu vert plus brillant que jamais et il les posa en vitesse sur le front de la mortelle en priant tous les dieux de sa connaissance pour qu'ils l'aident. Il envoya toute son énergie fouiller le cerveau d'Elisabeth, cherchant une lésion ou un défaut quelconque, laissant à sa magie le soin de réparer ce qu'elle trouvait anormal.
Puis il retourna délicatement la brune sur le ventre et posa ses deux mains sur son dos, trouvant effectivement une faille au niveau de sa moelle épinière. Un sort puissant plus tard, Loki reconnecta les deux morceaux ensemble en espérant que tout irait bien. Il sonda par prudence le reste du corps à présent neuf qu'il avait sous les yeux, mais ne trouva rien d'autre.
Epuisé, Loki se laissa retomber sur les fesses et se força à respirer profondément pour juguler la panique qui l'avait saisi et faire retomber son niveau d'adrénaline. Liz n'avait pas besoin d'un dieu surexcité pour guérir.
Justement, Elisabeth rouvrit les yeux à ce moment-là et se redressa si vite que Loki grimaça, s'attendant presque à ce que les effets de son sort disparaissent d'un coup pour la laisser brisée sur le sol.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-elle avec légèreté.
- Tu es tombée d'un arbre, idiote.
- Ah bon ? Je n'en ai aucun souvenir, c'est drôle.
- Tu as eu une commotion cérébrale, c'est pour ça que tu ne te souviens plus. Et j'ai dû ressouder ta colonne vertébrale. La prochaine fois que tu grimpes dans un arbre et que tu tombes, je te laisse comme ça, te voilà prévenue !
- Oh, tu as eu peur pour moi Loki ?
- Bah un peu, oui ! s'écria Loki avant de regretter de s'être emporté.
Elisabeth lui sourit et s'agenouilla face à lui.
- Merci de m'avoir sauvée, Loki. C'est déjà la deuxième fois ma parole !
- C'est bon, oublie. Rentrons, je ne suis pas à l'abri d'Heimdall dehors.
- Oh merde, dépêchons-nous !
Elisabeth demanda à Loki de vérifier ses signes vitaux une heure plus tard et il ressortit qu'elle était en pleine forme. La jeune femme conseilla donc à son colocataire de devenir infirmier au lieu de décorateur et Loki lui balança un coussin au visage pour se venger de la peur qu'il avait ressentie en croyant son amie morte.
Alors qu'elle s'apprêtait à contre-attaquer, un bruit de moteur se fit entendre non loin de la maison. Les sens aux aguets, Loki envoya Liz se réfugier dans sa cuisine et se dirigea silencieusement vers la porte d'entrée.
Cette dernière explosa quelques secondes plus tard, faisant bondir le grand brun en arrière pour éviter les débris. Un mini-orage se déclara alors dans le hall au moment où Loki ressortit de derrière le mur qui l'avait protégé.
- Bonjour, mon frère, dit Thor d'un ton sérieux mais soulagé.
- Je ne suis pas ton frère, mais bonjour quand même, persifla Loki, prêt à se battre.
- Vas-tu résister ?
- Cela se pourrait, répondit posément le dieu des Menteurs avant d'envoyer trois couteaux surgis de nulle part vers le dieu du Tonnerre.
Il profita de la diversion pour courir vers l'intérieur de la maison et se posta dans le salon, ordonnant tout bas à Sigyn de s'enfuir. Le chat noir n'hésita pas et fila vers le jardin.
Le pas lourd de Thor retentit alors sur le carrelage, suivi de près par le bruit de la foudre qui grésillait le long de Mjöllnir. Le marteau magique vola à toute vitesse vers Loki avant de s'écraser contre sa poitrine, le projetant contre la cheminée. Loki jura mentalement dans toutes les langues qu'il connaissait quand l'électricité dont Thor avait chargé son arme se répandit dans tout son corps, le paralysant de la tête aux pieds.
Thor, souriant devant cette victoire facile, s'avança d'un pas conquérant dans la pièce pour menotter son frère et l'emmener à Asgard. Seulement, c'était sans compter Elisabeth, qui ressortit de sa cuisine sans faire de bruit pour asséner un grand coup de poêle à l'arrière du crâne du grand blond. Perplexe, ce dernier se retourna pour trouver cette toute petite femme brune qui cacha bien vite son arme contondante bosselée derrière son dos, constatant qu'elle n'avait eu aucun effet.
- Heu, c'est pas moi, bredouilla la jeune femme en essayant de regarder par-dessus Thor pour voir si Loki allait bien.
- Qui êtes-vous ? demanda le dieu du Tonnerre de sa voix bourrue.
- V-votre frère m'appelle Dobby, plaisanta-t-elle sans réfléchir.
- Hé, vous êtes la femme du magasin ! s'exclama une voix de séducteur dans son dos.
Liz se retourna, découvrit Tony Stark en armure et le menaça de sa poêle.
- Mais bordel, vous êtes combien ?
- Et vous, vous êtes qui ? répliqua le milliardaire en s'emparant de sa poêle.
- Rendez-moi cette poêle, par le slip troué d'Odin !
- Comment ? s'indigna Thor.
- Oh, merde, c'est votre paternel, c'est vrai… Pardon. Bon, par le slip troué de Steve Rogers, filez-moi cette poêle !
- Mes slips sont tous intacts vous savez, répondit Captain America, un peu rose au niveau des joues.
Derrière lui surgirent deux hommes en noir et une femme rousse aux vêtements moulants qui ne laissaient aucune place à l'imagination. L'un des deux hommes la visa de son arc bandé et Liz leva les mains au plafond, consciente que ce type ne lui laisserait pas le temps de faire une blague.
- C'est pas moi, répéta-t-elle machinalement en se poussant pour les laisser passer.
Thor récupéra son marteau sans même se pencher - la classe ! - et s'en servit pour menacer son frère.
- Loki, je te déconseille de bouger. Tu ne nous berneras pas une deuxième fois !
- Oui Thor, j'avais compris, merci, grommela le dieu maléfique en se relevant lentement. C'est Heimdall qui m'a trouvé ?
- Oui, il a détecté ta magie et t'a vu dans le jardin de cette demeure. As-tu pénétré ici par effraction et menacé cette femme ?
- Ce serait plutôt l'inverse, répondit finement le géant des glaces.
- Et puis, s'il devait pénétrer quelque chose, ce ne serait pas une maison, rigola Elisabeth en coulant un regard langoureux au fessier moulé dans l'acier d'Iron Man.
Loki leva les yeux au plafond et les Avengers, intrigués, s'entreregardèrent.
- Ne l'écoutez pas, cette mortelle est complètement folle, leur conseilla le dieu
- Moi, ce que je me demande, c'est pourquoi tu t'embarrasses d'une femme, mon frère.
- Mais puisque je vous dis que c'est elle qui m'embarrasse !
- C'est sûrement une de ses complices, fit la rousse - Black Widow, si Liz se souvenait bien.
- Je vous assure que son seul super-pouvoir est une capacité innée à faire chier son monde.
- Ah, vous devez bien vous entendre alors ! ironisa Tony Stark.
- Ecoutez, je me suis servi de cette femme pour me soigner et avoir un toit sous lequel me reposer et récupérer mes pouvoirs, c'est tout. C'est elle qui se fait des illusions, expliqua patiemment Loki.
- Quoi ? Mais je pensais que tu m'aimais ! se lamenta Elisabeth en prenant une pose dramatique.
- He bien j'ai menti, c'est ce qu'on fait, nous les dieux des Menteurs ! se moqua méchamment Loki.
- M-mais… je t'aime moi ! renchérit Liz d'une voix volontairement pathétique.
- Ah, ces mortelles, toutes des écervelées. Même ta Jane si intelligente est comme ça, au fond, ricana Loki en s'adressant à son frère adoptif.
- Ne diffame pas Jane !
- Dites, votre deuxième prénom c'est Tarzan ? demanda le médecin juste pour enfoncer davantage les autres dans un abîme de perplexité.
- Je savais que je l'aimerais bien, rigola Stark.
- Stark, bâillonnez cette femme au lieu de vous poiler, ordonna la rouquine en braquant un flingue sur Loki.
- Mais pourquoi ? Elle est marrante ! C'est tellement rare !
Black Widow leva les yeux au ciel, agacée.
- Bon, on les embarque tous les deux ?
- Ah non, pitié, je ne veux pas la supporter davantage ! supplia Loki.
- Roooh, tu dis ça mais au fond tu m'aimes bien, hein mon Lokinouchet ?
- Je vous en prie, envoyez-la en hôpital psychiatrique ou inscrivez-la à un concours de cuisine télévisé, mais ne me forcez pas à rester avec elle ! gémit le dieu des Menteurs.
- On n'a qu'à l'emmener au QG du S.H.I.E.L.D. pour l'interroger et ensuite on avisera ? proposa l'homme à l'air gentil qui était resté silencieux jusque-là.
- Faisons ça, trancha Captain America.
- Dites, vous, là, le monsieur chic avec les cheveux poivre et sel, vous êtes qui ? demanda innocemment Liz. Parce que bon, vous cinq, je vous connais, mais le seul Avenger de ma connaissance qui manque, là, tout de suite, c'est Hulk. Vous n'allez pas vous changer en monstre vert dans mon salon tout de même ?
- Pas si vous vous abstenez de m'énerver, madame, répondit calmement Bruce Banner avec un sourire gêné. En plus ça risque de déplaire à votre… ami ?
- Oh, vraiment ? fit le docteur d'un ton intéressé en se retournant vers Loki, qui secoua discrètement la tête de gauche à droite. Oh, tu as peur, mon petit Lokinouchet ?
- Lokinouchet, se marra Tony. Faut que je la note celle-là. JARVIS ? Garde ça en mémoire s'il te plaît.
- Oui monsieur, fit une voix désincarnée.
- Casper ? fit Liz à haute voix, cherchant partout où se trouvait le majordome artificiel d'Iron Man.
- Bon, ça suffit, emmenez-la au S.H.I.E.L.D. et enfilez des menottes à Loki, qu'on en finisse, finit par ordonner Steve Rogers.
Thor passa les bracelets anti-magie autour des poignets de son frère qui, étrangement, ne fit même pas mine de résister. En fait, Loki n'avait juste aucune envie d'abîmer davantage la maison qu'il avait construite et la tête dure de sa mortelle.
En passant devant Elisabeth, il lui souffla à l'oreille :
- Prends soin de Sigyn.
La jeune femme acquiesça discrètement, puis, voyant que le Bifrost commençait à se déployer autour de son meilleur ennemi et de son frère, ne put s'empêcher de lâcher une dernière pique.
- N'oublie pas Loki, tu seras toujours mon meilleur ami gay !
Les sourcils de Loki se froncèrent comiquement sous les rires de Stark juste avant que le Bifrost ne le fasse disparaître d'un coup, effaçant toute trace de la présence de la diva extraterrestre qu'elle avait hébergée pendant une semaine et demie.
- Mine de rien, il va me manquer ce con, conclut-elle d'un air triste sous les coups d'œil perplexes de l'équipe de super-héros.
Fin
Un bonus arrive, vous en faites pas ! Mais bon, il faut que vous regardiez Thor : Ragnarok avant de le lire, sinon vous allez vous faire spoiler !
Reviews, critiques, bananes flambées ?
