Disclaimer : On n'a vraiment besoin d'en passer par là ? Je veux dire; tout le monde est au courant, non ? Vous voulez vraiment me le faire dire ? Bon... l'idée originale n'est pas de moi. Contents ? ;)

Mr Poulbot est, par contre, entièrement de mon crû ! Le barjot est à moahahahaha !

Note : Vers quels chemins nos petits avengers vont-ils se tourner ?


Institut de Recherches Labiles


« Non, vous ne pouvez pas installer un télescope sur le toit, Dr Foster."

"Mais enfin ! Je dois bien effectuer mes relevés ! Je travaille sur un portail entre nous et Asgard ! Comment voulez vous que je fasse ça, si je ne sais pas où je dois nous faire atterrir ! »

« Je suis désolé, Jane, Dr Foster, il n'est tout simplement pas possible de mettre un télescope sur le toit. Il n'y a plus de place. »

« Non mais je rêve ! Vous avez une double piste d'atterrissage là-haut ! Vous avez même un balcon pour ''Iron Man'' qui mène directement à vos appartements ! Qu'est ce qu'il y a ? Vous devez garder la place pour le court de tennis que vous n'utilisez jamais ? »

« Pas du tout. Il n'y a pas de court de tennis sur le toit. Il est au 57ème étage. »

« Alors quoi ! »

« On a installé un parc, il y a un mois. »

« Pardon, un parc ? »

« Pour James... On a pensé que la sécurité serait meilleure... » expliqua Bruce.

Jane leva les bras en signe de frustration. Tony leva les yeux au ciel pour montrer que la conversation ne l'intéressait plus. Bruce se leva prouvant qu'il voulait se montrer conciliant.

« Écoutez... je suis sûr qu'on peut lui trouver une place. Et » ajouta t-il à l'attention de Tony « cela pourrait contribuer à l'épanouissement de James, une fois qu'il sera plus grand. »

« Mon télescope n'est pas un jouet ! » s'indigna Jane.

« Sous supervision ! » se défendit Bruce. « Ce serait très pédagogique ! »

« Vous dépensez des milliards » adressa t-elle à Tony dans un sursaut de colère devant son apathie. « pour faire venir de la glace que vous avez fait découper d'un pu- d'un Iceberg mais vous êtes pas foutus de faire en sorte que mon télescope soit installé ! »

Tony redressa vivement la tête. « Comment savez vous ça ? » demanda t-il soupçonneux.

« Hein ? » répondit Jane, déconcertée. « Il y avait un magazine dans l'avion qui en parlait. »

« Oh. D'accord. » Et Tony se repencha sur ce qu'il était en train de faire (et Bruce ne tenait absolument pas à savoir ce que c'était depuis qu'il avait aperçut le logo du SHIELD sur l'écran).


Après plus d'un mois de préparation, la mission allait enfin pouvoir commencer. Il avait été beaucoup plus long que prévu de se débarrasser l'actuelle assistante personnelle du PDG d'IRL. Ne tirez pas de conclusions hâtives, le SHIELD ne l'a pas fait tuer. Il peut se montrer plus subtil parfois. Non, ils ont juste fait en sorte qu'un poste plus avantageux lui soit proposé. Un salaire doublé dans une autre entreprise a eu le résultat escompté. Malheureusement, ils n'avaient pas prévu que son contrat comprenne une clause indiquant que sa lettre de démission soit remise deux mois avant de quitter son poste.

Une fois sa lettre de démission remise, les entretiens pour le poste avait commencé. Natasha, naturellement, y avait brillé.

Ce temps leur avait permis d'arranger tous les derniers détails de l'infiltration. Natalie et Clive Gallows possédaient un appartement dans un immeuble juste en face de la tour STARK. Rempli de photographies d'eux, de leur mariage, de leur lune de miel et de leur famille. Une sortie leur permettrait de rejoindre la tour Stark sans être vu, les appels automatiquement transférés dans leurs appartements. Clive Gallows était un agent immobilier à succès qui avait rencontré sa femme en achetant son café au Starbuck qu'ils fréquentaient tous les deux.

Le responsable de la sécurité d'IRL avait passé la semaine a les filer partout et demain constituait le premier jour de Natasha dans son ''nouveau poste''. Clint était encore très nerveux, même s'il fallait le connaître pour le voir, mais était assez excité par la nouveauté de l'histoire. Un peu comme un écolier, le jour de la rentrée.

Soudain, l'on put entendre une discussion dans le couloir.

« Non, je ne le ferais pas. » disait Tony. « Ça me prendrait au moins vingt minutes ! Je refuse. »

« Oh, allez Tony... » le suppliait Darcy.

« Non. J'ai des choses importantes à faire. » continua t-il en s'éloignant d'un pas pressé.

« Ah oui ? Comme quoi ? » attaqua t-elle en s'énervant.

« Mettre les choses en perspective. » répondit-il immédiatement en passant la porte de la cuisine.

Il se retrouva rapidement plaqué contre le mur par une Darcy en colère et désespérée. « Je suis bloquée dans cet appartement parce que Loki a décidé que ce serait marrant, je n'ai aucun vêtement à ma taille parce que Jane a oublié que je pourrais en avoir besoin, j'ai le bras dans le plâtre et je n'hésiterais pas à m'en servir. » dit-elle d'une voix dangereusement basse. « alors tu vas me rendre ce service bien gentiment, ok ! »

« Et tu vas faire quoi ? Me taper dessus avec ton bras cassé ? »

« Non. Mais je peux crier très fort que tu me fais mal. Qui penses tu qu'on croira plus facilement, la fille qui est recouverte de points de suture ou le mec qui n'aime pas les gens ? Je ne sais pas pour les autres, mais j'ai prêté mon taser à Jane... »

Tony plissa les yeux de colère. « Quoi, qu'est ce que vous regardez ? » adressa t-il aux autres occupants médusés de la cuisine en repoussant sans ménagement Darcy. « Qu'est ce que vous faites là ? » agressa t-il.

Steve et Clint les regardaient, bouches bées. « Euh... J'avais soif alors... » répondit avec hésitation Steve en levant son verre d'eau.

Tony tourna son regard meurtrier vers Clint. « Hé ! T'en prends pas à moi ! Je ne suis pas celui qui te fais du chantage ! »

« Qui fait du chantage ? » demanda Natasha en entrant dans la cuisine avec un sourire satisfait. « Je tiens à vous rappelez que le chantage est ma prérogative ainsi que de connaître tous les secrets. »

« C'est Darcy. » l'informa Clint en s'appuyant sur le comptoir.

« Oh. Intéressant... » Natasha lui jeta un coup d'oeil spéculatif.

Tony leur lança un dernier regard vengeur avant de sortir en trombe de la cuisine. Après avoir attrapé la cafetière. Chose que ne manqua pas de remarquer tous les occupant de la cuisine.

« J'imagine que c'est vrai ce qu'on dit... » déclara Darcy avec un grand sourire. « Il n'y a pas de vie sans eau... parce qu'elle est nécessaire pour faire du café. »

Clint gloussa brièvement. Steve lui lança un regard interrogateur. « Qu'est ce que tu veux qu'il fasse ? »

« Mon i-pod s'est brisé en même temps que mon bras, je veux qu'il le répare. »

« Ton quoi ? »

« Mon i-pod, tu sais, un MP3 mais en mieux... »

« Euh... » eut le temps d'exprimer Steve qui n'y comprenait rien avant que Darcy ne reprenne.

« J'ai absolument besoin de ma play-list. C'est la seule chose qui me permet de rester saine d'esprit quand Jane discute avec Erik, ou quand Jane se retrouve en présence de Thor, ou quand James se met à pleurer... En fait, c'est la seule chose qui me permet de rester saine d'esprit tout court. »

« Attends... » intervint Clint. « Tu écoutes de la musique quand James se met à pleurer ? »

« Oui. Quoi ? » demanda t-elle en voyant les regard éberlués des gens rassemblés dans la cuisine. « Hé ! C'est pas comme si je l'abandonnais affamé dans une forêt ! C'est pas mon gamin ! »

« Mais... »

« Pas de mais ! J'ai besoin de ma musique, point final ! »

Sur ce, Darcy quitta la cuisine d'un pas déterminé.

...o...

Le lendemain, Natasha se présentait à la secrétaire du lobby pour recevoir son badge.

« Natalie Gallows. Je souhaiterais que Monsieur Couteleux, des ressources humaines, soit averti de mon arrivée et on m'a dit de m'adresser à vous pour mon badge. »

« Oui, bien sûr, Mademoiselle Gallows, je m'en occupe tout de suite. »

« Madame. Je suis jeune mariée, nous venons de rentrer de notre lune de miel. »

« Oh ! Comme c'est charmant ! C'est votre premier jour ? Quel poste occupez vous ? » Dit-elle jovialement en trouvant le badge de Natasha. « Ah. Vous... vous êtes la nouvelle Assistante de Direction de Monsieur Poulbot. » Son regard se fit fuyant. « J'espère que vous êtes prête... »

Natasha fronça les sourcils. « Oh, vous savez, j'ai déjà occupé un poste semblable avant mon mariage. »

« Ah ! Pardonnez moi ! Je ne voulais pas mettre en doute vos capacités ! Je suis sûre que la direction a fait en sorte d'engager la personne la plus qualifiée pour ce poste ! Je m'inquiète juste qu'ils ne vous aient pas tout... »

« Madame Huds ! J'espère que vous n'essayez pas, encore, d'effrayer une nouvelle recrue ! » interrompit un homme dans la quarantaine, légèrement ventripotent portant des lunettes autour du cou comme un collier.

« Ne l'écoutez pas, Natalie -je peux vous appeler Natalie ?- c'est un poste formidable et vous ferez un travail fantastique ! Vous avez votre badge ? Parfait ! Suivez moi, je vais vous présenter Mr Poulbot. »

Il la conduisit jusqu'à une cage d'ascenseur où il appuya résolument sur le numéro 136 en lui expliquant que son bureau -et celui de Mr Poulbot- se trouvait à cet étage. Au 38ème, une personne monta.

« Robert ! Quel plaisir de te voir ! On ne te voit pas souvent quitter ton bureau ! Comment était ton week-end ! »

« Plutôt bien. » répondit Mr Couteleux. « Nous sommes allé voir cette exposition sur les Mayas avec Alice. Comment vont tes enfants ? »

« Oh... l'aînée veut sa ligne de téléphone privée... Comme si un portable ne suffisait pas... »

Robert Couteleux pouffa poliment. « Peter, je te présente Natalie Gallows, elle commence aujourd'hui. »

« Enchanté Mademoiselle. Quel poste vous faites nous l'honneur de prendre ? Il est rare de voir Robert se déplacer pour accueillir les nouveaux arrivants. »

« C'est Madame. » dit-elle en lui montrant son anneau mais avant qu'elle puisse continuer, le directeur des ressources humaines lui coupa la parole.

« Peter Holloway ! Ne dis pas des choses comme ça où Madame Gallows va croire que je passe mon temps assis dans mon bureau à commander aux autres de m'apporter du café. »

Un rire doux agita les gens présents dans l'ascenseur.

« Appelez moi Natalie, vraiment, je n'ai pas encore l'habitude de mon nouveau nom de famille. Nous nous sommes mariés, i peine un mois. »

« Peter travaille au Service des Achats. » informa ensuite Mr Couteleux alors qu'ils atteignaient le 56ème étage. « Natalie est la nouvelle Assistante de Direction. »

« Je suis désolé... » répondit Peter alors que les porte de l'ascenseur s'ouvraient. « Je... excusez moi, je descend là. Bonne chance Natalie. »

Natasha commença à se sentir vraiment nerveuse. Inconsciemment elle vérifia que son couteau était accessible. À l'étage suivant, l'homme du courrier, que Couteleux ne jugea pas digne d'être présenté, entra dans l'ascenseur en poussant son chariot.

Il écoutait de la musique mais s'empressa d'enlever ses écouteurs en voyant le directeur des ressources humaines. « M'sieur Couteleux, Mademoiselle. »

« Bonjour. » répondirent ils.

« C'est la nouvelle assistante ? » demanda t-il de façon fort impolie. « Tout l'immeuble ne parle plus que de son arrivée. »

« Madame Gallows est en effet la nouvelle collaboratrice de Monsieur Poulbot. » intervint sèchement Couteleux.

« Toutes mes condoléances. » exprima le jeune homme avant de sortir en remettant ses écouteurs.

Lorsqu'ils se retrouvèrent de nouveau seuls, Natasha se tourna lentement vers Robert. Menaçante, sans être dangereuse. Ou le Contraire. « Y a t-il quelque chose que je devrais savoir ? »

« Euh... » Couteleux lui offrit un sourire tremblotant.

« Robert ..? » susurra Natasha à l'homme qui commençait à transpirer, agité de tics nerveux.

« Euh... Mr Poulbot est... particulier... Les gens ont souvent du mal à... travailler avec lui, il est un peu excentrique mais... »

« Par pitié ne dites pas que c'est un génie... » marmonna tout bas Natasha.

« ...dès que l'on arrive à faire abstraction de ses particularités, le travail peut se révéler très productif. »

Natasha continua à le fusiller du regard, testant la véracité de ses propos. Enfin, ils atteignirent le 136ème étage.

« Votre bureau est dans cette direction, suivez moi. »

Sans un mot, Natasha l'accompagna, dressant dans sa tête un plan précis des lieux et le nombre de personnes présentes à l'étage. Il la mena jusqu'à une porte en contre-plaquée encadrée par des murs de verre.

« Je suis désolé, on n'a pas encore apposé votre nom sur la porte mais... euh... nous avons pris l'habitude d'attendre au moins la fin de la première semaine avant de le faire. Pas de raison de gâcher les ressources de l'entreprise pour des gens qui ne restent pas, hein ? Euh, je veux dire que... euh... Le bureau de Mr Poulbot est juste là. Je vais vous présenter, venez. »

Mr Couteleux frappa rapidement à la porte qu'il avait indiquée et la poussa sans attendre de réponse. En entrant dans la pièce, Natasha repéra immédiatement l'énorme bureau qui faisait face à l'immense baie vitrée sur leur droite. La deuxième chose qu'elle évalua fut la grande trace de stylo en travers du papier abandonné sur le bureau. La troisième chose qu'elle établit fut la présence d'une personne sous le bureau, si on en jugeait par les chaussures de haute couture qui dépassait.

Robert lui fit signe de s'asseoir.

« Arthur ? Sors de là, je voudrais te présenter quelqu'un. »

« Non. »

« Artie, » fit il en allongeant la dernière syllabe « il y a une jeune femme ici, qui est venue spécialement pour jouer avec toi.

« Tu mens. On joue toujours à des jeux chiants. »

Robert se pencha vers Natasha. « Ne vous inquiétez pas, tout se passe bien, il est juste un peu timide. Il est de bonne humeur là. »

« Et d'abord, c'est qui ? »

« Elle s'appelle Natalie Gallows, c'est elle qui va t'aider à partir de maintenant. Sois gentil avec elle, Artie. » Puis il se leva, passa derrière Natasha en se dirigeant vers la porte. Il n'eut pas le temps de l'atteindre avant qu'elle ne lui attrape le bras et le force à s'arrêter.

« Qu'est-ce que vous faites ? »

« Je vous laisse faire connaissance. » répondit-il nerveusement. « Tout ira bien vous verrez. Évitez juste... les mouvements brusques, d'accord ? » Il se dégagea et quitta le bureau rapidement.

Au son de la porte qui claque, ''Artie'' quitta son refuge pour observer à la dérobée Natalie. Les mains agrippant le bord du bureau, on ne distinguait que le haut de son crâne jusqu'à ses yeux. Natasha lui donnait environs 35 ans, des cheveux bruns et un esprit dérangé.

« Tu as des bonbons ? »

Pour la première fois de sa vie, Natasha ne sut comment répondre. « N... Non. »

« Émilie avait toujours des bonbons, elle. »

« ... »

« Tu ramèneras des bonbons ? »

« Je vais vous laisser. Je suis sûre que vous avez beaucoup de travail et je dois commencer le mien. » Natasha se leva.

Le visage d'Artie se décomposa. « Tu ne m'aimes pas, c'est ça ! » accusa t-il alors que ses yeux se remplissaient de larmes.

« Quoi ? Non ! Je... »

« Je comprends ! Comment quelqu'un pourrait-il aimer quelqu'un comme moi ! Je ne suis qu'un PDG ! Je demande aux autres de travailler pour moi et je fais quoi moi ? J'ai licencié des tas de gens et maintenant ils me détestent ! Je le mérite ! Je... »

« Artie ! Artie ! Calmez vous ! »

« Ne m'appelez pas Artie ! Seuls les gens qui m'aiment peuvent m'appeler Artie et personne ne n'aime ! »

« Mr Poulbot ! Je vais juste dans le bureau d'à côté ! »

De grosses larmes roulaient à présent sur ses joues. « Vous m'appelez par mon nom de famille... On n'est même pas proche et vous me détestez déjà ! Ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue. »

Natasha le regarda un instant alors qu'il s'effondrait sur son bureau en pleurant. « Arthur... » Elle fit une pause pour voir comment l'homme réagissait à ce prénom. « Arthur, je vous promet de revenir, d'accord ? Je viens tout juste d'être engagée après tout... Je suis juste à côté. »

Le regard d'Arthur changea. « Vous voulez me voler ma collection d'art, c'est ça, hein ? » Il était devenu suspicieux.

« Pardon ? »

« Oh, vous faites semblant de ne pas comprendre. Ingénieux mais je ne tomberais pas dans un piège aussi grossier ! Je vais vous garder... mais uniquement pour vous avoir à l'oeil. Vous m'entendez ? Je vous surveille ! »

Natasha quitta la pièce sans ajouter quoi que ce soit. Elle regarda un instant la porte qu'elle venait de fermer avant de traverser l'étage d'un pas ferme. En atteignant les ascenseurs, elle remarqua plusieurs personnes échanger de l'argent. Ses yeux s'étrécirent. Elle n'eut pas besoin de monter dans l'ascenseur quand la personne qu'elle recherchait lui adressa la parole.

« Que faites vous Natalie ? » lui demanda Couteleux en se tordant les mains nerveusement.

Natasha se tourna lentement vers lui. « Monsieur Couteleux... » dit elle avec une fausse gentillesse. « Je voulais vous voir justement. » ajouta t-elle avec un sourire. Elle l'entraîna dans un couloir peu fréquenté. « J'espère que c'est une blague que vous faites à tous les nouveaux venus. »

« Que.. Quelle blague ? »

« Ce numéro dans le bureau. »

« Je... Non... Ce n'est pas une blague... Je... »

« Si vous n'arrêtez pas immédiatement vos conneries, je vous jure que je vous tabasserais à mort avec le trombone que vous gardez si précieusement dans votre poche de poitrine. »

Les yeux de Robert s'écarquillèrent. « Est-il seulement possible de battre quelqu'un à mort avec un trombone ? »

Natasha lui adressa un sourire à faire froid dans le dos. « Je m'amuserais en essayant. »

« Je suis désolé mais vous venez bien de rencontrer Mr Poulbot. » dit il en regardant ses chaussures.

Natasha le regarda froidement un moment avant de tourner les talons pour rejoindre son bureau. Elle fit soudain demi-tour en atteignant le couloir qui menait à son bureau sous les yeux indiscrets des personnes qui travaillaient à cet étage. Elle se dirigea droit vers l'homme qui avait accepté de l'argent quelques minutes plus tôt. Il n'eut pas le temps de réagir avant qu'elle n'attrape son oreille et le plaque face contre la photocopieuse.

« Combien ? »

« De... De quoi parlez vous ? »

« Combien ? » répéta t-elle d'une voix dangereuse.

« 500 dollars. »

« Quel était le pari ? »

« Je... je.. »

« Concentre toi ! » dit-elle en cognant la tête de l'homme contre la photocopieuse déclenchant ainsi un flash de lumière tandis que le visage écrasé de l'employé était analysé par la machine.

« Ce que vous feriez en sortant du bureau. Vous êtes allée directement aux ascenseurs. J'ai gagné. »

« Aucun autre pari sur mon compte restera impuni. C'est la seule et unique fois où je tolérerai ce genre de comportement. » annonça t-elle aux gens qui l'observaient complètement abasourdis. « Je vous remercie pour votre cadeau de bienvenue. » ajouta t-elle en indiquant la poignée de billets qu'elle tenait dans sa main.

Elle rejoignit ensuite son bureau dans un silence complet qui ne fut brisé que par une personne incrédule chuchotant ''Est ce que quelqu'un l'a vu prendre l'argent ? Moi je n'ai rien remarqué...''. Robert jeta son trombone dans la corbeille la plus proche.


Au même moment, à la tour des Avengers, un bébé était atteint d'un fou rire. James était assis sur le canapé, entouré de coussins, agitant ses petites mains pour essayer d'attraper les cheveux de Thor. Chaque fois que Thor s'approchait, accroupi à côté du canapé, James était secoué par des rires exubérants. Surtout lorsqu'il réussissait son objectif et qu'une exclamation de douleur échappait au Dieu du Tonnerre. Thor était en réalité en train de chercher la télécommande afin de pouvoir regarder un film et luttait chaque fois un peu plus pour récupérer ses cheveux si il avait eu le malheur de s'approcher trop près de James.

Bruce s'approcha de la paire en essayant de ne pas éclater de rire à son tour, une compote et une petite cuillère à la main.

« Besoin d'aide ? »

« Je cherche la télécommande, Bruce. » expliqua Thor.

« As tu regardé sur la table basse ? »

« Oui. »

« Dessous ? »

« Oui. »

« Sous les coussins ? »

« Oui. Ainsi que les autres meubles de la pièce, la salle à manger et la cuisine. »

« Oh. » répondit Bruce en ouvrant la compote. James qui l'avait vu faisait des sons qui ressemblaient étrangement à ''Miam-miam''. Bruce lui donna une cuillerée qu'il apprécia tellement qu'il sourit alors qu'il avait la bouche pleine.

Bruce récupéra d'une main experte, tout ce qui avait la malchance de quitter prématurément la bouche de James.

« Vous avez vu Clint ? » demanda Tony en créant une bourrasque de vent en entrant précipitament dans le salon.

« Non, pourquoi ? »

« Et Steve ? »

« Je l'ai vu en compagnie de Darcy. Elle lui fait écouter de la musique si j'ai bien compris. Qu'est ce qu'il se passe ? »

« Fantastique. » soupira Tony en s'effondrant sur le canapé.

« Qu'est ce que tu as fait encore ? »

« Serait-ce un ton soupçonneux que j'entends ? »

« Ta perspicacité ne cesse de me surprendre. » déclara sarcastiquement Bruce.

Tony prit un air pensif. « C'est vrai que je suis perspicace, ça vient avec le génie. » convint-il avec un air satisfait.

Bruce soupira avant d'insister, tout en continuant à nourrir James. « Qu'as tu fait, Tony ? »

« Il est possible que les sous-vêtements de Clint aient été échangé avec ceux de Natasha. Et ceux de Steve avec ceux de Clint. En conséquence de quoi, on pourrait penser que Natasha ait hérité des caleçons de Steve. Mais je ne suis pas sûr. Comment pourrais-je être au courant de ce genre de chose ? »

« Euh... peut-être parce que tu en es le seul responsable ? »

« Ah... oui. » répondit Tony avec l'air de n'y avoir pensé qu'à l'instant.

C'est à cet instant que Thor passa la main sous les fesses de James pour y chercher la télécommande, mettant ainsi à portée du bébé une de ses mèches blondes. Que James s'empressa d'attraper.

« Aouch ! » sursauta Thor.

James trouva le son si drôle qu'en éclatant de rire, l'entièreté de ce qui était dans sa bouche recouvrit le visage de Thor. Le cerveau des trois hommes se mit soudainement sur pause et restèrent figés dans la même position pendant que James continuait à rire en tirant sur la mèche de Thor.

Thor dégagea finalement son bras, tenant victorieusement la télécommande, dégoulinant de compote de pommes.

« Oooh... » retentit soudain une voix depuis le pas de la porte. « Il est trop mignoooon... J'en veux un tout pareil ! »

Tout le monde se tourna vers la personne qui venait de prendre la parole.

« Jane ? » demanda Thor alarmé en essuyant une coulée de compote de son oeil.

Jane se tourna vers Thor avec un grand sourire. « Il est adorable, tu ne trouves pas ? » demanda t-elle rhétoriquement. « Tu as quelque chose sur la joue, chéri, tu devrais t'en occuper avant de ruiner la carpette. » ajouta t-elle en s'agenouillant devant un James encore gazouillant.

Thor ouvrit la bouche pour l'informer qu'il y allait de ce pas, Tony pour lui apprendre que le terme de ''carpette'' ne rendait pas justice à son tapis Syrien à 4000 dollars pièce et Bruce parce qu'il pensait qu'il était important d'expliquer pourquoi et comment Thor s'était retrouvé couvert de compote.

Aucun d'eux n'eut l'occasion d'accomplir leur but quand un cri de pure rage et frustration retentit.

« TONY ! »

Tony leva la tête rapidement. « Oups... »

« Qu'est ce que c'est que ça ! » voulut il savoir en brandissant un soutien-gorge rouge tout en arrivant à grand pas, en serviette de bain.

« Hé mec » répondit nonchalamment Tony « ...si à ton âge tu ne sais pas ce que c'est, tu es un cas désespéré... J'aurais cru qu'avec une partenaire comme Natasha, tu serais au courant de ces choses. D'ailleurs, ça a l'air d'être sa taille... »

« Je sais ! C'est le sien ! » hurla Clint hystériquement.

« Tu sais, » répliqua Tony calmement « le fait que tu saches ça, appuie ma théorie selon laquelle toi et Natasha... Je dirais même que cela prouve que... »

Tony fut coupé par la tape sur l'arrière du crâne que Bruce lui envoya. En réponse, Tony lui jeta un regard meurtrier qui ne dura que le temps que le scientifique lui indique d'un geste de la tête de regarder Clint. Qui semblait clairement sur le point de fourrer la légère pièce de tissu au fond de la gorge de Tony. À court de mots, Tony ne savait quoi faire.

« Je peux savoir pourquoi tu te balades avec un de mes sous-vêtements, Clint ? » demanda soudainement Steve qui venait d'arriver, Darcy le suivant de près.

« Et à moitié nu. » rajouta t-elle avec un grand sourire. « Pas que ça me dérange, pas du tout, mais si tu as besoin d'un avis vestimentaire, je te conseille de coller à ceux qui sont pour les hommes. » dit-elle en jeta un coup d'oeil significatif au soutien-gorge qu'il tenait dans son autre main.

« Posez lui la question à lui ! » dit-il en quittant la pièce exaspéré, pointant du doigt Tony.


...o...

Et voilà qui conclue ce fabuleux, formidable et fantastique chapitre. (auto-congratulation powa !) ^^

N'hésitez pas à me faire savoir que vous êtes du même avis que moi ! ;)

À bientôt ! ^^