Yo,
Réponse à la review:
Akane: Yo, merci beaucoup de ta review et de ton engouement pour mon histoire. La suite est assurée. J'espère que ce chapitre te plaira, bonne lecture !
Voici le chapitre 8. Bonne lecture à tous !
Deux heures plus tôt, au restaurant Narisawa, Shinjuku
Tessai Tsukabishi rampa un peu plus vers le bar, se traînant sur ses coudes rougis pour échapper au terrifiant Gin Ichimaru.
— Tss, tu es bien pitoyable comme cela, mon cher; susurra une voix chantante qui le glaça encore plus.
— P-pourquoi… faîtes-vous cela ? murmura-t-il à bout de souffle.
L'autre homme émit un petit rire satisfait qui résonna dans toute la pièce principale du restaurant. Ainsi vidée de ses clients et plongée dans l'obscurité, cette salle paraissait pour Gin des plus lugubres. Il s'avança près du chef cuisinier à terre, blessé, s'agenouillant ainsi devant lui avant de passer une main frêle dans ses fins cheveux d'argent et de reprendre :
— Ce sont les ordres de Sosuke Aizen. C'est lui ton vrai patron, tu le sais ça… Alors, pourquoi ne pas avoir payé tes dettes ?
— Je n'avais pas… de contrat… C'était simplement… des affaires… entre nous…
L'argenté pencha la tête sur le côté et présenta une moue dubitative, grimace qu'on aurait pu comparer à celle d'un enfant contrarié :
— Des affaires qui ont bien mal tourné par ta faute, Tsukabishi. Tu sais, quand les choses tardent, le patron n'aime pas vraiment.
— Je-je peux faire mieux… Laissez-moi un mois et…
— Le patron t'a déjà donné une seconde chance, Tsukabishi. Tu n'as pas été à la hauteur... Ce n'est pas grave, ce sont des choses qui arrivent !
L'homme se releva et continua avec un grand sourire, la voix toujours doucereuse, tout en marchant autour du corps à terre :
— C'est difficile de suivre le fil, d'être constamment le meilleur. Personne ne t'en veut, tu sais ? Tu as été détrôné de ta place, tu as perdu du chiffre, tu ne pouvais pas continuer plus longtemps.
— Je vous en prie…; pleura Tessai.
Gin se retourna lentement face à lui, mains dans les poches de son impeccable costume. Il laissa un instant ses yeux balayer le corps pitoyable de sa victime : sa cheville tordue, ses mains écrasées et le sang coulant des entailles sur ses bras et de son arcade sourcilière explosée. Il lui sourit encore quand Tsukabishi osa le regarder dans les yeux, inquiet d'un si long silence.
— Mais dans ce cuisant échec, tu peux t'estimer heureux ! C'est ton jour de chance ! lança-t-il en tapant trois fois dans ses mains pour applaudir.
Il s'abaissa à nouveau et prit délicatement son menton entre deux doigts. De l'autre main, il sortit une feuille de papier de sa poche de pantalon. Il la déplia d'un geste vif dans l'air pour la montrer au regard interrogatif du chef cuisinier.
— Tu as engagé un garçon à ton service qui plaît beaucoup au patron. À vrai dire, c'est un très beau hasard ! Tu ne sais pas comment ça me facilite le travail de l'avoir trouvé !
— Q-qui ?
— Ku-ro-sa-ki I-chi-go; dit-il en pesant chaque syllabe.
Le regard du blessé en dit tout à coup long sur la terreur qui parcourait tout son corps et son esprit. En avisant le charmant visage de son jeune employé sur sa photo de C.V que Gin lui tendait, il devint encore plus pâle. Il leva soudain le bras comme pour tenter d'arracher la feuille de sa main. Mais ce fut sans compter l'agilité et la rapidité de son bourreau.
— Tut tut tut… Pas d'efforts inconsidérés, vieil homme…
— Ne lui faîtes pas de mal… Je vous en supplie…; pleura le patron.
— Mais ce n'est pas à moi qu'il faut le dire, Tsukabishi. C'est le patron qui décidera de son sort.
Puis l'homme aux fins cheveux d'argent se leva avec grâce et lui tourna le dos.
— Toi tu ne fais que mourir. Mais, pour nous avoir aidé à trouver le garçon, Aizen t'offre une récompense : une mort rapide et sans douleur.
Et l'homme claqua dans ses doigts. Un de ses sbires sortit de l'ombre où ils patientaient tous, mains dans le dos, habillés de noir jusqu'à la tête. Le subordonné sortit une dague de son fourreau caché dans son dos. Il saisit d'une main le front de Tsukabishi pour ainsi soulever sa tête et tendre sa gorge au maximum. Puis il passa la lame dessous pour une petite incision rapide. Le sang gicla et Tsukabishi mourut dans les secondes qui suivirent dans d'immondes bruits d'étouffement.
— Nettoyez les traces de notre passage. Je vous retrouve vous savez où; dit Gin d'une voix grave, son sourire ayant définitivement disparu.
— Bien, Monsieur Ichimaru; répondit l'assassin d'une voix monocorde en se courbant poliment face à son patron, bien vite suivi par les autres hommes présents.
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Appartement d'Ichigo Kurosaki, 21h25
Ichigo n'arrivait plus à bouger. Pourtant une foule de possibilités pour se sortir de cette situation dansaient joyeusement dans sa tête. Se reculer, prendre la chaise, la balancer sur l'homme pour l'assommer, prendre le sac et sortir de l'immeuble en courant pour se trouver une cachette en attendant Renji. Mais une fois paralysé par la peur, que faire ?
Face à lui, se tenait Sosuke Aizen. Grand, magnifique, l'allure fière, les mains dans les poches d'un pantalon de marque, le buste dessiné par une fine chemise blanche immaculée sous une veste de costume en adéquation avec le bas. Il lui paraissait encore plus beau que la dernière fois au restaurant et cette idée le terrorisait véritablement.
Ichigo ne put faire qu'un pas en arrière avant de sentir tout son corps être engourdi par la terreur. Ses yeux ne pouvaient se détacher de ceux d'Aizen, perçants et malicieux, d'une perfidie sans limite.
— Bonsoir Ichigo.
La voix d'Aizen était si chaude, chaleureuse et mielleuse qu'elle trompait certainement n'importe quel mortel. Ichigo ne répondit pas il ne pouvait pas. Il vit Aizen s'avancer et entendit un froissement de tissus : il venait de sortir sa main droite de sa poche de manteau et la levait vers ses cheveux roux. Avant même d'atteindre son crâne, Ichigo eut un spasme et rejeta violement le bras d'Aizen, trop près de lui à son goût, d'un coup vif. Il ne savait pas quelle énergie inconsciente contrôlait ses mouvements, mais, depuis qu'il avait ouvert la porte, plus rien ne lui paraissait réel. Il n'arrivait même pas à aligner deux pensées.
La personne en face de lui… avait commandé la mort de son dernier parent. C'était la seule chose qui se répétait en boucle dans son crâne.
Aizen, laissa son bras pendre le long de son corps après avoir été repoussé. Il sourit. Un mince et fin sourire, aussi sadique que pervers. Il se réjouissait de cette peur qu'il lisait dans le regard du plus jeune, de ces mouvements erratiques et incontrôlés qui tentaient de le repousser.
— C'est pas possible; murmura Ichigo; vous pouvez pas être là…
À ses mots, Ichigo ne put lire dans le regard d'Aizen que du contentement. Celui de surprendre, de faire peur, d'être le plus fort. Pour autant, pas de condescendance ni d'irrespect. Juste cette domination fièrement affirmée.
— C'est cet homme qui t'as dit ça, Abaraï Renji, n'est-ce pas, Ichigo ? dit-il posément.
Ichigo fut surpris à nouveau. Certes il pouvait connaître son nom, mais comment savait-il pour Renji ? Depuis combien de temps étaient-ils observés sans même que Renji ou un de ses hommes ne s'en rende compte ? Jusqu'alors, Ichigo avait cru pouvoir se sentir en sécurité avec Renji… Maintenant, il n'en était plus aussi sûr.
— Pourtant je suis bien là, devant toi; continua Aizen en comprenant qu'Ichigo avait préféré garder le silence.
— Mais il a dit…
— Je sais, je sais; dit-il toujours aussi calme; c'est l'avantage d'avoir une doublure, tu ne trouves pas ? On fait croire que l'on est quelque part alors qu'en réalité on est bien ailleurs… C'est assez pratique.
Un coup d'avance. Il avait toujours un coup d'avance sur tout le monde. Et disparaissait toujours sans laisser de trace. Ichigo pensa alors qu'il avait peu de chance de s'en sortir. Qu'Aizen avait déjà prédit que Renji était en chemin et qu'il avait aussi prévu d'agir avant lui. Et soudain, comme quelques semaines plus tôt avec Grimmjow, sa peur éclata en colère, même si sa voix resta tremblante :
— Vous allez me tuer c'est ça ? Parce que je connais votre existence, parce que vous ne laissez jamais de traces derrière vous ! Vous allez me tuer comme vous avez tué Kisuke et mon patron !
Il vit Aizen lever les mains et tenter de répondre, de contester ses paroles. Mais finalement, il referma sa bouche et abaissa très lentement les mains, comme pour apaiser un enfant qui croit qu'on l'accuse.
— Calme-toi Ichigo, n'aie pas peur… Je ne vais pas te tuer, je ne te veux aucun mal.
— Je ne vous crois pas !
— Je comprends. On a dû te raconter beaucoup de choses sur moi, des histoires qui t'ont certainement effrayé. Mais jamais on n'a dû te dire que j'étais un homme de parole. Si je te dis que je ne veux pas te tuer c'est que c'est la vérité.
Ichigo ne savait plus quoi penser. Sa voix. Il avait l'air si assuré, si rassurant… Il ne put même plus répliquer quand Aizen vint enfin caresser ses cheveux lentement. Une rage bouillonnait toujours en lui, signe de son effroi, mais il n'arrivait plus à bouger.
— Tu es si spécial, Ichigo. Sais-tu qu'Urahara ne m'a jamais parlé de toi ? Tu devais être son trésor pour qu'il te garde si jalousement. Je te connais depuis peu, Ichigo, mais j'apprécie déjà beaucoup ta compagnie.
— Ce n'est pas… réciproque…
— Parce que tu ne me connais pas, Ichigo. Ou seulement des choses fausses.
— Vous tuez des gens pour vivre de vos méfaits, ça me suffit. Osez le démentir !
— Et si je te dis qu'à proprement parler, je ne tue pas ?
— C'est jouer sur les mots.
— Certes, oui; dit-il en souriant, baissant sa main pour caresser cette fois sa joue, comme lors de leur première rencontre; mais tu apprendras bien vite qu'il faut être le meilleur joueur dans la vie Ichigo, sinon tu perds tout.
— La vie n'est pas un jeu.
— Si, mon garçon, c'en est un, ça l'a toujours été. Et parfois on tombe sur de formidables cartes. Une seule question demeure : est-ce que je la joue…
Sur ces derniers mots, il baissa sa main jusqu'au bras du jeune homme qu'il serra fermement. Puis il se pencha à son oreille et murmura en son creux.
— … Ou pas ?
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Appartement d'Ichigo Kurosaki 21h37
Renji se gara maladroitement à l'arrière de l'immeuble avant de sauter hors de sa voiture et de se diriger au pas de course vers la porte d'entrée de l'immeuble. Il tapa le code et entra dans la pénombre du hall, tirant son revolver de son holster. Il avança avec hâte et monta les escaliers quatre à quatre, vérifiant toujours avant chaque virage. Personne. Trop calme. Parfois il croisait des personnes dans les couloirs visibles depuis l'escalier et cachait adroitement son arme. Aucune agitation.
Il monta encore quelques marches et arriva sur les lieux. Il s'approcha de la porte et tendit l'oreille pour écouter les bruits possibles dans la chambre d'Ichigo. Rien. Il devait l'attendre. Il assura encore ses arrières et toqua. Pas de réponse. Une sueur froide. Il retoqua. Encore rien. Sans attendre plus longtemps, il tourna la poignée. C'était ouvert. La peur de voir le corps mort d'Ichigo sur le sol de sa chambre l'envahit soudainement. Il ouvrit le plus lentement possible, comme si la porte pesait une tonne. Rien. Il entra. Rien ni personne. Il parcourut la salle de bain. Rien non plus. L'armoire, sous le lit, la fenêtre. Aucune trace d'Ichigo. Mais son sac prêt posé sur son lit.
— Putain de merde ! cria Renji en tapant son poing ganté contre le mur; Fais chier !
Il n'avait aucun doute maintenant. Pas d'appel ni de message. Le téléphone d'Ichigo reposait dans une poche avant du sac. Il ne serait pas parti comme ça. Aizen était arrivé avant lui.
Il observa la pièce, comme il avait toujours appris à le faire. Tout était soigné, rangé, en ordre. Sans meuble déplacé ni objet cassé. Tout était parfait… excepté…. Il se pencha pour récupérer un petit carton triangulaire. Il le retourna.
Coyote Stark
Commissaire en chef, brigade criminelle,
District ouest de Tokyo
Il lut et relut la carte de visite. Comment ce carton pouvait-être là ? Connaissait-il ce Coyote Stark personnellement ? Non, il n'avait personne de ce nom-là dans son téléphone et de toute façon il lui en aurait parlé. C'était récent. Assez récent pour que la carte soit toujours en bon état malgré sa qualité bon marché. Assez récent pour l'avoir dans une poche et qu'elle tombe malencontreusement par terre.
Son téléphone se mit soudain à vibrer dans sa poche. Il décrocha de suite.
— Dis-moi que tu es dans la voiture avec le gamin; déclara fermement la voix de son patron.
— Mauvaise nouvelle chef, Aizen a été plus rapide. Aucune trace d'Ichigo.
Il y eut un silence. Renji ne s'en voulait pas d'avoir été franc et direct. Il n'y avait jamais de fioritures avec son patron ni de détournements compliqués pour dire des choses simples. Il n'y avait que l'information qui importait, dans sa forme la plus dénudée. Mais, même si c'était son patron, il le connaissait assez pour savoir que cette nouvelle le rebutait. D'abord parce qu'il échouait face à la promesse d'Urahara. Ensuite parce qu'il échouait face à Aizen. Et l'orgueil de son patron n'aimait pas être touché en plein cœur.
— Autre chose ? dit-il enfin, d'une voix monocorde.
— Pas de traces d'agression ou d'une quelconque violence. Ichigo a dû suivre Aizen si c'était lui en personne… de son plein gré, sans résistance. Mais j'ai trouvé la carte d'un flic par terre, vers l'entrée.
— Ok. On va commencer à le chercher. On contactera le flic plus tard. Rentre au QG.
— Bien chef.
Et la conversion mourut dans un long bip électronique. Il mit la carte dans sa poche, rangea son arme dans son holster et disparut de cet appartement en prenant le sac d'Ichigo.
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Grimmjow laissa tomber son téléphone lassement sur son bureau. Puis il se prit la tête entre les mains. Il était fatigué. Et une violente colère l'assommait depuis plusieurs jours depuis le fond de ses entrailles, prête à exploser à la vue de tous. Mais Grimmjow se contenait. Il l'avait appris pour mener à bien ses affaires. Une fois qu'il laissait sa colère s'exprimer, rien ne l'arrêtait et il fonçait tête baissée vers l'ennemi. Il ne fallait pas qu'il agisse ainsi face à Aizen. Il ne le connaissait pas, il n'avait jamais eu à faire avec lui et ignorait totalement ses manières de procéder. Grimmjow avait sa fierté mais il savait aussi reconnaître plus fort que lui. Et Aizen avait beaucoup plus d'expérience, de moyens et d'informations sur lui. S'il laissait éclater sa colère, il ne prendrait que des mauvaises décisions et c'est ce qu'attendait patiemment Aizen. Après Ichigo, il pourrait ainsi très bien l'avoir lui, et tout serait fini.
Il était profondément fatigué.
— Le gosse s'est fait attraper ?
— Dis pas ça comme s'il s'agissait d'une blague, Nell…; fit Grimmjow d'une voix grave.
Le jeune femme se leva du fauteuil où elle demeurait assise de travers et s'approcha du bureau. Elle portait encore des vêtements à l'étendue de son extravagance, une salopette bleue claire tachée par de la peinture, un tee-shirt aux motifs fluorescents, de nombreux bracelets et un nœud rose à pois coincé dans ses cheveux verts. Elle s'accouda au bureau et prit les mains de Grimmjow pour voir son visage défait.
— Qu'est-ce qu'il me veut, ce chien…; murmura Grimmjow.
— Tu possèdes un grand territoire, Aizen est un conquérant… Il veut juste t'écraser; déclara Nelliel, pragmatique.
— Mais pourquoi s'intéresse-t-il à Ichigo ? Après Urahara il aurait juste dû…
— Il a peut-être ses propres intérêts, ou alors il essaye de te faire bouillir pour que tu tombes bêtement dans ses filets…
— J'y ai aussi pensé.
Nelliel se remit droite et croisa ses bras en faisant les cents pas devant le bureau.
— Pourquoi tu t'intéresses à ce gamin ?
— C'est un innocent. Je l'ai fait kidnapper, séquestrer, battre par mes hommes… pour des informations qu'il n'avait pas. Pour une foutue histoire de pacte avec ce diable. Et Urahara est revenu, avec l'argent. Je n'avais jamais vu un homme aussi convaincu et attristé par le déshonneur qu'il avait causé sur les siens. Et… je respecte ça. Alors j'ai promis de veiller sur son fils adoptif.
— Pourtant tu savais qu'Aizen n'aime pas laisser de trace.
— Évidemment. Je pensais pouvoir le protéger… Mais je n'ai rien vu venir… Et… ce qui m'énerve vraiment…
— … C'est que tu ne sais pas à quoi pense Aizen; finit Nelliel d'une voix assurée, connaissant Grimmjow par cœur.
Le bleuté acquiesça. Il détestait ce genre d'ennemi. Il poursuivit méthodiquement :
— Aizen ne veut pas le tuer. Sinon, on aurait déjà son corps avec une balle dans la tête à la morgue. Aizen aurait pu en finir bien plus vite, le jour même où Ichigo est sorti de ce bâtiment, s'il voulait. Et pourtant, il est bien vivant. Il a juste disparu.
— Juste disparu ?
— C'est ça. Pas de combat, pas de message, pas de sang. Il s'est envolé. Comme le souhaitait Aizen. Sans laisser de traces. Et c'est ça qui m'inquiète le plus.
— Pourquoi ?
Grimmjow se leva à son tour pour rejoindre la jeune femme, mains dans les poches de son pantalon, le regard plus que sérieux.
— Parce que moi, je connais les tueurs en série de cette ville. Il est facile de comprendre leur mode de fonctionnement. Mais les fantômes qui font disparaître les gens en un claquement de doigt, ça, je connais pas.
Il y eut un silence froid et angoissé.
— Que va devenir le gamin ? demanda-t-elle, d'une petite voix.
— Je ne sais pas… Mais on va le retrouver.
