Coucou le monde ) ! Comment vous allez ?? Moi bien XD ! Je vous ai manqué, hein ?

Nan, c'est ton chapitre qui nous a manqué, abrutie

D'accord je me tais ! XD Juste un grand merci à elodu92 pour sa review très gentille D !

Bonne lecture à tous !

Chapitre 7 : Et si tout n'était que préjugés ?

Saint Potter, tu vas me le payer ! Il veut protéger sa petite Sang de Bourbe ? Il le regrettera, parole de Malefoy ! Je remets mon col en place, marchant à vive allure dans le hall du Ministère, sous l'œil étonné du personnel. Qu'est-ce qu'ils ont ! Ils n'ont jamais vu quelqu'un en colère ? Je les fusille du regard, et ils détournent les yeux, visiblement gênés. Qu'ils sont bêtes ! Je sors du Ministère. Ouf, enfin dehors ! L'air frais me calme un peu.

Je regarde le ciel, un de ces engins Moldus passe en vrombissant. Je me demande ce que c'est… On dirait un grand oiseau… De toute façon, ils sont tous dingues, ces Moldus ! Je soupire, et je baisse mon regard sur les passants. Tous se bousculent, hommes en costumes qui sont en retard à leur travail, enfants qui sèchent les cours, ménagères qui font les courses… Je me demande comment ils arrivent à survivre sans magie ! D'ailleurs, c'est bien dommage qu'ils survivent, autrement, le monde serait vraiment le paradis ! Vous imaginez ? Un monde sans Moldus… Le rêve ! Je commence à marcher. Demain, je partirai en vacances, avant de revenir pour le mariage… Repos, en attendant !

Je transplane au Manoir Malefoy. Une fois arrivé, je pénètre dans la bâtisse, et monte au premier étage, où se trouve mon bureau. Tout est sombre, les rideaux clos, les meubles foncés. Personne n'est là, ils sont tous partis faire une quelconque activité inintéressante… J'entre dans ma pièce, et m'assois sur mon fauteuil. Je repense à ces années à Poudlard, où je ne me préoccupais de rien, où je vivais aux dépens de mon père, toujours à me cacher derrière son dos. Ce temps-là est définitivement révolu ! Plus rien n'est comme avant… Pourquoi la vie est-elle à présent si compliquée ? Tout ne peut-il pas être simple ? Pourquoi suis-je obligé de me soumettre à ces règles stupides, comme pour mon mariage ? C'est la vie, me direz-vous ? Je n'en suis pas si sûr, la vie n'est pas cela. Pourquoi vivre si c'est pour se soumettre jour après jour au bon vouloir des autres ? Pourquoi vivre si ce n'est même pas pour faire ses propres choix ? Je ne sais pas… Toutes ces questions resteront sûrement sans réponses, et je ne peux malheureusement pas y remédier… J'aimerais tellement me débarrasser de Pansy ! Et pourquoi suis-je d'un coup si mélancolique ? Cela n'est pas l'attitude d'un Malefoy ! Et si je n'étais pas vraiment ce Malefoy ? Si j'étais beaucoup plus que cela, si j'étais le futur de Voldemort ? Non, ce temps est lui aussi révolu. Mes aspirations au pouvoir ont été détruites par nombre de choses… Mais alors pourquoi je me sens si à l'étroit dans cette famille, dans cette vie ? Mes parents ont-ils ressenti cela un jour, eux aussi ? Mais que suis-je en train de m'avouer ? Que tout n'était que mascarade ? Certainement pas, je suis bel et bien arrogant, tyrannique et égoïste, il n'y a pas de doute, et j'en suis fier. Mais suis-je réellement celui que tout le monde voit ? J'ai parfois l'impression d'être bien plus profond que cela…

Mais tout ça n'est que stupidité, c'est Potter qui m'a mis les idées en désordre ! Je SUIS et je RESTERAI une personne qui impose le respect, qui hait les Sangs Impurs, et quelqu'un digne de son rang. J'ai vraiment déraillé…

Je sors de mes pensées, mon hibou frappe à la fenêtre. Je lui ouvre, et décroche le courrier fixé à sa patte. Il s'envole aussitôt. Quelle ironie du sort, même mon hibou me craint ! Bien fait pour lui… Je déplie la missive, et reconnaît avec dégoût l'écriture de ma « chère » employée.

Malefoy,

J'ai reçu à ton bureau un hibou d'un homme appelé Édouard Barney, qui te demande un rendez-vous d'affaires ce soir, dans un grand restaurant du centre-ville. J'ai fait quelques recherches à son propos, et il s'agit en vérité d'un commercial très important qui peut te faire gagner gros si tu arrives à le manipuler. Peut-être pourrais-tu finalement faire accepter ta loi – stupide, soit dit en passant – sur les chaudrons en or ? Si j'étais toi, je répondrais très vite à ce hibou, pour confirmer ce rendez-vous. J'irai bien entendu avec toi, compte tenu que je suis sûre que tu vas faire encore une de tes blagues stupides, qui n'ont aucune utilité, à part de dégoûter ton interlocuteur. Si cela te va malgré tout, je propose de fixer le rendez-vous, ce soir à 19h au « Balai d'or » au Chemin de Traverse.

Dépêche-toi de me répondre, je n'ai pas que ça à faire,

Hermione Granger

Quel culot ! Mes blagues sont toujours très drôles ! Et puis, aller au restaurant avec elle ! Certainement pas ! D'un autre côté, cette loi est vraiment très importante… Je n'ai jamais entendu parler de ce type… J'attrape ma plume, et sors un parchemin vierge.

Granger,

Je ne vais pas écrire des lignes et des lignes pour t'expliquer ce que je pense de tes propos incohérents, sache juste que mes blagues sont très drôles, pour les gens qui ont de l'humour. Je pense que je vais pouvoir supporter ta compagnie, à condition que tu retrouves ton peigne. Je te laisse le re-contacter.

Tu pourras me remercier de t'avoir répondu si vite, bien que le fait de te faire plaisir me dégoûte plus qu'autre chose,

Ton cher patron que tu aimes tant

Je descends à la volière, et accroche le message sur la patte de mon hibou, qui me mord au passage. Je me mets à jurer tout haut. Saleté de hibou ! Je sors ma baguette, et quelques secondes plus tard, mon doigt ne porte plus aucune trace de blessure.

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Il est 19h20, je descends lentement les escaliers. Mes parents et Pansy sont revenus il y a une heure. Ils étaient allés acheter la robe de mariée, quelle horreur ! Je secoue la tête, tentant de faire sortir Pansy de ma tête. Mais rien n'y fait, je la vois toujours avec sa robe rose fuchsia à volants, me souriant niaisement. Je vais en faire des cauchemars pendant au moins trois jours ! Et dire que je vais devoir me comporter en bon époux au mariage !

Il faut que je me dépêche, je vais finir par être en retard. J'attrape ma cape en fourrure, et une fois sur le seuil de la porte, je transplane. Je me retrouve quelques instants plus tard sur le Chemin de Traverse, toujours bondé malgré l'heure tardive. Je tente de me frayer un passage dans la foule compacte. Au bout de cinq minutes de combat acharné contre ces mégères piaffantes, je parviens enfin au restaurant, où m'attend déjà Granger, visiblement agacée de ne pas me voir arriver.

Je me poste devant elle, et mon assistante se contente de lever les yeux au ciel. Elle entre, et je la suis. Nous nous installons à une petite table tranquille au fond du restaurant. Un serveur vient prendre nos capes, et nous nous asseyons, attendant ce fameux commercial. Granger fouille dans son sac, j'en profite pour l'observer. Il faut quand même signaler qu'elle a fait des efforts de tenue depuis quelques jours ! Elle lève les yeux, et ouvre la bouche :

- Non, Granger, je n'ai encore rien fait, tu peux te taire, la préviens-je

- Très bien, si tu ne veux pas que je te dise que tu as une mèche de cheveux bleue, je me tais ! s'énerve-t-elle.

J'écarquille les yeux. Une mèche de cheveux bleue ? Granger délire vraiment ! Je la regarde, éberlué par tant de stupidité.

- Granger, quand je te disais que tu n'avais pas d'humour, tu vois maintenant que je n'avais pas tort !

- Comme tu veux, Malefoy ! soupire-t-elle.

C'est bien rare qu'elle abandonne la partie si vite ! Mais pas le temps de réfléchir, Mr Barney vient d'arriver. C'est un grand homme, d'une quarantaine d'années, le crâne légèrement dégarni, le regard vif. Granger s'empresse de se lever.

- Bonsoir, Mr Barney, enchantée de vous rencontrer, je suis Miss Granger, l'assistante de Mr Malefoy.

- Bonsoir, Miss Granger, Mr Malefoy, je suis le directeur de l'entreprise « Barney & Fils, chaudronniers depuis plus de quarante ans », vous devez connaître, je suppose ? s'enquit-il.

- Euh… Je… balbutié-je, pris de court.

- Bien sûr, que nous connaissons, c'est la meilleure fabrique de chaudrons de la Grande-Bretagne, n'est-ce pas ?

Bénie soit Granger ! Franchement, comment voulez-vous que je connaisse « Barney & Fils » ! Je ne suis pas un expert en chaudrons, moi ! Décidément, Granger sait vraiment tout !

- Oui, c'est cela ! Mr Malefoy, est-ce normal que vous ayez une mèche bleue ? s'éberlue-t-il.

- Une… une mèche… bleue ? m'effaré-je.

- Je te l'avais dit, mais tu ne m'as pas écouté ! soupire Granger, en levant sa baguette.

- Bravo Miss, ce sort est d'une efficacité surprenante ! s'extasie Mr Barney.

- Hum… Merci Granger… murmuré-je.

Un léger sourire au coin des lèvres, Granger prend la commande.

- Donc, Mr Malefoy, parlez-moi un peu de votre loi…

- Eh bien, cette loi prévoit la fabrique de chaudrons en or pour des utilités autres que personnelles, comme dans les écoles… expliqué-je.

- Et pourquoi cela ? s'étonne-t-il.

- Vous savez, Mr Barney, les chaudrons en or permettent de faire les potions ou autre beaucoup plus rapidement, et d'augmenter les chances de réussite du philtre, ce qui est très utile, surtout dans les cours de Potions ! Vous imaginez ? Plus de chaudrons qui explosent ! Ne serait-ce pas magnifique ! s'enthousiasme Granger.

- Mais, cela réduirait de beaucoup nos ventes ! Ne vous rendez-vous pas compte ! Plus de 50 des recettes sont dues à un rachat suite à un accident ! Ce serait la faillite du commerce assurée ! se récrie Mr Barney.

- Voyons, pas du tout, le prix de l'or compenserait nettement ces pertes, croyez-moi ! renchéris-je.

- Exactement, et vous feriez même plus de bénéfices ! continue Granger.

Nous passons la soirée à l'embobiner, si bien qu'il finit par promettre d'essayer de soutenir cette loi. Nous sortons enfin de l'atmosphère étouffante du restaurant, et Mr Barney nous salue.

- Ce fut un plaisir de vous avoir à notre table, Mr Barney.

- Tout le plaisir est pour moi, Mr Malefoy, Miss Granger, je vous souhaite une excellente fin de soirée.

- Nous de même, monsieur.

Il s'éloigne alors, d'une démarche un peu gauche. Nous restons là quelques minutes, en silence.

- Curieux bonhomme, lance enfin Granger.

- Tu l'as dit, Granger ! renchéris-je. Mais au moins, il va réussir à faire passer la loi !

- C'est sûr, avec l'influence qu'il a ! Et toi, qui ne connaissait même pas « Barney & Fils » ! Franchement, Malefoy ! se moque-t-elle.

- Je suis désolé, Granger, mais je ne suis pas un chaudron-phile !

Elle sourit étrangement.

- J'y vais, il se fait tard, au revoir, Malefoy.

Je ne prends pas la peine de lui répondre, quelle importance ? C'était une bien curieuse soirée… En compagnie d'une bien curieuse assistante… C'est sur ces pensées que je transplane enfin.


Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! J'ai une idée super génialissime pour vous... Et si vous laissiez une petite review ?! XD

Allez, à bientôt pour le chapitre 8 ;) !