NDA : Je viens d'ajouter 4 chapitres. Il s'agit des chapitres que j'avais déjà publiés sur mon site mais pas ici. En effet, j'ai eu beaucoup de chamboulemnt dans ma vie et du coup, j'ai vraiment oublié de publier ici... Je suis désolé...


Chapitre VIII : L'arrivée d'Urahara

Kisuke venait d'arriver au Seireitei. Il savait qu'on l'attendait au manoir alors il ne se fit pas prier et quitta le Sokyoku. Il vit arriver deux gardes qui s'inclinèrent devant lui.

— Nous sommes chargés de vous accompagner au manoir Kuchiki.

— Merci.

Ils s'en allèrent et arrivèrent au manoir rapidement. Ils entrèrent sans difficulté et cette fois, ce fut Ryū qui accueilli son invité.

— Urahara-san, bienvenue.

— Merci Kuchiki-sama, s'inclina Kisuke qui fut troublé de voir un homme ressemblant tellement à Byakuya.

— Mon frère vous attend.

Ryū se mit en marche vers la chambre de Byakuya et il entendit Kisuke le suivre en silence. Lui ne savait pas tellement comment agir. Il savait que cet homme pouvait se montrer très curieux et avait un sens de l'humour assez étrange.

Kisuke lui, essayait de retenir le chemin qu'ils empruntaient, mais cette maison était énorme.

— C'est un vrai labyrinthe ! s'exclama Kisuke alors qu'il tournait dans un énième couloir.

— Notre demeure est ancestrale et plusieurs bâtiments et ailes ont été rajoutés au fil du temps.

— Et combien y a-t-il de bâtiments ?

— Au total il y en a neuf, mais certains sont utilisés pour divers travaux. Le bâtiments principal, où vivent les membres du Clan, compte trois maisons différentes, toutes reliées entre elles par ces passerelles, montra Ryū de la main.

— Eh bien…

Et enfin Ryū s'arrêta, il se tourna vers son hôte et sourit en voyant qu'il regardait partout. Il toqua au montant du fusuma et entendit la voix de son frère l'autoriser à entrer. Ryū ouvrit la porte et laissa entrer Kisuke qui ne se fit pas prier. Il était impatient de voir à quoi ressemblait le noble Kuchiki maintenant.

Son regard se focalisa directement sur Byakuya qui se trouvait debout près de l'engawa. Il portait un kimono parme. Il remarqua les changements physiques au premier coup d'œil.

— Bonjour Urahara-san.

— Bonjour, Kuchiki-sama, Abarai-san, Kuchiki-san…

En effet, Renji et Rukia étaient là pour l'accueillir. Après tout, c'était eux qui avait demandé son aide. Il s'avança lorsque Ryū passa à côté de lui. La pièce était modeste, un canapé était installé près d'un mur et seulement deux meubles se trouvaient en face. Kisuke vit Rukia s'approcher de lui.

— Merci d'avoir put venir si rapidement, Urahara-san.

— De rien pe… Kuchiki-sama. Alors comment vous sentez-vous Kuchiki-sama, demanda Kisuke en s'adressant à Byakuya.

— Je vais bien.

Voyant que son patient ne disait pas la vérité, il demanda à tout le monde de quitter la pièce, sauf Renji. Il savait quel lien ils avaient et que lui seul pourrait vraiment l'aider dans son travail. C'est ainsi que Ryū et Rukia quittèrent le salon. Cette dernière retourna à sa division.

Kisuke n'avait pas bougé, il regardait toujours Byakuya dans les yeux. Ils s'affrontaient. Renji s'en aperçut et calma les deux hommes.

— Kuchiki-sama, il va falloir vous habituer à me dire toute la vérité. Cela ne sert à rien de mentir… à part fausser mes tests…

— Comment seriez-vous si vous deviez perdre Benihime ? demanda simplement Byakuya en croisant les bras.

— Ok… je vois. Bon alors déjà, j'ai su que Renji insufflait du reiatsu dans votre zanpakuto, ce qui est une bonne chose. Maintenant, je vais vous poser des questions, pour que je puisse avoir une base pour mes tests.

Byakuya se plia à son questionnaire, et Renji y ajoutait ses observations. Cela dura plus une dizaine de minutes. Kisuke, concentré, ne regardait pas le noble qui se crispait sur certaines qui étaient personnelle.

— Renji-san m'a dit que Sode no Shirayuki parvenait à lui parler, ce qui donne un bon espoir pour le revoir…

— Comment ca elle peut lui parler ? s'exclama Byakuya en se tournant vers Renji. Pourquoi tu ne me l'a pas dit ?

— Parce que je ne voulais pas te donner de faux espoir si des fois ca ne marchait pas… Tu es assez mal comme cela pour te faire souffrir encore plus…

Renji n'avait pas lâché son amant du regard et le voyait défaillir face à la vérité. Byakuya lui, se sentait trahi par Renji. Il lui avait délibérément menti… pour le protéger… mais quand même…

— Ne vous énervez pas, calmez-vous, Kuchiki-sama. A présent, je vais prendre votre taux de reiatsu.

Kisuke ne fit pas attention au couple qui se prenait le bec, ce n'était pas ses affaires après tout, même si voir le noble perdre son sang froid était une première… Le taux prit, il le nota et fit d'autres examens sur le noble qui se laissait faire. Il demanda à Renji d'aller chercher Senbonzakura et de le placer près de Byakuya.

Le scientifique remarqua qu'aucun échange de reiatsu ne se faisait entre eux, comme cela devrait être si Senbonzakura était conscient.

— Renji, lorsque tu insuffle ton reiatsu en Senbonzakura, est-ce que tu le sens réagir ?

— Parfois, mais c'est très léger et bref.

— D'accord.

Cette fois, la pièce devint silencieuse. Plus personne ne parlait, et Byakuya s'était rapprocher de Renji. Il se demandait ce que le scientifique allait lui faire. Et en lui, l'espoir de revoir Senbonzakura le réjouissait. Il lui manquait énormément. Ne plus l'entendre, lui parler, ou même le sentir était une véritable torture.

Renji s'aperçut de la crispation de son amant et l'entoura de son bras avec tendresse. Il lui murmura des excuses à l'oreille que Byakuya s'empressa d'accepter. Il ne pouvait pas lui en vouloir longtemps d'avoir voulu le protéger.

Dans son coin, Kisuke estimait le travail à faire et le temps que cela prendrait… et cela en prendrait. Il finit d'écrire sur son dossier et releva son visage.

— Bon, j'ai fini. Alors cela prendra longtemps, je ne sais pas trop combien de temps, cela dépend de pas mal de chose.

— Et au final, qu'est-ce qui arrivera ? demanda Renji soucieux.

— Un taux de reiatsu normal, je l'espère, mais surtout le retour de Senbonzakura. Ce point est ma priorité.

— Et si ca ne marche pas ?

— Ne soyez pas déjà pessimiste, Kuchiki-sama, sourit Kisuke.

Kisuke savait qu'il devait tout faire pour ramener Senbonzakura. Car même s'il essayait de le cacher, Byakuya souffrait. C'était évident et Kisuke avait vu que Renji en était bien conscient.

— Je vais faire en sorte de parler avec Sode no Shirayuki. Je dois pouvoir avoir un intermédiaire entre Senbonzakura et moi.

— Mais comment faire ?

— Ca, c'est mon problème, Renji-san, vous, contentez-vous de rester auprès de Kuchiki-sama. Je dois voir Kyoraku-sama.

— Je peux le faire appeler, répondit Byakuya.

— Cela m'arrangerait effectivement, je dois rester ici pour préparer mes tests.

Byakuya s'occupa de faire prévenir Kyoraku alors que Kisuke demandait une salle vide pour pouvoir travailler tranquillement. Il laissa le couple pour suivre le domestique qui l'emmena dans une pièce complètement vide à quelques salles d'écart du salon.

Dans le salon, Renji se tourna vers Byakuya lorsqu'il le vit bouger. Son regard anthracite devint brumeux et le visage de Byakuya se baissa. Alors il s'approcha et l'entoura de ses bras au niveau du cou pour que son corps se retrouve totalement contre le sien. Il lui embrassa le cou avec tendresse.

— Ca va aller. Tu vas retrouver Senbonzakura, et ton reiatsu.

— Et si cela n'arrivait pas ?

— Alors tu auras une nouvelle vie, mais moi, je serais toujours là, et nous pourrions demander à Rukia si Senbonzakura pourrait discuter avec toi via son zanpakuto.

— Comment tu arrives à être aussi optimiste ?

— Parce que si je n'avais pas eu cela, jamais je ne serais là aujourd'hui. Je n'aurais pas mes bras autour de toi, je ne t'aurais même pas connu, ni connu l'Académie, le Gotei…

— Pourquoi ?

— Parce que je serais mort dans la rue…

Le noble se crispa et ferma les yeux. Pour lui à présent, il lui était impossible d'imaginer une vie sans Renji. Cela faisait tellement longtemps qu'ils travaillaient ensemble que s'imaginer sans lui, lui était intolérable.

Sentant le corps de son amant se raidir, Renji caressa doucement son corps et le retourna afin de pouvoir l'embrasser. Leurs lèvres ne se lâchaient pas et leurs langues jouaient ensemble. Cela détendit instantanément le noble qui se laissa faire lorsque Renji recula jusqu'au canapé. Là, il le fit tomber dessus et s'installa au dessus de lui, les bras de chaque côté de son visage.

— Je te tiens, sourit Renji alors que Byakuya le regardait avec des yeux ronds.

— Renji, Urahara-san n'est pas très loin… et…

— Je veux profiter de toi et Kisuke est assez grand pour avoir remarqué que tu avais besoin de tendresse, alors… je crois que c'est mon rôle n'est-ce pas ?

— Je t'ai appris à suivre ton rôle…

— Au pied de la lettre, alors Byakuya Kuchiki, prépare-toi à devoir me supporter un long moment, je dirais même… l'éternité.

Le cœur de Byakuya s'affola à ce dernier mot. Jamais personne ne lui avait parlé ainsi. Mais le regard brillant de Renji lui montrait toute sa sincérité. Il voulait réellement vivre toute sa vie à ses côtés. Il leva doucement ses mains pour les poser sur les joues de son amant et fit avancer son visage vers le sien.

— Pour l'éternité… promet-le-moi… Renji…

— Je te le promets mon amour, répondit très sérieusement Renji en voyant le doute dans les yeux de Byakuya.

Le noble ferma la distance et embrassa tendrement, doucement Renji qui profita de cet instant avec Byakuya au maximum. Car il savait que la suite serait différente.

Le commandant arriva aux portes du Clan Kuchiki. Il se demandait bien pourquoi Kisuke avait demandé après lui. Est-ce que l'idée de Renji et Rukia tombait à l'eau ? Est-ce que Byakuya ne pourrait plus jamais retrouver son reiatsu ? Enormément de questions défilait dans sa tête à mesure qu'il suivait le domestique jusqu'aux appartements de Byakuya. C'était la première fois qu'il entrait dans cette partie du manoir.

Le fusuma glissa et laissa apparaitre les trois personnes aux yeux de Shunsui. Kisuke semblait perdu dans ses pensées, son visage plongé dans sa feuille alors que Renji se tenait tout près du noble qui semblait soucieux.

— Ah ! Commandant Kyoraku, vous avez fait vite.

— Bonjour Urahara-san, Abarai-san, Kuchiki-sama.

Kyoraku s'approcha alors que le fusuma se refermait derrière lui. Il remarqua tout de suite que les nouvelles ne seraient pas forcément plaisantes. Kisuke s'installa de sorte que les trois personnes pouvaient le voir facilement et déclara à Kyoraku.

— Bon, j'ai fais les tests préliminaires sur Kuchiki-sama et…

— C'est mauvais ?

— Oui et non, en fait, je ne peux être sûr de rien. Il y a tellement de variable à prendre en compte que je ne peux rien affirmer.

— Alors pourquoi m'avoir fait venir ? s'interrogea Kyoraku qui se relâcha.

— En fait… j'aurais besoin de Rukia-chan.

Cette fois Kyoraku écarquilla les yeux en entendant la requête de son vieil ami. En quoi Rukia serait une aide pour lui ?

— Rukia ou plutôt, Sode no Shirayuki peut atteindre Senbonzakura… La raison, je ne sais pas, répondit Kisuke à la question silencieuse de Kyoraku. Mais le fait est là. Ils peuvent se parler alors que Senbonzakura est bloqué dans le monde intérieur de Kuchiki-sama.

— Mais j'ai besoin de Rukia-chan à la treizième… De plus, Jyuu… Ukitake-san est malade en ce moment... Alors si je lui enlève son Lieutenant… Il ne s'en sortira plus…

Kyoraku s'était repris sur le nom de son compagnon et ne voulait absolument pas qu'il se retrouve tout seul à gérer la division.

— J'ai besoin d'elle… Shunsui, marqua Kisuke en l'appelant par son prénom, ce qui était très, très rare… et c'est là que le commandant comprit l'importance de sa présence.

— Je… Je vais demander au troisième siège d'Ukitake-san de prendre le travail de Rukia-chan, mais elle devra venir de temps en temps à sa division.

— Elle ira lorsqu'Urahara-san n'aura pas besoin d'elle, affirma Byakuya qui parlait pour la première fois depuis son arrivée.

— Alors dans ce cas… je n'y vois pas d'inconvénients.

Ravi, Kisuke expliqua de nouveau ce qu'il comptait faire, et appris aussi à Kyoraku que Retsu devrait venir faire des tests sur Byakuya pour voir si aucun effet indésirable ne se manifestait.

— Elle viendra comme prévu, je vais prévenir les personnes concernées.

— Kyoraku-sama, intervint Byakuya. Est-il possible que tout cela reste confidentiel ? Je n'ai pas envie que ma vie privée devienne un sujet de conversation.

— Il n'y aura personne d'autre de mis dans la confidence que celles nommés. Même les sièges d'Ukitake-san n'en sauront rien.

Byakuya savait qu'il pouvait avoir confiance en Shunsui pour la discrétion. Mais ne se sentait pas apaisé pour autant. Cela lui déplaisait d'utiliser Rukia… Pourtant, la perspective de pouvoir revoir Senbonzakura l'excitait, car il lui manquait vraiment.

Après le départ de Shunsui, Kisuke demanda à Byakuya de s'allonger.

— Pourquoi ?

— Je voudrais que vous essayiez de vous concentrer pour entrer dans votre monde intérieur.

— Mais…

— Je sais que vous n'y arriverez pas, je veux juste voir comment se comporte votre reiatsu lorsque vous le faite.

Byakuya accepta et quitta la pièce, suivit de Renji et Kisuke pour aller se coucher directement dans son lit. Il n'y aurait que là qu'il pourrait se concentrer suffisamment. Il ferma les yeux après avoir fait un signe à Renji qui se mit près de lui.

Kisuke s'approcha de l'autre côté et prit le taux de reiatsu. Sans qu'il le voie, Renji l'observait et lorsqu'il le vit grimacer, il s'inquiéta.

— Que ce passe-t-il ?

— Chut ! Ne dis rien Renji-san, laisse Kuchiki-sama se concentrer.

Les yeux fermés, Byakuya ne voyait que du noir. Il essayait de se concentrer pour entrer dans son monde intérieur, mais il n'y arrivait pas. Alors il imagina une porte face à lui tenant une clé, et lorsqu'il voulu la déverrouiller, rien ne se passait. Comme si la clé n'était pas bonne. Une sensation de froid et de détresse s'empara de Byakuya qui rouvrit les yeux violemment et se redressa immédiatement.

— Qu'y a-t-il, Kuchiki-sama ?

— Je n'y arrive pas. J'ai senti comme du froid me repousser.

— C'est normal, votre reiatsu n'est pas assez puissant pour vous protéger, alors vous êtes rejeté. Je m'attendais à cette réaction.

Renji regardait son amant avec surprise. Jamais il n'aurait cru que cela lui arriverait. Mais il se dit aussi qu'à présent, il faudrait travailler et laisser Kisuke s'occuper de lui. Le scientifique nota ses observations sur son carnet avant de demander à Byakuya ce qu'il avait fait et ressenti. Le noble se plia à l'exercice et Renji l'écoutait. Il resserra sa main sur la sienne lorsqu'il parla du refus de la porte.

Lorsque Rukia arriva à la fin de sa journée de travail, elle se présenta au salon ou elle trouva Kisuke en train de lire un livre qu'il avait été cherché à la quatrième division. Byakuya et Renji étaient silencieux, mais elle vit rapidement l'humeur maussade de son frère. Lorsqu'elle se fit remarquer, chacun leva son visage et lui sourit, sauf Byakuya, toujours plongé dans son agacement.

— Alors ta journée Rukia ? demanda Renji avec joie.

— Ca a été, j'ai bien reçu le mémo de Kyoraku-sama, Urahara-san.

— Super ! Je ne pensais pas qu'il allait te l'envoyer aujourd'hui, mais tant mieux !

— Vous voulez que l'on essaye ?

— Non, Rukia-chan, Kuchiki-sama est fatigué. Nous essayerons demain. Pour l'instant, moi je commence à avoir faim !

Rukia sourit en voyant les efforts du scientifique pour changer l'atmosphère de la pièce. Et cela réussit lorsque le rire de Renji se fit entendre. Byakuya tourna enfin son visage vers sa sœur et essaya d'esquisser un sourire.

La jeune femme savait que sa contribution à tout cela était importante. Elle avait bien comprit qu'elle était le chemin entre Byakuya et Senbonzakura. D'ailleurs, elle ne comprenait toujours pas comment cela se faisait. Elle avait tenté d'en parler avec son zanpakuto, mais Sode no Shirayuki éludait toujours la question, changeant délibérément de sujet.

Lorsque le repas fut fini, Rukia s'excusa pour aller s'enfermer dans sa chambre. Elle devait vraiment parler avec elle. Alors elle s'installa confortablement et entra dans son monde intérieur. Là, elle trouva Sode no Shirayuki debout face à elle.

— Bonjour, Sode.

— Bonjour, Maîtresse.

Rukia s'approcha et remarqua la pliure sur le front de son zanpakuto. C'était bien la première fois qu'elle la voyait si soucieuse.

— Je voudrais que tu répondes à mes questions à présent.

— Je le sais, n'oublie pas que je sais tout de toi. Je vais tout faire pour que cela marche. Assieds-toi, indiqua Sode en montrant une place à ses côtés.

Rukia s'installa confortablement sur une souche qui semblait protégée par la neige. Le froid régnant ne l'atteignait pas, pas comme à la Soul Society. Elle se tourna vers son amie qui regardait le sol.

— Il y a des centaines d'années, mon Maître vivait déjà à la Soul Society. Mais il n'était pas comme toi, lui ne cherchait que la puissance sans venir me voir, prétextant que c'était inutile. A cette époque je n'étais pas de la neige, mais de la foudre. Lors d'un combat, mon Maître s'est retrouvé en très mauvaise posture et pour la première fois, m'a imploré de l'aider. Ce que j'ai fait. Mais notre adversaire était très puissant, plus que moi à ce moment-là. Lui utilisait le vent. Une arme très puissante, qui soulevait des tornades gigantesque. Mais alors que son zanpakuto et moi nous nous battions, le sien a cessé brusquement alors qu'il allait nous porter le coup de grâce. C'est à ce moment-là que je l'ai vu. Il s'est matérialisé dans le monde intérieur de mon Maître. C'était la première fois que cela arrivait. Et là… j'ai été subjuguée. C'était un homme magnifique, grand, svelte, et terriblement séduisant.

Sode no Shirayuki s'arrêta et se tourna vers Rukia qui buvait ses paroles. Elle lui sourit et lui prit la main avec douceur. C'était la première fois qu'elle se rappelait de tout cela.

— Il s'est approché de moi, continua la jeune femme. Au début il ne disait rien, mais son regard bleu était brillant. Et là il a dit : « Je ne suis pas de nature violente ». Je n'ai pas pu me retenir de rire, car sa voix était tout ce qu'il y avait de plus sérieux, mais ses attaques étaient mortelles. A l'extérieur, nos Maîtres se demandaient ce qu'il se passait, car le calme était revenu soudainement.

— Et que s'est-il passé ensuite ?

— Cet homme m'a parlé, longtemps, sans jamais bouger, il a exprimé tout ce qu'il pensait, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Je l'ai haï pour certains mots, j'ai eu de la pitié pour d'autre, mais ce qui en est ressorti c'est une grande envie de lui montrer ce que je connaissais. Il était terriblement seul. Alors nous avons continué à parler. Mon Maître est venu dans mon monde pour savoir ce que j'avais. Il avait cessé le combat, et était parti. Alors je lui ai expliqué, et il a comprit. Mais le Maître de mon ami… l'a simplement abandonné sur le lieu du combat… Il en a été très affecté et est resté avec nous. Mon Maître a été récupérer le zanpakuto et l'a gardé avec lui.

— C'est très gentil de sa part… Comment s'appelait ton ami ?

— Je n'ai pas le droit de le révéler… Mais nous avons continué à nous voir, nous avons même combattu ensemble, mais nous étions aussi très attachés l'un à l'autre.

— Comme… des amoureux ?

— Oui. C'est cela Rukia-chan. Nous aussi nous pouvons aimer et je l'aimais, de tout mon cœur, et c'était réciproque.

La blessure s'installa dans ses yeux et Rukia le remarqua rapidement. Elle resserra son étreinte sur la main de Sode no Shirayuki.

— Un jour, mon Maître est parti combattre. L'ennemi était puissant et nous avons combattu de toute notre puissance, mais cela n'a pas suffit. Alors que nous mourions, mon ami est arrivé dans notre monde et c'est montré à mon Maître. Je ne peux pas dire ce qu'ils se sont dit, je ne les ais pas entendu. Mais il avait décidé que si nous venions à mourir, il en ferait autant, car il ne voulait pas m'abandonner.

— Il est mort en même temps que toi ?

— Oui. Cela m'a été très douloureux. Il tenait ma main, comme tu le fait en ce moment, et nous avons fermé les yeux en nous promettant de nous retrouver. Lorsque je les ais rouvert, j'étais seule, dans un monde totalement différent. Plein de neige, mais une énergie débordante. Je ne me souvenais plus de rien.

— C'était moi…

— Oui. Aucun souvenir me revenais, j'avais même l'impression que c'était ma première vie, comme pour tout être humain. Je me suis ouverte à toi et nous avons appris à nous connaitre. J'étais satisfaite, mais tout au fond de moi, je savais qu'il me manquait quelque chose, mais je ne savais pas ce que c'était, alors je n'y faisais pas attention. Jusqu'au jour où Byakuya-sama est venu te voir à l'Académie. Ce manque s'est renforcé pour je ne sais quelle raison.

— C'était Senbonzakura ! s'écria Rukia stupéfaite de sa découverte.

— Oui. J'ai reconnu son âme. Mais il m'était impossible de communiquer avec lui, je n'y arrivais pas. Jusqu'à ce que Muramasa fasse son apparition. Il nous a libéré et nous à permis de nous revoir. Et lorsque Senbonzakura est apparu devant moi, je l'ai reconnu immédiatement grâce à ses yeux, ils brillaient comme ceux de mon ami. Senbonzakura ne se souvenait pas, c'est Muramasa qui l'a libéré de ce qui se cachait en lui.

— Et vous vous êtes retrouvés.

— Oui. Il était si heureux lorsqu'il a comprit qui j'étais. Mais nous étions manipulés par Muramasa. Quand toute cette histoire a été finie, il est venu me voir.

Sode no Shirayuki ne pu se retenir de rougir. Elle était heureuse de l'avoir retrouvé. Rukia brûlait de poser ses questions et son zanpakuto le sentit.

— Vas-y pose tes questions Rukia-chan.

— Est-ce que… Senbonzakura t'aime ?

— Oui. Il l'a vite comprit et ne l'a jamais renié, même si les émotions de son Maître ont été dur à accepter. A cette période, Senbonzakura l'a aidé le plus possible, car il sentait ses interrogations. C'était au moment où Kuchiki-sama se posait des questions sur ses sentiments pour Abarai-san.

— Oh… je vois… Et… enfin…

— Senbonzakura a toujours été présent pour son Maître, car au contraire du premier, Kuchiki-sama s'est toujours préoccupé de lui, ce qui était nouveau pour Senbonzakura. Alors quand il a perdu la connexion avec son Maître, cela l'a tellement ébranlé qu'il a refusé de rentrer en contact avec moi pendant toute la durée du coma de Kuchiki-sama. Cela m'a fait du mal, car je l'aime.

— Alors quand Byakuya-sama s'est réveillé, il est revenu vers toi ?

— Pas au début, car il n'osait pas, il avait peur de ma réaction. Et puis… il n'y arrivait pas. Il a forcé et forcé pour me voir. Et quand il a réussi et qu'il a sut ce qu'il s'était passé… C'était la première fois que je le voyais aussi triste…

Un silence se fit et les deux jeunes femmes restèrent à penser pendant un long moment. Rukia n'avait jamais imaginé que deux zanpakuto puissent être aussi proches. Alors qu'elle allait parler, elle sentit une chute de reiatsu.

— Tu devrais retourner dans ton monde Rukia-chan, tu es en train de t'épuiser. Mais peux-tu s'il te plait, dire à Kuchiki-sama que je ferais tout pour l'aider à retrouver Senbonzakura et qu'il lui manque aussi.

— Je le ferais Sode, merci pour m'avoir raconté ton histoire, cela me fait très plaisir.

La jeune femme lâcha la main de son amie et se retrouva immédiatement dans son corps, allongé sur son futon. Elle reprit une grande goulée d'air et se releva. Elle avait besoin de marcher un peu et de remettre toute ses pensées en place. Ce que son zanpakuto venait de lui dire relevait de sa vie intime. Jamais elle n'aurait pensée que Sode no Shirayuki et Senbonzakura puisse s'aimer à ce point-là. Cela lui fit penser à Renji et son frère. Leur relation aussi était fusionnelle. Elle voyait Renji se calmer alors que Byakuya prenait certain trait de Renji. Est-ce que Senbonzakura et Sode no Shirayuki était passé par là aussi ?