Chapitre 8 : La cassette
Sur un plateau de tournage, les quatre filles enregistraient le clip de leur prochain single : « More than a woman » (Plus qu'une femme).
Chaque fille faisait sa chorégraphie dans une chambre à coucher, décorée selon son style, en chantant des couplets sulfureux.
Dans une chambre à coucher, style « oriental », avec des lumières tamisées, des voiles un peu partout, des bougies parfumées, des tapis de cachemire, des tapisseries colorées et des tableaux représentant des scènes pas claires, tirées d'un ouvrage connu universellement sous le nom de K...-S... , Deedo se roulait dans ses voiles, sur son lit : « Tempt me, drive me. Feels so exciting. » (Tente-moi, conduis-moi. C'est si excitant)
« Qu'est-ce que c'est ? » s'exclama Wufei, choqué. « C'est dégradant ! Je ne comprends pas pourquoi les filles tiennent absolument à perdre leur honneur en public sur ce plateau de tournage ! »
Trowa sourit d'un air amusé : « Allons Wufei, c'est le monde du business. On ne peut pas y comprendre grand-chose, nous. »
« Mais toi, tu travailles dans le monde du spectacle ! Ne me dis pas que Catherine agit de la même façon ! » L'interrogea Wufei, scandalisé.
« Non, mais ses tenues ne sont pas tellement plus couvertes. » remarqua Trowa, amusé.
« OH ! ... Ces filles viennent définitivement de perdre mon respect ! » S'écria Wufei, choqué.
Dans une chambre style « hôtel boubourge », aux murs blancs, éclairés d'un lustre décoré de diamants et au style assez dépouillé, Sunny dansait en robe de soirée très classe sur le grand lit à baldaquin et chante avec un air supérieur :
« I don't think you're ready for this thing ! » (Je ne pense pas que tu sois prêt pour cela)
« Wouah ! Vous avez vu ce regard haineux ? » Demanda Duo à ses compagnons. « Ça en jette ! On dirait qu'elle va nous bondir dessus ! »
« Je ne vois pas le rapport avec la chanson. » trancha Heero d'un ton froid.
Wufei soupira : « Vraiment ridicule. »
« Enfin… C'est sûrement quelque chose qui se fait dans leur monde ! Et puis, n'oubliez pas que Lady Une leur a donné l'autorisation. » Leur rappela Trowa, en souriant.
Long silence.
Dans une chambre style romantique, au papier peint bleu nuit couvert de petites étoiles phosphorescentes, éclairée par des bougies, avec un lit à baldaquin, Sora, vêtue d'une chemise de nuit serrée, ouvrit brusquement les rideaux du lit et commença à ramper sur son lit vers la caméra : « Do you wanna ride with me ? We can be like Bonnie & Clyde, be by your side ! » (Veux-tu chevaucher avec moi ? Nous pouvons être comme Bonnie et Clyde, je serai à tes côtés)
« C'est pas possible ! Je QUITTE le plateau ! » S'écria Wufei, horrifié.
« Oui, c'est vrai que c'est un peu spécial… » Murmura Duo, qui ne pouvait détacher son regard de celle qui était à présent sa petite amie.
« Enfin, les garçons, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant dans ses paroles ! Elle a juste parlé de chevauchée ! » Déclara Trowa, l'air taquin.
Heero et Wufei lui lancèrent un regard noir qui voulait dire « Ça va ! Fais pas l'innocent ! Ça ne te va pas du tout ! »
Trowa baissa la tête et rie sous cape.
Dans une chambre qui suintait la luxure, aux murs couverts de tapisseries rouge bordeaux, aux tapis en peaux de panthère, avec un lit recouvert d'une peau de tigre, avec une boule à facette accrochée au plafond, Yami chantait en dansant sensuellement : « You go, I go, cause we share pillows. Taste me, feed me. There's still no separating.» (Tu te lances, je me lance, car nous partageons l'oreiller. Goûte-moi, nourris-moi. Toujours aucune séparation)
« Qu'est-ce qu'elle veut dire par « Goûte-moi, nourris-moi » ? » demanda Duo, déconcerté. Bien sûr, il avait sa petite idée mais… Il ne voulait pas passer pour un pervers s'il était le seul à avoir ce point de vue sur ce couplet.
« Aucune idée. » répondit Heero, de marbre.
« T'es sûr ? Parce que, t'es tout rouge ! » Remarqua Duo avec malice.
Heero manqua de s'étrangler puis se reprit : « Hum hum. Ces mots ne font pas partie de mon vocabulaire. Je ne vois pas où elle veut en venir ! »
« Tu devrais lui demander après le tournage. Après tout, un peu de culture n'a jamais fait de mal à personne. » Ajouta Trowa, décidément bien en forme.
Heero lui lança un regard noir : « Je peux savoir ce qui t'arrive ? Tu devrais peut-être t'éloigner de Deedo, elle a une influence étrange sur toi. »
« Ah ? Moi, je la trouve plutôt amusante. « répliqua Trowa. « Enfin, elle m'a raconté certaines choses qu'elle avait analysées chez toi. C'était très intéressant. »
Heero s'éloigna du plateau de tournage sans un mot, mais Lady Une ouvrit la porte brusquement et lui écrasa la porte sur le nez.
« Arrêtez tout ! Arrêtez tout ! J'ai la cassette ! La casseeeeeeette ! » S'exclama-t-elle, très excitée.
« Mais quelle cassette ? » demanda un technicien, perplexe.
Lady Une se reprit et expliqua plus calmement : « La cassette de l'émission Un peu plus près des étoiles ! »
« Oh. » firent les deux sœurs ainsi que Yami.
Le contenu n'était sans doute pas très reluisant…
« Waaaaaah ! Super ! » Fit Deedo avec enthousiasme.
« On va enfin pouvoir savoir ce qui s'est passé ! » grommela Wufei.
« Oui. Moi, je l'ai déjà visionné et c'est très instructif. Ça reflète parfaitement la vie des filles. J'ai donc donné mon accord à l'émission ! La cassette sera diffusée la semaine prochaine ! » Déclara Lady Une.
Duo, tranquillement : « On devrait peut-être finir le tournage ? Après tout, puisqu'elle ne sera diffusée que la semaine prochaine... »
Mais Sunny n'était pas d'accord et décida de prendre les choses en main : « Écoutez ! Comme je suis la chef du groupe… »
« Hein ? Quoi ? » S'exclamèrent Yami et Sora en chœur.
« Hum… Bref… » Reprit Sunny. « Comme j'ai plus d'expérience que Deedo et que je suis la plus vieille de nous trois, c'est à moi de décider si cette émission doit être diffusée alors je vais prendre cette cassette et la visionner seule. »
« Hors de question ! » s'écria sa sœur, choquée. « Je fais aussi partie du groupe et j'exige de voir cette cassette ! Sinon, je veux que mon salaire soit triplé ! »
Yami haussa les épaules : « Faîtes ce que vous voulez, je ne pense pas qu'il y ai grand-chose de bien intéressant là-dedans. »
Sunny prit sa sœur à part : « Mais il y a des choses compromettantes là-dedans ! J'en suis sûre ! »
Sora lui chuchota en retour : « Je sais bien. On peut la regarder ensemble, non ? »
Malheureusement pour elles, Lady Une avait profité de ces chamailleries pour glisser la cassette dans un magnétoscope. La télé était à présent allumée, le magnétoscope en marche et déjà, on entendait les premières notes du générique de l'émission. L'air radieux, Lady Une se tourna vers le groupe et déclara joyeusement : « Allez ! C'est parti ! »
« Oh non… » Soupira Sunny, désespérée.
Et le visionnage forcé commença. Tout le monde s'installa sur un grand canapé : Deedo se colla à Trowa, Sunny s'installa à côté de Wufei, Sora se mit près de Duo, qui lui prit la main, et Yami et Heero s'installèrent chacun à un bord opposé.
La journaliste introduisit le reportage par une remarque bien sentie : « Tout commence à l'aéroport, où les jeunes filles nous présentent leurs gardes du corps, qui se révèleront plus tard être leurs petits amis ! »
« Heero, votre garde du corps personnel. J'imagine que vous devez être très proches ! » Demanda la journaliste à Yami.
« Assez mais nos rapports sont strictement professionnels. » répondit cette dernière.
La journaliste tendit ensuite son micro vers Heero pour recueillir son sentiment.
« Je ne suis pas payé pour faire des commentaires. » répliqua le jeune homme, gêné.
« Il est sûrement payé pour autre chose ! » glissa la journaliste à la caméra.
Deedo ricana et donna un coup de coude complice à Trowa : « J'en doute pas ! »
Heero se tut, honteux.
Yami se demanda comment elle avait pu se pavaner accroché au bras de Heero devant une caméra, sans même se douter de quel genre de type il était vraiment.
Très en colère, elle se tourna vers Sora et lui chuchota : « Sora, dis à Duo de dire à Tu-sais-qui qu'il est sans doute payé pour traumatiser les fans plutôt ! »
Gênée, Sora s'exécuta. Duo sursauta, étonné, puis répété la chose à Heero. Celui-ci ne répondit rien et se contenta de lui lancer un regard assassin.
Retour au documentaire…
Le visage radieux, Sora s'adressait à la caméra : « Ah ! Je vous présente Duo ! C'est mon garde du corps ! »
« Il est plutôt beau garçon. » remarqua la journaliste.
Sora se tourna légèrement vers Duo : « Ah, bah, oui, c'est vrai. J'avais pas fait attention. C'est vrai que, il est bien. »
Et elle baissa les yeux.
Dans la salle, Duo murmura à l'oreille de Sora : « Bien ? C'est tout ? »
Sora se pinça les lèvres pour retenir un sourire et murmura en retour : « Bon, d'accord, c'est vrai : tu es plus que bien ! »
Puis elle déposa un petit baiser au coin de ses lèvres.
Sur l'écran, le journaliste s'adressait en douce à la caméra : « Dès la présentation, on peut remarquer qu'elles entretiennent des rapports troubles avec leur garde du corps. Et sur ce point, Sunny n'est pas en reste. »
Yami lança un regard en biais à Heero, qui fit de même et chacun se retourna fièrement de son coté, les bras croisés, intransigeants.
Sans même regarder Sora, pour ne pas risquer de croiser le regard de Heero, la jeune femme glissa à sa voisine : « Sora, s'il te plait, pourrais-tu dire à Duo de dire à Celui-dont-je-ne-connais-pas-le-nom que pour moi, il n'y a et n'aura jamais aucun rapport trouble entre nous, seulement des rapports très inamicaux ? »
Heero répliqua instantanément : « Duo, tu diras à Sora de répondre que je suis tout à fait d'accord avec ça. »
Sora poussa un grand soupir exaspéré et se retint à grand peine de lui montrer son doigt le plus désagréable.
Pendant ce temps, à l'écran, Wufei passait un bras autour de la taille de Sunny : « Je suis toujours là quand tu as besoin de moi ! »
« Très intéressant ! MAIS qu'est-ce que vous pensez d'elle ? » L'interrogea la journaliste.
« C'est une femme admirable ! Je suis fier de protéger son honneur et sa vertu ! » Déclama Wufei sur un ton chevaleresque.
La journaliste remarqua en gloussant : « Vous allez voir qu'il a une façon bien à lui de protéger la vertu de sa cliente ! »
Wufei, honteux, baissa la tête : « Je ne boirai plus jamais de thé ! Sunny, excuse-moi de t'avoir mise dans cette position gênante. »
« Heu, oui. » murmura Sunny d'un air gêné. Wufei était loin d'avoir tous les torts dans cette affaire : elle avait largement profité de la situation.
« Arrivés à Hawaï, les garçons se barricadent dans un local à balais et discutent d'une stratégie pour se débarrasser de nous et nous cacher leur véritable lien avec les filles. » commenta la journaliste.
« Ce journaliste est un véritable poison. » expliquait Heero, très sérieusement. « Pour ne pas qu'il apprenne plus de choses, nous allons éviter de nous retrouver avec les filles le plus possible. À partir de maintenant, notre relation avec elles doit rester strictement professionnelle. Nous ne devons leur adresser la parole qu'en cas d'extrême urgence, ou pour échanger quelques politesses, c'est tout. »
Yami était choquée d'entendre ça dans la vidéo, de la bouche de Heero ou plutôt, elle l'aurait été en temps normal et en aurait voulu à Heero… Mais plus maintenant, pas pour si peu !
Furieuse, elle glissa à son amie d'une voix hargneuse : « Sora, pourrais-tu dire à Duo de dire à celui dont il devine le nom qu'apparemment, il s'est trompé sur toute la ligne ? »
Sora fit de son mieux pour faire semblant de n'avoir rien entendu. Heero prit une expression choquée, puis réagit.
« Duo, dis à Sora de dire à Yami que je regrette clairement de ne pas m'en être tenu à cette résolution ! » répliqua-t-il.
Yami se leva pour partir, à bout de nerfs à cause cet échange indirect mais se rassit finalement, refusant de laisser Heero remporter cette manche.
« À l'abri des regards, Wufei et Sunny, qui entretiennent une relation secrète, s'envoient quelques petits messages discrets. » commenta la journaliste à l'écran.
Sunny chantait sur scène :
"I'm burning with desire,
My heart and soul on fire,
So do take care,
Please be careful with my heaaaart !"
« C'est sûr, c'est pour moi, ça. » murmura Wufei, troublé.
« Hein ? » fit Sora, assise à côté de lui et visiblement surprise.
« Hmmm. Elle ne vous en pas parlé ? » Lui demanda le jeune homme avec un air mystérieux.
« Ah, parce qu'entre vous... ? » commença Sora.
Wufei sourit : « Cette chanson veut tout dire. »
Dans la salle, Sunny, choquée, se leva d'un bond : « OH MON DIEU ! QUEL AFFREUX MONTAGE ! »
« C'est faux ! Je ne sortirai jamais avec Sunny ! » Rajouta Wufei.
« Hé ! Tu n'as pas le droit de lui dire ça ! » S'exclama Yami. « Même si c'était sous l'effet du thé, on a tous agi sincèrement, selon nos fantasmes secrets ! »
Duo glissa discrètement : « C'est vrai, je suis là pour en témoigner ! »
« Hein ? » fit Heero, surpris. Puis il passa sa main sur son visage : « C'est impossible. »
Observant la scène, Deedo était morte de rire : « C'est le moment de vérité ! Quel suspense ! »
« Oui, ils vont peut-être enfin être honnêtes avec eux-mêmes. » lui glissa Trowa, avec un sourire amusé.
Yami repensa soudain au numéro de drague avec strip-tease qu'elle avait fait à Heero et rajouta aussitôt : « Mais nos fantasmes ne sont pas toujours très judicieux et sont parfois trompeurs ! »
Elle lança un regard noir à Heero, qui se contenta de ricaner.
Dans son coin, Lady Une arborait un fier sourire, presque démoniaque !
« Sunny et Wufei, un amour secret et passionnel. À l'abri des regards, ils se retrouvent dans un local réservé au personnel. Enfin, disons plutôt qu'il est réservé à des activités TRÈS personnelles ! » Commenta la journaliste à l'écran.
Wufei la fixait d'un regard brûlant : « Je suis un homme comme un autre et j'ai moi aussi des désirs. Et il est évident que c'est toi qui les attises. »
Il la regardait avec tellement d'avidité que Sunny, troublée, n'arrivait pas à articuler, et restait muette. Wufei en profita pour avancer un peu plus près d'elle.
« Tu as peut-être besoin de preuves ? » lui proposa Wufei avec un air prometteur.
Toujours aussi émue et impressionnée, Sunny le fixait sans pouvoir parler. Wufei se serra alors contre elle et joua avec quelques mèches de ses cheveux.
« Tu n'as rien à craindre. » murmura-t-il d'un air pervers.
Sunny, captivée, retrouva enfin l'usage de la parole : « Ah, d'accord. Alors, dans ce cas... embrasse-moi ! »
Elle caressa son visage avec un air béat et Wufei avança ses lèvres vers elle pour l'embrasser.
« QUELLE HORREUR ! » s'écria Wufei, dans la salle, choqué. « J'ai vraiment agi comme un misérable ! C'est impossible ! Comment ai-je pu me conduire ainsi ? Avec si peu de retenue ! Je suis indigne de la tâche qui m'a été confié ! Je ne suis plus digne d'être un homme ! J'ai failli abuser de toi Sunny. »
Deedo, très excitée par la tournure de la situation, s'empressa de rajouter de l'huile sur le feu : « Hééééé ! Mais non ! C'est Sunny qui t'a provoqué à chaque fois : elle te chante des trucs chauds, elle te demande carrément de l'embrasser ! M'étonnes pas que tu lui ais sauté dessus ! »
« Mais non ! Il s'agit d'un abominable montage ! » Tenta d'expliquer Sunny. « On n'a jamais fait ça ! Ils ont pris des phrases qu'on a dites tout au long de la journée dans un autre contexte et les ont rassemblées pour faire une scène perverse ! Mais ça ne s'est pas du tout passé comme ça ! D'ailleurs, ça ne s'est pas passé tout court ! »
Deedo réfléchit quelques secondes puis s'exclama soudain : « Hééééé ! Ce ne serait pas à ce moment-là que je serais arrivé ? Ils l'ont pas montré ça ! En tout cas, Wufei était vraiment sur le point de t'embrasser puisqu'il m'a sauté dessus ! Et toi, tu avais l'air assez fâché après. »
« Mais non, pas du tout, c'est un malentendu ! Ce documentaire est truqué, Lady Une, mettez la suite, vous allez voir qu'il n'y a que des conneries là dedans ! » Demanda Sunny, gênée.
Lady Une, tranquillement : « Voyons ça. »
Elle remit la cassette en marche.
« Mais Sora et Duo ne sont pas en reste. » murmura la journaliste.
Deux grosses bandes noires vinrent rétrécir l'écran, à la manière d'un film au cinéma et une petite musique guimauve se fit entendre. Puis, on entendit le bruit des vagues et on vit Sora et Duo, sur la plage, main dans la main.
« Sora... Je... Je ne sais pas comment réagir. Entre ce que je ressens et... la réalité... » Murmura Duo.
Sora se mordit la lèvre : « Tu sais, tu n'es pas obligé de me redire... »
Duo s'exclama avec passion : « Nous venons de deux mondes différents, Sora ! »
A bout de nerfs, Sora cria avec rage : « Ca va, j'ai compris ! » puis elle soupira : « Je laisse tomber. »
Elle quitte la plage mais Duo la retient par le poignet. À ce moment-là, le son se brouilla et la discussion continua en sous-titres.
« Non ! Ne pars pas, mon amour ! Je ferai en sorte de gommer nos différences à jamais ! Ici et maintenant, effaçons-les et ensemble et nous ne ferons qu'un avec l'écume ! Je veux sentir nos deux corps se frotter l'un contre l'autre, comme les vagues qui caressent la plage ! » Disait Duo.
Sora se serra contre lui, en fermant les yeux : « Oh oui, mon amour, j'en ai toujours rêvé ! Prend-moi maintenant et laissons la brise maritime bercer nos étreintes ! »
« Nos caméras, par pudeur, ont préféré s'éloigner et laisser nos amoureux en privé. » commenta la journaliste.
Lourd silence dans la pièce.
« Ah bah d'accord ! » s'exclama Sunny. « On se plaint que rien ne va plus avec Duo et le soir même, on prend du bon temps avec lui ! »
« Je suis désolée de vous avoir dérangés en plein... » Commença Deedo, d'un air gêné.
Sora soupira et leur expliqua : « Mais non… Tu vois bien que c'est un affreux montage là aussi ! Ces sous-titres qui tombent du ciel, comme par hasard ! Tout ça c'est n'importe quoi ! Ce qui s'est passé avant est vrai mais ces sous-titres… Et puis franchement, est-ce que c'est mon genre de dire à haute voix de telles niaiseries ? »
Duo murmura en faisant la moue : « Franchement, je me demande si je dois rire ou pleurer de me voir dire des choses pareilles à l'écran. C'est ridicule ! »
« Mais la palme du couple « hot » revient sans conteste à Heero et Yami, inséparables. » commenta la voix de la journaliste à l'écran. « Dans la loge de Yami, après un moment torride d'intimité, le jeune couple échange des avis brûlants sur leur performance. Pour ne pas choquer les oreilles sensibles mais rendre ce grand moment d'émotion accessible aux malentendants, nous vous offrons cette conversation en sous-titrages. »
Heero fixait Yami d'un regard intense : « Ça va ? Je n'ai pas été trop rude avec toi ? »
« Ooooooh. Nonnnnn ! Tu es vraiment fantastique. » Répondit Yami.
« Je sais te satisfaire. » expliqua Heero.
Yami répliqua : « Oui, mais pas assez. J'en veux plus. Recommençons TOUT DE SUITE ! »
« D'accord. Mais cette fois, détend-toi. Laisse-moi soulager tes tensions sexuelles. » Proposa le jeune homme.
« Oui, mais, pas comme l'autre fois. C'était si dur ! Et j'ai dû aller à l'hôpital à cause de toi ! » Lui rappela son amante.
Heero s'excusa platement : « Pardon. Si on jouait des rôles cette fois ? Je pourrais être ton esclave ? Ton homme-objet ? »
« Oh oui. Je vais t'attacher mais d'abord, sortons d'ici. Je ne vois pas de radiateur dans le coin. » Répliqua la jeune femme.
« D'accord. »
« Hum. Oui, troublant. » Murmura la voix de la journaliste. « C'est ainsi que se termine notre reportage sur les « Anges déchus ». Très occupées par leur carrière et leur vie sentimentale sulfureuse, les jeunes filles quittent Hawaï et repartent pour le studio d'enregistrement pour la prochaine sortie de leur nouveau single « More than a woman ». Gageons que ce nouveau titre sera rempli de l'expérience de leur jeune vie qui ne fait que commencer ! »
L'écran de télévision redevint noir et un silence embarrassant retomba dans la pièce. Tout le monde se tourna vers Yami et Heero.
« Ridicule ! » s'exclama le jeune homme. « Il est évident que cette scène a été truquée du début à la fin ! Il n'y a absolument rien entre Yami et moi ! »
Yami se leva : « Ça c'est sûr ! Heero pense que je suis une trainée et en ce qui me concerne, je déteste les gens qui ont des préjugés alors ce genre de truc, c'est pas près d'arriver ! »
Elle sortit précipitamment en claquant la porte, pendant que Heero sortit lui aussi par une autre porte.
Deedo se leva à son tour, ravie : « Waouh ! On se croirait au ciné ! Autant en emporte le vent ! »
Sunny balaya ses idées romantiques pour revenir à des choses plus concrètes : « De toute façon, tout le documentaire était truqué. Alors Lady Une va rappeler les producteurs de cette émission et leur dire que nous refusons que ce documentaire soit diffusé. »
« Oh ! Vous êtes sûres ? » Lui demanda cette dernière, déçue. « Ça vous ferait de la pub pourtant ! Tout le monde serait attendri par vos petites amourettes ! »
« NON ! » s'écria Wufei, choqué et un peu perturbé. « Elles perdent leur honneur en montrant qu'elles se jettent dans les bras du premier homme qui passe ! Nous sommes avant tout leur garde du corps ! Pas leur faire-valoir ! »
Duo sourit d'un air moqueur, prit Sora par la taille et tous deux échangèrent un regard complice avant de s'embrasser devant tout le monde, juste pour le plaisir de contredire Wufei.
Trowa et Deedo observèrent cela d'un air attendri tandis que Wufei, Sunny, Heero et Yami se retournèrent d'un air menaçant vers Lady Une.
Dans la pseudo chambre de Deedo, Trowa et la jeune fille bavardaient tranquillement sur le plateau de tournage déserté.
« Et ces terroristes, ils sont vraiment dangereux ? » demanda Deedo, inquiète. « Les filles ne m'ont parlé que de leurs affaires de cœur alors, je ne sais pas grand-chose sur ceux qui nous menacent. »
« Ah ? » fit Trowa, perplexe. « Hé bien, je sais qu'ils ont déjà attaqué une fois. Donc, une partie d'entre eux est en prison mais, les plus dangereux sont toujours dans la nature. »
Deedo se serra contre lui : « Heureusement que tu es là ! Au moins, je suis sûre que je n'ai rien à craindre ! »
« Oui, mais tu dois tout de même rester prudente. » l'avertit l'ancien pilote de gundam, avec un sourire amusé.
« Oui. » fit la jeune fille, l'air rêveur.
« Mais… A propos de ce que les filles t'ont dit sur leurs relations avec les autres, il vaudrait mieux qu'elles ne s'attachent pas trop : les recherches pour trouver un moyen de vous ramener chez vous avancent plutôt bien. » Rajouta Trowa, soudain très sérieux. « Tu m'as bien dit l'autre fois que tu étais arrivée de la même manière que les filles : en touchant une image sur l'ordinateur de Yami ? »
« Ouiiiii. » répondit Deedo, en se remémorant la magnifique image.
« Hmm. Ça a sûrement un rapport. » Murmura Trowa, pensif. « Des scientifiques travaillent sur cette idée. Ils établissent des hypothèses et il faudra certainement les vérifier d'ici peu. »
« Quoi ? » s'exclama la jeune fille, déçue. « Mais… »
Elle fixa Trowa d'un air très très triste, presque exagéré et ajouta : « J'espérais rester plus longtemps pour faire ta connaissance… et celles des autres naturellement. »
« Je comprends. C'est vrai que… tu es censée être fan de moi. » Dit Trowa, avec un petit sourire amusé.
Deedo hocha la tête avec un grand sourire : « Ouiiii ! Je suis faaaaan ! Encore plus maintenant que je t'ai rencontré. »
« Ah ? » fit Trowa, surpris. « Heu, tant mieux alors. C'est bien que tu n'aies pas été déçue. »
La jeune fille le fixa avec un regard plein de sous-entendus : « Je ne serai jamais déçue. »
« Ah. Hum. Nous verrons cela. » Répondit le jeune homme, perplexe.
Deedo ricana perversement sous l'œil confus de Trowa puis se reprit : « Mais tu sais, si on découvre un moyen pour nous faire rentrer chez nous, on pourra bien réutiliser ce même moyen pour revenir vous voir ! »
Trowa hésita : « Je suppose que oui. »
« Donc on peut s'attacher à vous sans problèmes ! » conclut-elle, avec un sourire satisfait. « Et à ce propos Trowa, je vais avoir besoin de ton aide. J'ai l'intention de réconcilier Yami et Heero en faisant boire du thé excitant à Heero, pour qu'il révèle ses vrais sentiments à Yami. Mais si moi je lui propose de boire un truc, il ne voudra pas, vu qu'il me connaît et il se doutera de quelque chose. Mais si c'est toi qui le fais, il ne s'apercevra de rien ! »
L'ancien pilote de gundam la regarda d'un air réprobateur : « Je ne suis pas sûr que nous devrions nous mêler de leurs affaires. »
« Mais siiiiii ! Il le faut ! » Répliqua la jeune fille. « Heero aime Yami et Yami aime Heero mais à cause d'une histoire de fan, ils ne se parlent plus ! Seul le thé peut éclaircir leur jugement ! S'il te plait Trowa ! S'il te plait ! C'est trop triste tout ça ! »
Elle se pendit à son cou et le fixa avec un regard larmoyant. Trowa hésita. Comment résister un tel regard ?
« Heero va m'en vouloir… » Commença-t-il.
Mais Deedo insista : « Mais non, puisqu'il vivra le grand amour avec Yami ! Tu auras fait le bonheur de ton ami ! Grâce à toi, ils vivront heureux pour l'éternité ! Enfin, en tout cas, au moins pour quelques heures, le temps que les effets du thé se dissipent… »
Trowa s'imagina Heero sous les effets du thé… Heero avec un visage lumineux, s'approchant de Yami avec un grand sourire et lui débitant des propos dégoulinant de guimauve… Oui, finalement ça pourrait être assez drôle.
Après le visionnage de cette terrible cassette vidéo, Sunny avait passé le reste de la journée à chercher Wufei. Mais celui-ci demeurait introuvable. La pauvre fille commençait donc à sérieusement s'inquiéter : il devait être complètement traumatisé par cette affaire. Elle avait été sur le point d'abuser de lui alors qu'il était sous l'influence du thé, et ces cons de journalistes avaient tout filmé ! Et ces deux abruties de Sora et Lady Une qui avaient absolument voulu visionner ce documentaire…
Allongée sur son lit, elle marmonna pour elle-même : « Sexe-Mensonge et vidéo, je vais suggérer au réalisateur d'appeler son stupide documentaire comme ça. »
Après avoir fouillé l'hôtel de fond en comble, elle avait fini par s'enfermer dans sa chambre, histoire de réfléchir à quel mensonge elle allait bien pouvoir raconter à Wufei pour justifier son comportement pervers. Mais au bout de quelques minutes, on frappa à la porte.
« Ouaais… ? » fit-elle d'une voix fatiguée.
On entra. C'était Wufei. Il semblait extrêmement gêné, et n'arrivait pas à la regarder dans les yeux.
« Euh… Hm. Sunny, il faut qu'on parle. » Lui dit-il en fixant la fenêtre.
La jeune fille se leva précipitamment de son lit : « Pardon Wufei ! Je ne sais pas ce qui m'a pris de te demander de m'embrasser ! C'est que… l'ambiance était tellement spéciale ! Et les pièces trop petites me rendent un peu folle ! »
Wufei, toujours aussi gêné, s'assit dans un fauteuil et fixa le sol : « Sunny, c'est bon, j'ai compris. Je crois qu'entre nous, il y a plus qu'une simple relation amicale, même si ni toi, ni moi n'avons jusque alors osé l'avouer à nous même. Mais c'est comme ça, nous sommes attirés l'un par l'autre. »
Sunny ne put s'empêcher de sourire. Comme si elle ne savait pas ce qu'elle ressentait pour lui ! Mais bon, c'était mieux qu'il pense ça, au moins elle ne passait pas pour une séductrice qui avait mis au point un plan démoniaque de séduction depuis des semaines. Elle préféra ne rien répondre. Wufei reprit son discours.
De plus en plus gêné, il fixait toujours le sol du regard : « Mais nous savons bien que ce genre de relation est impossible entre nous : je suis ton garde du corps, j'ai une mission à accomplir, et je ne dois pas me laisser détourner par quoi que ce soit. Je suis sûr que je n'aurai plus les idées claires si nous entretenions une relation plus intime. C'est pour ça que nous devons réprimer nos sentiments. Pour ta sécurité. »
Sunny eut une forte envie de rire : elle ne devait pas sortir avec Wufei pour garantir sa sécurité ? Elle repensa à quelques phrases de Marriage prospect… C'est sûr que sortir avec lui devait être dangereux, vu qu'il devait être tout feu tout flamme, hyper passionné… Elle allait être victime de son énergie débordante ! Cependant, elle chassa ces quelques pensées malsaines de son esprit pour lui répondre calmement.
« Oui, je comprends. » répondit-elle en tâchant de ne pas rire et de garder un air très sérieux. « Mais moi, je ne pourrais jamais réprimer mes sentiments pour toi. Alors je pense que je vais les garder pour moi, vivre une sorte d'amour platonique, sans aucun espoir de concrétisation. Ne t'inquiète pas : ce sont les derniers mots que tu entendras à ce sujet, je ne t'en parlerai plus. »
« Euh… moi aussi. » répliqua Wufei, au comble de la gêne. « Bon, excuse-moi, je vais aller prendre l'air. »
Il sortit très rapidement, la laissant seule à ses réflexions. Mais Sunny sauta sur le téléphone pour appeler sa sœur et tout lui raconter : comment pouvait-elle garder pour elle cet évènement incroyable ? Wufei venait d'avouer qu'il avait des sentiments pour elle !
« C'est du travail d'artiste ! » s'exclama-t-elle, ravie, tandis qu'elle composait le numéro.
Le concert Hawaïen terminé, les filles quittèrent leurs suites de rêve pour un autre hôtel non moins confortable, à Rome, où elles devaient donner plusieurs interviews.
Yami était dans la suite luxueuse de ce nouvel hôtel qu'elle occupait. Elle pliait ses affaires, qu'elle venait de sortir du tiroir, pour les déplier et ensuite les replier histoire de s'occuper les mains et l'esprit. À présent, elle les rangeait à nouveau dans les tiroirs de la belle commode super classe, aussi classe que le reste de la suite, pour ne plus penser à Heero car elle lui en voulait encore beaucoup mais il lui manquait bien plus encore, malheureusement... Elle n'y pouvait rien, quand Deedo lui avait parlé, elle avait espéré que l'attitude de Heero changerait, quoi qu'elle ait prévu de faire pour arranger les choses… Mais rien n'avait changé encore ! Deedo avait certainement échoué. Comment aurait-elle pu réussir ? Heero était tellement têtu !
Soudain, quelqu'un entra brutalement sans frapper : c'était justement Heero !
Yami fut d'abord surprise puis vit rouge en le voyant débarquer comme ça. Elle le regarda le plus froidement du monde, sans remarquer tout de suite son regard étrange : « Qu'est-ce que tu me veux ? »
Heero avait le regard déterminé d'un homme qui a pris une décision importante et compte bien la tenir. Il avança d'un pas assuré jusqu'à elle et prit ses mains dans les siennes : « Je suis venu te présenter mes excuses, Yami. »
Yami resta muette et immobile de surprise, en le fixant d'un air ébahi. Elle en oublia même d'être froide et de lui dire de ne pas approcher d'elle et de sortir immédiatement. Heero était étrange, son regard n'était pas comme d'habitude. Il était si… chaleureux, passionné, elle avait l'impression de rêver. Il était si loin du Heero froid et en colère a qui elle avait à faire depuis ce malencontreux accident… Mais qu'est-ce qui lui avait pris de malmener ce pauvre fan ? Okay, il était vraiment envahissant mais il n'était pas méchant… À moins qu'Heero ait été jaloux. Peut-être que Deedo avait raison ? Elle pensa soudain à quelque chose. Et si Deedo était à l'origine du comportement étrange de Heero ? Et si elle lui avait donné du thé ?
Mais avant qu'elle puisse y penser davantage et surtout réfléchir au comportement à adopter avec lui, il s'agenouilla à ses pieds et déposa un baiser sur ses mains avant de frotter sa joue contre celles-ci : « Je t'ai dit des choses horribles, que je ne pensais pas ! Pardonne-moi. »
Puis il se releva et prit son visage dans ses mains : « Je croyais ressentir de la colère, mais en réalité, dans mon cœur, tout n'était que déception, dépit et jalousie ! Je crevais de rage et d'envie ! J'aurai voulu avoir le courage et l'audace de cet homme qui t'a arraché ce baiser ! J'ai décidé d'avoir ce courage ! D'accepter ce que je ressens et de te voler ce baiser ! »
« Avec ce baiser, je scelle à jamais nos destins et je t'ouvre mon cœur. »
Puis, sans un mot de plus, il l'embrassa passionnément.
Le contact des lèvres de Heero la sortit de sa surprise et elle le repoussa en arrière, plus violemment qu'elle ne l'aurait voulu, en poussant un cri. Ce n'était pas bien, Heero n'était pas lui-même, elle n'avait pas le droit de l'embrasser et puis, elle lui en voulait encore ! Elle n'allait pas lui pardonner si facilement et elle aurait aussi deux mots à dire à Deedo à propos de tout ça. Mais il s'était excusé… Même s'il était sous l'emprise du thé, ses excuses étaient sincères. Mais ce n'était pas une raison pour céder aux avances de Heero !
« Arrêtes, Heero ! Qu'est-ce qui te prend ? Ça va pas de m'embrasser comme ça ? Tu… Tu n'es pas dans ton état normal ! »
Heero recula et la regarda attentivement : « Yami... je sais ce que tu penses. Tu es perdue, tu penses que ce n'est pas réel. Tu doutes de ma sincérité. Mais je te prouverai avec toute la passion de mes sentiments que ce rêve que tu chéris depuis si longtemps est devenu réalité. »
Il la prit par la taille et la renversa dans ses bras : « Tu dois apprendre à vivre dans la réalité, Yami. »
Puis, il l'embrassa avec une telle passion qu'elle ne tarda pas à dévorer son corps tout entier. Ses bras serraient contre lui la pauvre Yami, qui dut bien se rendre à l'évidence...
Vivre dans la réalité ? Ses parents le lui disaient aussi quand elle rêvassait trop à propos de Heero mais aujourd'hui, il était vraiment là et elle était dans son monde. Dans ses bras… Heero était peut-être sous l'effet du thé, et alors ? Ses excuses, ses sentiments étaient réels quand même. Elle n'avait pas envie de lutter. Elle n'avait pas envie de le repousser. Elle voulait être dans ses bras, même si ce n'était pas bien et qu'elle avait l'impression de profiter de la situation. Et puis, Heero était très persuasif, tellement persuasif qu'elle laissa de côté ses remords pour l'enlacer et se laisser aller à l'embrasser aussi. Apres tout, le thé ne faisait que révéler ce qu'on a en nous. Heero l'aimait ! Heero l'aimait vraiment et il l'embrassait ! Ses derniers doutes fondirent comme un morceau de sucre dans une tasse de café brûlant et elle se laissa totalement aller entre les bras virils de son garde du corps…
Et puis, tout comme cette situation tenait du rêve, quelque chose brisa la magie du moment lorsqu'ils se redressèrent et que leurs lèvres se séparèrent. Le regard passionné de Heero se changea en surprise. Avant que Yami, encore sous l'émotion du baiser et de ce qui se passait en elle, ait le temps de dire un mot, Heero se précipita hors de la chambre. La porte se referma en claquant et Yami se laissa tomber sur le lit, en reprenant brutalement ses esprits. Un peu désespérée que Heero ait fuit, un peu coupable également de ne pas avoir eu la force de résister à la tentation. Est-ce que Heero lui en voulait pour ça ? En tous cas, elle, elle ne lui en voulait plus du tout et elle savait maintenant que Deedo avait entièrement raison… Pourvu que Heero ne lui en veuille pas trop, elle devait le retrouver et s'excuser absolument !
Elle se leva aussitôt mais fut obligé de se rasseoir, en sentant ses jambes toutes tremblantes. Ah, quel baiser…
A SUIVRE…
