WoR : Salut les gens ! Sorcikator m'a envoyé ce petit chapitre bonus (enfin, pas si petit que ça) afin de vous faire tous plaisir et de vous permettre de patienter un peu plus :D Je l'ai en fait reçu jeudi, mais j'ai pas eu le temps de le lire et corriger avant maintenant, toutes mes excuses ^^' Je pense que vous l'aimerez. Du moins, je l'ai trouvé très intéressant :) Bonne lecture !
Sorcikator : Puisque les études empêchent WoR et moi de poursuivre le rythme régulier de nos chapitre, je me suis permis de vous concocter un petit chapitre bonus, afin de vous en apprendre un peu plus sur un autre personne de notre histoire. J'espère que vous aimerez.
CHAPITRE BONUS
De profondes cicatrices
Griffin Erwin
Ils ont fini par s'endormir tous les deux, je constate à travers la porte de leurs chambres. Même la gamine a réussi à trouver le sommeil. Quant à Malek, je ne sais toujours pas quoi penser de lui. Il est impulsif et arrogant, et ce sale caractère risque d'effrayer tous les sponsors. Avec un sourire, je me dis qu'il me ressemble, quand j'étais à sa place. J'avais d'ailleurs le même âge.
Je me dirige vers la table de la salle à manger, où les Muets ont mis à mon intention une cafetière pleine. Je me remplis une large tasse et grimace en songeant que ça ne fait que cinq ans. Cinq ans, bordel ! Ça aurait pu s'être déroulé hier ou un siècle auparavant que cela n'aurait fait aucune différence. J'ai encore peur de dormir, car je sais que je verrai leurs visages dans mes cauchemars.
Ma main tremble soudain. Chancelant, je me dirige vers mon fauteuil préféré et m'y laisse tomber. Je fouille dans la poche intérieure de ma veste, anxieux de mettre la main sur… la voilà.
Je sors une seringue contenant mon poison, ma honte. Une toxine développée par le Capitole, qui supprime pour un temps le besoin de sommeil. Je m'injecte la seringue dans la cuisse, puis pousse un soupir de soulagement. Dégoûté ensuite, je lance la seringue vide contre le mur, où elle va se fracasser. Ce que je suis devenu me répugne. Un drogué esclave du Capitole qui a peur des monstres de la nuit.
Je me souviens encore de l'adolescent charismatique que j'étais dans le Six. Mes parents étaient tous les deux affiliés à la construction des hovercrafts, ce qui faisait de notre famille une des plus riches. Cela n'empêcha pas père de perdre une main dans un accident, ruinant sa carrière. J'aidais autant que je le pouvais mes parents, lorsqu'ils étaient à la maison. Et le soir, pour éviter d'entendre leurs engueulades, je partais dans les rues m'amuser. J'avais du succès avec les filles, beaucoup de jeunes me respectaient, je faisais des tas de bêtises… j'étais un voyou. Un voyou malheureux.
Puis, l'année de mes seize ans. Cette année maudite où mon nom est sorti durant la Moisson. J'étais fils unique, je n'avais personne pour se porter volontaire à ma place. Et c'est pour ça que j'ai su, à la seconde où l'hôtesse prononçait mon nom, que j'étais bon pour l'arène.
Je revois le compte à rebours. 60…59…58…
Mon émerveillement devant le Capitole, une métropole qui faisait passer mon district de hangars et de chantiers pour un taudis. Il avait fallu deux Pacificateurs pour m'empêcher d'étrangler les tortionnaires qui me servaient d'équipe de préparation. Ironique, maintenant que je paie pour subir ces traitements afin d'effacer les traces du manque de sommeil.
45…44…43…42…Je regarde autour de moi en plissant les yeux à cause du changement subit de lumière. Une forte odeur de décomposition agresse mes narines. Des arbres noirs plongeant leurs racines dans un sol spongieux et une brume qui vient s'accrocher à nos pieds…nous sommes dans un marécage. Il fait une chaleur étouffante qui m'agresse les poumons.
Mon styliste était cinglé. Il nous a fait enfiler des tenues de cheminots «améliorées» pour correspondre aux critères de mode du Capitole. La mode du bouffant commençait alors à prendre forme. Une horreur. Je lui ai envoyé mon poing à la figure juste avant que mon chariot ne s'élance pour la parade, satisfait de sentir une ou deux dents se briser sous mes jointures.
L'humiliation de cette parade m'est encore cuisante. Je sais que j'aurais voulu tous les frapper autant qu'ils sont. Mais je joue le jeu, car je veux survivre. Je n'éprouve aucune amitié pour ma partenaire de district. Je veux faire tout en mon pouvoir pour gagner. Alors je souris et j'acclame la foule. Je leur montre combien je suis heureux d'être là. J'arrive ainsi, par mon hypocrisie, à réparer un peu les dégâts qu'a causés mon costume.
33…32…31…30…Je repère rapidement la corne d'abondance, située sur une petite île au milieu d'un point d'eau stagnante. La majorité du matériel est emballé dans des bâches étanches, ce qui me rassure sur l'état des armes. Les autres tributs sont situés en cercle autour. Il y a environ cinq mètres d'eau entre nous et la corne. Trois mètres de terrain instable derrière nous pour atteindre le couvert des arbres. Je songe sombrement que l'eau potable risque d'être un problème…
Les entraînements. Je savais que je risquais d'être désavantagé en pleine nature. J'ai appris comment survivre. Je découvre comment me battre avec un épieu au corps-à-corps, comment le lancer. En deux jours, je deviens redoutable. Je dresse mes plans en solitaire. J'ai rejeté la demande d'alliance de ma partenaire de district. Juste à la voir, je savais qu'elle serait de la chair à canon au bain de sang. Je ne voulais pas d'un boulet.
20…19…18…17…L'adrénaline commence à envahir mes veines. À ma droite, la fille du Onze murmure frénétiquement une prière. À ma gauche, le garçon du Quatre est entièrement concentré sur la corne d'abondance. Il risque de contrecarrer mes plans…une explosion nous fait sursauter en même temps qu'elle fait trembler le sol. J'apprends plus tard que la fille du Trois s'est suicidée sur la mine placée sous sa plaque de départ. Il ne restait pratiquement rien de sa dépouille.
On vient me chercher à la fin de la seconde journée d'entraînement pour mon évaluation. C'est comme ça que ça marche. On ne sait jamais quand, après la première journée, les Juges choisiront de nous évaluer. C'est aléatoire, du moins pour nous les tributs. C'est surtout injuste pour ceux qui ne sont pas des carrières, je me dis toujours.
La présidente Dawn en personne est là, avec des yeux verts qui donnent l'impression de briller dans le noir. Ils me font penser à des yeux de reptile. Je suis soudain tenté de prendre un épieu et de le lancer sur elle. Quelles sont les chances qu'elle parvienne à esquiver cette attaque? En tuant cette femme, je débarrasse Panem de la plus grande plaie qu'elle ait…
Je rejette ces séduisantes idées et fais mon spectacle. Je me bats contre un Muet pour montrer mes humbles capacités. Finalement, après quelques minutes, on me demande de partir. J'ai toujours regretté par la suite de n'avoir pas agi, quitte à être exécuté séance tenante la minute suivante.
13…12…11…10…Bientôt. L'appréhension s'empare de moi tandis que je constate qu'il y a pas moins de trois carrières dans mes environs immédiats. Les tributs du Un et le garçon du Quatre…contre ces jeunes qui s'entraînent depuis le début de l'adolescence, quelles chances ai-je ?
Les interviews avec les frères Ocrux sont la partie facile. Chaque couple de district est interviewé un après l'autre. Lorsque vient mon tour, j'éclipse sans aucune honte ma partenaire de district avec tout le charisme que je suis capable de montrer. Les deux présentateurs m'adorent, la foule est en liesse. Je termine avec un grand « J'ADORE LE CAPITOLE ! WOOUUH ! » puis j'embrasse ma partenaire de district pour bien rendre le spectacle inoubliable. Je m'étais servi d'elle comme d'un accessoire, au même titre que ma veste ou mon maquillage. Sur l'instant, je n'avais aucune honte de l'avoir rabaissé un peu plus, réduisant davantage ses chances de survie…
5…4…3…2…1… La voix d'un des frères s'élève :
-TRÈS CHERS AMIS, QUE LES VINGTIÈMES HUNGER GAMES… COMMENCENT !
Je fonce vers l'avant, dépassant le carrière du Quatre qui me regarde passer d'un air ahuri. Je suis dans l'eau à peine deux secondes après la fin du décompte. Elle est poisseuse, presque gélatineuse, et si chaude que je pourrais croire que je piétine dans des tripes. Elle m'arrive à la taille, ce qui nuit à mes mouvements. J'arrive néanmoins parmi les premiers à la corne d'abondance.
Le garçon du Neuf se saisit de l'épieu que j'avais choisi et la pointe nerveusement vers moi. Il a peur, mais son regard prouve qu'il n'hésitera pas à me tuer. Je lui demande s'il serait capable d'affronter un carrière. Affolé, il jette un coup vers ces derniers. J'en profite pour le saisir à la gorge et lui fracasser le crâne contre une arête de la corne. Son sang éclabousse mes mains.
Je fouille rapidement le tas de fournitures, me récupère une épée et deux épieux ainsi qu'un sac à dos bien rempli. Je lève les yeux à temps pour voir un tribut occupé à en noyer un autre de treize ans. Le reste est à peine moins fou, et je comprends que je suis en plein milieu de ce qui est judicieusement surnommé le bain de sang. La fille du Douze tente de venir se réfugier à l'intérieur de la corne pour se cacher, mais elle arrive pratiquement dans mes bras. Je l'accueille d'un coup d'épée dans les boyaux. Stupéfaite, elle tente de retenir ses intestins soudain à l'air libre et recule en chancelant. Sa tête est soudain détachée du reste de son corps et va s'échouer dans l'eau vaseuse du marais.
C'est le garçon du Un. Il a récupéré un cimeterre et s'approche maintenant de moi, un sourire carnassier sur les lèvres. Il est à son tour surpris lorsqu'une main fine se plaque sur son front pour lui dégager la gorge, avant qu'un poignard ne vienne la lui ouvrir d'un geste précis.
J'avais un as dans ma poche. Les carrières n'avaient pas été les seuls à former une alliance. Je souris devant la jeune femme au couteau, qui me répond d'un hochement de tête. Kira est bientôt rejointe par Vince, et nous sommes complets. Notre trio est bien équipé, et nous partons sans attendre notre reste. Le bain de sang se poursuit encore plusieurs minutes avant que les coups de canon ne résonnent. Nous sommes alors déjà loin. Quatorze victimes, en comptant la suicidaire du début. Déjà plus de la moitié des tributs massacrés, et ça ne faisait même pas une heure.
Mon alliance comptait Vince Yavin, du district Dix, et Kira Unilek, du district Cinq. Nous étions unis par notre désir de survivre, quoiqu'il arrive. Par le pacte que nous avions entendu, jamais nous ne lèverions nous-mêmes notre arme contre l'un d'entre nous. Notre but était de se débarrasser un à un des plus dangereux tributs, les carrières surtout, puis de nous séparer chacun de notre côté.
La Triade. Il fallait bien que les frères Ocrux trouvent un nom à notre petite alliance pour la télévision, et c'est ainsi que nous avons été acclamés par les gens du Capitole.
Le premier soir, nous avons observé l'image des victimes dans le ciel. À ma grande surprise, les deux carrières du Un s'y trouvaient. Le partenaire de district de Kira aussi, et la mienne. Je m'y attendais, mais de voir son image aux côtés de mes propres victimes…cela me donna envie de vomir.
Nous étions bien équipés en arme, grâce à notre raid sur la corne d'abondance, et nos sacs à dos ne contenaient pas moins de cinq gourdes pleines. J'avais deviné juste en supposant que l'arène ne fournissait aucune source d'eau pure, alors nous avons rationné au maximum. Puis nous sommes tombés sur la fille du Onze, celle-là même qui était à côté de moi durant le décompte. Elle était trop terrorisée pour nous résister. Je l'ai tué moi-même, trouvant sur sa dépouille une autre gourde à peine entamée et du fil de fer. D'abord jugé comme inutile, nous avons rapidement découvert comment tendre un piège avec. Pas pour attraper du gibier, toutefois. C'est le garçon du Trois que nous avons attrapé.
Il nous a dit des choses inquiétantes. Pour la première fois de l'histoire des Jeux, les tributs de carrière avaient formé une alliance entre eux. Les couples du Deux et du Quatre parcouraient les marais en tuant tout ce qui bougeait. Cela nous compliquait la tâche, car nous n'avions pas prévu de devoir affronter tous les carrières en même temps.
Les Jeux continuaient. Les dangers du marais lui-même se faisaient plus évidents. Un tribut est mort dévoré par une bête mutante inspirée des… « crocodiles », si je me souviens bien du nom. Un autre, qui avait croisé la meute des carrières et réussi à fuir blessé est mort d'infection à cause de l'eau. Nous avons nous-mêmes croisé des sangsues géantes, mais nous avons réussi à fuir sans dommage.
C'est durant le quatrième jour dans l'arène, alors qu'il ne restait que huit tributs, que les Juges ont choisi de nous guider vers la meute des carrières. Des mutations génétiques aux allures de primates nous ont pourchassés jusqu'à une clairière où campaient les carrières. Les mutants ont disparu, et tout le monde a tiré son arme.
Ce premier affrontement a été sanglant. Les carrières avaient au moins autant souffert que nous à cause des marais, et leurs capacités en ressentaient. Mais ils restaient des adversaires redoutables. Vince est parvenu à tuer le garçon du Quatre et à blesser la fille, mais le garçon du Deux réussit à me blesser gravement au bras. Kira, quant à elle, avait suffisamment amochée sa Némésis du district Deux pour que les carrières battent en retraite.
J'ai failli mourir. Je perdais beaucoup de sang, et à travers mes délires, je crois avoir entendu que je souffrais d'une infection du sang. Fort heureusement pour moi, mon manège durant la parade et les interviews a payé, car j'ai reçu des sponsors assez de médicaments et de fournitures médicales pour me remettre sur pieds.
Nous n'étions plus que sept. Le dernier tribut à l'exception des carrières et de nous devait être un sacré dur à cuir pour avoir survécu tout ce temps seul. Son nom est apparu dans le ciel à la fin de la cinquième journée, alors que je me remettais péniblement de ma blessure.
Les choses avaient changé. Ce n'était plus qu'eux et nous. Il nous était impossible de nous séparer maintenant, parce que la meute nous abattrait l'un après l'autre. Nous n'avions plus d'autre choix que d'aller aux devants de l'ennemi, reformulant notre pacte de rester ensemble jusqu'à la mort des carrières. Aucun de nous ne voulait penser à ce qui arriverait après…
Les Juges se sont fait un plaisir de nous rassembler pour la finale. La meute et notre Triade se sont rencontrées au beau milieu des marais, dans la vase jusqu'aux genoux. Et ça a été l'hécatombe. J'ai d'abord combattu et tué le garçon du Deux, satisfaisant mon goût de vengeance personnel. Vince a succombé aux coups de la fille du Deux, mais Kira a égorgé cette dernière par en arrière. La fille du Quatre, malgré sa blessure, a réussi à nous tenir tête durant de longues minutes jusqu'à ce qu'elle profite d'un moment d'inattention de Kira pour lui enfoncer son glaive dans la poitrine. Enragé, j'ai fracassé son crâne avec une pierre jusqu'à ce que son visage soit méconnaissable.
Kira vivait toujours lorsque je me suis agenouillé à son côté. Agonisante à cause d'un poumon perforé, elle était littéralement en train de se noyer dans son propre sang. Elle ne mourrait pas. J'ai sorti un couteau…et je lui ai porté le coup de grâce. J'ai mis fin à ses souffrances. Mais ce faisant, j'avais rompu notre pacte.
J'étais toujours agenouillé au milieu des cinq dépouilles lorsque l'hovercraft est venu me chercher. J'ai été pris d'une crise d'hystérie, submergé par ma rage. J'ai tué un Pacificateur avant qu'on ne m'assomme. Personne n'a vu cette rébellion à la télévision, grâce au montage. Mais j'avais besoin d'être punis, et comme le Capitole avait besoin de son vainqueur…
Deux semaines après ma victoire dans l'arène, mes parents ont été emportés par une explosion dans le chantier aéronaval où ils travaillaient. Le rapport officiel parlait d'une conduite de gaz mal entretenue. Je n'y ai jamais cru. Le Capitole avait fait exécuter mes parents pour me punir de ma rébellion.
Mais ce n'était pas tout. J'avais une petite amie, à l'époque. Ce n'était rien de vraiment officiel avant ma Moisson, mais ça l'est devenu à mon retour. Rachel ne m'en voulait pas pour tous ceux que j'avais tués. Et elle était prête à devenir mon épouse.
Après l'incident avec mes parents, j'ai pris une décision qui s'est avérée être la pire de ma vie. J'ai été confronter Dawn sur l'accident, menaçant de révéler à tout le monde les preuves que j'avais réussi à accumuler. En réponse, elle m'a dit calmement que je devrais oublier tout ça et m'occuper de ma jeune fiancée. Cette remarque m'a rempli de terreur.
À mon retour au district, j'ai découvert le corps pendu de Rachel, avec une note annonçant qu'elle ne pouvait plus supporter de vivre avec un meurtrier. Je savais que c'était faux, elle m'avait dit qu'elle me pardonnait ! Puis, quand j'ai appris qu'elle était enceinte de un mois j'ai… j'ai abandonné. Je suis devenu l'esclave docile que le Capitole voulait que je sois. J'ai rejoint la première génération de mentors à mes dix-sept ans. On m'a attribué le district Huit. J'ai vu trois couples de tributs sous ma responsabilité se faire massacrer.
Les cauchemars sont tenaces. Dès que j'ai atteint ma majorité, je me suis fait prescrire ce médicament qui donne l'énergie nécessaire au cerveau pour se passer de sommeil. Je ne voulais plus voir les visages accusateurs de mes victimes, ni ceux de Vince et de Kira. Encore moins ceux de mes parents et de Rachel. J'étais responsable de leur mort, par mes actions irréfléchies.
Je soupire en regardant l'heure. Il est passé minuit. Je sors un nouvel objet de ma poche et l'observe. Le Capitole distribue ces cartes à collectionner sur les Hunger Games. Une carte pour chacun des vingt-quatre tributs de chaque année. J'ai utilisé mon statut de vainqueur pour obtenir les « très rares cartes de la Triade ». Ces trois cartes sont les seuls vestiges que je possède des meilleurs amis que j'ai eus de toute ma vie.
Je range les cartes dans ma poche et soupire de nouveau. J'ai peut-être une chance de sauver quelqu'un, cette année. Ce Malek est prometteur. Il a une forte tête, mais je sens qu'il a ce qu'il faut pour survivre. Il est comme moi.
Mais c'est aussi ce qui me fait peur.
