Voici le premier chapitre.

Esprit criminel x Sherlock holmes

Pas de titre

5000 mots par chapitre

Spencer/Derek

Fic n°7 pour voter


Chapitre 1:

Cela faisait des jours que Reid se sentait mal mais aujourd'hui, c'était encore pire que les autres jours parcequ'il venait de comprendre l'origine de cette sensation. Reid était dans une situation horrible et ne parvenait pas à se l'avouer. Il était chez Mogran depuis quelques jours et ne quittait pas vraiment le lit. Il avait prit des congés grâce à Hotch pour se soigner mais Derek allait toujours travailler. Pour l'instant, l'équipe si ce n'était lui était sur une affaire.

Il se leva donc et alla dans la cuisine pour se préparer un plat. Clooney le suivit et s'installa ensuite à côté de lui sur le canapé pendant que Spencer mangeait. Spencer allait si mal que plusieurs fois par jour, une voisine passait pour sortir promener Clooney même si Spencer s'occupait de le faire manger. Il prit donc le temps de réfléchir à sa situation tout en calinant le chien. Que pouvait-il faire? Il était déjà si différent et étrange, comment Morgan réagirait-il à cette nouvelle? Spencer ne voulait pas savoir. Il avait peur, pour eux. Il ne voulait pas que sa brise leur couple mais pourtant, il ne pouvait pas juste abandonner son enfant.

Il était enceinte. Clooney devait l'avoir sentit lui, pensa-t-il. Les chiens ont des odorats plus puissant, il avait du sentir les hormones de Spencer et le savoir. C'est pour ça qu'il était si protecteur depuis peu. Spencer avait beau réfléchir, il ne savait pas comment le prendrait Morgan. Mal sûrement. D'autant plus avec ce qui lui était arrivé. Spencer devait partir. Il voulait garder son enfant mais Morgan malheureusement pourrait ne pas l'accepter et lui demander d'avorter. Il fallait qu'il parte.

Reid prépara donc ses valises, il laissa un mot à la voisine pour qu'elle passe plus souvent encore pour Clooney et fit le tour de la maison pour s'assurer qu'il n'avait pas oublié quelque chose d'important. Il prit ensuite son téléphone et composa un numéro de mémoire.

-Bonjour, Spencer, que me vos cette surprise?

-Mycroft. Aide moi.

-Ça va? Qu'est-ce qui se passe? Tu vas bien? Demanda Mycroft inquiet au possible. Dis moi ce que je peux faire.

-Je ne vais pas bien. Il faut... il faut que je parte. Je dois partir d'ici, loin de tout le monde. Aide moi. Ils ne doivent pas savoir où je suis.

-Ok, vient ici. Je te donne immédiatement un billet d'avion pour venir. Va à l'aeroport, quelqu'un que j'aurai prévenu te feras prendre l'avion sous un faux nom. J'envoie une équipe vider ta maison et j'efface toutes tes données. Tu nous expliqueras tout une fois ici. Sherlock sera heureux de te revoir et moi aussi.

-Oui, je serais content de vous retrouver. On ne s'est plus donné de nouvelles depuis...

-Longtemps. Ce n'est pas la peine d'être précis pour l'instant. Spencer... je peux faire quelque chose pour toi en attendant?

-Oui. Tu peux me trouver un médecin en qui tu as confiance et qui soit assez discrêt et compétant?

-Ça tombe bien, Spencer, il y en a un qui est en collocation avec Sherlock. Ils s'entendent étonnemment bien et je veille dessus. C'est pour quoi?

-Pour moi. Je... j'en ai besoin pour un certain temps.

-Tu es malade?

-On peut dire ça, Mycroft. Mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas en mourrir.

-J'espère bien. Sinon je vais avoir droit au concerto en ré mineur du grand Sherlock Holmes en boucle pendant des mois.

-Sans oublier ses touches de désaccords symphoniques autrement appelé fausses notes.

-Qu'il n'oubliera malheureusement pas si tel est le cas. En fait, bravo pour toutes les enquêtes que tu as résolus et pour ton petit-ami.

-Il ne l'ai plus.

-Je vois. Tu viens ici le coeur brisé. Il va y avoir un mort.

-Ce n'est pas lui, c'est ma faute. Si j'étais juste un peu plus normal... en fait, il ne le sais pas encore.

-Aux dernières nouvelles, tu vivais le grand amour et il t'appréciait comme tu étais.

-Pourquoi je ne suis pas étonné que tu me fasses surveiller? Enfin, les choses ont changé.

-Et tu ne me dis pas quoi, c'est ça qui m'inquiète.

-De toute façon, vous le découvrirez un jour. Pour l'instant, je ne réalise pas encore vraiment moi même alors... Doucement Clooney, oui, je vais partir. Mais rassure toi, Derek va revenir bientôt et en attendant j'ai demandé à ce qu'on s'occupe de toi.

-Spencer, tu devrais rentrer dans la limousine devant la maison. Elle t'emmènera à l'aéroport. À l'arrivé, une autre limousine t'attendra pour que tu ailles chez Sherlock le temps que j'arrive. J'ai une affaire.

-Tu sais, j'ai beaucoup entendu parler de Sherlock. "Détective consultant" pour la police, auto proclamé du moins. Mais on entends peu parler de toi si ce n'est en réalité jamais. Je suppose que c'est excellent signe pour toi.

-Oui. Tu entendras parler de moi dans les journaux le jour où je serais en rubrique nécrologique. Spencer, rajouta-t-il en reprennant son sérieux, tu nous raconteras ce que tu as d'une façon ou d'une autre. Parcequ'on ne peut rien nous cacher bien longtemps et surtout tu ne nous cacherais pas quelque chose d'important!

-Non. Mais là, je ne dirai rien pour l'instant parceque même pour moi, c'est trop dur à véritablement croire. Je vais raccrocher, je voudrai dormir pendant le trajet en voiture pour éviter de vomir donc on se voit dans quelques heures. À bientôt.

-À bientôt, Spencer. Repose toi bien.


John était bluffé. Depuis que Sherlock avait reçu un coup de téléphone de son frêre, il était devenu une vraie fée du logie. D'habitude, Sherlock ignorait les appels ou sms de son frêre mais cette fois ci, il avait répondu rapidement. Le portable avait sonné deux fois puis s'était arrêté. Il avait ensuite sonné trois fois avant de sonner deux fois à nouveau et finir par sonner quatre fois. Là, Serlock s'était jeté sur son téléphone pour rappeler Mycroft avec beaucoup d'impatience. Il s'était enfermé dans sa chambre pour parler puis en était sortit avec empressement. Il s'était dirigé vers le salon, il avair commencé à prendre ses vêtements qui trainaient et à les mettre à la machine, il avait ouvert les fenêtres pour aérer et commençait à ranger tous les objet en tout genre qu'il avait sortit. Il invectiva même John pour qu'il fasse la poussière et passe l'aspirateur.

Sherlock s'était ensuite dirigé vers la cuisine et avait sortit un grand sac poubelle où il avait jeté toutes les ordures, il avait jeté également toutes ses expériences étranges qui étaient dans le frigo ou ailleurs. Chose que John ne l'avait jamais vu faire et l'avait encore moins persuadé d'en jeter une. Il vit donc pour la première fois des doigts humains et des morceaux en tout genre ainsi que des bocaux non identifiés passer à la poubelle. Sherlock sortit ensuite tous les produits ménagés qu'ils avaient et commença à nettoyer toutes les surfaces du sol au plafond.

Alerté par le bruit, Mrs Hudson était monté et Sherlock l'avait réquisitionné pour tout ranger. Il avait ensuite rangé sa chambre, nettoyer la salle de bain entière, commencé à ranger celle de John qui s'était précipité pour le faire. En en sortant, John vit que Sherlock avait également fait les carreaux et qu'il avait mit du parfum d'ambiance.

Sherlock avait tout désinfecté au cas où il resterait une trace d'une de ses précédentes expériences et avait prit une douche. Il s'était habillé avec des vêtements propres et repassés et recherchait le moindre défaut dans chaque pièce. Il demanda ensuite à Mrs Hudson de l'aider à préparer un thé avec de nombreux petits gateaux en tout genre. Mrs Hudson toute heureuse l'avait aidé à préparer des cookies, des cupcakes, des brownies individuels et différentes théières de thé, tisanes ou café différents. La cuisine débordait littéralement de nourriture et malgré tout, Sherlock avait fait toute la vaisselle. Il demanda ensuite à Mrs Hudson si elle pouvait préparer un immense repas pour le soir ce qu'elle accepta volontier. Watson n'en menait pas large. Que lui arrivait-il?

-Sherlock?

-Quoi?

-Qu'est-ce que tu as?

-Moi, rien.

La sonnerie retentit soudain et John sachant Mrs Hudson dans ses fourneaux alla ouvrir. Il vit donc devant la porte un jeune adulte avec un gilet dont il refermait les pans sur lui. Il avait des cheveux chatains mi long et un regard mi terrifié mi implorant.

-Oui, bonjour, qui êtes vous? Que voulez vous?

-Bonjour, je suis Spencer Reid. Je viens pour voir Sherlock Holmes.

-C'est pour une affaire? Enfin, pour l'instant, entrez. John Watson, enchanté.

Il tendit la main vers le jeune homme mais...

-Vous savez, on imagine pas le nombre de virus et bactéries qu'on peut se transmettre par une poigné de main, en fait, il serait plus sain de se faire la bise.

-Euh... oui. Bien, montons. Sherlock est là haut.

Il montèrent donc les escaliers John en premier et la vision qu'il eu en ouvrant la porte le figea sur place. Sherlock était assis sur le canapé de façon normale et avait de toute évidence hâte de parler avec le jeune homme tout en faisant semblant d'être tout à fait décontracté et de lire un journal.

-Qui était-ce, John?

-Sherlock, tu sais que c'est moi.

-Spencer! Quelle agréable surprise!

-C'est ça oui. Mycroft t'as prévenu. Sinon, tu n'aurais pas eu le temps de tout nettoyer et désinfecter. Merci.

-C'est un plaisir. Viens donc t'asseoir ici. Un café? Je ne te le propose pas, je vais le chercher. Ça tombe bien, il nous reste quelques patisseries. Tu resteras combien de temps? Un mois, deux, une année? Si tu veux rester ici plus longtemps tu peux! J'ai aussi fait du thé si tu veux goûter, il y a plein de goût différents! Je ne perds pas espoir que tu arrêtes la caféine et que je te convertisse en véritable anglais!

-Je ne suis toujours pas anglais et je ne sais pas vraiment le temps que je resterai mais je serais là longtemps. Rassure toi je ne pars pas. Je vais peut-être aller à l'hôtel par contre.

-Non, tu prends ma chambre, je prends le canapé!

-Je ne veux pas déranger Sherlock.

-Demande au moins à Mycroft...

-Bien. Je ferais ça.

-Ça fait si longtemps... Tu as changé. Un peu. Tu as résolu pas mal d'enquêtes j'ai tout suivit sur les journaux et la télé. Bien sur, si j'avais été la certaines auraient été plus rapides à résoudre mais tu sais bien comme je n'aime pas travailler pour le pays.

-Je t'ai toujours suivit aussi. Tu as réalisé ton rêve. Tu as créé ton propre métier et tu en es le seul professionnel. Détective consultant. Un beau métier.

-Oui. Mais profiler sonne bien aussi.

-C'est vrai. Tu ne t'intéresses toujours à rien d'autres que ce qui peut t'aider avec les enquêtes...

-Et toi, toujours dans les études. Tu fais de la philosophie... inutile de préciser que je trouve ça...

-Ridicule, je m'en doute. Ça fait du bien de te revoir, Sherlock.

-Tu n'imagines pas à quel point c'est réciproque, Spencer.

-Sherlock, pardonne moi mais qui est-il?

-Spencer Reid. Notre meilleur ami depuis l'enfance à Mycroft et moi.

-Ce qui est étonnant c'est qu'il accepte de partager.

-Je trouve plus étonnant monsieur Reid...

-John! C'est Dr Reid!

-Et bien Dr Reid, je trouve plus étonnant qu'il vous désigne comme un ami. Sherlock n'a jamais dit que quelqu'un était son ami même s'il en a et que ces personnes comptent pour lui. Enfin, il doit être malade. Il n'a jamais reçut personne comme ça ou avec une telle impatience.

-Je m'en doute bien mais il m'a toujours accueillit ainsi depuis très jeune. Vous êtes bien le Dr Watson? Oui, oui, non. En fait, Mycroft vous a conseillé à moi... j'aurais besoin de vous parler. Plus tard. Pour l'instant, ce n'est pas urgent.

-Tu vas bien, Spencer? Qu'est-ce que tu as? Tu es malade? Oh mon dieu! Tu as une maladie grave incurable!

-Sherlock, soit raisonnable, je vais bien. Je ne suis pas malade, tu devrais pourtant l'avoir déduit. Ne panique pas, je vais bien. Regarde moi et déduit. Tu verras, je vais bien.

Sherlock cessa donc son monologue terrifié et observa Reid. Il avait maigrit oui mais n'avait pas le teint maladif caractéristiques de Spencer. Il semblait abbatu oui certes pas physiquement mais émotionnellement. Ça pouvait être une mauvaise nouvelle de santé tout de même. Sinon, il avait sa main qui s'agitait et il semblait qu'il tentait de toutes ses forces de l'arrêter et son corps entier était tendu.

-Tu fais bien de te sevrer de la drogue. Héroïne? Non. Quelque chose de plus insidieux... contre ta volonté. Tu n'y aurais jamais touché volontairement. Dilaudid peut-être? Oui, c'est ça. Je vais t'aider pour arrêter.

Il reprit ensuite ses déductions. Spencer il avait changé de coupe de cheveux récemment...

-Ooooh. Toute mes félicitations!

Spencer se tendit à cette phrase. Sherlock bien sûr le remarqua mais poursuivit tout de même.

-Depuis combien de temps tu sors avec?

-Un certain temps maintenant.

-Je pari que c'est monsieur muscle au chocolat!

-Exact. Garcia adorerait ton commentaire.

-L'analyste? Je m'en doute.

Il poursuivit à nouveau les déductions... de toute évidence Spencer avait quelque chose à cacher. Il tentait somme toute de maintenir ses bras en place et de ne surtout pas les croiser signe de protection évident. Sherlock aurait pu croire que c'est qu'il n'avait rien à cacher mais Spencer connaissait aussi bien que lui le langage corporel et se forcer à ne pas croiser les bras en espérant que Sherlock ne le remarquait pas montré parfaitement son besoin de protection et donc de garder un secret.

-Que ne nous dis-tu pas, Spencer? Tu peux avoir confiance en Mycroft et moi. Que nous caches-tu?

-De toute évidence, on ne peut rien te cacher et Mycroft aussi est au courant que je ne lui ai rien dit. S'il te plait, si je n'en parle pas pour l'instant c'est que je ne suis pas prêt. Continu.

Et c'est ce que fit Sherlock. Il observa le visage de Spencer. Fatigué. Soucieux. Triste. Il observa ses épaules. Défaitiste. Il vit comme une évidence le dos droit. Il n'y avait que face à lui et Mycroft que Spencer osait se tenir droit. Ils le lui avaient tellement souvent reproché. Mais ça lui semblait si difficile à présent.

-Ne te force pas trop si tu n'es pas d'humeur. Relâche toi.

Il observa ses vêtements, trop grand comme d'habitude, style ancien évidemment mais moins qu'avant. Les jambes, toujours aussi longues moins fines, c'était mieux. Les pieds et les mains... chaussures vieilles et abîmé...

-Nous t'en achèteront d'autres. Des vêtements aussi. Tu ne dois pas avoir de bons vêtements avec toi.

Les longs doigts si fin, tremblant, sans bague. Sans bague!

-Tu l'as mise où?

-En pendentif. De même que Mycroft et toi. En grandissant, il faut changer ses habitudes.

-Heureusement. Tu devrais manger plus. Tu as certes des jambes plus musclées qu'avant et on voit qu'il en est de même pour le reste du corps mais tu ne te nourris toujours pas comme il faudrait.

-Je te retourne le compliment Sherlock. Tu n'as pas le droit de me dire ça alors que nous avons cette même habitude de sauter des repas pendant des affaires.

-Passons. Je suppose que la raison de ta venue ici est justement la chose que tu nous caches. Mycroft trouvera.

-Non. J'ai veillé à ce que ce ne soit pas le cas. Faites un peu comme tout le monde parfois, attendez qu'on vous le dises.

Puis Sherlock finit son évaluation de Spencer et ne trouva rien de véritablement alarmant autre que ce secret. Une sonnerie retentit soudain et Mme Hudson alla ouvrir d'après ce qu'ils entendirent.

-Alors Spencer, tu dis combien d'heures? Et de kilos?

-Je dirais qu'il a fait cinq heures cette semaine avant je ne sais pas trop mais qu'il a abandonné avant hier. Pour le nombre exact, je n'ose pas me prononcer pour un petit 10 kilos en moins mais 4 repris sous peu. Par contre, quand je vais le complimenter, il est si prévisible... Il recommencera son programme le temps que je serais là. Tu vas le trouver changer en quelques mois.

-Je dis 6, 13 et 8.

-8 kilos de repris? Tu es mauvaises langues, Sherlock. Mycroft essai de faire attention.

-Spencer! Qu'est-ce que je suis ravie de te revoir enfin en personne!

-Moi aussi Mycroft! Mais dit moi, tu as bien maigrit! Je suis impressionné, je veux dire ça te va tellement bien! Encore un peu et tu seras un tombeur de ces dames.

-C'est tellement gentil et sournois de ta part. Oui j'ai fait 6 heures de sport. Sherlock 1- Spencer 0. J'ai perdu 10 kilos. Égalité. J'en ai repris 3 et 800 grammes. Spencer 2- Sherlock 1. Spencer, belle remonté. Sherlock tu devrais arrêter de sous estimer ma volonté, je reconnais que le compliment quoique partiellement faux me va droit au coeur. Je vais donc reprendre mon entraînement. Spencer 3- Sherlock 1. Vous n'allez jamais changer... Sherlock, tu dois 300 dollars américains à Spencer. Spencer, tu m'en dois 100. Je t'avais prévenu qu'il ne pourrait pas s'en empêcher...

-Je sais.

-Je vois au moins que tu te régales. Ça fait combien de gâteaux que tu manges?

-Euh... Trois muffins, quatre cupcakes et deux cookies. J'en reprendrais bien un d'ailleurs.

-Je sais que tu as la dent sucrée mais si tu continue, tu vas prendre quinze kilos...tu vas faire pire que Mycroft à ce rythme.

-Pour l'instant, j'occupe mes mains pour éviter les tremblements et je compense la drogue avec les gâteaux. Donc je dirais que je m'en sors bien. Je ne prendrais pas non plus quinze kilos, j'ai un bon métabolisme alors... sinon il faudra que je trouve autre chose pour m'occuper et j'apprecierai de réentendre un peu de violons.

-Bien sûr. Tout de suite.

Et Sherlock se leva pour attraper son violon et commença à jouer un doux morceaux. John était encore une fois surpris jamais Sherlock ne s'était mit à jouer un véritable morceau de violon lorsqu'on lui demandait. Lorsqu'il s'ennuyait, lorsqu'on lui demandait ou lorsqu'on l'écoutait, pour une expérience ou véritablement pour jouer Sherlock ne jouait qu'en désaccords, uniquement des fausses notes. Il ne jouait des morceaux entiers parfaitement que lorsqu'il en avait envie, seul ou s'il le croyait. Même pour les grandes occasions, il ne jouait pas bien. Et encore moins devant son frêre jamais il ne jouait devant Mycroft et frissonnait à la simple pensée de le faire.

Là pourtant, à la simple demande d'une personne et devant son frêre, il s'était levé sans même qu'on le lui demande plusieurs fois. Il avait prit son violons et joué le premier morceaux qui lui venait à l'esprit du mieux qu'il en était capable. Autant dire que le morceau était parfait. Les notes qui se succédées étaient sublimes et mélodieuses. La musique était très douce et agréable, c'était une berceuse magnifique.

Spencer écoutait la musique avec un sourire délicat. Il ferma les yeux pour apprécier davantage la beauté de l'oeuvre. Spencer se détendait finalement après plusieurs jours de mal-être. Peu à peu la fatigue le rattrapa et dodelinant de la tête, il finit par s'endormir. Il tomba littéralement sur les genoux de Mycroft. Celui-ci murmura de douces paroles et finit en chuchotant les paroles de la berceuse. Sherlock avait diminué le volume de la musique en appuyant moins sur les cordes avec l'archer puis s'arrêta définitivement lorsqu'il fut évident que Spencer dormait.

-Pourquoi est-il venue ici? Qu'est-ce qu'il s'est passé?

-Je ne sais pas Sherlock. Mais s'il reste avec nous alors on pourra trouver et l'aider. En attendant, occupons nous bien de lui. John, il m'a dit qu'il aurait besoin de vous. Je ne sais pas pourquoi mais veillez à faire ce qu'il vous demande. Je mettrais tous les moyens à ma disposition pour vous aider. Sherlock, faisons comme d'habitude. Pouvez vous nous laissez maintenant quelques instants?

-Euh... je...

-Oui, John, vas dans la cuisine.

-Bien.

-Mycroft. Qu'est-ce que tu as trouvé chez lui qui puisse avoir un rapport?

-Rien. Son équipe va bien, ils s'entendent tous bien. Sa mère reste malade mais à moins de crises qu'avant. Les affaires récentes si ce n'est celle où il s'est fait drogué ce sont toutes finit rapidement sans dommage. Son couple avec l'agent Morgan quoi que pas à mon goût marche assez bien et au regard des factures récentes, Morgan avait l'intention de demander Spencer en mariage et je me préparais à aller l'interroger pour vérifier s'il était sérieux et acceptable pour se marier à Spencer.

-Je viendrai avec toi pour l'interroger. Mais dans tout ça il n'y a rien qui puisse le pousser à tout quitter. Est-ce qu'il y a la moindre preuve que quelqu'un le fasse chanter ou que Morgan le trompe et qu'il l'ai découvert?

-Morgan ne le trompe pas. J'ai vérifié tu t'en doutes! Et c'est justement ce qui m'inquiète, notre Spencer n'a véritablement aucune raison de tout abandonner ou même d'être triste au contraire, il devrait déborder de bonheur!

-Mais de toute évidence ce n'est pas le cas et il ne veut pas nous dire pourquoi. Peut-être que son équipe n'est pas aussi honnête qu'on le croit.

-Je ne le souhaite pas. Mais s'ils lui ont fait quelque chose, ils le regretteront. En l'attente de preuve, je vais juste faire en sorte qu'aucun d'entre eux ne le retrouve. Sherlock, je viendrais plus souvent ici pour le voir mais prend bien soin de lui et surveille le pour essayer de tout découvrir.

-L'ennui Mycroft c'est qu'il est un bon profileur. Jamais il ne se dévoilera s'il ne le veux pas et il est suffisamment habile pour contrôler ses gestes ou autres...

-Hélas. C'est tout de même ridiculement drôle que la seule personne qui soit notre égal et que nous apprécions soit la seule que nous voudrions plus idiote pour pouvoir prendre soin d'elle sans qu'elle puisse nous cacher quoique ce soit.

-Le fait est que s'il était moins intelligent, nous ne l'aurions pas estimé pour commencer et n'aurions pas apprit à le connaître comme une excellente personne.

-Cela me surprendra toujours que tu puisses reconnaître avoir des préjugés pour certaines personnes.

-C'est différent. J'aurais eu un préjugé pour Spencer s'il avait été idiot mais ce n'est pas le cas. De plus, idiot, je ne suis pas sûr que Spencer aurait été ce qu'il est.

-Tu as raison Sherlock. En tout cas, je reviendrai très vite. Et s'il a besoin d'un médecin c'est que quelque chose est grave alors fait ce dont tu as l'habitude, déduit ce que tu pourras de John même s'il lui dit de ne rien nous dire! Au contraire, la pression du secret le fera se dévoiler plus vite. John, vous pouvez revenir!

Watson revint donc dans la pièce et constata qu'il n'y avait pas eu de mort... C'était de plus en plus étrange. Aucun des Holmes n'agissait de façon normale et ils semblaient se soucier inconditionnellement du jeune homme sans que ce ne soit pour un meurtre morbide ou une affaire mondiale ultra secrète. Le jeune homme devait véritablement avoir quelque chose de spécial.

-Qui est-ce?

-Quelle question John, c'est Spencer Reid ou Dr Reid.

-Je pense que sa question nous concerne également, Sherlock.

-Il n'a qu'à être plus précis dans ses question, Mycroft. Je n'aime pas ceux qui pense obtenir une réponse lorsqu'ils ne posent pas la bonne question.

-Je voulais dire... tous les deux n'agissez pas normalement avec lui. Qu'est-ce qu'il est pour vous? D'où vous connaissez vous? Qu'est-ce qui le rend différent des autres à vos yeux?

-C'est une courte histoire.

-Une histoire simple.

-Mycroft, je te laisse raconter.

-Bien... alors, nous sommes amis d'enfance. En fait, lorsqu'il avait six ans, Spencer est venu en Angleterre pour les vacances avec ses parents. Nous nous sommes rencontrés lorsque Sherlock s'est enfuis de la maison pour résoudre une enquête à l'hôtel de la ville où justement dormait Spencer. Lorsque Sherlock à voulu voir le cadavre, bien évidemment, les policiers ne l'ont pas laissé passer. Alors pour en apprendre plus sur ce qui avait eu lieu et sur comment était la victime il a du poser des questions aux témoins...

-Tous des imbéciles! Soit ils ne répondaient rien et se moquaient de moi alors que j'étais déjà plus intelligent qu'eux à seulement neuf ans! Soit ils ne m'apprenaient rien d'utile!

-Mais heureusement pour nous, Spencer quoique vraiment timide nous a approché. Tu veux continuer Sherlock?

-Timide comme il était en tirant sur le bas de la chemise de Mycroft j'ai pensé qu'il cherchait les toilettes jusqu'à ce que je l'entende dire dans un anglais parfait: "Si c'est vrai que vous êtes suffisamment intelligent pour résoudre l'enquête en une après midi ou juste plus vite que la police, je veux bien vous aider. J'ai tout vu."

-Bien sûr, ni l'un ni l'autre n'avons prit les paroles du gamin au sérieux jusqu'a ce qu'il ajouté qu'il avait une mémoire éidétique.

-Comme l'a dit Mycroft, ça nous a interpellé et nous l'avons interrogé. Non seulement ils nous a décris exactement tout ce qu'il s'était passé avant pendant et après que l'homme se soit effondré mais il a sût nous citer tout ce qui avait été dit par chaque personne présente y comprit les policiers et le médecin légiste même s'il ne comprenait pas encore à l'époque tous les mots... mais en plus, il a sût nous donner ses impressions telles que l'origine de l'homme et ses relations avec telle ou telle personne.

-Évidemment il nous a impressionné surtout qu'il disait vrai sur toute la ligne. Sherlock a donc résolu l'affaire en seulement 20 minutes après son témoignage. Alors nous avons voulu rester avec lui l'après midi... mais sa mère à eu une crise et l'a emmené loin de nous. Et nous avons appris par la suite qu'ils sont rentrés en avion aux États-Unis. Je ne t'explique pas la colère de Sherlock les semaines qui ont suivit. Enfin, quelques temps après, notre père a eu un voyage d'affaire et nous l'avons accompagné à Las Végas. En cherchant quelque chose pour qu'il arrête de s'ennuyer nous l'avons sauvé de ses camarades et avons enfin pu faire sa connaissance. Ensuite, pour des raisons quelconques, nous en sommes venus à habiter là bas. Nous avons appris à nous connaître et Spencer tout comme nous, il a des capacités intéressantes, notamment un QI de 187 entre autres. Enfin, il a d'abord gagné notre respect. Ensuite, nous nous sommes apperçut qu'il avait de nombreux problèmes non seulement avec ses camarades mais aussi chez lui. Les crises de paranoïa de sa mère schizophrène s'amplifiaient et devenaient de plus en plus nombreuses et son père a finit par les abandonner lorsqu'il a eu dix ans.

-Nous ne l'avons su que parceque nous avons cherchés à comprendre pourquoi il allait mal. Et nous avons commencé à nous soucier de lui. Le seul inconvénient avec lui c'est qu'il ne dit jamais lorsqu'il va mal et ça a été de plus en plus difficile de savoir quand c'était le cas lorsqu'il a apprit la psychologie et la gestuelle... C'est pour ça que Mycroft enquête sur lui et que je me tiens au courant. Lorsque Mycroft a eu la majorité, il a fallu que nous rentrions en Angleterre... laissant malheureusement Spencer derrière nous avec de nombreux problèmes. Jusqu'alors il avait tout de même réussit à nous cacher ce qu'il avait fait pour payer les factures et ne pas se faire enlever à sa mère... enfin, ceci est une histoire que seul lui peut décider de raconter.

-Autrement dit, c'est un troisième génie...

-Parfaitement résumé Watson. Nous allons le laisser dormir ici cette nuit puis demain soir il viendra dormir chez moi. Vous pourrez venir quand vous voudrez.

-Merci pour l'invitation, Mycroft mais où habitez vous?

-Pour l'instant à Buckingahm Palace.

-...

-Nous viendrons.

-Non! Sherlock! Nous n'irons pas! Je préfère aller à l'hôtel que nous inviter dans le palais de la reine!

-Dans ce cas... je vais acheter un hôtel pour y loger...


Pour d'autres personnes, il n'était pas question de ce calmer. Derek était rentré chez lui tranquillement mais pressé d'y retrouver son amour. Ne le voyant pas l'accueillir, il alla dans leur chambre pour embrasser Spencer mais ne l'y trouva pas. La panique s'empara de lui, dans son état, Spencer ne serait jamais sortit de lui même. Il vérifia toutes les pièces de la maison et eu un mauvais pressentiment. Il fouilla ensuite les placards et vit qu'il n'y avait plus aucune trace des affaires de Spencer. Il savait que la porte de la maison n'avait pas été forcé et ne pouvait que croire que soit Spencer s'était fait enlever par un psychopathe qui avait emporté toutes ses affaires soit il était partit de lui même mais rien ne pouvait indiquer chez lui une envie de tout quitter. Il n'y avait eu aucun signe avant coureur alors il appela Garcia pour qu'elle trace son téléphone ou sa carte de crédit et lui demanda terrifié de prévenir l'équipe.

Ils se retrouvèrent au bureau. Garcia leur avait dit que ça pouvait prendre du temps mais après d'innombrables tentatives, le verdict était clair. Il n'y avait aucune trace de Spencer nul part. Son téléphone avait été retrouvé cassé dans une poubelle pas trop loin de la maison avec ses cartes de crédit découpés en plusieurs morceaux. Il était clair que Spencer ne voulait pas être retrouvé ou que son kidnappeur prenait ses précautions. Garcia hacka les camérastars de sécurités aux alentours de leur maison et vit que Penser était monté dans une limousine noire sans plaques qu'elle n'avait pas pu suivre. Dans quoi était-il impliqué?

-Morgan, arrête de stressé. S'il est partit,c'est de sa propre volonté. Il n'a pas l'air d'être menacé lorsqu'il monte dans la voiture et même si ça avait été le cas, il aurait trouvé un moyen de nous passer un message. Alors prenons ça comme une enquête. Nous avons promis de ne pas nous profiler mais là c'est important alors examinons le bureau de Spencer puisque c'est la seule chose qu'il n'ait pas emporté. Trouvons un indice sur où il a put aller. Faisons ce qu'on fait de mieux. Profilons le.

Il s'attaquèrent donc à profiler Spencer grâce à son bureau. La première chose qu'ils remarquèrent était le désordre. Reid mettait un point d'honneur à tenir son bureau propre. Le fait qu'il soit en désordre montrait deux choses, un, Spencer se sentait accepté ici, deux, il était préoccupé par quelque chose. Ils ouvrirent ensuite chaque tiroirs et trouvèrent des essais pour de prochaines thèses de sociologie sur la différence vis à vis d'autrui. Au regard des essais, contrairement à l'habitude, il ne parlait pas de comment accepter ou vivre avec la différence des autres mais d'à quel point la différence chez soi pouvait blesser une personne. Ses phrases montraient d'ailleurs que Spencer tentait d'être objectif mais ne l'était pas entièrement. De toutes évidences le sujet lui tenait à coeur et il exprimait une partie de ce qu'il ressentait. Ils trouvèrent également des jeux de cartes dans ses placards. Ils avaient pris l'habitude de rigoler sur le fait qu'il avait toujours un paquet de cartes sur lui et lui répondait que Las Végas ne le quitterait jamais. Il n'y avait absolument aucune indication de ce qui aurait pu tracasser Reid et le pousser à tout quitter.


Fic n°7 pour voter.