Chapitre 7

« C'est embarrassant. » S'exclama Harry quand il eut remarqué la position dans laquelle ils étaient ayant quand même un grand sourire aux lèvres.

« En effet. » Severus était prêt à menacer le morveux qui occupait son corps s'il le disait à quiconque.

« C'est agréable de ne pas avoir fait de cauchemars pour une fois. » Dit le jeune d'une voix calme tout en sortant du lit.

« Combien de fois en as-tu, Harry ? » Une pointe de préoccupation transperçait de le voix de Severus quand il regarda l'autre homme en face de lui.

« Toutes les nuits, c'est soit à voir avec Cédric soit avec le décès de Sirius. La potion de sommeil sans rêves ne stoppent que les rêves normaux. Ceux de Voldemort passent tout droit à travers.

« Que faisais-tu chez tes moldus quand tu avais une vision ? Demanda le Maîtres des Potions.

« Je faisais de mon mieux pour ne pas hurler et j'espérais ne pas réveiller oncle Vernon quand je le faisais. » Severus n'avait pas besoin de demander la réaction de l'oncle d'Harry, il pouvait facilement le deviner.

« Es-tu prêt à mettre ton plan en marche ce matin ? » Severus pensait qu'il était plus prudent de changer de sujet et permettre à Harry de retrouver son équilibre.

« Je pense que oui. Peux-tu appeler un elfe de maison, s'il te plaît ? » Severus haussa un sourcil, une manoeuvre délicate dans le corps d'Harry. « Je ne sais pas comment le faire. Dobby vient à moi habituellement de son plein gré. »

L'homme fit claquer ses doigts deux fois et un déplacement d'air annonça l'arrivée d'un elfe de maison. Celui qui répondit à son appel avait un drôle de regard. Le petit elfe était vêtu de chaussettes dépareillées, d'un short de football, d'un gilet de couleur vive et d'un bonnet tricoté sur sa tête. L'elfe regarda Severus, dans le corps d'Harry, puis Harry, dans le corps de Severus, se balança d'avant en arrière plusieurs fois avant de se retourner vers le jeune homme.

« Maître Harry Potter, pourquoi portes-tu le corps du professeur Snape ? Est-ce que le professeur est en colère ? » L'elfe de maison se plaça devant Harry comme pour le défendre contre une attaque du Maître des Potions.

Severus était sidéré par ce dernier rebondissement. Il ne savait pas que les elfes de maison étaient capable de les différencier. Il était, pour la première fois depuis des années, à court de mots. Harry en revanche était en mesure de faire face à l'elfe hyperactif facilement.

« Dobby, le professeur Snape m'aide. Un sorcier noir est après moi et veut essayer de me kidnapper, le professeur Snape se fait passer pour moi parce qu'il connaît plusieurs manières de s'échapper que moi j'ignore. »

« Très bien, Maître Harry Potter. Dobby ne dira pas un mot à personne. »

« Merci Dobby. Pourrais-tu apporter pour le professeur Snape et moi-même le petit déjeuner, s'il te plaît ? » Dobby donna un câlin rapide à Harry et avant qu'il ne puisse réagir, il en donna également un à Severus. L'elfe de maison sauta hors de portée avant que l'homme ne puisse exercer une quelconque représaille.

« Comment peut-il nous différencier ? » Demanda Harry avec un regard perplexe. Severus n'aimait pas ce regard sur son visage, pas du tout.

« Je ne sais pas. La situation comme la nôtre n'a jamais eu lieu avant. Mon père avait vendu tous nos elfes de maison quand j'avais trois ou quatre ans. »

« Je vais le demander à Dobby quand il reviendra avec notre petit déjeuner. »

Juste au moment ou les mots sortirent de sa bouche, l'elfe hyperactif revint avec un plateau surchargé d'aliments contenant tous ce qu'Harry et Severus aimaient.

« Dobby peut faire quelque chose d'autre pour les maîtres ? »

« Le professeur Snape aurait besoin d'une de mes tenues, Dobby, et apporte-moi une paire de chaussette au fond de ma malle. Ils sont encore dans le sac du magasin. J'ai aussi quelque chose à te demander avant que tu partes. »

« Oui, Harry Potter, Dobby va répondre s'il le peut. »

« Comment sais-tu ce qui nous est arrivé ? » Questionna le jeune homme.

« Le grand-père de Dobby était un elfe de la famille Potter et tous les Potters ont un lien avec leurs elfes de maison. »

« Ah, c'est comme ça que tu as réussi à trouver le lieu où je vivais pendant ma deuxième années. »

« Oui, Maître Harry Potter. Il en va de même dans Poudlard comme nous avons des affinités particulières. Dobby et Winky peuvent trouver Harry Potter partout dans le monde. » S'exclama Dobby avec fierté.

« Merci, Dobby. Les informations me seront très utiles. »

« Dobby est heureux de vous aider. Dobby arrive tout de suite avec les vêtements pour le professeur Snape. » Dobby disparu et Harry se dirigea vers une armoire de Severus et prit les vêtements pour la journée.

Harry alla vers la douche pendant que Severus gardait la nourriture au chaud. Pendant qu'Harry se douchait, Severus repensa à ce matin. Se réveiller avec quelqu'un dans ses bras était une expérience agréable. Cela faisait des années qu'il n'avait eu une relation décente et des souvenirs lui revint en mémoire quand il s'attarda sur ses relations passées. Lucius Malfoy n'était pas un problème, mais il y avait d'autres hommes avec qui il avait eu une liaison dans les rangs de Voldemort. Voilà pourquoi il préférait laisser Harry dans l'ignorance au sujet de son orientation sexuelle mais il allait quand même devoir lui dire ou quelque chose d'horrible arriverait au garçon la prochaine fois que le Seigneur des Ténèbres l'appellerait. Severus secoua la tête, essayant d'éclaircir son esprit. Il n'avait plus besoin de s'empêtrer de quelqu'un qui ne lui rendrait jamais ses sentiments. Il avait suffisamment été blessé par le passé. Il le dirait au garçon et enterrerait le reste comme avant.

Harry revint au salon pour voir Severus assis sur le canapé dans ses pensées. Le jeune homme se demanda à quoi le Maître des Potions pouvait penser. Harry haussa les épaules, il se sentait futile parce qu'il savait que Severus ne lui dirait rien. Le survivant se racla la gorge pour attirer l'attention de l'homme et indiqua que la salle de bain était libre. Harry commença les deux dernières potions dont il avait besoin pour l'infirmerie. Il tira les ingrédients de l'étagère et les mit sur la table avant de retourner au salon pour lire les instructions avant de débuter.

Après une douche rapide pour Severus, ils commencèrent à manger leurs petits déjeuners. L'homme pris le temps, entre deux bouchées, de rappeler à Harry qui les Aurors étaient censés traquer ainsi que d'autres détails que le jeune sorcier devait retenir. Le jeune homme rappela également plusieurs faits cruciaux à propos de lui-même et la manière de traiter avec les bizarreries de Ron, Hermione et Ginny.

« Il y a une chose que je dois te dire et je n'aime pas trop ça. » Harry le regarda attendant patiemment l'information. « Comme toi, je suis gay et malheureusement j'ai eu quelques aventures avec quelques Mangemorts. Maintenant que Lucius est mort, il n'y aura moins de problèmes. »

« Est-ce que j'aurais des soucis si je refusais de faire quoi que ce soit ? Je sais comme certains aiment jouer. Malfoy était le pire. Je ne savais pas que c'était toi, je ne voyais jamais ton visage. »

Les yeux du Maître des Potions s'élargirent de surprise à cette révélation. Harry sourit devant l'expression de son professeur. Là encore, Harry n'avait jamais pu cacher ses émotions.

« Je peux voir beaucoup de choses à travers les yeux de Voldemort. J'ai vu bien trop de choses au cours des deux dernières années. C'est assez pour me rebuter d'avoir des relations sexuelles après avoir vu tout ça. Ils agissent tous comme des animaux. »

« Tout le monde n'est pas comme ça, Harry et ça ne pose pas de problèmes si tu refuses quoi que ce soit. Je suis beaucoup plus gradé qu'eux. La plupart de ceux qui ont rejoint les Mangemorts profitent des viols et des tortures. D'autres se contentent seulement du pouvoir. » Harry détecta une pointe de jalousie dans l'expression de Severus quand l'homme le regarda.

« Et certains ont rejoint pour la camaraderie, pour faire partie de quelque chose, d'appartenir. Si j'avais laissé le chapeau faire, il m'aurait envoyé à Serpentard, j'aurais été comme toi. » Dit doucement le jeune homme.

« Serpentard ? »

« Ouais. C'est une chose qu'Hermione et Ron ne savent pas. »

« Pourquoi ne pas avoir laisser le chapeau t'envoyer à Serpentard ? » Severus avait l'air choqué et un peu en colère lors de la révélation.

« On m'avait dit que beaucoup de sorciers noirs étaient à Serpentard et que Voldemort y était aussi. J'ai aussi rencontré Malfoy deux fois avant d'arriver à l'école et je ne voulais pas être dans la même maison que lui. Il m'avait vraiment énervé. »

« Qui t'as parlé du Seigneur des Ténèbres et des Serpentards ? » Interrogea le Maître des Potions.

« Hagrid. Il m'a aidé à obtenir mes fournitures scolaires quand mon oncle a essayé de m'empêcher de venir à l'école. »

« Je n'ai jamais compris pourquoi cette guerre avec Draco. »

« J'ai refusé de lui serré la main la deuxième fois que je l'ai rencontré. La première fois était chez Madame Guipure ou il avait agit exactement de la même manière que mon cousin Dudley, déjà là je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Ensuite dans le train, il a insulté le tout premier ami que je n'ai jamais eu. »

« Draco croyait que tu étais jaloux de lui. »

« Pas du tout. La seule personne dont je suis jaloux depuis que j'ai découvert le monde sorcier est Ron. Il a tout ce que j'ai toujours voulu. » Harry soupira et se dirigea vers le laboratoire. « J'ai deux potions à faire pour Madame Pomfresh. »

« Je vais en faire une. Je ne veux pas me rouiller parce que je suis dans ton corps. »

« Merci. » Harry sourit au commentaire de Severus, mais n'ajouta rien d'autre.

« Donc, tu es jaloux de Weasley ? »

« Il a ses parents, ses frères et une soeur. Une chose que je ne pourrai jamais avoir même contre tout l'argent que je possède dans mon coffre. »

« Une chose que l'argent ne peut pas acheter. »

« Ouais, mais Ron ne voit pas ça comme ça. Parfois, tout ce qu'il voit, c'est la voûte que mes parents m'ont laissé, et la gloire d'être le survivant. Je ne veux pas tout ça, je préfère être le sixième fils qui se fait chahuter par ses frères et soeurs plus agés. »

« Pourquoi restes-tu ami avec lui s'il se détourne de toi ? »

« Ron ne l'a fait qu'une seule fois lors de notre quatrième année au Tournoi des Trois Sorciers. Il a fallu que je me fasse pratiquement tué par le Magyar pour qu'il revienne. Pourquoi je le tolère, lui et ses particularités la plupart du temps c'est parce qu'il a été la première personne de mon âge à vouloir être mon ami et je ne vais pas l'abandonner à cause de quelques défauts alors qu'il essaye de changer. Je ne veux pas un autre Queudver sur ma conscience. »

« Tu crois qu'il irait aussi loin ? »

« C'est un bon candidat pour le recrutement juste parce qu'il est mon ami et reste dans mon ombre. Comme son frère Percy, Ron veut surpasser ceux qui lui font de l'ombre et je sais que son frère Percy a assez d'ambition pour le faire. »

« Percy ? Effectivement, il est certainement en mesure de servir le Seigneurs des Ténèbres, surtout compte tenu de la façon dont il a coupé les ponts avec sa famille. Il serait suspect s'il y avait un rapprochement soudain avec le reste des Weasley. »

« Je vais garder ça à l'esprit. L'un des participants à la réunion l'autre jour me semblait très familier et je n'ai pas vu Percy depuis ma quatrième année de sorte que ça pourrait être lui. Je sais qu'il a voulu pousser Ron sur sa façon de voir les choses. »

« Ce n'est pas bon. Garde bien les yeux et les oreilles ouvertes. »

« Je le ferai certainement. » Harry regarda Severus avant de poser une question. « Pourquoi as-tu été surpris de m'entendre dire que j'aurais pu aller à Serpentard ? Tu n'as pas l'air content de ça. » Interrogea le jeune homme.

« Je ne suis pas en colère parce que tu as été manipulé avant même ton arrivée à l'école. Entre les déclarations d'Hagrid et le comportement de M. Malfoy, Serpentard a perdu sa seule chance de se racheter. Tout aurait été équilibré si tu étais allé dans ma maison et vaincu le Seigneur des Ténèbres. Ça aurait enlevé une grande partie de la souillure sur ma maison. »

« Tu as raison, maintenant que tu le dis. Il aurait été plus logique surtout avec la baguette jumelle de Voldemort. »

« Oui, mais ça sera un problème pour toi dans un duel avec lui. »

« C'est la raison pour laquelle je suis parti après qu'il soit ressuscité. »

« Cela explique beaucoup de choses. »

Ils commencèrent tranquillement à travailler sur les deux potions pour l'infirmerie, chacun perdu dans ses pensées. Une fois que les potions étaient à leur stade final Harry leva les yeux et remarqua l'heure.

« Il est temps pour moi d'aller voir le directeur, Ron et Hermione. Oh, où sont les chaussettes que j'ai demandé à Dobby de rapporter ? »

« Elles sont sur le lit. Que vas-tu faire avec ? »

« J'ai un peu de temps devant moi, je vais probablement sauter le déjeuner et aller jouer avec Touffu. »

« Touffu ? » S'exclama Severus surpris et choqué, il était difficile à Harry de ne pas rire.

« Oui, le chien à trois têtes d'Hagrid. J'irai ensuite donner cours. »

« Bonne chance. » Répondit Severus.

« Merci, j'en aurai besoin pour survivre pour enseigner à tes classes. Amuse-toi bien en cours. »

« J'espère seulement que mes charmes sont à la hauteur. Je n'ai jamais été bon dans ce cours. »

« Moi non plus, la seule raison que je les fais si bien, c'est grâce à Hermione. Tu as déjà pu le remarquer, elle s'assure que Ron et moi faisons tout notre travail. Je suis très heureux d'avoir raté mes buses en divination. »

« Je ne comprend toujours pas pourquoi tu as pris cette classe en premier lieu. »

« Je l'ai prise sous conseil de Percy. »

« Je vois. Tu ferais mieux d'y aller. »

« A plus tard, Severus ! »

Harry se dirigea rapidement à travers les couloirs, dispersant les élèves avec sa seule présence, vers le bureau du directeur. Il fit une pause avant de donner le mot de passe à la gargouille et se concentra sur la manière d'agir de Severus quand il ferait face à ses amis. Il espérait que le directeur serait le seul à parler. Il murmura le mot de passe et grimpa les escaliers deux marches à la fois. Il n'eut pas besoin de frapper à la porte car celle-ci s'ouvrit à son arrivée. Fumseck l'accueilli quand il entra dans le bureau. Le directeur était assis derrière son bureau avec ses yeux scintillant. Harry se retint de frapper le vieil homme juste pour se débarrasser de cette étincelle exaspérante.

« Bonjour Harry. » Albus lui donna un sourire éclatant. « Comment va ta collaboration avec Severus ? »

« Vous parlez du complot contre Ron et Hermione ? » Harry fit une grimace à Albus dont son sourire s'élargit à sa réponse.

« Oui, j'ai été très heureux que vous deux aient réussi à travailler ensemble pour ce problème. »

« Nous avons réussi à trouver une parcelle d'entente pour continuer à avancer. » Le sourire d'Albus s'égaya encore plus quand il entendit cela et donna à Harry un regard qui lui disait de continuer.

« Non, je ne vais rien vous dire, ce ne sont pas vos affaires. » Répondit le jeune homme en souriant.

Un éclat malicieux éclaira le visage du directeur au commentaire d'Harry et offrit silencieusement une tasse de thé pendant qu'ils attendaient l'arrivée de Ron et Hermione. Tandis qu'ils buvaient leur thé en bavardant de choses sans importances, dix minutes s'écoulèrent avant que quelqu'un ne frappe à la porte ce qui annonça l'arrivée des deux Gryffondors.

Harry se leva et recula dans l'ombre à côté de la cheminée. Ron et Hermione entrèrent dans la pièce. Les deux amis d'Harry étaient agités et le jeune homme devina que le lit vide dans la Tour de Gryffondor en était la cause. Effectivement, Hermione confirma ses soupçons quand elle commença à parler au moment où le directeur leur offrit un siège.

« Professeur Dumbledor, nous n'avons pas trouvé Harry. Il n'était pas dans son lit ce matin et nous avons regardé partout dans Poudlard. Il n'est nul part. »

« Si c'est vraiment Harry. » Dit Ron d'un ton sinistre.

« Pourquoi suspectez-vous quelque chose comme ça, Mr. Weasley ? » Demanda Albus au jeune roux et Harry eu un mauvais pressentiment en voyant le visage de Ron sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui le gênait.

« Hier, Harry m'a battu aux échecs alors qu'il n'y est jamais arrivé avant, même si j'ai fait exprès de faire des erreurs, ensuite il n'a rien dit quand Hermione nous a forcé à faire nos devoirs. Ce n'est pas lui, quel que soit le fait qu'il soit fatigué, il aurait un peu protesté. »

Harry leva les yeux au commentaire et dû retenir un grognement. Il y avait des jours où il faisait volontairement ses devoirs et ne se plaignait pas.

« Hé bien, vous avez raison. La personne qui remplace Harry est membre de l'ordre. Nous avons reçu des rapports sur une tentative d'enlèvement qui devait se produire à l'école cette semaine et nous avons envoyé Harry dans un lieu sécurisé. Nous avons remplacé Harry par une personne fiable dans l'espoir de contrer cette attaque. »

« Un plan qui ne fonctionnera plus parce que vous deux avez mis votre nez dans ce qu'il ne vous regardait pas. Je vous avais prévenu de ne pas fouiller partout. » Harry regarda ses amis et se permis un ricanement de sortir de ses lèvres. Il vit Ron et Hermione sursauter à son entrée soudaine dans la conversation, il pouvait voir comment Severus pouvait profiter de terroriser les étudiants sur base quotidienne. « Vos paroles auprès de vos compagnons de chambre a ruiner la tentative de garder votre ami en sûreté, Weasley. »

« Malheureusement, le professeur Snape à raion, Mlle. Granger et M. Weasley. Harry reviendra en classe ce matin, mais il ne dormira plus dans la tour de Gryffondor. »

« Pourquoi ? S'exclama Ron avec incrédulité. Harry ne pouvait pas le croire lui-même. Il regarda le visage de Ron et nota une touche de panique sur son visage et cela le gênait au plus haut point. Il se fit une note mentale d'en discuter avec Severus plus tard.

« Où est-ce qu'il va rester, professeur ? » Demanda Hermione inquiète, Harry savait qu'elle était préoccupée par leur programme d'étude.

« Harry sera logé dans les quartiers du professeur Snape pour le reste de l'année scolaire. » Harry haussa les sourcils en état de choc et se demanda si Severus serait en colère ou soulagé de la disposition des nouveaux logements.

« Est-ce qu'Harry sera en mesure d'étudier avec nous dans la salle commune ? » Interrogea Hermione et Harry était sûr qu'elle allait ajuster leur horaire d'étude dans sa tête.

« Non, vous pourrez rendre visite à Harry dans les quartiers du professeur Snape. Il est trop exposé dans la Tour de Gryffondor. »

« Est-ce que cela ne vous dérange pas, professeur Snape ? » Demanda anxieusement Hermione au Maître des Potions.

« Autant je le déteste, je vous permet de rendre visite à Potter tant que vous ne détruisez pas mes quartiers. Je ne veux pas que ma vie privée soit perturbé à cause de vous en courant partout sinon je serai dans l'obligation de vous refuser l'entrée. » Harry les fixait avec un éclat le plus intimident de Severus.

« Vous ne pouvez pas faire ça ! Nous avons parfaitement le droit de le voir et vous ne pouvez pas le garder prisonnier ! » Ron bondit sur ses pieds et son visage était devenu rouge de colère.

« Il n'a pas le choix en la matière, pas plus que vous. » S'exclama Harry utilisant une voix basse que Severus utilisait lorsqu'il était en colère tout en se rapprochant de Ron. « Il restera dans mes quartiers lorsqu'il n'a pas cours et lors des repas. Permettez-moi de préciser puisque vous êtes si têtu, Weasley. Potter sera admis dans la bibliothèque, sur le terrain de Quidditch, à Pré-au-Lard ou ailleurs avec une escorte importante d'adultes. » Quand Harry se rapprocha à une distance assez proche de Ron, la marque des ténèbres à son bras s'enflamma. Le jeune homme lutta pour ne pas montrer une quelconque indication d'inconfort ou de douleur comme il poursuivi sa diatribe. « Avec la capacité infaillible de Potter pour trouver les ennuis, sa tendance à l'héroïsme s'arrêtera même si je dois l'enfermer dans un cachot. »

« Vous ne pouvez pas faire ça ! Ce n'est pas juste ! » Cracha Ron en fixant Harry.

« Compte tenu de la façon dont vous vous comportez maintenant, je n'hésiterai pas à vous donner une retenue avec Rusard jusqu'à la fin de l'année. » Harry pu voir du coin de l'oeil de la crispation de douleur de la main gauche de Ron. Harry sentit son monde s'écrouler quand son esprit analysa la situation. Il se pencha pour murmurer à l'oreille de Ron de façon menaçante. « Si tes actions bouleversent mes plans et ma mission pour le Seigneur des Ténèbres, ta mort sera la plus douloureuse possible. » Siffla Harry en regardant Ron avec satisfaction quand son visage rouge de rage passa au blanc.

Ron attrapa rapidement le bras d'Hermione et la traîna littéralement hors du bureau. Harry et le directeur entendirent vaguement le au revoir de la jeune fille avant de disparaître dans les escaliers. Harry espérait que Ron ne donne pas trop de problèmes à Severus. Une fois qu'il était sûr que les deux aient complètement disparu, il se permit de montrer sa douleur. Il s'assit en tremblant et remarqua à peine le directeur remettre sa baguette sur son bureau.

« Harry, quel est le problème ? »

« La marque de Severus a réagit quand je me suis approché de Ron. Je ne sais pas s'il est commandé par Voldemort ou un autre Mangemort. Je ne suis pas sûr, il faut que j'en parle à Severus. » Harry ne pu cacher la douleur qu'il ressentait.

« Tout va bien se passer, Harry. »

« Pas si Ron agit en premier. Il pourrait blesser Hermione ou Ginny pour m'atteindre.

« Hé bien, je suis content d'avoir fait le changement de chambres. Je vais en parler à Minerva pendant le déjeuner. »

« Oui, c'est une bonne chose que Severus revienne dans les donjons. J'ai vraiment envie de le garder loin de Ron. En parlant de ça, je vais avoir besoin de ma malle. » Harry claqua deux fois des doigts pour appeler un elfe de maison. Il fut soulagé de voir Dobby répondre à son appel.

« Que peut faire Dobby pour Maître Harry ? »

« Dobby, pourrais-tu s'il te plaît emballer mes affaires et apporter ma malle aux quartiers du professeur Snape ? Aussi, je voudrais que tu vérifies dans les affaires de Ron et t'assurer qu'il n'a rien à moi en sa possession. »

« Oui, Maître Harry, Dobby va le faire tout de suite. »

« Merci, Dobby. » L'elfe disparu immédiatement et Harry leva les yeux pour voir l'expression choquée sur le visage du directeur. Harry fit en sorte de mémoriser cette expression. Peut-être que Severus avait une pensine et qu'il pourrait faire partager cela avec l'homme. Il se permit un sourire de se répandre sur son visage. « Je ne pensais pas qu'il était possible de vous surprendre, Monsieur le Directeur. » Harry regarda le directeur essayer de former une phrase cohérente et se mit à rire. « Je souhaiterais avoir l'appareil photo de Colin. C'est certainement quelque chose que je souhaiterais faire partager à Severus. Il serait déçu de ne pas assister à cela. »

« Tu n'as pas l'air surpris que Dobby t'appelle Harry. » Interrogea Albus un peu en colère. Il n'aimait pas quand il ne connaissait pas tous les événements qui se passaient dans l'école.

« Je l'ai été ce matin. Severus aussi a été choqué. » Harry sourit au Directeur dont les yeux scintillaient de nouveau après qu'Harry ait appelé le Maître des Potions par son prénom une fois de plus.

« Dobby t'a donné une explication à cela ? »

« Bien sûr, une fois que nous l'avons tenu assez longtemps pour lui demander. Il semble que son grand-père appartenait à mes parents et par conséquent, il a un lien avec la famille Potter ainsi que son ancienne famille. »

« Ce genre de lien aurait dû être dissous quand il a été liberé. » Répondit Albus avec un froncement de sourcils perplexe et Harry fut émerveillé par le fait que l'homme montrait beaucoup plus d'émotions avec lui que son masque habituellement joyeux.

« J'ai l'impression qu'ils veulent nous le faire croire. Je le connais depuis un certain temps maintenant et Dobby peut encore trouver un membre de la famille Malfoy peu importe où ils se trouvent dans le monde. La connexion avec mes parents a été un choc et Dobby a réussi à trouver où je vivais pendant ma deuxième année. Honnêtement les elfes de maison gardent les secrets de leurs maîtres ou anciens maîtres, Dobby n'aimait pas Malfoy à cause du traitement qu'il recevait mais n'a jamais divulgué les activités de Lucius à quiconque. Winky, d'autre part, est encore aveuglément fidèle aux Crouptons.

« C'est une chose que je devrais discuter avec Dobby plus en profondeur. Il pourrait s'agir d'une capacité utile s'ils sont prêts à nous aider. Nous serons en mesure de te récupérer si tu étais capturé par Voldemort. Personne ne pense à bloquer les capacités des elfes de maison quand il protège une zone. Je vais devoir essayer de trouver les elfes de la famille Snape. » Harry pouvait voir les engrenages mentales en mouvement dans la tête d'Albus. « Maintenant, à propos de Ronald Weasley... »

« Je préfère pas en parler maintenant. » Harry l'interrompit. « J'ai encore besoin d'en parler à Severus. J'ai aussi un cours à donner. Au moins la trahison possible de Ron m'a mis de mauvaise humeur. Je serai en mesure d'agir comme le ferait Severus et de faire la vie des élèves un enfer. » Harry donna au directeur un léger sourire et se prépara à partir.

« Je te vois plus tard alors, Harry. »

« Bonne journée, Monsieur le Directeur. »

Harry descendit les escaliers et fit rapidement son chemin vers son bureau. Il rassembla ses notes pour le premier cours de la journée et se relit pour s'assurer qu'il connaissait tout. Une fois fait, il alla dans sa classe pour mettre les ingrédients que les élèves auraient besoin. Quand il eut terminé cette tâche, il sorti les devoirs des étudiants. Il pouvait entendre le rassemblement des premières années dans le couloir. En attendant l'heure du début du cours, ses pensées revinrent à Ron, Harry était sûr qu'il portait la marque maintenant.

La colère fit place dans son corps sur la trahison apparente de Ron. Il entendit la sonnerie et se leva pour ouvrir la porte. Harry regarda le groupe de Poufsouffle et Serdaigle quand il entrèrent dans la salle de classe. Il claqua la porte et commença le cours. Il passa entre toutes les tables sans problème et personne ne remarqua quoi que ce soit. Harry étouffa l'envie de soupirer de soulagement quand aucun de ses élèves ne firent exploser de chaudron. Le jeune homme se prépara à l'arrivée des Gryffondors et des Serpentards de quatrième année et pria qu'aucun accident majeur ne survienne. Le destin eut la bonté de lui accorder cela.

Quand la classe fut terminée, Harry était assis là quelques instants pour souffler avant l'arrivée des étudiants de deuxième année de Gryffondor et Serpentard. Cette fois-ci, le cours ne se déroula pas comme prévu. Trois catastrophes mirent en danger la vie des étudiants. Deux d'entre elles furent neutralisées avec l'ajout d'un ingrédient se trouvant sur la table. Pour la troisième, l'erreur commise par le garçon de Serpentard, il était incapable de trouver l'ingrédient nécessaire pour arrêter la réaction. Il déclara à la classe qu'il était trop tard pour neutraliser le problème et que s'ils ne quittaient pas la pièce dans les deux secondes, ils auraient un mois de détention avec Rusard.

Harry libéra les élèves après d'avoir vérifié qu'aucun d'entre eux n'était blessé. Le jeune homme entra avec précaution dans la salle de classe et soupira quand il aperçu la pagaille. Il sorti sa baguette et commença à réparer les meubles brisés et les flacons. Heureusement, la réserve d'ingrédients et la zone de travail de Severus ne furent pas atteint par l'explosion. En cherchant la meilleure façon pour enlever le reste de potion au plafond et sur les murs, Dobby arriva. L'elfe regarda autour de lui avec de grands yeux et tourna son attention vers Harry. Il regarda de nouveau la pièce et d'un claquement de doigts remis en ordre la salle de classe.

« Dobby a fait ce que Maître Harry a demandé. Dobby n'a pu trouver le balai de Maître Harry. »

« Merde. Merci Dobby d'avoir rassembler mes affaires. Pourrais-tu chercher avec Winky mon balai dans le château ? Mon parrain me l'a donné et je ne veux pas le perdre. »

« Dobby et Winky vont chercher dans l'école pour Maître Harry mais d'abord Dobby va nettoyer la potion dans la classe du professeur Snape. Pas de magie pour nettoyer la potion donc mettre Harry va aller déjeuner pendant que Dobby nettoie. » Dobby fit un mouvement avec ses mains.

Harry rit, impuissant, quand l'elfe de maison commença à le pousser en dehors de la pièce. Le jeune homme attrapa un bocal sur une étagère à proximité et le tendit à Dobby. « Prend un échantillon de la potion, s'il te plaît. Je dois le montrer au professeur Snape pour qu'il m'explique comment je peux empêcher cela de se reproduire plus tard cette semaine. »

« Dobby va le faire, Maître Harry. Dobby va mettre le bocal sur le bureau dans les quartiers du professeur Snape. Maintenant, Maître Harry va déjeuner. » Avec une autre poussée, Dobby réussi à jeter Harry hors de la salle de classe et le jeune homme avait du mal à garder son sérieux.

Après avoir maîtrisé son hilarité, Harry posa un masque impassible sur son visage alors qu'il se dirigeait vers le rez de chaussée. Il alla vers une classe vide ou se trouvait Touffu quand il commença à ressentir une douleur sourde au niveau du front. Après quelques instants, il commença à ressentir les effets du sortilège Doloris. Il changea de direction instantanément, il alla directement dans la classe de métamorphose où Severus devait se trouver. Quand il approcha de la salle de classe, il pu entendre les hurlements d'agonie de l'homme.

Harry enfonça la porte et se dirigea vers le professeur McGonagall. Elle, Ron et Hermione tentaient de retenir Severus. Harry couru la distance restante et le professeur de Métamorphose leva les yeux sur lui quand il s'approcha du groupe. Il fit de son mieux pour cacher le léger tremblement de son corps et ignora la douleur de la marque sur son bras.

« Severus, emmenez Potter à l'infirmerie. Il convulse si nous utilisons la magie. »

Harry hocha la tête et prit le corps sur le sol. Il resserra son emprise sur le corps, se retourna et courut vers la porte. Dés qu'il quitta la salle de classe, il sprinta vers l'infirmerie.

Severus regarda Harry quitté ses quartiers et nota avec satisfaction que le jeune sorcier avait maîtrisé sa marche. Alors qu'il attendait la première heure de cours de la journée, il décida de vérifier les devoirs pour s'assurer qu'ils étaient tous fait. Il savait qu'Harry avait cours de charme en première heure ce matin et l'homme n'avait pas hâte d'avoir cette classe aujourd'hui. Il n'avait jamais été bon et la seule raison pour laquelle il avait réussi ce cours était grâce à Lily Evans. Une fois qu'il ait accepté son aide en échange d'un tutorat en potions ou il excellait plutôt bien. James avait toujours été arrogant et têtu, mais Lily était encore plus tenace. Elle n'avait pas abandonné le tutorat en dépit du fait de ce qu'il se passait. Elle avait insisté pour continuer les séances avec elle et elle s'était avéré être sa seule et unique véritable amie. Sa relation forcée avec son fils montrait qu'il préférait la personnalité de la mère au lieu du père. Harry avait le même entêtement qu'elle.

Ses pensées vagabondèrent en attendant que la classe de Flitwich commence. Il essaya de ne pas penser à son réveil enroulé autour d'Harry, mais son esprit refusa. Le fait de s'être réveillé dans cette position était bien, trop bien même, et il se reprocha de penser de cette façon sur son élève. Il savait qu'Albus ne serait pas contre ce scénario si jamais ça devait arriver mais Severus pensait que ça ne serait pas ne bonne idée de s'attacher ainsi à quelqu'un. Il savait très bien que quand il retournera dans son corps, Harry ferait son petit bonhomme de chemin et que lui continuerait d'être amer. Autant il le voulait, il ne pouvait pas se permettre de tomber amoureux du jeune sorcier. Après tout ce qu'il avait lui-même mis en place, la chute serait très importante. Valait mieux être seul et de ne pas permettre une amitié de fleurir.

Le maître des potions pensa sur les choses que lui et Harry avaient discuté la veille. C'était très troublant de savoir comment il avait eu tort à propos de la vie du jeune homme et combien ils avaient des choses en commun. C'était quelque chose qu'il ne voulait pas trouver sur l'un de ses étudiants mais il était réaliste pour savoir qu'il y avait beaucoup d'élèves en particulier dans sa maison qui partageaient la même histoire d'abus de leurs tuteurs. Voir les cicatrices sur le corps d'Harry fut un tel choc, mais de l'entendre parler de sa famille, du traitement et du comportement de ceux-ci envers le jeune homme porta un coup aux croyances de Severus.

Le maître des Potions s'enfonça dans ses pensées et ne voyait pas le temps passer jusqu'à ce qu'une douleur fantôme sur son bras le fit revenir à lui. Il se concentra sur la douleur en essayant de déterminer si Harry était convoqué ou si le Seigneur des Ténèbres était d'une humeur massacrante. Une fois concentré, il constata que la douleur signifiait qu'Harry se tenait à côté d'un Mangemort, il en était sûr. La peur couru dans la colonne vertébrale car il ne savait pas s'il s'agissait d'un étudiant ou d'un membre à part entière des rangs du Seigneur des Ténèbres. Severus regarda l'horloge, réunis ses livres dont il aurait besoin pour la journée et se rendit dans la salle de classe.

En marchant, il repassa mentalement la liste des Mangemorts qu'il connaissait. Ses facultés d'observation lui avait permis d'identifier tous les Mangemorts qui avaient refait surface après la renaissance du Seigneur des Ténèbres, trois ans plus tôt, mais il était difficile d'identifier les nouveaux initiés. Il passa quelques minutes à trier ses souvenirs au sujet de ses élèves des classes antérieurs pour faire correspondre leurs voix lors des réunions.

Severus arriva à la salle de classe de Charmes longtemps avant tout le monde. Il était content qu'Harry lui dise où le trio s'asseyait pendant les cours. La douleur fantôme stoppa finalement et l'homme poussa un soupir de soulagement. Quelques instants plus tard, il fut englouti dans une étreinte enthousiaste et il lui fallu tout son self-control pour ne pas flancher et crier sur cette personne. Quand il fut libéré, il vit les visages souriants des amis d'Harry.

« Harry, je suis contente de te revoir. Où étais-tu ? » Demanda Hermione avec curiosité.

« Je ne sais pas. Ils m'ont emmené et les personnes avec qui Dumbledore m'a laissé je ne les connaissais pas. »

« Ils doivent être membres de l'Ordre, ceux que nous n'avons jamais rencontré. » Dit Ron avec ce qui semblait être une expression de calcul. « A quoi ils ressemblaient, Harry ? »

« Je pense qu'ils portaient un sort, Ron. » Severus sentit une sonnette d'alarme traverser son corps.

« C'est dommage. As-tu appris quelque chose de nouveau avec eux ? » Fit la voix de Ron empressé.

« Non, ils m'ont aidé pour mon retard dans mes cours et à rédiger mon discours pour la Conférence de Défense. »

« Nous sommes heureux que tu sois de retour, Harry. La personne qui te remplaçait à fait un travail horrible. » Fit remarquer Hermione d'un sourire et elle se glissa sur le siège entre lui et Ron. Son commentaire refroidit Severus. Sauf quelques erreurs mineures, il pensait faire un travail décent à être Harry.

Severus fut épargné de continuer la conversation avec Ron et Hermione à l'entrée de Filius dans la classe. L'homme accorda beaucoup d'attention au cours, probablement plus ce qu'Harry aurait fait, en prenant de grandes quantités de notes. Filius enseigna un charme que Severus ne maîtrisait pas même avec l'aide de Lily. Quand il arriva à la partie pratique, l'homme fut frappé par la sensation familière de frustration alors qu'il tentait de réussir le charme encore et encore sans aucun résultat. Il remarqua qu'Hermione réussi le charme à son deuxième essai et Ron le maîtrisa quelques instants plus tard avec l'aide d'Hermione. Une fois qu'elle vit Ron réussir parfaitement, elle tourna son attention vers Severus et écouta attentivement sa prononciation et regarda ses mouvements de baguette. Sans un mot, elle corrigea ses mouvements de baguette et regarda avec un petit sourire rempli de fierté sa nouvelle tentative réussir. Severus donna à Hermione un petit sourire reconnaissant et continua à pratiquer le charme jusqu'à e que Flitwich les arrête et leur donne leurs devoirs avant de les libérer.

La prochaine classe de Severus se passa sans aucun problème et son dernier cours avant le déjeuner était Métamorphose. C'était l'une des leçons les plus agréables avec Minerva. Ce cours était l'un des préférés de l'homme quand il était étudiant. Le cours se passa sans problème jusqu'à ce qu'une douleur vive pénètre son front, l'envoyant tournoyer dans l'agonie. Sa vision embuée, il se retrouva sur le plancher étant incapable de faire quelque chose pour se rattraper.

Sa vision s'obscurcit, il remarqua ensuite qu'il voyait à travers les yeux du Seigneur des Ténèbres. Il y avait quatre personnes masquées devant lui et deux de chaque côté de son trône. Pettigrew était recroquevillé sur le côté gauche du Seigneur des Ténèbres, Lestrange se tenait fièrement sur sa droite. Au fond de la salle, une cinquième personne attendait patiemment qu'on le fasse venir. Severus tourna son attention vers les quatre à l'avant et écouta attentivement ce que le Seigneur des Ténèbres avait à dire.

« Avez-vous obtenu les ingrédients que je vous avais demandé ? » Le seigneur des Ténèbres siffla aux quatre Mangemorts maintenant recroquevillé.

« Nnn... Non, Maître, » celui à l'extrême droite bégaya, ses yeux fixèrent le sol devant lui.

« Ce n'est pas une réponse que je souhaitais entendre. Crucio ! »

La douleur de cette malédiction passa aussi sur Severus et il était vaguement conscient de son corps hurlant à l'agonie, mais il n'avait rien qu'il puisse faire pour l'arrêter. Deux ou trois minutes plus tard, le Seigneur des Ténèbres leva le sort et tourna son attention sur le suivant. Là encore, il reçu une réponse défavorable et appliqua le sort de torture. Le processus se répéta deux fois de plus et Severus se demanda comment Harry pouvait encore tenir après cela. Il se souvenait de quelques occasions où le jeune sorcier était assis dans le bureau du directeur quand il rentrait d'une réunion. Maintenant, il comprenait pourquoi le jeune homme prenait une potion contre les effets du Doloris. Le Seigneur des Ténèbres s'arrêta en maudissant les hommes qui sanglotaient sur le sol devant lui et les libéra.

Severus regarda et écouta attentivement Voldemort qui fit venir à lui le Mangemort debout à l'arrière de la salle. L'homme, Severus était sûr de ce fait, avança rapidement, se mit à genoux sur le sol, rampa vers le trône et baisa l'ourlet de la robe du Maître.

« As-tu obtenu une copie du dossier ? » Demanda Voldemort.

« Oui, mon seigneur. » L'homme s'inclina et tendit le dossier rempli de plusieurs papiers.

« Excellent travail. As-tu trouvé quoi que ce soit d'autres à Poudlard ? »

« Oui, il semble que Potter ait été emmené dans un lieu sûr et été remplacé par un membre de l'Ordre du Phénix. »

« Est-ce vrai ? Quoi d'autres ? »

« Potter a été retiré de la tour de Gryffondor et a déménagé dans les quartiers de Snape dans les donjons. » L'esprit de Severus se figea quelques instants de peur quand il réalisa que Weasley ou Granger avait trahi le survivant.

Severus voyait à travers les yeux du Seigneur des Ténèbres quand ce dernier ouvrit le dossier. Une terreur sans nom le parcouru lorsqu'il vit les documents. Il était condamné, il le savait. Il devait avertir Harry ! Voldemort ferma le dossier après d'avoir feuilleté les documents s'y trouvant.

« Donc, il était contre moi depuis tout ce temps, il le paiera de sa vie. Donne l'ordre au jeune Weasley d'éliminer Dumbledore et Snape par tous les moyens nécessaires. Il est temps pour lui de prouver son allégeance pour le temps que j'ai passé à le former. Qu'il capture et ramène Potter ici. Il est temps pour moi de réaliser la prophétie. »

«Oui, Mon Seigneur. »

Le brouillard rempli de nouveau la vision du Maître des Potions, il entendit des voix paniquées autour de lui. La douleur ravageait son corps quand la porte claqua. Un lourd silence pesait dans la salle de classe et des pas précipités se dirigèrent dans sa direction. Il sentit des bras l'envelopper et il tomba dans l'obscurité.

Il ne savait pas combien de temps il resta inconscient, mais quand il ouvrit les yeux, il était à l'infirmerie. Une forme sombre vêtue de noir se tenait à côté de son lit. Il chercha les lunettes d'Harry et la personne à côté de lui posa une main sur son épaule, et lui plaça les lunettes sur son visage. Sa vision s'éclaircit pour montrer son corps occupé par Harry.

« Qui était à côté de toi ce matin quand la marque s'est activé ? » Demanda Severus d'une voix rauque.

« Ron, » Dit doucement Harry, mais son ton en disait long.

« Merde. Il va recevoir l'ordre de me tuer, moi et Albus et de te capturer. »

« Nous allons devoir retourner dans les donjons avant qu'il ne reçoive ses ordres. Ron ne les connaît pas et ça sera plus facile pour nous défendre là-bas. »

« Oui, c'est ce que nous allons faire. Vos cours sont annulés pour le reste de la journée. » Harry et Severus sursautèrent quand Albus se joignit à la conversation. « Vous deux, ne vous séparez pas de toute la semaine. Tous vos repas seront pris dans vos quartiers, Winky et Dobby prendront soin de vous. »

Les deux hommes hochèrent la tête pour donner leur accord au directeur. Severus nota qu'Harry s'était positionné de façon pour qu'il ait une bonne vue sur les portes de l'infirmerie. Le maître des Potions félicita mentalement le garçon. Après quelques instants, la porte s'ouvrit et Harry se raidit et prit la baguette dans sa manche. Une respiration plus tard, il se détendit quand il vit Minerva entrer dans l'infirmerie. La sorcière s'affairait auprès de Severus, la préoccupation écrite sur son visage.

« Harry, comment vas-tu ? » Demanda Minerva anxieusement.

« J'ai connu mieux, professeur McGonagall. » Severus regarda Harry reculer. Il se demandait quand les amis d'Harry arriveraient et décida de le demander. « Où sont Ron et Hermione ? »

« Ils attendent dans la salle commune jusqu'à ce qu'ils soient autorisés à vous rendre visite. »

« Ce ne sera pas possible, Minerva. M. Weasley a été marqué par Voldemort. Il doit être enfermé immédiatement. » Informa Albus à sa directrice adjointe.

Minvera fut choquée par la révélation mais rapidement elle se secoua et se retourna vers Albus. Severus vit le directeur se diriger vers Harry et le poussa avec force quand il entendit une voix crier la malédiction de mort. Le faisceau vert passa entre les hommes et Harry commença déjà à riposter. Ron Weasley se déplaça et les deux jeunes hommes s'affrontèrent. Le maître des Potions regarda avec fierté grandissante Harry bloqué les sorts avec facilité. L'alarme du château hurla de toute ses forces et ils entendirent plusieurs détonations sur la porte de l'infirmerie. Weasley avait du utiliser un sort puissant pour la garder fermée.

À droite de Severus, Minerva montait la garde. Albus tomba au sol quand Harry le poussa hors de la trajectoire d'un sort. L'attitude du jeune homme montrait qu'il protégeait aussi Severus quand se dernier chercha la baguette d'Harry. Weasley tira de nouveau le sort de mort qu'Harry esquiva facilement. Après que le survivant ait envoyé plusieurs autres sorts, le Maître des Potions réalisa que le rouquin avait un charme qui le protégeait contre les malédictions. Severus regarda sa baguette prête à être utilisé, en espérant un bon angle de tir sur Weasley. Harry esquiva sur la gauche quand il reçu un autre sort. Mais il était impossible pour le maître des Potions de lancer quoi que ce soit, c'est alors qu'il remarqua qu'il ne pouvait pas entendre les cris des combattants. Il regarda attentivement Minerva et vit ses lèvres bouger. Elle chantait un sort puissant pour le protéger et le respect pour la sorcière augmenta de plusieurs crans quand il reconnu le charme qu'elle utilisait. Le bouclier qu'elle utilisait n'était pas un charme dans le sens strict du terme mais une manifestation physique de sa magie. Elle tissait son essence même dans ce mur de protection, ce qui était la raison pour laquelle Severus ne pouvait entendre ce qu'il se passait.

Le maître des Potions retourna son attention vers les combattants et regarda Harry esquiver une fois encore l'avada envoyé par Weasley. Le rouquin parla à Harry et Severus vit le garçon se raidir de colère. Alors qu'il regardait le duel, il remarqua Minerva froncer les sourcils en remarquant le geste de son élève. Elle changea de position pour qu'elle puisse regarder Severus ainsi que les combattants tout en maintenant le bouclier en place. Le maître des Potions continua à fixer Harry qui canalisait sa colère en envoyant des sorts de plus en plus fort sur le jeune Weasley.

Sevrus ne pouvait rien faire mais voyait que la bataille s'intensifiait. Weasley avait déjà tenté de lancer des sorts dans sa direction et celle d'Albus et de Minerva mais il abandonna en raison du bouclier du professeur de Métamorphose. Les deux jeunes hommes commencèrent à jeter des malédictions de plus en plus noirs et sombres les unes que les autres et l'homme reconnu, par la couleur des faisceaux de lumière à partir de leur baguette, plusieurs sorts meurtriers lancé par le jeune Weasley. Un sort passa non loin d'Harry et le coeur de Severus failli sortir de sa poitrine et il se demanda une fraction de seconde, quelle était la raison de cette réaction. Impitoyablement, il mit cette pensée de côté pour plus tard et commença à sortir de son lit pour aider Harry. Une main ferme attrapa son épaule et l'empêcha de se déplacer. Il leva les yeux pour voir Albus à ses côtés. Le vieux sorcier secoua la tête et se retourna vers la bataille. Avant, qu'il ne soit complètement détourné, le maître des Potions pu voir une profonde tristesse dans ses yeux.

« Albus, je ne peux pas garder le bouclier plus longtemps. » Severus vit Minerva tremblant sous l'effort pour maintenir la barrière en place.

« Laissez Minerva, je doute que Weasley remarque qu'elle est enlevée. Il est assez occupé à essayer de garder la tête sur les épaules. » Répondit Albus à la femme épuisée.

Le maître des Potions regarda Minerva tirer la magie en elle et le bruit du combat rugit dans ses oreilles. Harry jeta un sort noir de haut niveau à son ancien ami et les yeux de l'homme se creusa de surprise. Il n'avait pas enseigné ce sort au gamin. Le jeune homme devait avoir effectivement lu le livre qu'il lui avait donné à la grande surprise de Severus. Ce dernier garda une prise ferme sur sa baguette, prêt à aider à défendre les spectateurs contre des sorts perdus.

« Tu vas payer pour ta trahison, Snape. » Siffla Weasley à Harry qui esquiva un nouveau sort.

« Tu es le seul traître dans cette salle, Ron. Que penses-tu faire ? » Harry grogna de nouveau, déroutant Minerva avec ces paroles.

« Ne joue pas avec moi, Snape. Tu as trahi notre seigneur et il est temps de payer pour ça. Je vais enfin obtenir la reconnaissance que je mérite. »

« Tu vas être méprisé, Ron. Tu crois les promesses d'un fou qui te jette une fois que tu n'es plus utile ? »

Les sorts volèrent sauvagement entre les anciens amis et Severus pouvait dire que les mots d'Harry avait touché leur cible. Que ce soit les mots eux-mêmes ou tout simplement la confusion causée par les familiarités d'Harry mais la confiance de Weasley ne faiblissait pas car ils continuèrent à se battre.

« Je gagne plus de ce que je perd, Snape. Je ne vais pas vivre dans la misère et avoir des biens de seconde main. »

« Tu ne vas rien gagner, Ron. L'argent n'est pas la réponse à tout. Tu as une famille qui prend soin de toi. Qui t'a toujours aidé et te laissait faire ta vie tant que tu étais heureux. Pourquoi voudrais-tu jeter cette valeur inestimable ?

« Valeur inestimable ? Ils attendent que je sois comme tout le monde et ne m'ont jamais vu comme un individu. Je n'ai jamais pu me démarquer avec le reste d'entre eux. »

« Alors, tu préfères les tuer à la place ? Tu n'es d'aucune valeur pour Voldemort. Tu es juste un moyen pour atteindre ses objectifs. »

« Il ne m'aurait pas recruté si je n'avais pas de valeur et il a la capacité de me donner le pouvoir dont j'ai envie. »

« Tu n'es rien pour lui, c'est seulement ta proximité avec le garçon qui a survécu. C'est tout. Une fois qu'il aura obtenu ce qu'il veut, tu seras envoyé dans les oubliettes. »

« Ce n'est pas vrai ! »

« Si et tu le sais. S'il voulait quelqu'un de valeur il aurait recruté Percy, s'il ne l'a pas déjà fait. Il est proche du Ministre de la Magie. »

Severus remarqua que les sorts de Weasley étaient beaucoup moins puissants et précis.

« Arrête tant qu'il est encore temps, Ron. » Cria Harry brusquement à l'assistant en face de lui.

« Je n'abandonnerai pas jusqu'à ce que tu sois mort, Snape. Tu n'auras pas le courage de me tuer. Dumbledore ne le permettrait pas. »

« Mauvaise réponse, Weasley. » Grogna Harry, un masque de rage sur son visage. Harry feinta vers la gauche et quand le rouquin se déplaça dans l'autre sens, Harry frappa. « Avada Kevadra ! »

Le faisceau vert frappa Weasley dans la poitrine et il tomba au sol. Severus était assis là stupéfait et incapable de bouger. Il ne s'attendait pas qu'Harry tue l'autre garçon. Quel que soit l'information que le rouquin avait donné, cela avait bouleversé le jeune homme. Bien qu'Harry ait réussi à garder un masque impassible, l'homme pouvait voir par sa posture qu'il était livide et dans une grande douleur émotionnelle.

« Severus, comment osez-vous ! C'était un étudiant ! » La voix indignée de Minerva retentit dans l'infirmerie.

« Minerva, ce n'était plus un étudiant. » Parla Albus tranquillement dans la salle remplie de tension.

Harry marcha lentement vers le corps au sol. Severus regarda le coeur rempli de douleur alors qu'Harry se pencha pour fermer les yeux de son ami et ramassa la baguette qu'il tendit à Albus une fois revenu vers le lit d'hôpital ou se trouvait le maître des Potions.

« Harry, mon garçon, tu vas bien ? » Demanda Albus au jeune sorcier.

« Du mieux que je puisse l'être, Monsieur le Directeur. » Harry parla si bas que Severus dû tendre l'oreille pour l'entendre. « Si cela ne vous dérange pas, je vais retourner dans les donjons. »

« Certainement, mon garçon. Je descendrai dans un instant pour te parler. » Harry partit en faisant un signe de tête à Severus.

« Albus, que se passe-t-il ? » Interrogea Minerva de frustration après avoir entendu le dernier échange. « Pourquoi appelez-vous Severus, Harry ? Pourquoi a-t-il tué Mr. Weasely au lieu de le stupéfixier ?

« J'ai échangé les corps d'Harry et de Severus dans le but de se faire comprendre l'un l'autre. Quant à Mr. Weasley... »

« Ronald Weasley a cessé d'exister au moment où il a laissé Voldemort le marquer. Je préfère que le reste de la famille me déteste pour toujours que de voir l'un deux tué ou que Ginny soit transformée en putain pour Voldemort. » Harry fit irruption en claquant la porte de l'infirmerie. « Il veut mieux qu'il soit mort, que de devoir dire à sa famille combien il aimait torturer des innocents. » Le seul bruit qu'on entendit dans la pièce après sa sortie était le grincement des charnières de la porte qui se refermait doucement.

« Severus, s'il te plaît, retourne dans les cachots. Je vais m'occuper des choses ici. » Dit Albus dans le silence de la pièce. L'ordre silencieux de veiller sur Harry était fort et clair.

Severus sauta du lit et se changea rapidement. Il lui fallu passer par plusieurs passages secrets afin d'intercepter Harry sur le chemin des donjons. Il rattrapa finalement le jeune sorcier en haut de l'escalier des donjons. Ils firent le reste du chemin en silence et une fois à l'intérieur des appartements, le maître des Potions vit sa baguette tomber sur le sol des doigts du jeune homme. Harry se tenait silencieusement au milieu du salon, le regard perdu dans le vide. Quelques instants plus tard, le jeune homme commença à trembler. Severus se pencha pour ramasser sa baguette avant de se tourner vers Harry.

« Harry, va prendre une douche et va te coucher. Je vais venir vérifier tes blessures après, d'accord ? »

Harry hocha la tête et fit son chemin vers la salle de bain. Une fois qu'il entendit la douche, Severus s'effondra sur une chaise et se demandait comment le jeune sorcier allait faire face à cela. L'homme ne savait pas comment il allait gérer ce désordre. Sans compter sa confusion en ce qui concernait ses propres sentiments envers le garçon était assez pour le rendre fou. Il se figea sur place quand il réalisa ce qu'il venait d'admettre. Il aimait le garçon. Il n'avait pas besoin de rajouter plus de problèmes qu'il n'avait déjà, mais le fait d'être tombé amoureux était-il une bonne chose ou pas ? Tout en chassant ses pensées, il prit conscience du silence de l'autre côté de la pièce. Harry devait avoir fini sa douche. Il se leva de sa chaise et se dirigea vers la chambre à coucher pour vérifier que le jeune sorcier se porte bien. Il le retrouva dans le lit en position foetale, le regard vide fixant le mur. Severus poussa un soupir et alla vers le lit, dans l'intention de forcer le jeune homme à lui parler.

« Harry, parle moi. » Dit doucement Severus alors qu'il grimpait sur le lit à côté du survivant.

« Il n'y a rien à dire. » Répondit Harry d'une voix éteinte.

« Si. Tu ne peux pas garder ses sentiments pour toi. Cela va te détruire. »

« Pourquoi s'embêter. Je suis destiné à être seul. Tout le monde dont je me soucie va finir par mourir à cause de moi. »

« Tu ne seras jamais seul, Harry. »

« Si, je serai toujours seul. Une fois que tout le monde saura que j'ai tué mon meilleur ami, plus personne ne voudra être près de moi. »

« S'ils ne comprennent pas que tu as fait ça pour te protéger alors ils ne méritent pas d'être près de toi. » Réfuta doucement l'homme.

« Tout le monde ne pourra voir autre chose qu'un monstre, un autre Voldemort. » Cria Harry dans la pièce silencieuse quand Severus attrapa son menton pour l'obliger à le regarder dans les yeux.

« As-tu aimé de tuer Weasley ? » Un mouvement de tête lui signifia que non. « Le regrettes-tu ? » Un autre hochement de tête répondit à Severus. « Tu as versé des larmes sur lui, n'est-ce pas ? »

« Oui, » murmura Harry d'une voix tremblante.

« Alors tu n'es pas un monstre. Le jour où tu ne ressentiras plus ces sentiments sera le jour où tu en seras vraiment un. » Severus regarda Harry digéré ses paroles. Il vit que le jeune sorcier avait des difficultés à le croire.

« Cela ne va pas empêcher le fait que je vais être seul. Les gens veulent me voir tacher mes mains du sang de Voldemort. »

« Et alors ? Ce sont des imbéciles s'ils ne savent pas ce qu'ils vont perdre à te renier. » Severus hésita un instant avant de plonger vers l'avant.

Il pressa ses lèvres sur celles d'Harry, et celui-ci se raidit de surprise. L'homme continua à glisser ses lèvres sur celles du survivant et bientôt il sentit le jeune brun se détendre et commença maladroitement à rendre le baiser. Severus vit du coin de ses iris les yeux d'ébènes ouvert de surprise. Il caressa lentement les lèvres avec sa langue et grignota la lèvre inférieure d'Harry jusqu'à ce que sa bouche s'ouvre pour lui permettre d'entrée. Severus sentit un feu parcourir ses veines ainsi qu'un choc électrique quand il approfondit le baiser. Son coeur battait beaucoup plus vite quand sa main descendit le dos d'Harry et le jeune homme gémit dans sa bouche. Ils poursuivirent leur exploration jusqu'à ce que le besoin d'air se fasse sentir et les força à se séparer. Severus pressa son front contre celui du jeune homme alors qu'ils haletaient.

Le maître des Potions vit l'émerveillement dans les yeux de l'autre et tira son corps plus près de lui. Il se sentait bizarre d'avoir son propre corps recroquevillé à côté de lui mais il pensa que cette situation suffirait à distraire Harry de tous ses problèmes.

« Je me sens comme une espèce de pervers étendu ici à me séduire. » Severus murmura à l'oreille du jeune homme avec un petit sourire.

Harry le regarda incrédule pendant quelques instants avant de rire. Son rire tenait plus de l'hystérie mais ce fut suffisant pour briser la haine que le survivant se portait. L'homme regarda Harry se calmer et bâiller. Le stress de la journée les avait laissé tous les deux épuisés.

« Dors, Harry. Si nous nous reposons, peut-être que le directeur nous laissera tranquille pour l'instant. »

Une fois qu'il prit l'autre sorcier dans ses bras et avec un sort rapide, il convoqua des couvertures de sorte qu'il ne soit pas obligé de se déplacer. Avant que le maître des Potions ne l'ait recouvert, Harry dormait profondément. Une fois que Severus ce soit installé convenablement, il suivi le jeune homme rapidement. Aucun des deux ne virent les yeux bleus pétillants qui les regardaient sur le pas de la porte. Albus tamisa les lumières d'un geste de la main et laissa les deux hommes dans leur sommeil.

HpHpHpHp

18 pages word, j'en ai mal aux doigts ;)

Voici la suite que vous attendiez tous, j'espère que cela vous plaira ^^

Merci à tous et toutes pour vos commentaires !

À la prochaine ^_^

PS. Il reste sûrement des fautes mais mes yeux ont rendu l'âme...