Chapitre 7
7 Décembre:
Qu'est-ce qu'il aimait cet endroit. Le calme qui y régnait l'apaisait grandement. Il inspira et expira doucement. S'il avait un endroit en préférence, ce serait sûrement cette endroit. Même s'il se sentait enfin à sa place avec les frères et qu'il n'échangerait sa place pour rien au monde, cet endroit était sa préférence car il était connu de lui seul. Il aimait y venir lorsqu'il ressentait trop d'émotion.
Il était venu lorsqu'il avait été en colère contre un démon qui avait failli tuer les frères, car il jouait avec eux et qu'ils avaient eu beaucoup de mal à l'attraper pour le tuer.
Il était venu lorsqu'il ne voulait pas que le frères le voit pleurer à cause de la souffrance qu'il ressentait qu'il regrettait de l'avoir infligé à trop de gens.
Il était venu lorsqu'il voulait passer un moment de calme avec la nature, car il appréciait tout ce que son père avait pût créer.
Il était venu lorsqu'il espérait trouver la bonne manière pour parler à Dean de fêter Noël. Et il ne s'en était pas trop mal sortit car il avait eut gain de cause.
Et …
… Il était venu il y a deux jours, à cause de Dean. De la tradition qu'il avait bien voulut lui apprendre. Les humains appelait ça un baiser. Et apparemment, lorsqu'il y a du gui accroché quelque part, il fallait se donner un baiser.
Castiel ne connaissait pas cette tradition. Normal, car elle était humaine, et lui n'était pas assez humain pour tout savoir d'un seul coup.
Mais ce qu'il savait, c'est qu'il avait adoré ça. Il se souvenait de ce qu'il avait ressentit.
Tout d'abord de l'étonnement. Ne connaissant pas cette tradition, il ne savait pas vraiment ce qu'il fallait faire. C'est pour ça qu'il s'était avancé pour lui baiser la joue. Il pensait sincèrement que ce serait comme ça qu'il fallait faire. Mais apparemment il s'était trompé car Dean l'avait ré-embrasser, mais sur la bouche cette fois-ci.
Là, il avait été complètement perdu. Déjà, il ne savait pas quoi faire. Les seuls «baisers» qu'il avait vu était dans un film pornographique, et ce n'était pas une source fiable, apparemment. Ensuite, Dean n'embrassait que des femmes. C'est ce point là qui l'embêtait quelque peu.
Dean avait toujours été très clair là-dessus. Que comme quoi l'amour n'était pas pour lui, que jamais il ne serait en couple, et aussi qu'il ne faisait pas l'amour mais s'envoyait en l'air. Jusque là pas de soucis. Mais il savait aussi que Dean aimait les femmes... Les femmes. Pas les hommes. Et Castiel était sûr que son enveloppe charnel était celui d'un homme. Et que ça n'avait pas repoussé voire même dégoûté Dean. Au contraire.
Il avait été drôlement... Comment disait les humains déjà? Ah oui, passionné.
Et même s'il avait eu un peu de mal à comprendre sur le comment réagir, il avait réussi à faire à peu près la même chose que Dean, en un peu plus maladroit certes, mais sans trop de problèmes. Et Dean avait eu l'air d'apprécier ça.
Lorsqu'il avait sentit cette chose mouillé, sa langue. Il fût très étonné. Est-ce qu'il fallait s'en servir aussi? Il ne sût pas vraiment ce qu'il fallait faire, alors il décida de suivre son instinct.
La suite de ce baiser lui donna la sensation d'avoir... Comme une ruche remplis d'abeilles qui lui butinait tout l'intérieur. C'était quelque chose qu'il n'arrivait pas vraiment à expliquer.
Au début, c'était l'étonnement. L'incompréhension. Puis le début d'une ascension fulgurante de sensations nouvelles dans ton son organisme. Et enfin la redescente sur terre, mais toujours sur un petit nuage douillet.
Jamais, de toute sa longue ou courte vie, il n'oublierait ce moment. Il n'avait jamais ressentît quoi que ce soit avant d'être un humain, mais il n'avait jamais ressentît autant de chose en même temps. Il chérirait se souvenir jusqu'à la fin.
Castiel sortit de ses pensées et regarda la forêt où il aimait bien se réfugier. C'était une toute petite clairière, où les arbres formaient un cercle parfait et où la lumière du soleil paraissait au travers des feuillages de manière harmonieux. Il aimait cette endroit car, inconsciemment, il lui rappelait beaucoup Dean.
Le vert des feuillages, pour lui rappeler le regard du chasseur qui, comme la forêt, pouvait passer d'un vert sombre et effrayant à un vert éclairé et débordant de chaleur.
La luminosité du soleil, comme celle de l'âme de Dean que Castiel trouvait magnifique, car malgré tout ce qu'elle avait subi elle était toujours aussi belle et pur.
La douceur des brins d'herbes, celle des regard que Dean donnait souvent à son frère, discrètement, pour ne pas tomber dans les trucs trop romantiques, comme il disait.
En fait, il aimait cet endroit car il aimait Dean. Ça lui paraissait logique comme explication. Il le respectait beaucoup et se sentait toujours bien lorsqu'il était près de lui, alors peut être qu'inconsciemment, il avait chercher un endroit où il se sentait aussi bien qu'avec Dean.
Cette pensée le fit sourire. Puis soudain, il entendis des pas de courses arrivé vers lui. Il bondit en se retournant, dans une posture de combat près à attaquer, puis se stoppa, étonné.
- «Dean?»
En effet, celui-ci était derrière lui. Et apparemment il avait courut, si on en jugeait par son souffle hérétique. Il le regardait de haut en bas, comme cherchant quelque chose, puis se baissa en avant, les mains sur les genoux, en lâchant un long soupir. Lorsqu'il eut reprit son souffle, il regarda Castiel droit dans les yeux, mécontent.
- «Bordel Cas. Ne me refait plus jamais ça.» dit-il sèchement.
- «Mais Dean, je n'ai rien fais.» dit Cas, perdu. C'était vrai, il n'avait rien fait cette fois. Il était juste venu ici pour s'apaiser l'esprit. Il n'avait pas vraiment réussi d'ailleurs. Mais il n'avait pas fait de bêtise. Promis.
- «Rien fais. Rien fais! Non mais tu te fiches de moi? Je t'ai chercher presque toute la journée et tu oses me dire que tu n'as rien fait? Tu pouvais pas prévenir que tu était là? Le téléphone, ça existe imbécile!» cria Dean.
- «Mais-» commença Cas, penaud. Il n'eut pas le temps de continuer.
- «C'est vraiment pas possible. Et même si tu galères à savoir utiliser ton portable, laisse moi te rappeler que les feuilles et les stylos existent. C'était pas compliquer de nous laisser un mot pour nous dire où tu était. Il aurait pût t'arriver n'importe quoi qu'on ne l'aurait jamais sût. Mais qu'est-ce qui ne fonctionne pas dans ta tête Castiel? Tu peu pas arrêté de jouer au con deux minutes? C'est trop te demandé?»
Dean était dans un état de rage qu'il n'avait encore jamais vu. Du moins contre lui. Ce matin, lorsqu'il était partit, il n'avait pas pensé à faire de mot. Il n'en avait jamais fait alors... Mais c'est vrai qu'il aurait pût les prévenir. Dean avait raison, s'il y avait eu des créatures aux alentours, il n'aurait sans doute pas réussi à se défendre, surtout qu'il n'avait prit aucune arme avant de partir. Même pas une. Dean continua, moins fort mais toujours autant en colère.
- «J'en ai vraiment marre de toujours tout t'expliquer. J'en ai marre. Maintenant, c'est plus la peine de venir me voir pour me demander quelque chose. C'est fini. Tu te démerderas pour la suite.»
Dean se retourna sur ses pas et commença à partir. Castiel, qui n'avait pas réussi à en placer une depuis son arrivé, courut lui attraper le bras et le força à se stopper.
- «Dean attend. Je suis désolé. Je ne comprend pas ce que j'ai pût faire pour t'avoir autant énervé mais je m'excuse. Ne m'en veux pas s'il te plaît, je n'ai pas fais exprès.» dit-il d'une voix plaintive.
Si Dean avait était dans son état normal, il se serait arrêté. Mais il ne l'était pas. Et il ne s'arrêta pas.
- «Bah oui, bien sûr. Tu ne fais jamais rien exprès c'est ça? Rien n'est jamais de ta faute. Tu es un ange du Seigneur, tu fais tout pour que ton Père soit fière de toi, les voix du Seigneur sont impénétrables, et blablabla...» dit-il, sarcastique. «Tu sais quoi? Vous me faîte chier. J'en ai strictement rien à foutre de ton Père. Ni de toi d'ailleurs. Tu veux t'en aller? Et bien vas-y, pars. Je ne te retiens pas. Mais si tu le fais, n'essaye même pas de revenir.» finit-il méchamment.
Castiel le regarda, les yeux écarquillé a possible, les lèvres tremblotantes et les yeux humides.
- «Tu... Tu veux que je partes?» demanda-t-il, sa gorge se serrant peu à peu.
- «Qu'est-ce que ça peut faire de ce que je veux? T'en ai rien à faire de ce que je pense. Tu penses qu'à toi à chaque fois. T'es qu'un putain d'égoïste Castiel. Je ne veux plus jamais te voire!»
- «Mais Dean-»
- «CASSES TOI!»
La phrase résonna dans la petite clairière. Ils continuèrent de ses regarder, aucun des deux ne sachant si la phrase avait vraiment été prononcé ou si c'était seulement leur imagination qui leur jouait des tours. Dean souffla une dernière fois, puis tourna des talons. Castiel cria son nom, mais il ne se retourna pas.
Dean était partit.
Et Castiel pleura.
A suivre...
(Ok alors déjà, pas taper moi svp. Je sais, rien ne prédisait une dispute, d'ailleurs moi-même je m'y attendais pas. Mais voilà, aujourd'hui l'inspiration n'était pas là, enfin si, mais pas pur quelque chose de joyeux. Et je sais que normalement c'était un chapitre pour montrer l'évolution de Noël mais mon cerveau n'en a fait qu'à sa tête et j'ai donc dût écrire... Ça. J'en suis pas très fière car je poste ce chapitre tard et en plus il est court donc, je ne sais pas ce que vous en penserez mais j'espère que vous l'apprécierez au moins un minimum. Voilà, merci d'avoir lu si vous en avez eu le courage ^^)
