Ma curiosité était piquée au vif. Que pouvions nous bien aller faire dans un cimetière de Chicago où le don de Jasper pourrait tout comme moi être utile ?!

Carlisle capta mon attention d'une inflexion de voix et je me retournai promptement vers lui.

- Ecoute bien ce que je vais te dire Bella et ne m'interrompe !

J'hochai de la tête pour lui faire comprendre que j'avais compris. J'étais bien trop impatiente de comprendre le pourquoi de toute cette mascarade pour lui couper la parole de toute façon.

- Je vais commencer par ce que tu sais déjà…

Jasper monta à l'arrière de la voiture à cet instant et s'installa sur les sièges passagers. Carlisle démarra après un regard emplit d'amour pour son épouse et un bref signe de tête à Rose et Emmett et partit en direction du cimetière un peu éloigné du centre ville.

Il me jeta un coup d'oeil rapide comme pour vérifier qu'il avait toute mon attention puis commença son récit.

« Très bien. Alors j'imagine que tu te souviens de la fois où Alice a débarquée chez Charlie à Forks et qu'elle t'as surpris, … hum … (* OMG ! Elle leur a dit ! Comment j'ai pu être aussi stupide.*) enfin bref. Ce que je veux dire, c'est qu'après elle a reçue un appel de Rosalie lui signifiant qu'Edward se rendait chez les Volturis.- sentant mon malaise - Je me fiche, là maintenant tout de suite, de ceux qu'il s'est passé avec Jacob, Bella. Là n'est pas la question.

Donc, Alice est parti en direction de l'Italie en prenant le premier vol pour tenter de l'empêcher de faire une grave erreur. En arrivant dans la ville de la famille royale, elle à réussit par chance à l'intercepter.

Malheureusement, Edward était bien décidé à mettre fin à sa vie pour se punir d'avoir causer ta mort et te réclamer son pardon dans l'au-delà. Alice a donc était contrainte de trouver des arguments valables pour lui faire dévier ses plans. (* j'hochai la tête me demandant comment Alice y était parvenue – si elle y était parvenue- sachant combien mon ancien amant était têtu*) . La meilleure solution qu'elle est trouvée dans l'urgence était – tient toi bien – de lui montrer à travers ses pensées ce qu'il s'était passé lorsqu'elle était allée te retrouver pour vérifier que tu n'étais pas morte. (* Il avait dit sa phrase à une allure fulgurante mais ça ne m'avait pas empêcher de comprendre l'horreur de la situation*). Tu dois bien deviner qu'il ne la pas très bien pris, mais surtout ne t'en blâme pas Bella. Tu as fait tes choix, des choix honorables compte tenu de la manière dont nous t'avons abandonnés et je voudrais aussi te demander de ne pas te sentir gênée vis-à-vis de ton histoire avec Edward. (* Ouai ben c'est plus facile à dire qu'à faire. Bon j'm'en fous un peu de ça ! Il lui est arrivé quoi à Edward après ? *).

Pour faire court, quant il a vu ce que tu as fait, il s'est juré d'être de rester ``en vie `` pour pouvoir te protéger ou te sauver la vie si un jour Jacob devenait dangereux comme il est un loup-garou. Bien évidemment tout cela c'est passé avant que tu deviennes vampire et Alice n'avait pas vu ce qui allait t'arriver. Mais il ne se sentait pas la force de se rapprocher de toi ou de vivre comme si de rien n'était. Alors, il a décidé d'aller ce recueillir – pour l'éternité é si nécessaire ! - dans un endroit où personne ne pourrait le retirer de sa « mort cérébrale ». Car c'est ça qu'il voulait : te rendre heureuse sans avoir à assister à ton bonheur. Depuis qu'il est repartit d'Italie, il n'est plus sortit de sa tombe. »

*Tombe ? … Tombe ?!*

- Mais Carlisle ! Que fait-il dans une tombe ?!

- Jasper ! Apaise-la s'il te plait, je la sens stressée. Et pour te répondre Bella, Edward s'est réfugié dans la sépulture de ses parents biologiques. Après l'épidémie de grippe espagnole, les cadavres étaient jetés dans une fausse commune. Mais pour plus de respect pour les morts, la communauté s finit par enterrer tous les défunts et Edward est allé les rejoindre.

- Ohhh…, je ne trouvai que cette simple réplique à lui dire tant j'étais perplexe.

- Comme tu dis…Et nous voudrions que tu nous aides à le faire sortir de son trou.

- D'accord, répondis-je simplement.

Carlisle finit par se garer près d'un muret donnant sur le cimetière. Ils y pénétrèrent tout deux et je les suivis.

Il ne faisait pas spécialement froid mais l'ambiance qui régnait dans le cimetière était morbide. Normal vu l'endroit, me direz-vous. Le lieu était vraiment sinistre. L'endroit ressemblait un peu au cimetière des films sur les vampires. Saccagé, silencieux et angoissant.

Nous avançâmes dans les allées jusqu'à ce qui semblait être l'emplacement des tombes les plus anciennes. Certaines était de gigantesques caveaux destinés certainement à montrer la puissance des grandes familles : ridicule. D'autres bien plus petites et sobres me semblaient nettement plus adaptées pour le repos éternel !

Jasper et Carlisle se stoppèrent devant l'une d'elles et me firent signe tout deux de m'approcher. Il s'était posté devant une tombe à l'allure modeste avec une sorte de socle sur lequel était posé la pierre tombale. Je plissai les yeux pour mieux déchiffrer ce qui était inscrit dessus :

Edward Masen / Elizabeth Masen

*********

C'était la tombe des parents d'Edward ! Malgré que la végétation semblait vouloir recouvrir la sépulture, e distinguait également une plaque commémorative en marbre sur laquelle je pus lire : « A mes parents tant aimés ». Un dernier message d'Edward à ses parents partit bien trop tôt.

Les larmes me vinrent alors que je repensais à mes parents que je n'avais pas vus depuis si longtemps. Des souvenirs d'eux me revinrent en mémoire et mes larmes redoublèrent. Seulement vingt ans était passés depuis la dernière fois où nous nous étions vus, et je me demandais comment Edward avait pu tenir depuis cent dix ans sans être débordé de chagrin. Surtout que lui ne les verrait plus jamais puisqu'ils étaient morts. Moi, je pouvais encore garder espoir de les retrouver un jour. Pas lui.

Je séchais discrètement les larmes qui avait glissé le long de mes joues et me tournait vers les deux hommes.

- Où est Edward ?

- Bella, nous allons vous laisser un peu seuls pour que vous puissiez vous expliquer, me dit Carlisle, si tu as besoin d'aide n'hésites pas à nous appeler. En cas de problème majeur, Jasper sera là pour dénouer la situation avec son don et détendre les esprits. Tu as comprit Bella ? Nous ne serons pas très loin. Soit patiente avec lui s'il te plaît.

J'hochai vaguement la tête pour lui faire comprendre que j'avais compris. Je restais un peu en retrait par rapport à la tombe alors que les deux hommes s'en rapprocher. Ils passèrent chacun d'un côté du socle où reposé le message d'Edward. Apparemment, la sépulture rectangulaire était vide à l'intérieur.

Carlisle et Jasper posèrent leurs deux mains sur la plaque du dessus et la soulevèrent légèrement. Ils se déplacèrent et allèrent la déposer juste à côté de la tombe, sur le chemin. Je les regardais faire en les suivant du regard me demandant pourquoi ils démantelaient cette pauvre tombe.

Ils me fixèrent puis me firent signe de m'approcher pendant qu'eux s'éloignaient. Lorsqu'ils furent hors de vus, je marchais d'un pas rapide sentant la pression, l'anxiété et la peur montait en moi. Je me penchais alors lentement, très lentement pour regarder ce qui se trouvait dans cette stèle qu'ils venaient de découvrir. J'appréhendais comme jamais et craignais d'être totalement tétanisée face à ce que j'allais découvrir.

Et c'est là que je le vis, ce vampire, cet homme qui m'avait tant fait souffrir mais qui m'avait rendu si heureuse en même tant.

- Edward ! soufflais-je.

Il était là étendu, nu, en face de moi, les yeux clos, le corps blanc et immobile tel une statue de marbre. On aurait dit qu'aucune vie ne l'avait jamais habité. N'importe qui ne le connaissant pas l'aurait prit pour une statue grec sculpté par le meilleur artiste de l'antiquité, s'imprégnant de son modèle et le reproduisant dans les moindres détails à la perfection. Oh… et quel détail ! Je ne l'avais jamais vu nu mais alors quel spectacle bon dieu ! Je ne pu m'empêcher d'approcher ma main pour pouvoir constater que sa peau était toujours aussi froide, subjuguée par temps de beauté. Sa peau était lisse et douce et m'incitait à la caresser pour voir sa réaction, se réveillerait-il à mon contact ?

Alors que ma main frôlait la peau de son torse. Je fixais son visage cherchant le moindre changement à son état apathique. C'est alors que je le vis ouvrir lentement les paupières avec difficulté comme si il avait du mal à sortir de son état comateux. Ses yeux s'accrochèrent a mien durant plusieurs secondes alors que je restais immobile, ne pouvant réaliser qu'il se trouvait devant moi.

- Bella ? , réussit-il à articuler faiblement, Bella ? C'est bien toi ?

- Oui, soufflai-je.

Je crois que j'avais autant de difficultés que lui à croire qu'il se trouvait bien devant moi. J'aurai certainement rougis en réalisant qu'il était toujours nu face à moi. Que voulez-vous ! Le corps d'un vampire fait vite tourner la tête de n'importe qui.

Pour cacher ma gêne, je décidais de lancer la conversation, faisant comme si nous ne nous étions jamais quittés.

- Hum... Tu devrais peut-être enfiler quelque chose… Tu as des vêtements par là ?

Ok, j'avoue : question idiote ! Comme s'il pouvait y avoir des vêtements dans un cimetière quasiment déserté …

- Euh… oui … heu... tu ... hum ... tu devrais… je sais pas … hum… peut-être…

Arfff ! Pas moyen d'aligner deux mots ! Et lui aussi, hein, il ne fait rien pour arranger les choses. Il me fixe comme s j'étais une hallucination, non plutôt un rêve, ou quelque chose comme ça du moins.

Mais je crois que le pire fut quand il entrouvrit légèrement les lèvres sans doute pour prendre la parole. A ce moment, j'oubliai toute l'animosité et la rancune que j'avais plus ressentir par le passé. Il ne restait plus rien de cette sombre colère qui avait ravagée mon cœur après l'abandon. Seul comptait cet être surnaturel et merveilleux qui avait enflammer mon cœur il y a si longtemps.

Cette soudaine envie de retrouver toutes les sensations m'assaillit. L'envie de sentir ses lèvres dures et froides contre les miennes, l'envie de le sentir tout contre moi, et enfin , l'envie de le sentir me caresser si délicatement de peur de me faire mal.

Il me fixait d'un regard de braise.

- J'ai souvent rêvé –non- fantasmer sur toi, chuchota-t-il d'une voix sensuelle, mais c'est bien la première fois que j'imagine que tu vas venir me retrouver dans ce cimetière et que nous ferions l'amour pour la première fois dans ce lieu étrange. Car oui, je l'avoue : à chaque fois que je rêve de nos retrouvailles, mon esprit s'envole et me laisse entrevoir ce que j'ai toujours souhaité sentir mais que je me suis toujours interdit….

OH MY GOG ! Il est en train de me dire qu'il me veut !! Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu !! Et honnêtement comment lui résister ?

Une fois que sa bouche se posa sur la mienne dans un baiser passionné, je décidai de le rejoindre dans son pseudo cercueil pour mieux profiter. J'enjambais habilement la paroi de pierre et m'allonger près de lui alors qu'il se déplaçait pour me faire de la place dans cet endroit restreint.

Je pouvais déjà sentir mes vêtements se frottés contre son corps dépourvu de protection. Je pouvais sentir mon corps et mes muscles se tendrent face à la volupté du moment. Sa libido grandissante se mouvait contre une partie de mon corps qui avait déjà était explorée de la sorte. Les mains fortes et puissantes d'Edward attrapant mes épaules et m'attirant plus près de son corps finirent de raviver en moi des souvenirs plus que douloureux de ces trop nombreuses années passées loin de lui.

Trop pénible, trop blessant, trop honteux. Je bénis le ciel de m'avoir doter de mon don. Edward resterait dans l'ignorance de cet évènement. J'écartais habilement les bras du vampire pour me libérer de son étreinte. Il fut perplexe bien évidemment, mais son visage se recomposa rapidement. Je sentais qu'il était quelques peu embarrassé de mon refus soudain et inattendu – moi qui avait entamait et poussait ce baiser.

Je percevais également de la déception sur ces traits et décidais de m'expliquer. Je relevais son menton d'un doigt et plongeais mon regard dans le sien si brillant et vif.

- Je crois qu'il faut qu'on parle d'abord. … Edward, je suis bien là. Près de toi. Dans ce cimetière. Tu ne rêves pas.

Il me regarda éberlué semblant comprendre soudainement la réalité.

- Et toi, tu es mon cœur, mon corps et mon âme… déclarai-je.

Ses yeux s'écarquillèrent. Sans doute qu'il ne pouvait pas croire à mon retour et à cette déclaration. Et dans un sens se n'était pas plus mal. Car il ne devait pas y croire. Je devrais lui en vouloir de cet abandon mais comment résister à un ange ! Impossible. Toutes mes belles résolutions de lui en vouloir étaient partit en fumée à l'instant où j'avais posé les yeux sur lui.

Ne pouvant me retenir comme poussait par une force étrangère m'obligeant à profiter de ces lèvres comme s'il pouvait repartir à tous moment, je plongé telle une désespérée sur sa bouche afin de me régalait de cette chair tendre.

Et alors que je donnais à ce baiser toute la passion dont j'étais capable, il me repoussa comme je l'avais fait précédemment et récita de son merveilleux ténor :

- Non, Bella. Comme tu l'as dit, nous devons parler.

Il chercha dans mes prunelles qu'elle genre d'interrogations mon esprit se posait mais il ne pouvait entendre que mon cœur s'accélérer alors qu'il avait prit mon visage en coupe. Je ne perdais rien du magnifique spectacle que me proposait cette vue. Je pouvais analyser chacun de ces traits de très prés vu le peu de distance qui nous séparé et ma vue extrêmement précise.

- Très bien mais ailleurs s'il te plaît. Je n'aime pas cet endroit, lui soufflai-je.

Alors sans me quitter des yeux, il attrapa des vêtements de sous lui et les enfila très rapidement. Une certaine tension se faisait sentir dans l'air et n'importe quel humain aurait trouvait étrange que de personnes se fixe ainsi accroupis sur une tombe.

Pour mettre fin à ce moment mystique qui commençait à me peser, je soufflai un léger « Carlisle » qui apparut suivit de son fils blond.

Les retrouvailles entre ses trois membres de la famille furent émouvantes mais je vous passe les détails de peur que vous ne laissiez couler une larme.

Nous montâmes rapidement dans la Mercedes du patriarche et filâmes vers le centre de Chicago.