Je suis de retour... J'ai arrêté cette fic depuis longtemps et je ne suis plus sure de vouloir la continuer. Alors je poste un ultime chapitre, et à vous de me dire si vous pensez que je devrais continuer, ou laisser tomber et passer à une autre fic ! J'ai quelques autres idées d'histoires...


La douleur était brutale et fulgurante. Hermione avait l'impression d'être déchirée en deux. Incapable de laisser échapper un son à cause de l'ordre de Malefoy, elle se mordit violemment le bras pour ne pas crier. La morsure était à peine suffisante pour la distraire de l'intense douleur qui la traversait. Malefoy ne lui laissa pas un instant de répit : à peine l'avait-il transpercée qu'il se retira et s'inséra brutalement de nouveau, redoublant la douleur d'Hermione. Elle sentit ses joues s'inonder de larmes silencieuses tandis qu'il la pilonnait sans merci. Petit à petit, elle se rendit compte que quelque chose de liquide coulait le long de ses cuisses et humidifiait ses parois, facilitant le travail de Malefoy. Du sang, réalisa-t-elle soudain. Elle était en sang. Malefoy en profita pour redoubler le rythme, et bientôt, ses mouvements s'accélérèrent, jusqu'à ce qu'il donne un dernier coup puissant et s'immobilise. Dans le silence qui suivit, Hermione pouvait entendre la respiration de Malefoy, rapide et courte, comme s'il était à bout de souffle. Le pauvre chou, pensa-t-elle sarcastiquement. C'est tellement éprouvant, un viol ! Elle ne rêvait que d'une chose, lui lancer un Doloris et le regarder se tordre de douleur.

Elle le sentit se retirer et s'éloigner du lit, tandis que sa semence visqueuse coulait le long de ses cuisse. Quelques instants plus tard, le sortilège qui la tenait immobilisée fut levé, et Hermione sentit ses jambes retomber mollement à terre. Elle ne relâcha pas son emprise sur le lit tout de suite. Elle se sentait prête à s'effondrer.

La voix de Malefoy lui parvint, froide et distante.

- Va te laver.

Puis elle entendit la porte de la chambre se refermer derrière lui.


Cette fois-ci, dans la baignoire, Hermione ne pouvait s'empêcher de pleurer. Ses larmes coulaient sans qu'elle les retienne, semblant interminables, tandis qu'elle se recroquevillait dans l'eau chaude, les genoux ramenés devant sa poitrine et son visage enfoui dedans. Le mélange de sang et de sperme qui souillait ses jambes était lavé depuis longtemps, mais elle n'arrivait pas à se forcer à quitter la baignoire. Les sanglots qui la secouaient avaient l'air de vouloir durer une éternité.


Elle était certaine qu'au moins une heure entière s'était écoulée depuis qu'elle était entrée dans le bain, lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit sans crier gare. Hermione sursauta et leva les yeux, alarmée. C'était Malefoy qui se tenait dans l'embrasure de la porte. Il resta là un instant à la toiser, son visage de marbre, tandis qu'Hermione essayait tant bien que mal d'arrêter de pleurer. C'était lui qui l'avait mise dans cet état, mais elle aurait préféré mourir que de le laisser voir la souffrance qu'il lui avait causée. Heureusement, il ne resta pas longtemps, et se contenta de dire :

- Finis ton bain et rhabille-toi.

Puis il quitta la pièce sans un autre regard. Hermione était presque reconnaissante de l'ordre direct qui la forçait à sortir de sa stupeur. Elle finit de se laver mécaniquement, puis se sécha et remit sa robe. Elle commençait à vraiment haïr ce bout de tissu noir. Puis elle sortit de la salle de bain et ne fut pas surprise de voir que Malefoy l'attendait dans la chambre. Ce qui était plus surprenant, c'était qu'il tenait une petite fiole à la main, contenant un liquide bleu pâle. De petites bulles remontaient à la surface, et Hermione crut reconnaître les caractéristiques d'une potion de guérison. Lorsque Malefoy lui tendit la fiole en lui ordonnant de boire, la surprise d'Hermione ne fit qu'augmenter.

Il n'y avait pas vraiment matière à discuter, et elle avala donc le contenu de la fiole en une gorgée. La sensation de brûlure tandis que le liquide descendait dans sa gorge, et la vague de chaleur qui enveloppa immédiatement tout son corps, confirmèrent qu'il s'agissait bien d'une potion médicinale. La sensation ne dura que quelques instants, mais lorsqu'elle s'estompa, Hermione se rendit compte que la douleur qu'elle ressentait encore dans son intimité avait disparu, et accessoirement, ses courbatures et sa fatigue aussi. Mais le soulagement de ne plus éprouver de douleur fut de courte durée, car elle se rendit vite compte que si Malefoy l'avait soignée, il y avait probablement une raison.

Elle le chercha du regard, mais il avait déjà le dos tourné, se dirigeant vers la porte de la chambre. Il l'ouvrit et s'écarta comme pour la laisser passer.

- Caspar t'attend. Vas-y.

Elle était sous le choc. Malgré tout ce qui était arrivé, elle ne s'était pas imaginé que ceci allait se produire. Malefoy ne la regardait toujours pas, et lorsqu'elle passa la porte, il s'était déjà éloigné, s'occupant de ranger la fiole de potion vide dans un placard. Il était décidé à l'ignorer complètement, semblait-il. Il en avait finit avec elle, et par conséquent, il lui accordait autant d'intérêt qu'à un vieux kleenex. Hermione n'aurait pas cru qu'il avait le pouvoir de la blesser encore après ce qu'il lui avait fait, mais contre toute attente, il en semblait encore capable. Il ne lui en avait pas donné l'ordre, mais elle tira la porte derrière elle en sortant, et le cliquetis sec qu'elle fit en se refermant lui paru étrangement semblable au son d'un cercueil qui se ferme.