Disclaimer : L'univers de NCIS et ses personnages ne m'appartiennent pas. Cette fiction a été écrite dans un but purement ludique et nullement commercial : ma seule rémunération sont 1) mon propre plaisir d'écrire et 2) votre (supposé ou réel) plaisir à me lire.
Warning : Attention, si vous n'aimez pas le YAOI et/ou n'avez pas 17 ans, ne commencez pas cette histoire. Présence indéniable de yaoi lemon, non-con, BDSM, violence et plus.
Fandom : NCIS
Genre : Hurt/Comfort
Sous-genre : UA (Univers Alternatif) – Yaoi Lemon – À la limite du PWP
Les personnages : Légèrement OOC pour correspondre à l'UA et mon délire.
Résumé : Anthony Dinozzo senior n'a jamais pu pardonner le matricide commit par son fils. Et depuis toujours, il le lui fait payer. Le prix fort. Gibbs saura-t-il sauver son agent de ce cauchemar ?
Remarque : Juste un petit mot pour dire merci à ceux et celles qui suivent cette histoire. Elle n'est pas facile à rédiger du fait que le sujet ne soit pas évident d'une part, et que je crains sans cesse de ne pas faire passer tous ce que je cherche à faire ressortir d'autre part...
Merci également pour vos reviews qui me touchent beaucoup. J'essaye de toujours vous répondre, mais je ne peux, pour ceux et celles qui postent en anonyme, que le faire ici ; donc, voilà : bienvenu à bord de cette fic ! Sur ce, place au chapitre VIII.
Bonne lecture à vous !
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Vendu
Chapitre VIII – 1ère piste
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Le silence ramena Abby dans la pièce où elle trouva Gibbs toujours assis devant l'écran maintenant noir, immobile. En s'approchant de lui, elle vit les larmes qui coulaient librement et Ô ! si silencieusement. Le regard aurait été vide s'il n'avait contenu autant de douleur. Elle n'avait jamais vu Gibbs craquer ou perdre le contrôle, mais elle avait encore moins imaginé le voir un jour pleurer. Et ces larmes là étaient effrayantes.
La technicienne regarda longuement son patron bien-aimé, l'homme qu'elle considérait comme un père et qu'elle respectait tant. Elle se sentait perdue, elle reprit rapidement ses esprits : il ne s'agissait pas d'elle ni de comment elle se sentait, il s'agissait de Gibbs. Et de Tony.
Et, là, elle voyait bien que Gibbs était en train de s'égarer dans une inutile et infinie série de "et si j'avais fait ou dit ceci ou cela". Pas vraiment l'idéal pour se remonter le moral… Laissant son instinct aux tendances plus que maternelle parler pour elle, elle s'approcha encore et s'arrêta tout prêt de lui. Il ne sembla même pas la remarquer ; ça non plus n'avait rien de naturel, ne ressemblait pas du tout à l'homme qu'elle connaissait. Un doigt glacé glissa le long de son dos et elle réprima un désagréable frisson.
Abby posa une main sur l'épaule de Gibbs et le força doucement mais fermement à pivoter vers elle. Puis, elle se pencha sur lui, l'enfermant entre ses bras pour un "câlin façon Abby" dont elle seule avait le secret. Gibbs se laissa faire, comme absent. Mais quand la jeune femme le serra un peu plus fort contre elle, il finit par lui rendre, quoi que faiblement, son étreinte.
« Merci, Abby. » La voix n'était presque qu'un murmure. « Ça va aller, Abby », poursuivit-il d'une voix plus ferme tandis qu'Abby laissait enfin couler ses propres pleurs. « Je te promets de le ramener. De le ramener pour de bon et que rien ne lui arrive plus jamais. Je vais le ramener à la maison. »
Le mot de "maison" ramena le souvenir de Tony chez lui, dans sa cave. Les visites du jeune homme étaient devenues de plus en plus fréquentes ; ils sirotaient du bourbon en silence, Tony le regardant travailler sur son bateau. Parfois il montrait à son agent comment manipuler tel ou tel outil, lui expliquait comment travailler un type de bois ou l'autre. Il leur arrivait de discuter boulot aussi, mais plus généralement, ils se contentaient de profiter de la simple présence de l'autre. Son cœur se serra douloureusement.
Gibbs caressa encore un instant le dos de la jeune femme avant de la pousser gentiment. Elle lui fit un petit sourire et le lâcha à son tour.
« J'ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi », annonça-t-il en se levant et lui faisant signe de reprendre sa place. Il avait retrouvé son calme et un éclat de volonté renouvelée faisait briller l'acier bleu de ses yeux. « J'ai remarqué une cabane de chasseur en arrière plan, sur la vidéo. Trouve-moi tout ce que tu peux pour identifier cet endroit. Je crois que l'une des fenêtres donne sur un panneau d'affichage.
Abby hocha la tête pour signifier qu'elle avait saisi ce qu'il attendait d'elle et le coupa avant qu'il puisse lui demander – comme toujours – combien de temps cela lui prendrait.
« J'en ai pour quatre heure, je pense. Et, oui, je t'aurais ça pour dans une heure. »
Le sourire triste qu'il lui adressât fut aussi douloureux qu'un coup de couteau – à cran d'arrêt – en plein cœur. Mais elle n'avait pas le temps de s'appesantir sur son propre sort, celui de Tony était plus urgent.
« Autre chose, Abby. Je ne veux pas que qui que ce soit d'autre ait accès à cette vidéo. Le contenu ne regarde personne.
Elle hocha brièvement la tête, essuya ses yeux du revers de la main en souriant à son patron, croisa ses doigts et les fit craquer loin devant elle avant ; enfin elle se pencha sur le clavier et s'attela à l'analyse de la vidéo.
Gibbs regarda les doigts agiles courir sur le clavier avant de se secouer et de retourner vers les albums photos qu'il avait déjà compulsé. Ces albums étaient un mensonge pour camoufler la vérité, présentant une enfance heureuse et normale à toute personne voulant fouiller dans les affaires du jeune homme. Ces photos l'avaient presque dégoûté encore plus que le récit ou les films de ce que son agent subissait sans qu'il ne l'ait jamais su. Elles lui avaient fait cet effet parce que leur mensonge était malsain. Mais il était sûr d'avoir vu la cabane de la vidéo parmi celles-ci.
Il lui fallut une bonne quinzaine de minute pour mettre la main sur la photo qu'il cherchait. En fait, il y en avait plusieurs, chacune prise à une année d'intervalle. Le commentaire les accompagnait précisait chaque fois qu'il s'agissait des vacances scolaires de février. Il en sortit une et la retourna. Ce qu'il vit le fit jurer alors que son cœur ratait quelques battements.
Au dos de la photo était écrit en lettres capitales "Trouve-moi". Il en sortit un autre. "Sauve-moi". Une autre encore. "Ne m'oublie pas". Il continua, les arrachant presque dans sa hâte fébrile. Chacune proposait un message plus ou moins similaire. Et, après vérification, il constata que seules celles où apparaissait la cabane étaient annotées au dos. Les larmes menacèrent de couler à nouveau, mais il parvint à les retenir.
Il savait maintenant avec certitude qu'identifier la cabane lui permettrait de retrouver Tony et il ne se laisserait pas submerger par ses émotions – pas pour le moment du moins. Il devait tenir le coup, il le devait à Tony. Récupérant la loupe, il entreprit de les scruter en détail à la recherche du moindre petit quelque chose, n'importe quoi qui puisse lui donner un bout de piste aussi minuscule soit-il. Il les donnerait à analyser à Abby, bien sûr, mais il avait l'impression qu'il serait peut-être le seul à reconnaître ce qu'il cherchait.
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À peine une heure plus tard, la porte de l'appartement s'ouvrait sur un McGee aussi nerveux qu'excité et une Ziva plus impatiente que jamais ; ils venaient faire leur rapport à Gibbs. Officiellement, ils ne cherchaient pas Tony puisqu'il n'était pas disparu, mais en congé. Leur enquête devait donc passer sous le radar et l'appartement de Tony en était naturellement devenu le QG.
Gibbs s'était immédiatement levé en entendant la porte, portant par réflexe la main à son arme. Il souffla bruyamment irrité par sa réaction, preuve de son stress.
« Qu'est-ce que vous avez pour moi ? »
Les deux agents se mirent à parler en même temps, chacun pressé de partager ses découvertes. Un regard sévère suffit cependant à les rappeler à l'ordre et ils s'excusèrent d'une même voix.
« Désolé patron. »
« Ziva a trouvé des documents dans le studio d'Owen Talwing », commença Tim.
« Ils étaient cachés », continua Ziva en appuyant avec dédain sur le mot, « sous son matelas, entre deux revues pornographiques… »
Un silence gêné se fit aussitôt, en d'autres circonstances, la mention des revues aurait dût être relevée par Tony et l'une de ses blagues. Son absence était oppressante.
« Grâce à ces documents », se hâta de reprendre Tim, « j'ai pu découvrir la personne susceptible d'a- »
« D'avoir vendu le fil pour ce matin », le coupa Ziva.
« On dit vendre la mèche, Ziva », souffla McGee d'une voix peinée. Ce n'était pas à lui de relever les erreurs d'expression de sa collègue, d'ordinaire du moins.
Ziva ne releva pas, mais le regard noir qu'elle lança à Tim aurait pu le faire reculer s'il n'y avait aussi vu la peine qu'elle avait. Et la peur. Tout comme lui, elle craignait de ne pas parvenir à ramener leur collègue et ami au bercail. Gibbs tendit impatiemment la main et il lui remit les documents qu'il tenait.
« Bradley Middleburly. On le connaît tous au moins de vue : il travaille chez nous à la sécurité. C'est le fils du lieutenant Adett ; il porte le nom de jeune fille de sa mère qui l'a élevé seule. »
La haine qui flasha dans le regard de l'ex-sniper n'échappa à personne. Ziva intervint avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit.
« Il nous attends au parking pour te rencontrer. Je me suis dit que tu voudrais lui parler… en privé. »
« Au parking ? »
« Oui, dans ma voiture. »
« Dans le coffre de sa voiture », corrigea McGee en se balançant d'un pied à l'autre, partagé : il n'était pas vraiment à l'aise avec les conversations privées, mais il était lui aussi prêt à tout pour retrouver son parfois agaçant mais si irremplaçable ami.
« Montre-moi », ordonna Gibbs à l'israélienne.
« Patron ? », l'interrompit Tim.
« Quoi, McGee », râla-t-il d'une voix dure et agacée, faisant sursauter Tim.
« Parmi les documents, il y avait également une sorte de journal intime… Owen semble être complètement… heu… accroc à Tony… », bafouilla le jeune homme.
« C'est vrai », enchaîna Ziva. « McGee est parvenu à déchiffrer le code qu'il utilisait pour crypter son journal. »
« Et, en dehors de ses déclarations d'amour, il parle des personnes dont il est jaloux. Il explique aussi que ses sentiments doivent rester un secret, parce qu'il est interdit d'aimer le fils du patron – Anthony Dinozzo père. Il parle aussi beaucoup d'une cachette à la montagne, mais j- »
« D'une maison à la montagne ?! », le coupa brusquement Gibbs. « Où est-elle ? »
« Je ne suis pas sûr », hésita Tim. « Il parle d'un endroit secret que seuls le patron, son frère lui et une femme fantôme connaissent. »
Gibbs se rassit devant les photos qu'il regardait un peu plus tôt et fouilla fébrilement parmi elles. Ziva et McGee échangèrent un regard étonné avant de se tourner de nouveau vers lui lorsqu'il s'écria.
« Je l'ai ! Là ! McGee, va aider Abby », lui lança-t-il en lui tendant une photo. Et trouvez-moi cette cabane ! Elle n'est pas loin du cimetière où la mère de Tony est enterrée. Le nom de l'église est noté au nom de la photo. Ziva, avec moi, on va discuter avec notre invité. »
Tim retourna la photographie qu'il tenait et lu l'inscription au dos : "Je ne veux pas la rejoindre à Ste Marie-Anna de la Rédemption, sauve-moi".
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À suivre
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Remarque : Encore une fois, merci à vous de me lire ;)
NB : erreur corrigée... Ziva n'est évidemment pas iranienne mais israélienne !
Petit conseil : ne jamais écrire lorsque vous êtes sous pression d'un déménagement qui ne se passe pas tout à fait comme prévu... ça vous fait écrire des bêtises ^^'
