Chapitre 8 : Longue soirée et retrouvailles

EDWARD POV

J'étais arrivé au magasin avec un demi-heure de retard à cause d'un de mes élèves, qui ne comprenait rien, autant dire que j'étais énervé.

J'appelais Bella partout dans la boutique... pas de réponse. Je lui téléphonais et tombais sur son répondeur. Je commençais à m'inquiéter. Au bout d'une heure d'attente, je téléphonais à Rosalie.

- Allo !

- Rosalie, c'est Edward. Est-ce que Bella est avec toi ?

- Non, elle devait être avec toi chez elle.

- Je sais, mais il est 20 heures et il y a personne dans sa boutique.

- OK, je te rejoins.

- Dépêche-toi, j'ai un mauvais pressentiment.

- Ne t'inquiète pas, je suis sûre qu'elle va bien... appelle Alice, elle est peut-être avec elle chez une cliente pour un essayage.

- Oui, tu as raison je l'appelle.

Je raccrochais et appelais aussitôt Alice.

- Allo !

- P'tit lutin c'est Ed.

- Salut grand frère !

- Je voulais savoir si tu as vu Bella ?

- Pas depuis la fin de la journée pourquoi ?

- Je devais la retrouver à 19 heures. Je suis arrivé vers 19h30 et il n'y avait personne, mais là, je commence à m'inquiéter. Rosalie venait d'arriver.

- J'arrive, ne bouge pas, elle ne doit pas être bien loin.

- Merci p'tit lutin !

- Je serai toujours là, tu sais.

- Je sais.

Je raccrochais et me tournais vers Rose, qui était venue avec mon frère.

- Salut frangin ! Alors, tu retrouves plus ta chérie ?

- Je te jure Em, je m'inquiète, ça fait plus d'une heure maintenant.

- On va la retrouver, tu as appelé son père ?

- Je voulais pas l'affoler et puis je ne sais pas s'il connait notre relation.

- Si, il le sait, Bella lui a dit. Elle était pâlichonne la miss Rosalie

- Je vais l'appeler.

Après tout, c'est ma petite femme qu'on cherche.

- Allo !

- Charlie bonsoir, c'est Edward.

- Bonsoir Edward ! Comment vas-tu ?

- J'aurais voulu me présenter à vous dans les formes... mais voilà, je devais retrouver Bella il y a plus d'une heure et je ne la trouve pas Rosalie et Alice non plus.

- Elle n'est pas chez moi non plus, c'est bizarre qu'elle ne t'ait pas prévenu, ce n'est pas son genre. Viens à la maison, on la cherchera ensemble.

- Je suis avec Rose et mon frère et j'attends encore Alice et Jazz.

- Venez tous...

- OK !

- A tout à l'heure.

Nous attendions l'arriver des autres et partions chez Charlie.

BELLA POV

Je venais de me réveiller dans un grand salon attachée d'une main à un canapé, j'avais un sacré mal de tête. Je tentais de rassembler mes souvenirs.

Le magasin

La sonnette

Démétri

Le trou noir

Je me redressais comme je pus, avec ma main libre et me retrouvais nez à nez avec ses cons de Heidi et Dém.

- Bonsoir ma Bella, de retour parmi nous.

- Je ne suis pas ta Bella et ne le serai jamais plus, si tant est que je l'ai été un jour.

- Oh je vois que tu as du répondant maintenant, c'est bien. Tu es d'autant plus excitante... tu ne trouves pas poupée qu'elle est excitante avec son petit caractère. Il demanda à l'autre garce

- Oui, je trouve aussi.

- Que me voulez-vous ? Je ne te sers à rien, tu l'as elle.

- Bien sûr que si ! Je fais comment moi en public sans une femme à mes cotés, je ne peux pas y aller avec Heidi... Aro et Renée m'ont dit qu'une vie à trois peut-être bien.

- Ma mère, elle sait que vous m'avez enlevé.

- Je ne t'ai pas enlevée, tu m'appartiens. Je déteste perdre ce qui est a moi. Quant à ta mère, oui, elle le sait et elle est d'accord sur le fait que tu es à moi.

Je n'en revenais pas de la monstrueuse femme qui me servait de mère.

Je pleurais toute les larmes de mon corps, jamais je ne m'en sortirais.

- Laisse-moi partir... je ne dirais rien.

- Jamais tu m'entends, on va vivre tous les trois, tu t'occuperas de la maison et Heidi de me satisfaire.

- Vous êtes malades !

- Nous allons te laisser te calmer. Nous avons une réception avec Caïus pour le lancement du magasin. Ensuite, nous remontrons nous occuper de toi.

Ils partirent tous les deux en fermant la porte à clé. Je réussis à voir par la fenêtre et remarquai que j'étais encore à Seattle, mais au dernier étage d'un des palaces de Aro. Même si j'arrivais à me détacher, je ne pouvais pas passer par la fenêtre. J'espérais que mon père me rechercherait.

EDWARD POV

Mort, voilà comment je me sentais à l'intérieur. Sans ma Bella, je n'étais rien.

4 heures qu'on la cherchait dans toute la ville, qu'on mettait les meilleurs collègues de Charlie sur le coup, qu'on réfléchissait, mais rien.

Puis Rosalie se leva d'un bond.

- Je suis trop conne, mais bien sûr, « même si tu es partie, je te retrouverais toujours, tu es à moi Bella et à personne d'autre », pourquoi je n'y es pas pensé avant. Elle se parlait à elle-même et n'entendit pas Emmett qui l'appelait.

J'allais te la secouer, moi...

- STOP ROSE ! Je hurlais. Elle me lança un regard noir, mais je m'en foutais, je voulais ma femme... Pourrais-tu nous dire de quoi tu parles ?

- Pendant notre voyage en avion, Bella a reçu un message de Dém qui lui disait ça.

- Et c'est maintenant que tu le dis ? C'est vrai quoi !

- Calme-toi, Ed ! Tout le monde est sous pression.

- Je sais Charlie. Je fait quoi moi sans ma Bella, je...

Je ne finis pas ma phrase, que je pleurais comme un gosse. Trop de pression, j'en pouvais plus. Emmett me prit contre lui, il avait toujours su être là quant il fallait.

- On va la retrouver Edward, ce n'est plus qu'une question de temps. Allonge-toi dans le canapé.

Je fis ce qu'il me dit et écoutai Charlie et Rosalie, étant les seuls à le connaître.

- Rosalie, est-ce que tu as son numéro de portable ?

- Non, j'appelais toujours sur celui de Bella.

- Moi non plus, je ne l'ai pas.

- Et sa mère, tu crois qu'elle le sait ?

- Attends, je l'appelle... Renée, c'est Charlie... QUOI ? Comment peux-tu faire ça à ta fille ? Où est-elle ? Renée, tu ne voudrais pas que je dise ce que je sais sur vous à mes collègues. Oh que si, il y a longtemps que tu as perdu ce droit. Très bien...

Charlie se tourna vers nous, le teint pâle. Je ne savais pas ce qu'il savait sur son ex, mais ça avait l'air grave.

- Elle se trouve au palace de Aro ici-même, c'est à 15 minutes en voiture. On y va. Edward pas de scandale, laisse-moi faire. Tu récupères juste Bella et vous partez.

- OK ! Faut pas contrarier beau-papa Charlie !

BELLA POV

3 heures que j'étais là. J'entendis leur pas dans le couloir.

- Alors, tu ne t'es pas trop ennuyée sans nous ?

- …

- Tu ne veux pas me répondre ? Pas grave, Heidi et moi avons besoin de baiser tous les deux. Je te laisse sur ce canapé pour cette nuit et demain nous repartons dans notre futur chez nous.

- Jamais je ne partirai avec vous, mon père me retrouvera.

- C'est ce qu'on verra. En attendant, je vais m'occuper de ma Heidi.

- Au moins, l'avantage, je ne vous entendrais pas, vu ton incapacité de combler qui que ce soit.

Il s'avança vers moi et me colla une gifle magistrale, la douleur sur ma joue était horrible. J'étais sûre d'avoir un ématome.

- Jamais tu ne doutes de ma capacité, tu ne t'en ai jamais plainte avant.

- Je connais mieux maintenant.

Il me mit un coup de pied dans l'estomac, qui me tordit de douleur.

- Bella, arrête de penser à ton abruti d'Edward, tu es à moi et la discussion est close.

Il se retourna vers Heidi, quand on entendit la porte être défoncée et plusieurs policiers entrer dans le salon. Démétri et Heidi étaient pris de panique et moi j'étais toujours tordue de douleur sur le canapé.

J'étais aux anges qu'on me sorte de cet enfer. J'aperçevais mon père, qui me prit dans ses bras et demanda une ambulance pour moi.

- BELLA ! Oh mon dieu ! Cette voix...

Je vis mon homme, mon amour, qui pleura soulagé de m'avoir retrouvée.

EDWARD POV

Je venais d'entrer en trombe dans la chambre, elle était là, ma seule raison de vivre. Je pleurais de soulagement de la retrouver.

Elle était allongée sur la canapé, elle souffrait et j'étais horrifié de la voir comme ça. Je m'allongeais avec elle, je m'en foutais qu'on nous regarde, seule ma chérie comptait. Elle pleurait dans mon cou. Elle a dû vivre un enfer avec ces deux malades. Si je l'avais écoutée pour les journalistes, ce salaud n'aurait pas su pour notre relation.

- C'est fini mon ange, je suis là...

- J'ai cru ne jamais te revoir. Elle me regarda

- Jamais tu ne me perdras... je t'aime tellement.

- Moi aussi...

Je me retournais vers Charlie...

- Charlie, je l'accompagne dans l'ambulance.

- OK... je passerai la voir demain.

- Très bien à demain.

Je me tournais vers les deux malades qui m'avaient pris mon ange, ils étaient menottés.

- Je ne veux plus vous voir vous approcher d'elle ou je vous tue de mes propres mains.

- Toi, laisse-moi rire, tu n'as même pas été foutu de retenir Heidi il y a 8 ans, alors aujourd'hui, ne te crois pas capable de me faire peur.

- Je suis bien content qu'elle se soit barrée, je garde le diamant qu'est ma Bella et toi une pâle copie de ce qui pourrait ressembler à une femme.

Ils me regardèrent bouche bée, je ne leur laissais pas le temps de répondre, que je sortis avec mon amour.

Nous étions tous les deux allongés sur son lit d'hôpital face à face. Ca servait un père médecin, je pouvais rester avec elle.

- Je suis désolé de ne pas t'avoir écoutée pour les journalistes.

- Ce n'est pas de ta faute. Chéri, si il faut que j'ai plus confiance en moi, toi, il faut que tu arrêtes de culpabiliser pour tout ce qui nous arrive.

- OK mon amour je vais essayer... tu veux en parler.

- Pas ce soir... je veux juste dormir et oublier.

- Comme tu veux... bon nuit trésor je t'aime.

- Je t'aime aussi, a demain.

Je la pris dans mes bras et lui déposai un tendre baiser sur le front. Je m'endormis en me jurant de tout faire pour lui faire oublier ces dernières heures.

BELLA POV

Je me réveillais en sueur, je rêvais qu'IL me violait sous le regard sadique de l'autre. Mon amour me tenais dans ses bras, essayant de me calmer et je finis par me rendormir.

Les médecins m'avaient autorisé à sortir. En arrivant, j'allais dans ma chambre et restais toute la journée couchée.

Le lendemain, je me réveillais à 10 heures du matin et me levais d'un bond. Je me douchais et m'habillais rapidement, pour descendre au magasin.

Je courais vers la cuisine prête à boire mon café, mais c'était sans compter sur Edward qui me renversait sur le canapé en dessous de lui.

- Bella où crois-tu courir comme ça ?

- À la boutique !

- Hors de question, Alice s'en occupe.

- Non, je vais bien, je peux travailler.

- Bella soit raisonnable.

- Je veux travailler, je ne veux plus jamais qu'on me dicte ma conduite, c'est clair ?

- Là n'est pas le problème... tu as subi un traumatisme hier, sans parler de tes ématomes, tu dois te reposer.

- Je ne suis pas une petite chose fragile.

- Et moi je ne suis pas ce con de Dém.

- Je sais, mais je... j'éclatais en sanglot J'ai besoin de prouver que je peux être autre chose qu'une femme qui se tait sans rien dire.

Edward se rassit, m'entrainant à califourchon sur ses cuisses.

EDWARD POV

La voir si fragile me déchirait, j'avais besoin de savoir ce qu'il lui a fait. Elle pensait qu'elle devait me prouver qu'elle était autre chose qu'une femme objet.

- Chérie regarde-moi. Elle releva ses magnifiques yeux bleus baignés de larmes... je ne te considère pas comme un objet et je ne le ferai jamais.

- Je sais, mais la soirée d'hier m'a rappelait mon passé...

J'embrassais chaque paupières et puis ses douces lèvres.

- Dis-moi ce qu'il s'est passé hier.

- Démétri est arrivé dans le magasin, je croyais que c'était toi. Il m'a assommée, je me suis réveillée dans la suite, attachée au canapé. Il m'a redit que je lui appartenais et qu'il voulait qu'on vive tous les trois, moi en temps que boniche et Heidi dans son lit. Ensuite, ils sont partis à une réception. Une heure après, ils étaient de retour, ils ont voulu baiser tous les deux et je l'ai provoqué en l'attaquant sur sa virilité. Il m'a frappée au visage et au ventre, je pensais à toi tout le temps et j'avais peur de te perdre. Ensuite, vous êtes arrivés, voilà... elle disait ça d'une traite sans ciller, elle était courageuse ma chérie.

- Je suis fière de toi Bella, tu es courageuse.

- Attends, je ne t'ai pas tout dis... ma mère était au courant. Maintenant elle pleurait... C'est ellequi lui a conseillé de faire ménage à trois.

- Mon ange, je pense qu'il serait temps que tu parles à ta mère, que tu crèves l'abcès et que tu regardes devant toi.

- Tu voudrais m'accompagner. Elle se mordit la lèvres, anxieuse

- Bien sûr, on est en couple et je t'aime alors oui, je viens.

- Merci... je voudrais qu'on y aille après les fêtes.

- D'accord, mais promets-moi de ne pas changer d'avis.

- OK...

- Nous n'avons pas encore parlés de Noël... ma mère voudrait vous inviter pour le réveillon, ton père, Rose, Jazz et toi.

- Je vais voir avec eux, mais oui, pourquoi pas.

On demandait ensuite à Alice si elle pouvait gérer la boutique quelques jours après les fêtes, elle accepta sans problème. Mon père viendrait avec nous, il voulait faire comprendre à Renée et Aro qu'il pouvait encore porter plainte contre eux par rapport à ma mère.