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Salut à tous !

Le voici, le voilà le chapitre que j'aurai sûrement dû nommer « Problemo ».

A nouveau, je suis désolée de ne pas avoir posté jeudi dernier. Je prend du retard car je n'ai plus de chapitre d'avance. Je précise que j'y travail !

MERCI pour les nouveaux follow, favoris et aussi pour vos reviews.

Enjoy !


-Les personnages appartiennent à S. Meyer.-


Chapitre 7 : Disperato

POV EDWARD

Cela allait faire trois jours qu'elle ne m'avait pas répondu.

J'étais dévasté et mon humeur était maussade. Au travail, chaque personne a laquelle je m'adressais se sentait probablement rabaissée.

Peu m'importait.

J'étais confus, je l'avais été durant trois jours. Alice déclinait chacun de mes coups de fil, ignorait chacun de mes e-mails.

J'en devenais fou. Qu'avais-je bien pu lui dire, quel acte de ma part avait-il bien pu engendrer une telle réaction de sa part ?

Je l'avais appelée pour lui demander de rencontrer mes parents, certes.

La connaissant, je ne pensais pas une seule seconde qu'Alice s'enfuirait en courant. Ce n'était absolument pas son genre.

Néanmoins, j'avais été réaliste en l'appelant pour lui faire une telle proposition. Je savais qu'elle serait effrayée mais a aucun moment je ne pensais qu'elle ne me donnerait plus de nouvelles d'elle.

- Monsieur Masen, un appel pour vous sur la ligne 1. Me dit ma secrétaire, dans l'oreillette.

Mon cœur s'emballa. Seules les personnes de ma famille et Alice était renvoyées sur cette liste.

- Allô ! M'exclamai-je, Qui est à l'appareil ?

Une douce voix s'éleva.

- Mon cœur, c'est maman. Comment vas-tu? S'interrogea ma mère, Esmée.

J'expirai l'air que j'avais retenu dans mes poumons et baissais les épaules, contraint, avant de me racler la gorge. Je ne voulais rien laisser transparaître.

- Hé maman ! Je vais bien. J'ai énormément de travail, comme toujours. Et toi, comment te portes-tu ? Dis-je, la voix posée.

Au fond, je me sentais incroyablement confus. Ma mère et moi eûmes une conversation des plus courtes jusqu'à ce qu'elle me pose la question que j'avais soigneusement éludée depuis le début de notre échange.

- Alors, nous présenteras-tu ta dulcinée demain soir ?

Je pouvais sentir son tendre sourire dans sa voix. Dans un premier temps, mon cœur cogna durement contre ma poitrine puis il se mit a tambouriner.

J'inspirai, empoignant fermement le combiné dans ma main.

- Maman, je dois te laisser j'ai un rendez-vous. Je te rappelle.

Je raccrochais et expirais sèchement avant de prendre ma tête entre mes mains, les bras accoudés à mon bureau.

A l'heure du déjeuner, l'un de mes collègues vint se joindre à moi. Il s'absenta une seconde et je me mis à feuilleter le journal qu'il avait laissé derrière lui.

Les gros titres m'interpellèrent.

«A l'occasion de l'anniversaire de l'une des héritière Cullen, la famille nous dévoile pour la toute première fois le visage d'Alice Cullen. »

Je manquais de m'étouffer.

POV BELLA

Je venais tout juste de me réveiller, je sortais à peine de ma douche.

Alice, à ma gauche lisait le journal tout en grignotant un tartine au chocolat tandis que, à ses côtés, mon frère s'endormait presque dans son bol de céréales.

Edward n'avait cessé d'essayer de me joindre que ce soit par téléphone ou par internet ou je ne sais quels autres moyens.

J'avais fais de mon possible pour éviter de lui répondre, je m'étais fait violence pour ne pas lui retourner ses appels.

Bien que j'en avais très envie. J'avais envie d'entendre sa voix, de le voir à nouveau ou même de l'effleurer une ultime fois. Mais je m'étais promise de m'éloigner définitivement de lui.

Je n'étais qu'un étau autour de lui, un poids le retenant d'avancer.

Alice me sortit de mes songes, une tension flottante se faisait ressentir autour d'elle.

Une grimace assez drôle se dessinait sur le visage de mon amie. Elle me regardait les yeux écarquillés et les sourcils froncés.

Je la vis ravaler sa salive en regardant le journal qu'elle tenait entre ses mains. Il tremblait légèrement.

- Bella, il y a un gros problème. Souffla-t-elle en regardant fixement face à elle.

Je la regardais, inquiète. J'esquissai un sourire, mitigée.

- A,Alice arrête de me faire peur, qui a-t-il ?

Elle se pinça les lèvres.

-Tu devrais regarder ça.

Mon amie me tendit le journal doucement. Je le pris à la hâte et y plongea le regard, frustrée de ne pas savoir.

«A l'occasion de l'anniversaire de l'une des héritière Cullen, la famille nous dévoile pour la toute première fois le visage d'Alice Cullen. » lis-je à voix haute.

Le ton de celle-ci avait changé du tout au tout dès le milieu de la phrase. Les larmes me montèrent aux yeux et je sentis tout mon corps se réchauffer anormalement.

- Oh, mon dieu ! M'écriais-je, en me levant. Je dois trouver Edward, maintenant.

Alice se leva elle aussi et Jasper, lui, se réveilla, le regard perdu. Je ne m'attarderai pas sur lui et accouru jusque la porte.

- Je ne savais pas que mes parents feraient ça Bella ! S'écria Alice, comme si je lui reprochais quelque chose.

J'allais lui répondre mais je n'en fis rien. Je voulais absolument retrouver Edward pour tout lui expliquer.

- Je suis désolée. Chuchota-t-elle tandis que, en pyjama additionné d'un manteau de ville, j'entrai dans l'ascenseur.

- C'est moi qui le suis, Alice. Lui répondis-je alors que les portes se refermèrent sur moi.

La dernière chose que je vis ce fut Jasper, derrière Alice, déboussolé. Je ne m'en faisais pas, elle allait tout lui expliquer.

Les yeux du concierge quand je sortis de l'habitacle ainsi vêtue ne m'échappèrent pas mais je n'avais pas le temps de me confondre en explications.

- Mademoiselle..!

Je me mis à courir jusqu'à ma voiture.

- Pas maintenant !

Une fois arrivée face à mon véhicule j'entrepris de chercher mes clés et à l'évidence elles ne se trouvaient pas dans mon pyjama.

En revanche, glissant ma main dans l'une des poches de mon manteau, je trouvais quelque billets.

Je me jetais presque sur la route et fit arrêter un taxi de force.

Ses yeux amusés me fixaient tandis que j'entrais dans la voiture.

- Où allons-nous ? Me demanda-t-il alors, voyant que je ne riais pas et que je ne lui donnais pas l'adresse.

- 780 8th Avenue ! M'exclamai-je.

Sur la route, je m'impatientais et pressais le conducteur. Il n'allait pas assez vite à mon goût.

- Mademoiselle, je ne peux pas faire plus, il y a du monde et-

- Accélérez s'il vous plaît ! Insistais-je.

Il s'appliquait je le voyais.

Finalement, après ce me sembla être une éternité, la voiture s'immobilisa.

Je lui jeta presque l'argent à la figure et ouvrit à la hâte la portière.

« Bella ! » m'auto-remirmandais-je

- Merci ! Criai-je à l'intention du taxi-man en courant vers l'intérieur du bâtiment.

Je passais devant une secrétaire perplexe et m'engouffrais dans l'ascenseur. Je pressais le dernier étage, dont je connaissais le code.

Impatiente, je tapais du pied. Plusieurs costumes-cravates qui étaient entrés aux fil des étages me toisaient comme si j'étais un alien.

- Faites vous une raison ! Oui, je suis en pyjama ! M'écriai-je en m'adressant tout particulièrement à celui qui semblait être outré.

Aurais-je dis quelque chose de pareil dans une autre situation ? Absolument pas.

Tout le monde s'extirpa et un ding me prévint que j'étais arrivée au bon étage.

Je tapais le code d'accès et trouvais Edward, de dos, qui contemplait quelque chose à travers la vitre.

- Edward !

Il sursauta et se retourna d'un coup pour me faire face.

- Edward je suis tellement désolée, je-

Son visage était fermé.

- Comment.. ? Vas t'en ! Lâcha-t-il.

- Écoute, je suis désolée. Je peux tout t'expliquer.

Je posais mes mains de part et d'autre de son visage et quelque chose s'adoucit dans ses prunelles.

- J'ai voulu te le dire tant de fois. Je n'ai pas pu, j'avais peur de te perdre Edward. Dis-je, sans avoir mis mes idées en ordre.

- Qui es-tu ? Lâcha-t-il à nouveau, sans vie dans la voix. Son beau ténor sonnait faux, fané.

- Isabelle Swan.

Il se recula, extirpant son visage de ma prise. Je m'avançais mais il m'arrêta.

- Edward, non. Laisse moi t'en dire plus -

Son visage se referma à nouveau, il me repoussait.

- Ne fais pas ça… Le suppliais-je, en tentant de prendre sa main qu'il ne me laissa même pas effleurer.

Je pinçais les lèvres, les yeux humides. Une larme coula furtivement sur ma joue. Edward la regarda se frayer un chemin vers le bas.

Elle tomba sur mon cou où ses yeux s'arrêtèrent. Il contemplait quelque chose.

Edward me regardait comme si jamais plus il ne me reverrait. A cet instant, je compris. Il n'avait plus jamais l'intention de me revoir.

- Edward, je t'en prie.

Il détourna le regard.

- Je veux que tu t'en ailles.

J'étais sortie du l'immeuble les yeux imbibés de larmes.

J'entrais alors dans le premier taxi qui daigna s'arrêter après presque une demie heure et lui indiquais mon adresse.

Je savais que c'était la dernière fois que je voyais Edward. Il semblait catégorique; il ne voulait plus jamais avoir à me voir.

J'étais plus attachée à lui que ce que je m'imaginais.

Mon cœur avait battu à tout rompre jusqu'à ce que je sorte de son bureau et, par la suite, je ne l'avais plus entendu.

Ce fut comme s'il était éteint. Mon cœur était resté auprès de lui, dans ce bureau et le feu qui m'animait s'était, lui aussi, éteint. Je ne sentais néanmoins pas mon cœur me faire mal, je le sentais véritablement pas être brisé mais je ne doutais pas que ce soit le cas.

Je me sentais vide. Plus aucune lumière ne brillait.

Si j'avais su qu'Edward était si important à mes yeux, peut-être aurai-je été plus prudente et honnête.

Si je m'étais rendue compte qu'il m'animait, qu'il faisait en sorte que tout soit plus vibrant... A présent, tout me semblait dénué de couleurs, tout semblait pâle.

- Pouvez-vous patienter Monsieur ? Je vais chercher de quoi vous payer.

Le chauffeur soupira mais acquiesça, ronchon. Cela ne me fit ni chaud ni froid.

Je m'avançais dans le couloir sans prendre la peine de saluer qui que ce soit. J'entrai dans l'ascenseur et pressai le bon bouton afin de monter jusqu'à mon étage.

Une fois arrivée dans ma chambre, je fus incapable de trouver le moindre billet.

- Alice ! M'écriai-je

Aucune réponse ne se fit entendre. J'entrepris alors d'entrer dans sa chambre, dans le but de lui emprunter quelque dollars que je lui rembourserai plus tard.

Ce que je vis me fis me figer.

Jasper tentait de se rhabiller en vain tandis qu'Alice remettait ses sous-vêtements en place précipitamment.

J'écarquillai les yeux et sortis vite de la chambre.

- Je peux tout t'expliquer !

J'entendais la voix de Jasper loin, dans ma tête, comme s'il était à des kilomètres de moi.

Cette fois-ci, je pouvais de nouveau sentir mon cœur battre, sous le choc. N'étais-je pas heureuse de savoir que mon frère était l'amant de ma meilleure amie ?

Je ne savais pas si cela devait me plaire.

Tout deux étaient de merveilleuses personnes mais un quelque chose me bloquait, je ne savais pas pourquoi.

S'il venait à se séparer resterions-nous unies, Alice et moi-même ?

J'avais mal à la tête, une migraine s'installait. Bientôt, tout devint flou autour de moi et la sonnerie du combiné était la seule chose m'aidant a m'accrocher.

- Bella !

Alice. Je pouvais l'entendre mais mes lèvres ne formulèrent aucune réponse, même si elles essayaient.

Soudainement, tout s'assombrit, des points troublèrent ma vision et je me sentis partir, comme endormie.


VOILA !

Qu'en avez vous pensé ?

Pas mal de révélations dans ce chapitre.

Enfin, Edward connaît la vérité et Bella, elle, est peut-être un tout petit peu dépassée.

Je sais que vous vouliez absolument que Belle dise tout à Edward mais bon, c'est l'arroseur arrosé pour le coup.

J'attends vos reviews, donnez-moi votre avis.

Merci à ma fabuleuse bêta.

A bientôt.

Pixie