Bonjour à tout le monde.
Voilà le chapitre 7 avec un tout petit peu d'avance puisque je ne serais pas là dimanche.
Merci à tout mes fidèle lecteur. Mais ne m'étripez pas à la fin de ce chapitre s'il vous plait. Pourquoi ? Lisez.
Bonne lecture.
Chapitre 7
Harry se précipita vers la chambre de Dray. Devant la porte, il ne savait pas trop quoi faire. Le jeune homme lui avait bien précisé qu'il avait « interdiction de rentrer dans cette chambre ».
Il resta donc là, planté comme un pauvre petit scroutch à pétard stupéfixié. Il était tiraillé entre : rentrer pour vaincre le monstre qui avait fait hurler son nouveau colocataire, un papillon peut être très effrayant parfois, ou alors rester dehors comme il le lui avait gentiment demandé.
Il allait frapper à la porte pour savoir si tout allait bien, quand un nouveau cri, bien plus apeuré que le précédent, retentis dans la chambre.
Ni une ni deux, il défonça la porte comme on le lui avait appris à l'école des aurores.
Le spectacle qu'il découvrit le stupéfia.
Dray était couché en boule dans son lit. Il était ligoté dans ses draps. Il tremblait et hurlait à la mort.
- Non, non pitié pitié pas encore. Nooooon AHHHHHHH NOONNNNN.
Il commença à se débattre comme un beau diable enroulant encore plus sa literie autour de lui.
Harry s'avança pour le réveiller et le délier. Il lui saisit doucement les épaules et le secoua légèrement.
- Non non. Me touchez pas ! ME TOUCHEZ PAS pitié.
Le brun retira vivement ses mains. Il ne savait pas trop si c'était lui ou son cauchemar qui augmentait les hurlements hystérique de son vis à vis. La panique le gagnait tout entier. Harry n'en menait pas large non plus. Il ne savait pas trop quoi faire dans un tel cas. Il n'avait jamais vu ça de sa vie.
- Dray. Calme toi. C'est juste un cauchemar. Dray réveil toi.
De nouveau ; il le secoua doucement. Dans un sursaut le châtain finit par ouvrir les yeux. Il pleurait à chaude larme. Il était blanc comme un linge et tremblait comme une feuille.
- Dray, chut chuuut, c'était juste un mauvais rêve.
Harry voulait le prendre dans ses bras pour le réconforter. Mais c'était sans compter le jeune homme qu'il avait en face de lui. Ce dernier le repoussa et se mit en position fœtale.
- Vas t'en.
- Mais Dray ?
- Laisses moi. Vas t'en.
- Ok ok. Tu veux quelque chose à boire ?
- VAS T'EN.
Il fit demi tour sans chercher à s'imposer plus. Il se sentait mal et triste d'avoir été rejeté de la sorte. Voir le jeune homme dans cet état avait quelque peu chamboulé Harry. Ses propres problèmes lui semblaient bien lointains et futiles.
A peine avait il fermé la porte de la chambre, qu'il avait rafistolé d'un sort, qu'il entendit des sanglots étouffés provenant de la pièce qu'il venait de quitter.
Il se demandait ce qui pouvait causer de tel cauchemar. Même au temps de Voldemort les siens n'étaient pas si violents.
La première impression que lui avait laissé le jeune homme au premier abord était la froideur. Mais il ne s'attendait pas à ce qu'il lui révèle une telle fragilité.
Tout retourné, il alla se chercher un verre de lait en cuisine. Ce petit geste avant de se coucher le détendait.
Sans y prêter une grande attention, il en servit un second verre. Il le monta à l'étage. Ne souhaitant pas faire face à un autre refus en rentrant dans la chambre, il matérialisa une petite table à coté de la porte. Il y déposa le breuvage qu'il garda au frais à l'aide d'un sort.
Le calme était revenu dans la chambre du châtain.
Le voyage l'avait épuisé.
Il alluma son ordinateur et vérifia ses mails. Il n'en avait qu'un seul de Blaise.
La pensé que lui et Blaise avait le même décorateur d'intérieur alors que leur maison était séparée de 5000Km était plutôt étrange. Voir même incongru.
Il décida qu'il répondrait le lendemain au courriel. La fatigue de la journée commençait vraiment à lui tomber dessus.
Après une douche il se faufila entre ses draps et s'endormis rapidement.
Draco de son côté n'avait pas réussi à se rendormir. Ca faisait trois heures que Harry avait fait irruption dans sa chambre. Depuis ce moment là, il n'avait pas cessé de pleurer. Depuis une demi heure, le flot de larme avait tari.
Comme à chaque fois qu'il était faible, il alla ouvrir son ordinateur pour tenter de se changer les idées. Voguer sur le net détournait normalement son attention.
Blaise lui avait encore écrit. Il lu son message. Deux mots avaient fait tilt dans son esprit torturé. Ministère et Potter.
Comme une claque le nom Potter lui fit prendre encore plus conscience de sa faiblesse.
Il s'en voulait d'avoir craqué de la sorte. Il avait beau dormir au moment de sa crise, il savait parfaitement ce qu'avait du voir l'autre sorcier.
Il en voulait d'ailleurs à ce dit maudit sorcier. Ca ne faisait pas 24h que le brun était arrivé et il lui avait ramené tout son passé. Ca faisait un bout de temps qu'il n'avait pas fait de cauchemar aussi violent. Non, non , non, ce n'était pas un petit cauchemar. Il avait l'impression d'être revenu…
Un sanglot lui échappa.
Ne plus y penser, ne plus y penser. Potter ne devait rester qu'un mois. Il se dit qu'il n'avait qu'à rester enfermé dans sa chambre et faire comme s'il n'était pas là. Faire comme s'il était seul.
De toute façon, il l'était, seul. Son meilleur ami, son frère avait décidé de retourner en Angleterre. Et connaissant le noir, il savait que déterminé comme il l'était, il y resterait. Alors que lui restait-il à lui ? Lui qui se considérait comme un poids. Et qui pour ne pas imposer sa personne s'était enfermé chez lui ?
Il ne lui restait rien. Ce qui restait de sa famille était à Azkaban, ou bien morte. Tant mieux.
La chaire de poule li hérissa les poils. Des sueurs froides descendirent le long de sa colonne vertébral rien qu'au faite de penser à cette famille.
Un père fou. Adorateur d'un Lord noir. Prêt à tout pour rentrer dans les bonnes grâces du seigneur noir. Et par la même occasion tenter d'avoir un temps sois peu de pouvoir.
Une tante folle elle aussi. Amoureuse de cet être diabolique. Elle aussi prête à tout pour avoir les faveurs de son aimé.
La seule personne saine d'esprit de cette famille de psychopathe avait été tuée par son père. Sa mère avait soit disant trahit leur camps. Au souvenir de cette femme aimante, tout du moins quand son père, Lucius, n'était pas dans les parages, des larmes recommencèrent à couler.
Son père avait tué sa mère devant lui. Il l'avait tué après avoir torturé son fils pour qu'elle comprenne et lui aussi par la même occasion.
De nouveaux flashes de ce meurtre et de cette journée défilèrent dans sa tête.
La douleur qu'il ressentait à ces souvenirs inhiba son bon sens comme à chaque fois.
Oubliant tout. Bloquant ce flot instable d'image, il se dirigea vers la salle de bain. Il prit une potion de camouflage qu'il mélangea à de l'anti coagulant. Il fixait la lame de son rasoir avec envie.
Poussé par une image qu'il n'avait pas réussi à bloquer, il se saisit de l'arme improvisée. Il s'entailla légèrement le poignet gauche. Une goutte de sang coula dans l'évier. Il suivit son cheminent jusque dans le trou d'évacuation. Il était euphorique. Il releva la tête et se sourit dans le miroir.
Il reporta son regard sur son bras gauche. D'autres gouttes avaient rejoint la première.
Il n'aimait pas le désordre et l'asymétrie. Il appliqua donc le tranchant de l'objet sur son bras droit. La lame s'enfonça plus profondément. Le débit était un peu plus rapide. L'anticoagulant faisait son effet.
Lors de sa dernière tentative, Blaise ne l'avait pas trouvé tout de suite, mais sa magie avait commencé à cicatriser les entailles. Le noir n'avait donc pas eu trop de mal à le soigner.
Mais cette fois, cette fois, personne ne pourrait rien pour lui. Même pas Potter.
Il releva la tête pour se regarder une dernière fois.
Un sourire triste ornait son visage.
Non, personne ne se rendrait compte de rien. Et il ne manquerait à personne.
Il retourna à sa chambre. Finir ses jours au milieu de la salle de bain n'était quand même pas des plus chic.
A suivre
Allez vous me passer à la casserole ?
Dite le moi avec le bouton vert dessous que je sache à quoi je vais frire.
A+
