Attention: Bleach ne m'appartient pas.

Bonne lecture à tous !


Le lundi de l'Undô kai arriva rapidement et Shizuka avait pu reprendre le travail après ses quelques jours de repos forcés. Ce matin là le capitaine se trouvait devant les grilles de l'école, assis dans un des arbres en face de celle-ci, regardant les élèves pratiquer différents sports ; football, course, relais, balle aux prisonniers, etc… Devant chacune des activités se trouvait un professeur, Shizuka, elle, était chargée de surveiller le match de football.

Après un moment le capitaine vit un des enfants tomber au sol et courir se réfugier dans les bras de Shizuka. La jeune femme se contenta de sourire gentiment en soignant le genou écorché de l'enfant avant de lui caresser les cheveux en le laissant repartir jouer.

- Elle est très maternelle pas vrai ? Tonna une voix sous le capitaine.

Celui-ci sursauta et baissa les yeux, c'était Meiko. Le blanc haussa un sourcil avant de descendre à sa rencontre.

- Effectivement. Répondit-il. Tu es là pour l'Undo kai ?

- Exact ! J'ai un jour de repos aujourd'hui alors j'en profite pour venir voir Shizuka et les autres. Tu sais on a été scolarisé ici nous aussi, Shizuka, Kei, Ren et toutes les institutrices. Cette école est remplie de bons souvenirs. Assura-t-elle en hochant la tête.

- J'imagine oui. Sourit-il.

- Tu viens te joindre à nous ?

- Heu…

- Ça ferai vraiment plaisir à Shizuka. Ajouta-t-elle.

Le capitaine hésita mais céda, il pouvait bien faire un effort. Par le passé il avait refusé de se joindre à la sœur du shinigami suppléant pour un match de football, pourtant il avait finalement accepté et même si il ne l'avait jamais avoué, ça n'avait pas été désagréable. Alors autant essayer cette fois ci.

Le duo entra et rejoignit Shizuka, qui les accueilli avec un grand sourire.

- Je suis contente de vous voir. Sourit-elle.

- Nous aussi, fit Meiko avant de désigner le capitaine, je l'ai trouvé devant l'entrée.

- Tu faisais encore le voyeur ? Demanda la blanche, visiblement amusée.

- Quoi ?! Mais non ! Pas du tout ! Se défendit-il avant de voir les deux jeunes femmes rire, de toute évidence elles se moquaient de lui.

Défait il soupira puis sentit quelque chose buter contre son pied. Étonné il baissa les yeux et vit un ballon de football.

- Monsieur ! Monsieur ! On peut avoir le ballon s'il-vous-plait ? Demandèrent les élèves.

- Bien sur. Acquiesça-t-il en donnant un coup de pied dans le ballon, faisant atterrir celui-ci directement dans les mains d'un des élèves.

A cela les élèves émirent des exclamations admiratives et excitées.

- Tu as un bon coup de pied. Nota Meiko.

- On va dire que je ne suis pas mauvais. Dit-il simplement.

- Tu as déjà fait du football ? S'enquit Shizuka, curieuse.

- Un peu quand j'étais plus jeune, admit-il. Même si ça ne date pas tant que ça. Pensa-t-il.

- Au lycée ? Demanda la brune.

- Heu…

- Collège ?

- École primaire. Dit-il à mi-voix.

- Ça date un peu alors. Mais tu as de bon reflexes !

- Merci…

De son côté Shizuka retenait tant bien que mal son rire, elle se doutait bien qu'il n'y avait pas ce genre d'institutions à Soul Society.

Aux alentours de midi Ren vint rejoindre le trio et ils furent invités à manger avec les institutrices. Le pique-nique fut agréable même si un peu bruyant, il y avait beaucoup d'enfants après tout. L'après midi fut ponctué de l'arrivée des parents, du moins de ceux qui avaient pu se libérer. Ainsi, en fin d'après midi, les adultes se prirent au jeu et des matchs étaient organisés entre adultes, ce qui avait beaucoup amusés parents comme élèves. Bien vite on remarqua l'habilité d'Hitsugaya au football et un match eu lieu entre les meilleurs adultes dans ce domaine, les équipes étaient mixtes et comportaient cinq joueurs de chaque côté. L'équipe du capitaine fut composée de Meiko, Ren, Kaya et Austria, de l'autre côté se trouvait Kei, Eri, Ayako, deux autres parents, dont un père. Shizuka, quant à elle, faisait l'arbitre avec dame Yuri et dame Shusuran.

Le match était plus serré que ce à quoi le capitaine s'attendait, Kei se débrouillait vraiment bien, mais il avait la chance d'avoir Ren dans son équipe et en tant que policier le sport c'était son domaine alors il avait beaucoup d'endurance. Cela dit Meiko était plutôt douée aussi. De l'autre côté Ayako et l'autre père se défendaient vraiment bien.

Au final le match se conclu à 7-6 pour l'équipe Hitsugaya.

- Hé bien, quel match ! Tu as de très bons restes Hitsugaya ! Félicita Meiko.

- Merci, mais vous vous en êtes tous très bien sortis, vraiment. Assura-t-il.

- Il faudra faire la revanche un de ses jours. Fit Kei, qui s'était étonnamment adouci avec le blanc.

- C'est vrai.

- Allez tout le monde, venez vous rafraichir, vous en avez besoin ! Invita dame Yuri en tendant des jus de fruits et des bouteilles d'eau.

Le capitaine resta un peu à l'écart, attendant qu'il n'y ait plus personne pour pouvoir aller se rafraichir. Il tourna la tête en sentant une main se poser sur son bras.

- Alors ? Qu'as-tu pensé de cette journée ? Demanda tranquillement Shizuka.

- C'était…

- C'était ?

- Plutôt pas mal.

- Seulement ? S'amusa-t-elle.

Le blanc soupira et la vit sourire, elle savait qu'il n'était pas sincère. Jusqu'à quel point cette femme savait-elle lire en lui ?

- C'était sympa. Dit-il finalement.

- Tant mieux. Sourit-elle.

Alors qu'elle allait ajouter quelque chose le denreishinki du jeune homme se mit à sonner, étonné il sortit l'appareil et lu silencieusement le message qu'il avait reçu, message venant du commandant lui-même. Son expression se fit plus sombre, ce qui ne manqua pas d'inquiéter la jeune femme à ses côtés. Après un instant il referma le clapet du téléphone et le rangea dans sa poche avec un soupir.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda-t-elle.

- Non… ce n'est rien. Hésita-t-il. Je…

- Tu ?

- Non, rien. Je vais rentrer à l'auberge. Salut les autres pour moi. Dit-il en sortant de l'école. Hé, Shizuka. Fit-il avant de partir.

- Oui ?

- Merci pour aujourd'hui.

- Je t'en prie. Sourit-elle.

En rentrant dans sa chambre le capitaine se laissa tomber sur son lit, morose. Il avait aimé cette journée mais en un instant tout s'était envolé et la réalité de son travail l'avait impitoyablement rattrapé. Le commandant lui demandait de rentrer, ayant décidé d'observer la ville de loin pour voir si ce phénomène n'était pas tout bonnement naturel, étrange mais naturel. Il aurait souhaité le convaincre mais insister pour rester attirerai sa suspicion et il n'avait pas besoin de ce genre d'ennui, ni lui, ni qui que ce soit. Mais… Mais en plus d'un mois il avait apprit à aimer cette ville et ses habitants. C'était un endroit calme et agréable, entouré de nature, tout ce qu'il aimait. Et puis ici, ici il n'avait pas les responsabilités qu'il avait à Soul Society, ici il n'était que Toshiro Hitsugaya, et pas le capitaine Toshiro Hitsugaya. Ici il avait… une vie normale. Peut-être était-ce… ce qu'il avait toujours souhaité… En tout cas quitter cet endroit ne l'enchantait pas, pas du tout même.

- Que faire ? Soupira-t-il en posant un bras sur son visage.

- Peut-être devriez-vous déjà prévenir Shizuka-san ? Elle connait votre situation, elle comprendra plus facilement.

- C'est vrai mais…

- Mais il faudra lui dire que vous partez.

- Oui…

Le dragon n'ajouta rien, comprenant l'hésitation de son possesseur, d'un autre côté partir sans rien dire serait pire que tout, pour tout le monde, y comprit le jeune capitaine lui-même. Il devait partir dans trois jours alors il avait trois jours pour annoncer son départ.


Ainsi deux jours passèrent, deux jours durant lesquelles Shizuka remarqua sans mal l'inquiétude persistante et grandissante chez son ami aux cheveux blancs. Elle avait prit le parti d'attendre qu'il lui en parle de lui-même mais…

- Toshiro ? Demanda-t-elle en s'arrêtant, Roda dans son sillage.

Le capitaine s'arrêta à quelques pas d'elle, les cheveux ébouriffés par le vent marin soufflant sur la plage.

- Oui ?

La jeune femme se tortilla sur place, ne sachant par où commencer.

- Hé bien… Tu… tu sembles inquiet et … je me demandais si tu voulais en parler…

Le blanc fut d'abord surpris puis détourna les yeux en se grattant l'arrière du cou. Était-ce vraiment si visible ?

Devant son hésitation la jeune femme reprit.

- Si tu ne veux pas en parler je ne te forcerai pas. Assura-t-elle gentiment.

- Ce n'est pas ça… c'est juste… Hésita-t-il avant de la regarder dans les yeux. Je dois rentrer à Soul Society.

Il vit alors un éclat de tristesse passer dans les yeux de la blanche avant qu'elle ne demande d'une voix calme.

- Quand ?

- Je pars demain.

- Je me doutais que tu repartirais mais…

Elle ne termina pas sa phrase, la voix soudainement faible.

- Je sais que c'est brusque et d'ailleurs je ne m'y attendais pas non plus. Je suis désolé de te l'apprendre comme ça, j'essayais de trouver le bon moment mais…

- D'où ton comportement étrange ces deux derniers jours. Nota-t-elle.

- Oui…

- Est-ce que tu reviendras ?

- Je ne sais pas, c'est possible mais je ne sais pas quand.

- Je comprends… Dit-elle avant de marquer une pose.

- Shizuka je…

- Viens à la maison.

- Quoi ? S'étonna-t-il.

- Hé bien… heu… c'est que…

Le capitaine retint de justesse un rire, jamais il n'avait vu Shizuka perdre ses moyens comme ça, le visage rouge de gêne.

- C'est d'accord. Sourit-il.

- Vrai… vraiment ?

- Bien sur. S'amusa-t-il. Je ne manquerai pour rien au monde l'occasion de manger un de tes délicieux repas. Qui sait quand j'en aurai à nouveau le droit !

La jeune femme rit, il la comprenait décidément bien, trop bien même. Elle était parfois maladroite mais il comprenait toujours ses intentions. Cependant la nouvelle de son départ était un choc, elle ne pensait pas que ça arriverai si vite. A cette pensée elle eut un pincement au cœur, Hitsugaya était devenu quelqu'un d'important pour elle et le voir partir sans garantie de retour lui fendait le cœur. Elle avait espéré… qu'il ne parte jamais, qu'il reste ici, à Ine, avec elle et avec les autres. Ine sans lui était…

- Shizuka ? Interrogea-t-il, inquiet face à son silence.

Elle leva les yeux vers lui, plongeant un moment ses yeux améthyste dans ceux turquoise de son vis-à-vis, puis lui sourit doucement.

- Je ferai un repas que tu n'oublieras pas de si tôt ! Sourit-elle en reprenant leur marche.

Le capitaine eut un fin sourire, bien sur il avait remarqué la tristesse cachée dans son sourire mais elle ne se laissait pas abattre. Shizuka était forte et faisait de son mieux pour qu'il ne se sente pas coupable. En un sens il lui en était reconnaissant, mais dans l'autre il savait qu'elle souffrait, cependant il avait l'impression qu'essayer de la réconforter serait la pire chose à faire… Les sentiments étaient… bien compliqués.


La soirée fut très agréable et le repas de Shizuka succulent, comme toujours. Durant la soirée ils avaient beaucoup discutés, d'eux mais aussi de Soul Society, du moins de ce que pouvait en dire légalement le capitaine. La jeune femme n'avait pas semblée surprise de son grade, elle disait que ça lui correspondait bien, plus que son pseudo métier d'écrivain en tout cas. Ils en avaient rit.

Mais plus la soirée avait avancée et plus le capitaine se sentait mal à l'idée de son départ, il n'avait pas envie de partir et il s'en rendait de plus en plus compte. Mais il n'avait pas le choix, sinon il s'exposait à de gros ennuis, dont ni lui ni Shizuka n'avaient besoins.

A présent il était sur le point de repartir vers l'auberge, se tenant sur le palier de la jeune femme.

- Je te remercie pour tout.

Elle secoua la tête et lui sourit.

- C'est moi qui te remercie. Vraiment. Quand pars-tu ?

- Demain matin.

- Est-ce que tu pourrais le faire d'ici ? Je veux dire…

- Oui. Sourit-il.

- Tu aurais dû prévenir Meiko et Ren, au moins.

- Surement… je te fais confiance pour le leur dire ?

- Je n'ai pas vraiment le choix. Dit-elle en plaçant les mains sur les hanches.

Le capitaine rit puis la jeune femme reprit.

- Tu ne reviendras pas avant un moment, n'est-ce pas ?

- Je ne sais pas… mais pas tout de suite, vraisemblablement.

- Je vois…

Alors qu'il allait ajouter quelque chose elle leva à nouveau les yeux vers lui.

- Alors promet moi quelque chose.

- Si je suis capable de tenir cette promesse alors oui.

- Viens passer nouvel an ici.

- Nouvel an ?

- Si tu ne peux pas revenir avant, viens nous voir à nouvel an, s'il te plait.

- En général pour la nouvelle année on est assez libre, surtout en ces temps de paix, et il ne faut qu'un seul capitaine actif, au moins. Alors ça devrait être possible. Dans le cas contraire je te le ferai savoir.

- C'est une promesse ?

- C'est une promesse. Acquiesça-t-il.

- Merci. Sourit-elle, émue.

Le capitaine hésita à la prendre dans ses bras mais se ravisa, lui faisant un dernier signe de main avant de disparaitre dans la nuit.


L'heure du départ avait sonné. Le capitaine se trouvait sous sa forme de shinigami, debout dans la grande cours du temple, Shizuka et Roda à côté de lui. Avec un soupir il ouvrit un senkaimon et un papillon de l'enfer vint virevolter autour de lui.

- Alors c'est l'heure… Fit doucement la blanche, les yeux baissés vers le sol.

- Il semblerai, oui. Admit-il non sans une certaine tristesse.

- Je voulais que tu saches que j'ai vraiment aimé le temps qu'on a passé ensemble. Je te remercie, pour tout.

- C'est plutôt à moi de te remercier. J'ai vraiment aimé être ici et je suis heureux de t'avoir rencontré, toi et les autres aussi. Avoua-t-il, rougissant.

- Merci. Sourit-elle, rougissante également.

A côté d'eux Roda leva les yeux au ciel et poussa sa maitresse dans les bras du jeune capitaine, qui la rattrapa in-extremis par les hanches. Ils restèrent un moment ainsi, rougissants au possible.

- Roda ! Gronda la jeune femme en s'écartant un peu du blanc.

La chienne émit un gloussement amusé en faisant joyeusement le tour du capitaine. Celui-ci sourit en la caressant derrière les oreilles.

- Prend bien soin de ta maitresse. Lui murmura-t-il.

La chienne glapi avec joie et reparti vers la maison, laissant les deux jeunes seuls. Ils restèrent dans un silence maladroit un instant avant que la jeune femme ne se jette dans les bras du capitaine. Bien que surprit celui-ci l'enlaça à son tour, laissant reposer sa tête contre les doux cheveux blancs de la jeune femme. Ils restèrent ainsi un moment, qui leur paru bien trop court, puis ils s'éloignèrent d'un pas, restant néanmoins proches. Ils se regardèrent dans les yeux avant que la blanche ne dépose un baisé sur la joue du capitaine avec un sourire, les yeux humides.

- À Bientôt. Murmura-t-elle.

Le blanc la regarda avant de l'enlacer à nouveau, plus fortement cette fois.

- A bientôt, je te le promets. Lui murmura-t-il en respirant une dernière fois son doux parfum fleuri.

Il s'écarta doucement d'elle, laissant glisser sa main le long de sa joue avant de passer le portail. La dernière chose qu'il vit fut un doux sourire.

- A bientôt… Shizuka. Murmura-t-il en traversant le dangai.