Oyez, oyez !
Par ordre de sa majesté la Reine Regina... etc etc etc
Oui, je me crois dans le royaume enchantée sous le règne de l'Evil Queen, brouuu j'en frémis... ^^ Tant qu'elle ne m'arrache pas le cœur, je veux bien être enfermée dans ses appartements pour... jouer aux échecs, bah quoi pas vous ? :p
Alors voila un chapitre un peu plus long, vous remarquerez que c'est plus tranquille ou presque ^^ Pour celles et ceux qui sont impatient(e)s (Sisi je suis sûr qu'il y en a qui trépigne derrière leur écran :p) le prochain chapitre sera classé X... oups M pardon xD
Encore merci pour vos reviews, merci aux guests, aux anonymes qui continus de me lire dans l'ombre tels des vengeurs masqués près à bondir... *Mais assommez la bon dieu !* Merci à ceux à qui j'ai répondu par MP/SMS/Lettre prioritaire/Colissimo/pigeon voyageur... Oui j'ai la connerie aujourd'hui... il fait beau, les oiseaux chantent et non je n'ai pas pris de substance illicite ^^
Un merci spécial à OoO-RED-OoO qui vient de rejoindre le délire et qui va peut-être s'enfuir *Mais c'est qui cette foooolle* (en parlant de moi bien sûr !)
Mes excuses si j'ai oublié de vous répondre, c'est dernier temps j'aurai bien pris du Cheshire pour aller à un concert de rock ou sur une plage à Honolulu avec Lana ! Oh bah on peut rêver hein ^^
Allez je vous laisse lire en espérant vous faire rire... non ? Bon c'est pas grave moi j'ai ri x)
Bonne lecture les ami(e)s.
Réaliser ses rêves, assumer ses désirs.
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Chapitre 7
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Regina n'avait jamais aussi bien dormi.
Pas un seul cauchemar ou le moindre rêve, avec pour seule héroïne cette blonde incendiaire qui les nourrissait depuis trois mois, non rien de tout cela, juste une nuit complète. Elle n'avait pas revu le chat et se demandait si le « Cheshire » avait toujours un certain effet sur elle. Cependant, quand elle vit Kathryn rentrer dans son bureau avec deux cafés et son écureuil sur l'épaule, elle comprit que ce n'était pas terminé.
« Bonjour Madame le Maire, quoi de beau en ce merveilleux Lundi matin ? Demanda la blonde joyeusement, venant s'asseoir en face d'elle.
-Pas de cauchemars, pas de chat et pas d'événements étranges. Je dirais que tout vas bien, pour le moment, affirma Regina tout en buvant une gorgée de café.
-Des nouvelles de notre petit Cygne ?
-Notre petit Cygne… oh très drôle, ironisa la brune. Et bien non mais je dois la voir ce midi avec Henry, je redoute un peu leurs retrouvailles…
-Ce ne sera pas pire qu'avec Snow, puis au final tu t'en es bien sortie.
-Parce qu'elle ne sait rien, j'ai demandé à Emma de ne rien dire sur ce qu'il a pu se passé entre nous…
-C'est peut-être un peu tôt en effet… surtout si elle réagit comme dans ton cauchemar, frissonna la blonde. D'ailleurs, tu vas faire quoi concernant Emma ? Demanda-t-elle lançant un regard azur, curieux et scrutateur, par-dessus son gobelet.
-Comment ça ?
-Eh bien… maintenant que nous sommes rentrés et qu'elle va peut-être prendre la décision de rester parmi nous, tu vas continuer à la voir ?
-Je… je ne sais pas Kathryn je n'y ai pas réfléchi, répondit-elle soudainement agacée.
-Ne me dit pas que tu vas laisser tomber !
-Laisser tomber quoi ? Il n'y a rien de concret...
-Hier, tu m'as parlé de coup de foudre, pour toi il n'y en a pas, mais moi j'en doute fortement !
-Tu te fais des illusions.
-C'est tout de même bizarre que la malédiction se brise juste après que tu l'aies embrassé… mais bien sûr ce ne sont que des illusions, ironisa la blonde d'un air innocent.
-Un baiser d'amour sincère ne ce fait pas entre deux personnes qui viennent juste de se rencontrer !
-D'où le coup de foudre, renchérit Kathryn.
-Tu m'agaces, de toute façon je ne suis pas la personne idéale pour Emma
-Et qu'est-ce que tu en sais ?
-Je doute qu'elle ait envie d'avoir une relation passionnel avec la femme qui a faillit tuer sa mère et qui a détruit sa vie...
-Regina, elle n'aurait pas eu Henry et même si elle ne le connait pas encore, je pense que c'est une raison suffisante pour ne pas te voir ainsi. Puis, elle t'a connue en dehors de tout ça et te veut telle que tu es… je pensais que tu l'avais compris.
-Tu oublies le contrat sur nos têtes !
-Oh ça c'était une façon détournée pour te revoir, pouffa la blonde. Ne cherche pas d'excuse, elle te plaît, tu lui plais et elle veut apprendre à te connaître malgré toutes les histoires du passé.
-C'est ce qu'elle m'a dit, mais je n'arrive pas à croire qu'elle veuille aller plus loin, après tout elle n'a vu que la surface.
-Et bien laisse-lui voir ce qu'il y a sous cette carapace, d'ailleurs il me semble qu'elle en a vu une bonne partie, ricana la blonde un sourire en coin, pointant son doigts vers le buste de Regina.
-Je ne relèverai pas cette insinuation douteuse et non, elle serait mieux avec... quelqu'un d'autre.
-Ma belle, tu es définitivement une cause perdue, s'indigna-t-elle.
-Merci du réconfort, s'offusqua Regina, une moue boudeuse.
-Je plaisante, mais je te jure que si j'apprends que tu l'as rejetée sans même avoir essayé, je trucide ton pommier à coup de tronçonneuse !
-Tu n'oserais pas ? Demanda la brune choquée, ses yeux sombres plissés, comme pour voir le vrai du faux.
-Oh que si ! Car laisser passer une telle chance de refaire ta vie à cause de tes peurs, de ta culpabilité ou de ton passé n'est pas négociable, surtout quand la personne en face sait de quoi il en retourne et que l'attirance est réciproque. Elle t'a vu sous ton plus mauvais jour je te rappelle.
-Rien ne dit qu'elle n'a pas déjà changé d'avis...
-Je l'ai vu au Granny's, en train de discuter avec la… enfin Ruby, grimaça Kathryn. Cela me désole d'avoir la frousse quand je croise le regard de cette fille… bref, Emma lui disait qu'elle angoissait de voir Henry mais que ta présence la rassurait. Je doute qu'elle aurait dit ça de ton double… quoique il y a un côté rassurant à être dans les bonnes grâces d'une Reine comme toi, taquina la blonde avec un clin d'œil.
-Ai-je l'air rassurante ? Demanda la brune d'un ton plus sec, une mine renfrognée.
-Oui bon… t'es flippante quand tu t'y mets mais cela te donne un côté femme fatale.
-Je le prends comme un compliment, sourit-elle, satisfaite. Bon et si on parlait de ta nuit.
-J'ai mis tellement de temps à m'endormir, en partie à cause des ronflements de Jim, que je me suis mise sur le canapé. Ensuite, j'ai dormi comme une souche et pourtant j'avais encore cette hideuse veuve noire en tête, l'écureuil couina de mécontentement dans son oreille, non mais je ne parlais pas de toi Skip, dit-elle en lui caressant la tête avec un doigt.
-Je vois qu'il est toujours aussi caractériel, remarqua Regina, étouffant un rire. Comment ça se passe avec Jim ?
-Oh à part qu'il m'ennuie, qu'il ne pense qu'a lui, ne voit pas que je ne suis pas heureuse et qu'il n'a même pas cherché à savoir pourquoi j'ai dormi sur le canapé. D'ailleurs il m'a à peine posé des questions sur notre week-end. Il me croit folle à me balader avec un écureuil et à parler toute seule avec un chat invisible… bref… tout vas pour le mieux, ironisa la blonde, dépitée.
-Je suis désolée que tout cela puisse interagir sur ton couple, compatit la Maire, un sourire pincé et embêté.
-Oh j'irais dire deux mots à Alice et je sens qu'elle va se faire toute petite pendant quelques temps, pouffa la blonde, amère. Puis c'est devenu compliqué de toute façon...
-Pourquoi tu ne le quittes pas si tu n'es pas heureuse ?
-Il est censé être ma fin heureuse non ? Enfin je crois... » Souffla-t-elle pensive.
Elle observa Skip qui sauta sur le bureau et se rapprocha discrètement du cookie, goût chocolat et noisette, qu'elle avait rapporté du Granny's. Regina observait la scène d'un œil perçant, se retenant d'envoyer paître cette bestiole qui se permettait de poser ses pattes sur ses affaires. Mais par respect pour son amie, elle mit son envie d'en faire de la fourrure de côté. Puis au final, elle le trouvait plutôt amusant. Kathryn coupa un bout de gâteau et lui donna. L'animal s'installa au milieu du bureau en grignotant tranquillement sous l'œil scrutateur de Regina, espérant secrètement que la bestiole ne mettrait pas des miettes partout.
« Tu sais je me dis que cette histoire de fin heureuse évolue avec nos choix, reprit la Maire, sortant Kathryn de sa triste contemplation. Il l'était dans ton royaume mais ici peut-être que cela a changé, nous sommes dans un monde censé être sans Magie et de ce que je sais certains croient aux âmes sœurs, il peut y en avoir plusieurs au fil du temps, certains restent même de très bon amis. Puis j'ai tout bouleversé avec ma malédiction... regarde moi ce n'est pas ce qui été écrit... cette histoire avec Emma et tout de même assez folle.
-Emma a l'air d'être quelqu'un de bien. Elle est sûrement chamboulée par tout ce qu'il se passe, mais vous semblez proche même si je ne sais pas tout d'elle. Vous vous êtes toutes deux senties en colère, abandonnées et incomprise à un moment donné de votre vie, d'après ce que tu as pu me dire hier soir la concernant. Alors je pense que c'est aussi pour cela que vous vous êtes trouvé. Vous êtes différentes mais vous vous comprenez d'une certaine manière.
-Sans doute…, souffla Regina en pleine réflexion. Mais je pense de plus en plus que tu devrais suivre ton cœur et non des idées préconçues.
-Tu as raison... je crois que je voudrais autre chose, j'aimerais... quelqu'un d'amusant, pas un prince bien propre sur lui et ennuyeux comme j'ai pu en croiser, mais un homme qui sort du lot, qui me fasse découvrir le monde, qui me comprenne et s'intéresse à ce que je fais, ce que je suis… qui m'écoute… c'est sûrement idéaliste. »
A peine avait-elle fini sa phrase qu'elle remarqua que l'écureuil ne mangeait plus, mais l'observait l'air triste et presque désemparé.
« Mais toi tu es tout mignon » Dit-elle avec un sourire avant d'embrasser sa tête.
La réaction qui suivit cette action fit lever d'un bon Regina, les yeux écarquillés manquant de se renverser du café dessus.
Kathryn s'enfonça dans son fauteuil la bouche ouverte et observa, incrédule, l'homme nu qui venait d'apparaitre assis sur le bureau de la Maire.
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Emma ne savait pas vraiment pourquoi elle était là, pour ses parents, pour son fils, pour Regina ? Elle avait longuement discuté avec ses parents leur demandant du temps pour se faire à cette étrange famille, qu'elle venait de retrouver. Ses parents avait quasiment le même âge qu'elle et c'était plutôt déroutant en plus de tout ce qu'il y avait à côté. Depuis la fin des cauchemars, elle n'avait plus senti en elle cette étrange magie, celle de Regina. Sombre, enflammée, une magie qui, quand elle désirait cette sulfureuse brune, l'avait littéralement incendié. Ce qu'elle ressentait aujourd'hui était plus doux, mais tout aussi chaleureux. Elle avait besoin de Regina, elle le sentait au fond d'elle comme si elle avait besoin de prendre sa dose, comme une drogue. Etait-ce dû à cette magie ou juste son attirance pour elle ?
Cette femme était devenue son unique pilier dans ce nouveau monde qui s'ouvrait à elle.
Elle était assise au Granny's, dos à la baie vitrée qui donnait sur la rue, lui permettant de voir toutes les personnes qui entraient et sortaient. Alors qu'elle apparaissait complètement neutre, à lire le journal de la ville et boire un chocolat chaud, elle bouillonnait de l'intérieur n'attendant plus que son fils et la femme qui avait pris soin de lui. Elle récupéra un peu de chantilly de son chocolat, lisant un article sur la mort d'un jeune homme – attaqué par un loup, d'après ce qui était écrit – lorsqu'une voix fluette l'interrompit.
« Emma Swan ? »
Plongée dans sa lecture, elle mangea la chantilly présente sur son doigt et répondit négligemment par la positive avant de lever les yeux. Elle resta scotchée, les yeux ronds face au jeune garçon qui lui faisait face, un sourire taquin dessiné sur sa bouille d'enfant. Elle déglutit, le cœur à l'arrêt depuis quelques secondes, tout comme sa respiration.
« Je suis Henry, sourit-il. Je suis ton fils. »
Pour sûr, elle l'avait reconnu mais n'avait pas repris sa respiration et était à deux doigts de s'évanouir le nez dans son chocolat. Bon dieu mais où était passé Regina ? Elle ne voulait pas l'affronter toute seule. Elle avait l'impression d'être face, à son tour, à la pire de ses peurs, elle ne savait pas quoi lui dire, ni quoi faire. Devait-elle lui faire un câlin ? Non trop intimiste pour une première fois. Alors quoi, lui serrer la main ? Pour le coup cela serait plutôt bizarre.
« Oh… heu… Salut gam... merde… »
Elle s'était levée si vite, prise de panique, qu'elle renversa sa tasse sur son pull blanc. Un rire s'échappa de la gorge d'Henry qui attira le regard de la plupart des clients du Dinner. Ruby s'approcha avec un torchon afin de venir en aide à cette jeune femme avec qui elle avait échangé quelques mots la veille au soir et le matin même, lors de son petit-déjeuner. Henry lui avait parlé d'elle, il y a quelques jours, de son passé et de ce qu'elle représentait pour lui, mais la louve n'osait pas encore aborder le sujet avec la jeune femme qu'elle connaissait à peine. Bon elle ne s'était pas privée d'en parler à sa grand-mère, à Snow et David, à Graham, au livreur de boisson... Presque toute la ville était au courant et elle se demandait encore comment la Maire et Kathryn n'avaient eut vent de la rumeur. Leur week-end à l'extérieur aidant. Elle se stoppa quand elle vit qu'Emma s'était mise à rire avec le garçon, rendant l'atmosphère plus agréable.
Attendrie par cette scène, Ruby se rapprocha doucement d'eux.
« Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?
-Oh Ruby ! C'est Emma Swan, je t'en ai parlé.
-Oui, la fameuse fille perdue des Charmant, nous avons un peu discuté, sourit la serveuse lançant un regard à la blonde.
-Et aussi ma mère, sourit-il largement vers Emma.
-Tu me l'avais dit aussi, dit Ruby, avec un sourire plus timide, donnant le torchon à la blonde pour qu'elle éponge son pull, au final elle préféra l'enlever et resta en débardeur.
-Hum... vu comment les gens me dévisage depuis ce matin je dirais que tu n'es pas la seule à le savoir, soupçonna la fille de Snow.
-Oui j'avais dit à Ruby de ne pas en parler mais c'est plus fort qu'elle, souligna le garçon une moue amusée.
-C'était une nouvelle super importante, jeune homme, et tu relèveras que ta mère n'a rien su, dit-elle avec un clin d'œil.
-Vous vous êtes ligués contre elle ou quoi ? Demanda Emma se recoiffant rapidement pour l'arrivée de la Maire.
-Je t'expliquerai plus tard, intervient le garçon faisant les gros yeux à Ruby qui se mit à glousser discrètement avant de repartir pour servir un client.
-Alors... hum... tu n'es pas à l'école à cette heure-ci ? Demanda Emma une fois assise, voyant Henry venir à côté d'elle sur la banquette.
-Mary-Margaret à bien voulu que je finisse plus tôt, elle a compris que je voulais te voir.
-Je vois mais ta mère ne va pas être très contente.
-Pas besoin de lui dire, ce sera notre secret, sourit largement le garçon.
-D'accord c'est notre secret, rit-elle nerveusement. Alors dit moi, vu qu'il est encore tôt, tu veux boire quelque chose ?
-Oui je veux bien un chocolat chaud avec un peu de cannelle. » Répondit-il gesticulant pour se mettre à l'aise.
Il posa son sac à terre et enleva sa veste sous l'œil attendrie d'Emma qui ne cessait de le détailler. Elle s'était figée à cette demande, ce choix l'avait surprise et pourtant au fond d'elle, elle avait cette certitude qui la remplissait de tendresse pour ce jeune garçon. Tout ce qu'il lui arrivait en peu de jour était nouveau, soudain et déstabilisant mais c'était un souffle d'air frais dans sa vie morose. Seuls les quelques moments passé avec Elsa et Anna quand elle venait sur Boston pour l'aider dans son travail, ou quand August passé dans le coin lui permettait de s'ouvrir à ce monde où elle ne s'était jamais sentie à sa place.
Mais aujourd'hui auprès de son fils elle se disait qu'elle était là où elle devait être.
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« Bon dieu Kathryn mais qu'est ce que tu as fait ?
-Je ne sais pas Regina... je... Skip c'est vraiment toi ? »
L'homme nu à la chevelure châtain foncée, dégradée retombant à la base de sa nuque, observa les deux femmes tour à tour d'un air éberlué. Il avait quelques reflets roux rappelant son ancien pelage, les yeux verts clair et une barbe entretenue montrant une certaine virilité, tout comme son torse légèrement fourni et musclé. Il regarda ses mains robustes puis se mit à jouer avec ses doigts et ses orteils comprenant que cela n'avait plus du tout la forme qu'il connaissait et que cela lui appartenaient. Il se tourna à nouveau vers Kathryn et opina de la tête sans dire un mot.
« Bon heu descend du bureau au moins, Regina tu peux... enfin... il est complètement nu..., rappela-t-elle les joues rougies debout face à l'homme.
-Merci j'avais remarqué. » Souffla-t-elle en esquissant un geste de la main afin d'habiller le jeune homme d'un jean, de chaussure élégante et d'une chemise sur mesure. L'homme toucha le tissu qui recouvrait son corps et semblait apprécier quand il fourra sa main dans son jean semblant être gêné par son boxer. « Il manque de manière ! S'indigna la brune.
-En même temps c'était un écureuil... Arrête Skip ça ne se fait pas ! Surtout devant les gens. »
Il mit ses mains dans le dos et fit un petit sourire contrit avant de se toucher les cheveux et la barbe, apparemment ravie.
« Bon c'est bien beau tout ça, mais où est ce maudit chat quand on a besoin de lui ? S'impatienta Regina.
-Mais ici, Majesté. Oh c'est un très bel homme, souffla-t-il collant presque son museau à l'ancien écureuil, qui s'écarta, surprit par ce rapprochement.
-Il vous voit ? Demanda Kathryn interloquée.
-Non mais il sent ma présence, il a gardé certaines facultés.
-Peut-on avoir des explications sur cette soudaine transformation, répliqua la brune.
-Et bien princesse vous vouliez un homme qui vous écoute et vous respecte, le voila.
-Mais... ce n'est pas un homme, c'est enfin... c'est un écureuil ! C'est glauque !
-Ce n'est plus un écureuil, il est devenu votre homme idéal. Il va juste falloir l'aider un peu à se familiariser avec son nouveau corps. » Expliqua le chat tournant autour du jeune homme qui observait son environnement avec intérêt.
Incertain, l'homme se rapprocha de la grande table et attrapa une pomme pour la détailler sous tous les arrondies. Regina le suivit du regard et attrapa la pomme pour lui enlever d'un coup sec, en claquant sa langue d'agacement, avant qu'il ne croque dedans.
« J'espère pour toi Kathryn qu'il n'a pas le QI d'une noisette, se moqua Regina recevant par ce fait un regard noir de son amie.
-Tu sais parler notre langue ? Demanda la blonde.
-Kathryn, sortit d'un coup le jeune homme d'une voix grave et qui ne manquait pas de charme.
-Ok en plus il a une voix à tomber par terre, sérieusement je me suis réellement créée l'homme idéal ?
-Il a des défauts comme tout le monde. » Soupira le chat, dédaigneux.
Le jeune homme passa derrière Kathryn, voyant qu'il était bien trop grand et gros pour se mettre sur son épaule comme avant, il posa son menton et passa ses bras puissant autour de la blonde. Celle si émit un petit cri de surprise mais Regina ne manqua pas les rougeurs sur ses joues, à vrai dire elle n'avait jamais vu son amie aussi gênée.
« Bon et bien il a l'air de t'apprécier, lança Regina un petit regard mutin pour son amie. Jim va être ra-vi, nargua-t-elle.
-M'en parle pas... hum Skip tu es mignon mais tu pourrais juste me lâcher un peu.
-Pardon, souffla-t-il à son oreille avant de la lâcher pour s'asseoir en tailleur par terre ne sachant où se mettre.
-Tu n'as qu'à t'asseoir sur le canapé, intima-t-elle en lui montrant du doigt.
-D'accord, soupira le jeune homme en allant s'asseoir sur le divan, les jambes contre son ventre il attrapa un magazine qu'il commença à feuilleter.
-Il a l'air de savoir lire, quoiqu'il regarde peut-être les photos. En tout cas, il semble s'intéresser à son environnement, mais pour ce qui est de sa façon de s'asseoir il y a du travail, fit remarquer la brune.
-Vous verrez qu'il apprend vite, il est comme un enfant curieux, renchérit le chat les pattes croisé et assis en tailleur dans les airs.
-Il va rester comme ça longtemps ?
-Vous connaissez déjà la réponse princesse.
-Alors lui aussi va disparaitre quand le Cheshire ne fera plus effet ?
-Peut-être.
-Pour l'heure tu dois t'en occuper, intima Regina les bras croisés.
-C'est pas vrai... je ne me suis jamais occupé d'enfant, sauf Henry mais il est dégourdie. Je ne sais pas enseigner et qu'est ce que je vais faire de lui, je ne peux pas le ramené chez moi puis comment je vais expliquer sa présence, paniqua Kathryn virevoltant de gauche à droite.
-Il va falloir que tu lui apprennes à être et ce comporter comme un homme, à manger, écrire, parler et bouger comme nous, il se tient à peu prés bien quand il est debout mais ... disons que se rouler en boule dans le canapé n'est pas une position adéquate en public, dit la brune, scrutant Skip qui avait changé de position car peu confortable, à force de tourner il finit par tombé lourdement sur le sol. S'il apprend vite cela devrait être simple, après tu peux dire que c'est un vieil ami à toi.
-Oui je vais dire ça... je trouverais bien de toute façon mais tu ne me lâches pas sur ce coup hein ?
-Oui je t'aiderais du mieux que je peux, déjà tu peux voir cet après midi pour lui acheter des vêtements, qu'il ait de quoi se changer et de quoi s'entretenir. Tu n'auras qu'à venir avec moi au Granny's, je resterais avec Emma et Henry mais en qu'à de soucis je ne serais pas loin.
-D'accord, puis je pense qu'il aura faim, les noisettes et les petits gâteaux ne nourrissent pas. On peut rester dans ton bureau en attendant ?
-Soit mais seulement si vous me laissez travailler, avec cette vision sur mon bureau je vais déjà avoir du mal à me remettre dans mes dossier » Souffla la brune, exaspérée.
A peine eut-elle finit que la tête du jeune homme se tourna pour les scruter. Kathryn l'observa et lui sourit pour se mettre sur le canapé à côté de lui. Il se vautra sans crier gare sur elle et se retourna pour lui exposer son ventre. D'abord surprise, elle haussa un sourcil et souffla avant de passer ses ongles sur le ventre plat et musclé d'un ancien écureuil tout mignon, dont elle avait appris à s'habituer de sa présence. Skip ferma les yeux et semblait alors apaisé. Elle en profita pour le détailler et il était étrange de voir que sous ses airs de baroudeur l'homme avait une certaine douceur dans ses traits.
Il lui plaisait et cela rendait cette situation vraiment très étrange.
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Lorsque Regina arriva à l'extérieur du Granny's accompagnée de Kathryn et Skip - affublé d'une veste en cuir qu'elle avait fait apparaître -, elle remarqua la petite tête brune de son fils et la jeune femme blonde qui lui faisait face. Elle s'arrêta au beau milieu du chemin, dépassée par les deux autres, elle observa le duo à travers les stores. Ils riaient et elle pouvait voir la blonde sourire tendrement à son fils alors qu'il faisait des grands gestes. Son ventre se tordit face à cette vision, ce moment intimiste où elle se sentirait sûrement de trop et pourtant elle était attendrie. Partagée entre l'envie de rentrée pour les retrouver et celle de fuir, elle recula d'un pas ce qui ne manqua pas au regard de Kathryn.
« Regina, vas-y, va les retrouver. » Souffla son amie alors que la brune lui lançait un regard incertain.
Elle se remit droite et soupira pour alléger son cœur puis suivit Kathryn et Skip à l'intérieur.
Deux paires d'yeux se tournèrent dans sa direction et elle ne put qu'être attendrie par le regard de son fils et charmée par celui d'Emma. Tous deux lui souriaient à pleine dents et n'attendaient qu'elle pour déjeuner.
Il n'y avait aucun doute sur leur lien de parenté.
« Je crois que je vous coupe dans votre conversation, lança-t-elle, amusée.
-Henry me racontait quelques petites anecdotes sur vous Madame le Maire, taquina Emma.
-Comment ça ? Qu'as-tu raconté Henry ? Demanda prestement la Maire.
-Rien je vous embêtais, vous êtes quasi-irréprochable bien que votre empressement pour savoir ce qu'il m'a dit me laisse à penser que vous cachez certaines choses, ricana la blonde avec un clin d'œil. Il me parlait de la ville et de ses habitants pour que je puisse me repérer. Votre psychologue était un criquet, Ruby est à moitié loup et Maléfique a longtemps été un dragon. J'ai encore du mal à me dire que tout cela est vrai.
-Et pourtant c'est réel, renchérit le garçon.
-Oui depuis que j'ai participé aux cauchemars de ta mère, je ne peux que m'incliner, sourit Emma à l'intention de son fils.
-Oh toi aussi tu as pris des gélules du pays des merveilles alors ?
-Disons que c'est compliqué à expliquer, intervient la Maire, voulant couper court à la discussion.
-Tu vas encore dire que je suis trop jeune pour comprendre, bougonna le petit brun.
-En gros j'étais dans les rêves de ta mère, conclut la blonde, un clin d'œil pour son fils.
-Miss Swan ! Il n'a pas à savoir ce genre de chose, s'indigna Regina.
-Mais si c'est trop cool, on dirait une véritable histoire d'amour comme dans les films. »
Cette fois ces mots avait provoqué un hoquet de surprise chez ses mères et si l'une n'osait pas croiser un quelconque regard clair et pétillant, l'autre la scrutait du coin de l'œil pour voir sa réaction.
« Dit Maman cela ne te dérange pas si je passe du temps avec Emma ? »
Perdue dans ses pensées, elle croisa furtivement le regard de la blonde et se concentra sur son fils sentant une boule se former dans son ventre. De la peur ? De la jalousie ? Elle ne savait pas mais elle sentait qu'elle perdait le contrôle encore et toujours.
Emma lui faisait perdre le contrôle.
« Eh bien elle n'aura qu'à venir te chercher à l'école le soir par exemple, comme ça vous pourrez profiter l'un et l'autre avant qu'elle ne te ramène à la maison, sourit-elle d'un air contrit, s'efforçant d'être la plus cordiale possible. Enfin si cela vous convient bien sûr.
-Oui c'est parfait. » Sourit Emma voyant Ruby venir pour prendre leur commande.
Regina remercia la blonde a demi-mot pour avoir gardé une certaine distance avec le vouvoiement, ne voulant pas trop en dire à son fils pour le moment. Elle la regarda parler à Ruby et commanda à son tour pour Henry et elle, avant de croiser le regard tendre et profond d'Emma. Elle se perdait dans cet abîme clair fait de bleu, de vert et d'une lueur de convoitise.
Henry n'avait plus d'yeux que pour cette femme et la jalousie, la peur vinrent une fois de plus gangrener son cœur.
Elle se tourna vers Kathryn, assise à une table avec Skip qui regardait partout autour de lui, pour ensuite se calfeutrer subitement dans le fond de la banquette lorsque Ruby vint prendre leur commande. Vraisemblablement il ressentait son côté loup. Elle croisa le regard de son amie qui lui fit un sourire compatissant et se détourna pour observait son fils et Emma.
Comment devait-elle réagir ? Elle ne le savait pas mais une chose était sûr elle ne pouvait se permette de se laisser aller, elle devait se reprendre.
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Déjà une semaine.
Une semaine qu'Emma était en ville, qu'elle voyait régulièrement Henry au vieux jeu pour enfant sur le port, au Granny's à boire un chocolat et discuter avec Ruby, à rire avec lui sur le retour de l'école. Une semaine qu'elle passait du temps avec ses parents, apprenait à les connaître même si c'était des fois étrange. Eux, passait plus de temps avec Henry qu'il voyait désormais comme un petit-fils et tentaient de comprendre les réserves de leur fille, lui laissant du temps. Une semaine qu'elle s'arrêtait sur le pas de la porte du Manoir de la Maire espérant y être invité pour plus qu'un repas en compagnie de son fils, pour plus qu'un verre. Elle ne comprenait pas, pourquoi Regina semblait désormais si distante. Elle ne voulait pas la brusquer, leur rencontre avait été explosive alors elle voulait prendre son temps et faire les choses bien. Et, c'est alors qu'elle avait pris la décision la plus folle de sa vie.
« Je reste.
-Tu restes ? Répéta Regina, interloquée, sentant un certain soulagement qu'elle garda bien de montrer. Et ta vie à Boston ?
-Ma vie est ici avec mes parents, avec Henry et avec toi.
-Je ne pense pas faire partie du lot.
-Que tu le veuilles ou non tu en fais partie, rétorqua Emma les mains posées à plat sur le bureau du Maire. Je ne sais pas ce qu'il t'arrive mais depuis les retrouvailles avec Henry, je te trouve distante.
-Et bien je travaille ma chère, je ne passe pas mes journées à me pavaner dans les rues de Storybrooke ou me goinfrer au Granny's, cracha-t-elle d'un ton sec.
-Il y une semaine tu me laissais sous entendre qu'il pourrait y avoir plus entre nous et maintenant tu m'envoies sur les roses. C'est à cause d'Henry ? Tu as peur que je ne décide de le garder avec moi ?
-Cela n'a rien à voir avec Henry mais j'espère pour toi que tu n'essayeras pas de me l'enlever car il reste mon fils, menaça-t-elle d'une voix sombre.
-Je n'en ai jamais eu l'intention. Mais ne me menace pas Regina car il est aussi mon fils, je ne veux pas le mêler à nos histoires et ni me battre avec toi. Je respecte tout ce que tu as fait, ce que moi je n'ai pas pu faire pour lui. J'essaye au mieux de rattraper le temps perdu et j'apprécie vraiment les moments que l'on partage.
-Très bien alors tout vas bien, sourit-elle observant Emma d'un air hautain.
-Tout ne va pas bien ! Je peux savoir ce que je t'ai fait ?
-Rien que tu puisses réparer. Si tu veux rester dans ma ville il va falloir te trouver un emploi, affirma-t-elle pour changer de sujet.
-Graham a besoin d'un adjoint, il m'en a parlé quand je l'ai aidé pour une petite arrestation et vu mes compétences je pense être qualifiée pour continuer dans ce secteur… mais tu ne réponds pas à ma question.
-Je n'ai pas à y répondre. Et pour ce qui est du poste j'en parlerais avec le Shérif et je vais y réfléchir, je te tiendrais au courant de ma décision.
-Regina mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? Après tout ce qu'il s'est passé entre nous tu m'ignores presque, tu agis comme si j'étais ta pire ennemie, celle que tu supportes simplement pour le bonheur d'Henry. Je suis sûre que toute la ville pense ça en nous voyant ! Tout le monde ce demande pourquoi tu agis de la sorte avec moi, certains se disent que c'est à cause de ta haine pour mes parents, d'autre par jalousie par rapport à Henry mais je sais que tu as dépassé tout ça...
-C'est mieux ainsi.
-Je ne suis pas d'accord, s'écria Emma en tapant sur le bureau faisant lentement lever les yeux de la Maire, de ses documents.
-Je vous demanderez de ne pas trop prendre vos aises Miss Swan. Vous êtes ici dans mon bureau et dans ma ville.
-Alors c'est ça, dit Emma, amèrement tandis qu'un rire nerveux la secoua. C'est ton vrai visage ou est-ce un stupide masque ? Demanda-t-elle, les yeux plissées.
-Si cela ne vous plaît pas la porte est grande ouverte.
-J'ai vu qui tu étais vraiment et ce que tu ressentais pour moi. J'ai sûrement aperçu une part de toi que d'autre non jamais eu l'occasion de voir et crois moi tu ne t'en sortiras pas ainsi. Tu ne te cacheras pas derrière tes peurs et tu n'as pas le droit de m'abandonner de la sorte après tout ce qu'il s'est passé ! »
Furieuse, Emma sortit en claquant la porte. Regina remarqua seulement qu'elle avait serré le coupe papier dans sa main, au point de se faire saigner. La Magie effaça toute trace de sang mais elle ne remplaça pas le vide qui se creusait un peu plus dans sa poitrine.
Elle était en train de jouer à un jeu dangereux…
Son fils acceptait leur lien, il en était même ravi. Kathryn ne cessait de la rassurer et Snow de la remercier. Elle avait regagné leur confiance et pourtant elle était en train de tout détruire encore une fois.
Avec la seule personne qu'elle désirait à ses côtés, qu'elle désirait tout simplement.
« Vous êtes une vraie tête de mule, soupira le chat en face d'elle, l'air furieux.
-Je ne vous ai rien demandé, souffla la Maire, se levant pour ranger ses affaires.
-Pourquoi la rejetez-vous ainsi ?
-Parce que cette histoire est allée trop loin.
-Au contraire, Majesté, vous vous refrénez, railla-t-il. Vous agissez comme une idiote parce que vous avez peur. Vous pensez que vous ne la méritez pas.
-Taisez-vous ! Je ne supporterai pas vos insultes et votre sarcasme plus longtemps.
-Mais, ma chère, la vérité blesse.
-Ce n'est pas… »
Sans qu'elle le contrôle une larme glissa le long de sa joue. Elle l'effaça d'un geste vif et déglutit.
Elle était au pied du mur.
« Je ne peux pas le remplacer, je ne peux pas croire qu'elle soit cette fin heureuse que j'ai tant désirée. C'était censé être lui...
-Vous pensez à Daniel ?
-Comment savez-vous ?
-Je sais beaucoup de chose. Vous avez encore l'opportunité de réaliser vos rêves. N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir lui dire au revoir ?
-En quoi cela m'aidera-t-il ?
-À pouvoir tourner la page. »
Regina sembla pensive, elle baissa les yeux et quand elle voulut reparler au chat, il avait disparu.
Il avait raison, elle devait tourner la page mais après… est-ce que cela suffira ?
.
Elle marchait comme une âme errante dans ce lieu silencieux, foulant l'herbe encore humide de la pluie hivernale. Ses talons s'enfonçaient dans le sol meuble par endroit. Elle cacha son nez dans son écharpe et se rapprocha de son caveau. D'un geste de la main les portes s'ouvrirent afin qu'elle puisse s'y aventurer. Elle effleura le cercueil de son père, s'octroyant une pensée pour lui, pour tout ce qu'il avait été et tout ce qu'il ne sera plus et, enfin, ouvrit l'entrée secrète.
Elle descendit dans l'obscurité de son caveau, entendant encore le battement des cœurs qui résonnaient dans la pièce, ceux qu'elle n'avait pas pu rendre. Ceux que sa mère avait arraché des années auparavant.
Elle se mit devant son miroir pour s'observer quelques secondes. Détailler ce visage, ce regard qui avait irrémédiablement changé. Elle sentit le médaillon d'Emma lui chauffer la peau encore et toujours dès que ses pensées allaient vers cette blonde agaçante. Puis observa sa main et enleva sa bague de fiançailles pour la regarder tristement. Elle l'embrassa, les yeux fermés ne pouvant retenir une autre larme.
« Tu es là. »
La voix douce de Daniel arriva dans un souffle à ses oreilles, elle ouvrit les yeux et se détourna du miroir pour lui faire face. Elle l'avait rêvé, elle avait espéré le revoir mais la réalité était douloureuse.
« Daniel…
-Tu es toujours aussi belle… mais si brisée…
-Je t'ai perdu, souffla-t-elle la gorge nouée. J'ai changé… j'ai fait du mal autour de moi et des choses horrible par pure vengeance, j'ai lancé une malédiction et tenue des promesses pensant que cela apaiserait ma souffrance…
-Est-ce que cela a fonctionné ?
-En partie...
-Tu penses à ton fils, Henry n'aurait pas été là sans cette malédiction.
-Comment le sais-tu ?
-La mort n'est pas une fin, là où je suis j'ai cette sorte de punition où je peux te voir sans pouvoir te dire mes derniers mots, sans pouvoir t'aider. Mais aujourd'hui tu me donnes cette chance, sourit-il, bienveillant.
-Mais c'est un rêve ? Tu n'es pas vraiment là.
-Eh bien en effet, la magie est des fois surprenante et Hadès n'est pas très content de ma petite excursion, rit-il tendrement.
-Tu es en enfer ? Demanda-t-elle, angoissée à l'idée que cet homme si bon, puisse souffrir.
-Non dans les limbes, mais il y a pire comme il y a mieux, tant que nous n'avons pas terminé ce que nous avons à faire, nous attendons.
-Que te reste-t-il à faire ?
-Je crois que c'est vis-à-vis de toi.. cette dernière chose que je n'ai pas pu accomplir consiste à t'aider.
-Tu m'as tellement manqué et ta mort ma tant changé.
-Aujourd'hui tu es devenue quelqu'un d'important, tu as su te relever Regina tu as su prendre soin d'un enfant, t'ouvrir à lui et apaiser ton cœur. Mais maintenant je te demande de me laisser. Je sais que tu gardes mon corps, mais tu dois me laisser m'en aller.
-Non... » Souffla-t-elle alors qu'une larme glissa sur sa joue, mais cette fois elle ne l'effaça pas.
Daniel s'avança et d'un geste tendre chassa cette larme solitaire. Elle ne pouvait pas sentir la chaleur de sa main mais juste un souffle frais et apaisant.
« Aime à nouveau, Regina.
-Je ne peux pas.
-Il est vrai que tu as beaucoup changé sauf sur une chose : Tu ne penses pas mériter d'être aimer, tu ne te penses pas être à la hauteur. Parce que tu as oublié ce que c'était d'être apprécié à sa juste valeur. Elle t'apprécie, elle ta chercher dans ses songes et aujourd'hui elle est là devant toi à espérer que tu lui laisses une chance d'approcher un peu plus ton cœur. Tu as su le faire il y a peu, alors lâche prise à nouveau, lâche ce passé qui te retiens au fond de l'eau et vis enfin ta vie.
-Si je fais ça alors je vais t'oublier, je ne le veux pas.
-Tu n'oublieras pas, mais tu vivras en ne pensant qu'à ces instants précieux que nous avons partagés, oubliant ta rancœur, ta peine et ta douleur. Elle est déjà là, souffla-t-il en posant une main sur son cœur, Regina voulut l'attraper mais elle passa entre ses doigts. Cela t'effraie parce que tu ne peux le contrôler, parce que tu as peur de t'ouvrir et de peut-être la perdre comme tu m'as perdue, comme tu as eu peur de perdre Henry, en la ramenant. Mais Regina si tu ne prends pas de risque alors la vie ne vaux pas d'être vécu. J'ai pris le risque de t'aimer et...
-... tu es mort sous mes yeux.
-Et je ne regrette rien » Reprit-il pour terminer.
Regina s'était perdue dans ses pensées, pour ensuite croiser son regard apaisé. Elle s'était toujours sentit coupable de tout ce qui lui était arrivé, préférant déverser sa haine sur cette enfant qui avait rompu leur pacte, leur secret. Elle voulait y croire à nouveau. Essayer de croire que cette femme serait ce qu'elle avait toujours voulut, que cette surprenante famille la comblerait, elle le voulait au fond d'elle et pourtant elle avait peur.
« Que dois-je faire ? Murmura-t-elle, désemparée.
-Dit lui la vérité. Toute la vérité. Elle ne t'en veut pas pour ce que tu as fait parce qu'elle t'a vue telle que tu es, mais je pense qu'elle a besoin de savoir ce qu'il se passe au fond de toi, de savoir pourquoi tu as fait tout ça, pourquoi tu es si distante.
-Et après ? Je me lance dans une histoire avec la fille de mon ancienne ennemie ? Demanda-t-elle en riant nerveusement, d'une voix dédaigneuse.
-Fait la part des choses entre ce qu'elle est et qui elle est, entre ce qu'elle t'apporte et ce qu'elle provoque chez toi. Ta haine et ta culpabilité t'ont toujours aveuglée. Alors maintenant ouvre les yeux et ouvre ton cœur. Promet moi d'aimer à nouveau, Regina. Promet le moi. » Finit-il, se penchant pour embrasser son front.
Elle ferma les yeux et sentit un souffle frais entourer son corps avant de disparaître. Elle tenait ses bras quand elle rouvrit les yeux face au vide. Il était parti, emportant sa souffrance avec lui. Elle se dirigea vers le cercueil de verre où reposait le corps de Daniel, l'ouvrit et l'observa quelques instants.
« Je t'en fais la promesse. » Chuchota-t-elle déposant ses lèvres sur son front.
Elle se redressa et se recula pour voir que le corps de son amour perdu disparaissait peu à peu en un millions de particule lumineuse. Désormais, elle le savait, Daniel irait dans un monde meilleur.
Il était temps pour elle de parler à Emma. Au risque de la perdre, au risque de s'ouvrir à nouveau et de montrer ses faiblesses.
.
D'un calme olympien, Graham observait d'un œil la tornade blonde qui faisait les cent pas et virevoltait dans le commissariat en hurlant à tue tête que la Maire était impossible à vivre.
«...tu y crois toi à ça, elle me menace en plus ! Elle m'aide, me ramène et voila qu'elle me jette comme une merde... elle n'a aucune raison d'agir comme ça avec moi. » Grogna-t-elle de plus belle.
Assis à son bureau, il s'empêchait de sourire, n'étant pas dupe sur les sentiments de la blonde à l'égard de sa patronne. Il était moins sûr concernant Regina, mais savait à quel point elle pouvait être distante par moment, se renfermant dans sa souffrance et sa solitude, manquant de tact. Après tout, il l'a connaissait assez bien pour avoir été longtemps à son service et même avec son cœur en place il lui restait fidèle. Il avait compris qu'elle faisait partie de ces femmes brisées qui agissaient pour éponger une souffrance trop lourde à supporter. Tout ce qu'elle avait fait n'était pas défendable et d'ailleurs, il avait voulu se venger pour au final comprendre qu'elle avait surtout besoin d'aide.
Même si elle ne l'avouerait jamais.
Le jeune homme hochait simplement la tête à chaque fois qu'Emma lui lançait des remarques sur sa patronne, ne sachant pas quoi répondre et ni quoi faire pour apaiser la colère de la jeune femme. Il s'était vite entendu et vite rapproché en une semaine. Il avait d'ailleurs un petit faible pour elle, mais il ne préférait pas interférer entre les deux femmes, ne voulant pas se retrouver scotché à un mur ou six pieds sous terre. Désormais, son cœur était bien où il était. En revanche, pour lui la jeune femme serait une parfaite coéquipière avec son tempérament de tête brulée. En définitif, il l'appréciait assez pour supporter son emportement.
« L'amour vache » Souffla-t-il après une énième crise de sa future coéquipière.
Emma se stoppa nette et l'observa alors qu'il était en train de lire un rapport.
« Qu'est-ce que tu as dit ? »
Graham releva les yeux et scruta la blonde le sourire aux lèvres, elle était tellement transparente.
« L'amour vache. Certaines personnes ne peuvent dire qu'elles nous apprécient que de cette façon.
-Tu es en train de dire qu'elle m'apprécie réellement mais qu'elle ne sait pas le formuler ?
-Tu n'as qu'à lui demander, je ne veux pas interférer dans votre « relation ».
-Elle est trop bornée pour me parler ! Qu'est-ce que tu sais ?! »
Graham se leva après avoir refermé son dossier et prit sa veste qu'il posa sur son épaule.
« Tu es loin de tout savoir et je pense que tu devrais tenter de lui parler, souffla-t-il en se penchant à son oreille alors qu'il passait à coté d'elle.
-Mais... » Commença Emma avant de se détourner pour l'alpaguer.
Elle se figea de stupeur en rencontrant les deux orbes sombres qui l'épiaient avidement.
« Bonjour Madame le Maire, lança joyeusement Graham. Je vous laisse discuter, j'ai ma ronde à faire.
-Graham, l'interpella Regina gardant son regard rivé dans les émeraudes d'Emma. Demain vous resterez toute la journée avec Miss Swan afin de la familiariser avec le poste et les nouvelles responsabilités dont elle aura l'attribution.
-Avec plaisir Madame Mills. Alors à demain Emma et soit à l'heure. » Dit-il avec un clin d'œil avant de quitter les lieux.
Regina s'avança et vint s'asseoir élégamment sur le bureau du Shérif. Emma déglutit ne sachant comment dompter son cœur et l'angoisse qui la tiraillait. Elle ne put s'empêcher de glisser un regard envieux le long des longues jambes, croisées et dénudées, de la Maire, de suivre sa jupe tailleur et son chemisier légèrement entrouvert. La bouche sèche, elle retrouva ses yeux perçants alors que ses joues s'empourprèrent par la chaleur qu'un simple regard avait provoqué chez elle. Regina savait très bien quel effet elle avait sur Emma et dans un sens le voir encore aujourd'hui la rassurait, parce que même si ce satané chat la suivait toujours elle savait que l'attirance d'Emma, à son égard, étaient réels.
« Tu... Tu as tout entendu ? Demanda enfin Emma face au sourire mutin qui s'élargissait sur les lèvres pulpeuse de la brune.
-Une bonne partie, je dirais. Graham a de la chance que je n'ai plus l'opportunité de le punir sévèrement.
-Le punir sévèrement ? Je ne sais pourquoi mais venant de toi cette phrase me donne des images peu orthodoxes...
-Le cuir me va plutôt bien. »
La voyant en train de remettre son col ainsi que sa chevelure blonde, elle savait que cette simple phrase avait eu le don de coupé la chique de son interlocutrice ainsi que de la mettre dans tous ses état. Elle reprenait le dessus sur tout ce qu'il se passait et elle appréciait cela.
« Je... je n'en doute pas, sourit Emma, se raclant la gorge pour se donner consistance.
-Je ne suis pas venu pour parler de mes goûts vestimentaire ou... autre. »
Emma écarquilla les yeux à se dernier mot mais ne releva pas et l'observa toujours aussi consciencieusement.
« Il y a des choses que tu dois savoir, poursuivit la Maire, d'une voix plus basse. Si j'ai fait ce que j'ai fait, poursuivre ta mère, faire du mal autour de moi et lancer une malédiction c'est parce que je m'étais perdue. J'avais perdu quelqu'un qui m'était cher. Ma mère, Cora, voulait me marier au père de Snow mais j'étais amoureuse de notre palefrenier, Daniel. Je me suis confiée à ta mère, ce n'était qu'une enfant mais je lui avait fait confiance pour lui parler de ce secret. Cependant elle l'a dit à Cora, voulant bien faire. Seulement, quand j'ai voulu fuir avec Daniel, ma mère n'a pas supporté et l'a tué.
-Je... je suis désolée Regina, souffla Emma surprise par les confidences de la Reine, d'un regard plus tendre elle se rapprocha. Comment ta mère a-t-elle pu faire une telle chose ? Remarque… pour l'avoir vu je crois que cela ne m'étonnes pas vraiment...
-Hum… ma relation avec elle à toujours été compliqué. Disons qu'elle s'est arrachée le cœur parce que l'amour restait une faiblesse pour elle.
-C'est une méthode plutôt… radicale.
-Nous sommes assez intransigeant dans la famille…
-Donc si je comprends bien, tu… enfin tu t'es arrachée le cœur ? Je ne savais même pas que c'était possible…
-Avec la Magie c'est possible sans que son porteur ne meurt, mais non Emma il est bien en place, je n'ai jamais eu le courage car je voulais avoir la chance d'aimer réellement Henry.
-Pourquoi me dis-tu tout cela ?
-Je veux que tu comprennes que je n'arrive pas à me faire à ce qu'il se passe entre nous car en plus d'être la fille de Snow, je n'arrive pas à m'ouvrir, je n'arrive pas à accepter ce que je ressens. A lâcher prise sur tout ça. Sur mon passé.
-Pourtant tu as réussi lorsque nous étions à Boston...
-La situation était différente et le retour à la réalité est bien plus dur que je ne l'aurai imaginé.
-Tu nous as choisi Henry et moi, je m'en souviens mais que veux-tu de moi ? Tu n'as jamais réellement répondu à cette question ? »
Emma s'était encore rapprochée et n'était plus qu'à quelques centimètres d'elle.
« Je ne sais pas. Pour la première fois, je ne sais pas ce que je veux.
-Et si tu laissais faire les choses, si tu me donnais une chance de te guider. Moi non plus je ne sais pas où je vais mais je sais ce que je ressens, alors j'avance au risque de me tromper, d'être blessé. On peut prendre notre temps mais je ne veux plus que tu me rejettes… je veux que tu me parles… parce que j'ai toujours cette peur qui me ramène à mon passé, tout comme toi. J'ai peur de tout perdre encore et encore mais je suis sûre d'une chose, et je ne pensais pas cela possible, c'est ce que nous ressentons l'une pour l'autre... » Termina la blonde dans un souffle.
Elle s'était avancée de plus en plus, voyant la brune resserrer son emprise sur le bord du bureau, un regard assombrie par le désir. Elle avait fini par se rapprocher assez pour venir effleurer les lèvres rouge de son souffle, se mêlant à celui de cette femme désirable.
« N'ai-je pas raison ?
-Je n'aime pas l'avouer… mais tu as raison, susurra Regina, une cavalcade s'animant dans sa poitrine.
-Alors que souhaites-tu que l'on fasse ? Demanda la blonde plus taquine.
-Hum… et si tu m'embrassais pour commencer ?
-Avec plaisir, Madame le Maire. »
Emma posa délicatement ses lèvres sur celle de Regina, son cœur implosant dans sa poitrine. Une main vint caresser sa joue et des ongles griffer légèrement sa nuque. Elle enfouis ses doigts dans la chevelure ébène, les laissant glisser dans les douces mèches de la Maire.
Leurs lèvres ne se détachèrent que pour se chercher du regard.
Pour s'assurer que ce baiser leur avait autant plus à l'une et l'autre.
La suite au prochain épisode... x) Non la suite dans une semaine.
J'ai mérité une review ? un petit bisous ? un câlin ? Ce que vous voulez, moi je prends tout sauf les claques et les chèques, c'est chiant et ça fait mal (les claques pas les chèques) xD
Bon la faut que j'arrête, je me noie dans ma connerie et vous aller fuiir, allez à bientôt ;)
