Bonjour , oui je suis toujours vivante :D enfin bref désolée pour cette très longue attende mais vous êtes habitués maintenant ;) J'espère que ça vous plaira toujours autant et bonne lecture
Chapter 8
Il lui avait fallu 5 jours pour en arriver là.
House s'assit en face de cet homme à la joue fendu et au regard affolé. Celui-ci regarda autour de lui en criant. Sa voix fit écho contre les murs dallés de blanc à peine éclairés. House le laissa faire s'amusant de la situation, ce Robert pourra crier autant qu'il voudra la pièce était insonorisée et perdue au milieu d'une forêt.
« Tu peux toujours crier personne, ne t'entendra ! »
Le diagnosticien sourit à l'homme qui le fixa, le regard apeuré. Robert regarda à nouveau autours de lui dans l'espoir de pouvoir sortir. Son regard tomba sur le seul meuble de la pièce, une tablette avec divers instruments chirurgicaux.
« Je suppose que tu sais pourquoi tu es là ?
- Non
- Je vais te rafraîchir la mémoire, tu te souviens de la belle brune avec qui tu t'es amusé et bah manque de bol pour toi, elle a un petit ami sadique et jaloux qui est du genre à torturer un homme pour ensuite le tuer s'il a osé toucher au moindre cheveux de sa femme. Et moi je suis ce type d'homme, et cette femme c'est la mienne. Alors Robert, j'espère que tu as bien pris ton pied avec elle parce que ça va être la dernière bonne chose qui sera arrivée dans ta misérable vie. »
House regarda l'homme en jubilant intérieurement. Il allait le détruire comme lui l'avait fait avec sa Cuddy. Sauf que elle, à la différence de lui, allait vivre et se reconstruire.
« En plus tu m'as bien aidé, pas d'amis, pas de famille, aucun job. Personne ne sait que tu es là, c'est cool ça hein ! Ce qui veux dire que j'vais pouvoir m'amuser avec toi et quand j'en aurai fini tu ne seras plus qu'un tas de chair. Et oui fallait y réfléchir à deux fois avant de s'en prendre à une magnifique femme sans défense ! »
L'homme sut à cet instant que le reste de ses jours allait être compté, long et douloureux. House sortit une seringue ainsi qu'un autre tube sous les yeux à la fois paniqué et interrogateur du barbu. Il piqua le culot du flacon et en sortit un liquide transparent.
« Et en plus je suis docteur, ce qui veux dire que j'ai accès à tout un tas de produit très chouettes. »
Le trentenaire tenta de bouger en vain, ses poignés étaient attachés à la chaise tandis que ses chevilles étaient attachées aux deux pieds de la chaise. Celui-ci grimaça lorsque l'aiguille s'enfonça dans son avant bras. Une bien maigre douleur comparée à celle qui suivit quelques secondes plus tard. Voir cet homme hurler de douleur lui provoqua un immense plaisir, il était à sa merci à présent. Tout avait éét un jeu d'enfant. Parler avec lui pour endormir sa méfiance puis boire un verre et jouer le nouvel ami. Sympathiser avec l'ennemi pour mieux pouvoir le tuer. Le plus dur avait été de ne pas se dévoiler et de se retenir de l'étriper. Il lui avait fallu beaucoup de calme et de self-control mais au final cela en avait valu la chandelle. Il continua de l'observer, s'amusant de ses cris de douleur puis prépara une seringue d'un tout autre produit aussi dévastateur.
« Et vous voyez cette seringue, et bah elle contient une substance très drôle. Ça s'appelle la drogue crocodile ou pour les intimes Désomorphine. Et vous savez ce que c'est ? Vu votre niveau intellectuel j'ai un doute. Enfin bref je vais vous expliquer. Votre peau va d'abord se nécroser, se transformant en plaques verdâtres ressemblant au cuir du crocodile d'où le nom de la drogue crocodile. Puis la chair et les muscles vont se décomposer petit à petit, les organes vont être attaqués, les os fragilisés de façon irréversible et tout ça très doucement. C'est génial ça et en plus comme c'est de la drogue vous allez avoir un sentiment de manque au fur et à mesure des injections. »
Il lui injecta le produit se délectant des regards angoissés de cette pourriture qui ne cessait de s'agiter en poussant des cris de douleur. House se leva fier de lui et se dirigea vers la porte.
« Tu peux toujours crier à ta guise, là où on est, personne ne peut t'entendre. »
Il ferma à clé puis se dirigea à l'hôpital pour aller voir si sa compagne s'était réveillée. Il ferma la porte sur les gémissements de Robert qui ne cessait de gesticuler. Une dizaine de minutes plus tard, il se rendit dans la chambre de la doyenne qui ne semblait pas s'être réveillée. Il pénétra dans la chambre puis s'assit et une idée farfelue germa dans sa tête « The true love kiss » pourrait peut être lui faire ouvrir les yeux. House posa ses lèvres sur celles de la brunette en vain, regarder Once Upon A Time lui donnait de drôle d'idées.
La jeune femme marcha doucement ne sachant pas où ses pas la mèneraient. Elle ne détectait aucun mur. Tout n'était que lumière et silence. Cette dernière la réchauffa et l'apaisa d'autant que le silence lui apporta une étrange sérénité. Son esprit turbina à la recherche d'une quelconque réponse. Où se trouvait-elle maintenant ? D'où provenait ce halo ? La peur la gagna petit à petit tandis que la jeune femme se mit à courir. Peut-être qu'elle était morte, elle ne pouvait pas. Son homme avait besoin d'elle et elle avait besoin de lui. Elle ne pouvait pas l'abandonner maintenant, ils n'avaient pas encore tout vécu. Ils avaient encore tellement de choses à vivre ensemble. Elle ne devait pas mourir, elle ne pouvait pas. Pour lui, pour elle mais surtout pour eux. Cuddy continua de courir pour d'un seul coup la lumière disparue et elle s'effondra …
Un bip régulier ... Un doigt qui bouge puis une main qui s'anime.
House ne remarqua pas de suite ce mouvement trop occupé à réfléchir au prochain supplice que subirait son prisonnier. La jeune femme ouvrit les yeux doucement. La première chose qu'elle sentit fut l'odeur d'éther puis son regard glissa sur son homme assit, qui semblait être dans un état d'éveil endormi. La jeune femme ouvrit les lèvres dans l'espoir de parler mais aucun son ne sortit. La douleur se réveilla et s'insinua dans ton son corps. Sa tête menaçait d'exploser. Elle n'avait plus qu'une envie : dormir pour ne plus souffrir.
Lisa tenta une nouvelle fois de parler."Ho…" Sa voix ne fut qu'un murmure, à peine audible. Son cœur s'accéléra, tandis qu'une larme roula. Il fallait qu'il l'entende, qu'il lui explique pourquoi elle était à l'hôpital.
Le moniteur se mit à hurler, ce qui réveilla House de son état somnolant. Il ne pu s'empêcher de sourire en voyant une paire de yeux gris le fixer.
« Tu es enfin réveillée ! »
Il vérifia ses constantes, puis il lui posa les questions habituelles : date, année, prénom. Question auxquelles elle répondit d'une voix aphone. Cuddy se sentait mal et perdue. Eelle ne désirait qu'une chose : s'endormir
« J'ai mal...
- Je vais t'administrer de la morphine. »
Il se leva et l'en lui injecta. Il vit son visage se détendre et il en profita pour se rapprocher d'elle. Dieu qu'elle lui avait manqué. Sa voix, ses yeux. Elle le regarda et lui sourit doucement. Dieu que son regard bleu océan et sa voix lui avait manqué. 10.000 questions se bousculaient dans sa tête, mais pour le moment, elle n'en n'avait cure. Elle bougea doucement voulant qu'il s'allonge à ses côtés. Elle voulait être dans ses bras. Il l'observa et ne put retenir une pique :
« Tu veux que je te fasse rouler petit escargot ? »
Il sourit en voyant son regard incendiaire.
« Arrête de te moquer et viens là. »
Il s'exécuta sans broncher et s'allongea. House ouvrit les bras pour que sa belle puisse s'y caler, ce qu'elle fit avec du mal certes, mais empressement. Cuddy ferma les yeux se sentant en sécurité.
Une main qui se glisse sous sa jupe, une odeur d'alcool envahit ses narines. Il se pressa contre elle toujours en la bloquant contre le mur.
La jeune femme ouvrit les yeux, paniquée. Panique qui se dissipa lorsque qu'elle sentit ses bras l'entourer. Le puzzle se remplirait petit à petit. Se premier flash ne lui donnait pas envie de se souvenir de ce qu'il lui était arrivé. House observa le visage de la jeune femme en se demandant ce qui lui traversait l'esprit. Se souvenait-elle ou allait-t'il être obligé de lui raconter? Il ne voulait pas lui faire revivre ce cauchemar une seconde fois. Sa main glissa doucement sur la joue de la jeune femme qui restait silencieuse résistant au sommeil qui semblait l'assaillir. Elle ne voulait pas dormir et risquait de ne plus se réveiller. S'endormir et comprendre la raison de son hospitalisation alors elle lutta pour ne pas fermer les yeux. Le diagnosticien remarqua cette guerre interne.
« Essaye de dormir je serais là à ton réveil.
- Je ne veux pas dormir...
- Lisa Cuddy, tu ne sais pas mentir. »
La jeune femme soupira s'avouant vaincue.
« Tu me promets d'être là à mon réveil ?
- Je ne vais certainement pas te lâcher alors que ça fait presque un mois que j'attends que la belle au bois dormant se réveille.
- Merci. »
La jeune femme ferma les yeux se calant un peu plus contre son homme dans l'espoir que cela lui serve d'attrape cauchemar. Morphée la gagna rapidement et à nouveau elle se retrouva dans se couloir sombre et sordide. Son ventre se serra au fur et à mesure qu'elle s'avança. Cuddy se retrouva alors actrice dans son propre souvenir.
La jeune femme marcha lorsqu'elle sentit un courant d'air froid traverser le couloir. Elle vit une ombre s'approcher de plus en plus. Puis sans savoir comment ni pourquoi elle finit plaquée contre le mur avec à nouveau cette forte odeur d'alcool qui semblait attaquer ses narines. Il continua de la bloquer contre ce mur en se pressant un peu plus contre elle. Lisa eut envie de vomir lorsqu'elle sentit la bouche humide de cet homme glisser avidement dans son cou. Ses mains naviguèrent sur son corps tandis qu'elle tenta en vain de hurler. Sa voix resta bloquée et aucun son ne put en sortir.
House l'observa s'agiter dans son lit, son visage empli de terreur et ses cris rompre le silence de la pièce. Il caressa sa joue dans l'espoir de la calmer, en vain. Le néphrologue tenta d'une nouvelle manière d'apaiser ses cauchemars, de l'aider à lutter. Il lui murmura d'être forte à l'oreille, qu'il était là et que personne ne lui ferrai de mal, qu'il fallait qu'elle se batte. Sa technique sembla marcher puisque la jeune femme ne bougeait plus ni ne criait. House la regarda tristement, il ne supportait pas de la voir dans cet état. Cela le détermina encore plus à détruire la pourriture qui hantait sa boss jusqu'à dans ses rêves. House s'endormit après s'être assuré que la jeune femme avait quitté son cauchemar pour retrouver des songes plus paisibles, tandis que perdu dans la forêt un homme gigota dans tous les sens dans le but de se dégager des deux chaînes. Ses espoirs furent vain et il se calma se résignant sur le triste sort qui l'attendait. Il mourrait probablement de faim, de soif et de douleur.
L'homme partit pour laisser place au lâche et il pleura silencieusement, se résignant à subir les pires tortures.
