E :Très bien, nous avons donc la liste des invités au complet. Reste à déterminer nos habits pour la cérémonie, ceux des témoins et des demoiselles d'honneur, le lieu, il faudra contacter un traiteur, et faire une discothèque pour le bal. Ah oui, et il faudra penser aux alliances et à contacter un pasteur. Sauf si...
J : Non, un pasteur, j'y avais pensé aussi. Si on s'occupait du lieu d'abord ?
E : D'accord.
E/J : Tu as une préférence ?
Les deux fiancés se sourirent.
E/J : Et bien...
John posa une main sur la bouche de Liz.
J : Attends, laisse moi parler.
Liz hocha la tête et John enleva sa main.
J : Tu préfères une cérémonie à l'Eglise ou en plein air ? Dans quelle ville ?
E : A vrai dire, j'avais pensé à une cérémonie en plein nature. Il y a de magnifiques vallées dans le Colorado, une surtout où j'adorais passer des moments avec mon père lorsque nous étions autorisé à venir le voir à la base. Mais tu aurais peut-être préféré...
J :Non ! L'important pour moi c'est de me marier avec toi. Le reste n'est qu'un détail et je te laisse le soin de choisir l'endroit de notre union. La Terre me convient très bien !
E : Tu es sérieux ?
J : Tout à fait sérieux. Je te fais confiance si...
E :Je le savais ! Si quoi ?
J : Si tu me fais confiance sur le lieu de notre nuit de noces.
E : Donne moi un indice.
J Tout ce que je peux te dire c'est que ce ne sera pas dans la voie lactée.
Liz s'approcha de lui.
E : Pourquoi tu ne veux pas me dire la destination ?
J : Parce que, ce ne serait plus une surprise sinon.
Liz s'était encore plus approchée de lui. Elle n'était qu'à quelques centimètres de son corps. Elle posa une main sur sa poitrine et le regarda dans les yeux.
E : Tu ne veux pas me le dire, tu es sûr ?
J (commençant à avoir étrangement chaud) : Oui, tout à fait sûr.
Liz se leva. John soupira, il avait eu chaud. Mais Liz se retourna et vint se mettre à califourchon sur les genoux du militaire. Surpris, John vit Liz lui entourer la nuque de ses mains et se caler confortablement entre ses cuisses.
J (étonné) : Elizabeth ?
E :Allez dis le moi, s'il te plait.
J : Tu es trop curieuse.
Liz l'embrassa furtivement.
E :Tu ne veux pas ?
J (riant) : Non !
Liz réitéra son baiser.
E :Et maintenant ?
J : Hein hein, toujours pas.
Liz lui faisait de nombreux baisers mais le militaire ne crachait pas le morceau. Cependant, le colonel avait plus en plus de mal à se contrôler.
E : Je sens bien que tes barrières faiblissent John.
Liz lui avait susurré ça à l'oreille.
J(fermant les yeux) : Ok, je te donne un indice, mais arrêtes de me torturer, on a encore plein de choses à préparer.
E : Vas-y ?
J : J'ai repéré une super planète il y a six mois environ et j'ai toujours rêvé de t'y emmener. Elle va te plaire, fais moi confiance.
E : Je te fais confiance.
La jeune femme plongea ses yeux dans celui de son militaire et l'embrassa tendrement. Ils furent alors dérangés par des coups frappés à la porte.
J (entre deux baisers) : Y'a personne.
De l'autre côté de la porte, Liz et John entendirent une voix, celle de Mackenzie.
Ma : Je t'avais dit qu'on les dérangerait ! Viens on s'en va.
X : Non, il faut leur demander maintenant. Je pourrais pas attendre.
J : Si McKay, vous allez attendre, on est pas dispo pour l'instant.
M : Je vous en prie John, Elizabeth, c'est vraiment important.
Le couple s'arrêta de s'embrasser et se regarda. John soupira. Liz se leva et ils allèrent ouvrir la porte.
J : Rodney, vous avez intérêt à ce que ça soit une question de vie ou de mort !
Ma/M :Voulez-vous être nos témoins ?
Liz et John se regardèrent un instant, plus qu'étonné. Ce fut Liz qui rompit le silence.
E : Je ne sais pas quoi dire. Ne vous sentez pas obligée de me proposer ça parce que...
Ma :Non Je vous considère avec Teyla, comme les personnes les plus proches de moi sur la cité. A vrai dire, vous êtes plus proches de moi que les amies que j'ai laissées sur Terre. Je sais que vous êtes ma supérieure et que ma requête pourrait paraître déplacée. Je comprendrais que vous refusiez.
E (l'apaisant d'une main) : Mackenzie, j'en serais très honorée.
La militaire lui sourit.
M : Bon, et vous alors ? C'est oui, c'est non, vous avez pas compris la question, vous avez encore un cerveau ?
Rodney avait posé cette question en regardant le sol. Le grand problème des hommes de la cité était leur difficulté à s'exprimer.
J : Je suis désolé, je suis sous le choc ! J'aurais jamais cru qu'une femme vous supporterait assez pour se dévouer et s'occuper de vous jusqu'à la fin de votre vie.
Cette remarque lui valut un coup de coude de la part de Liz.
J : Oubliez ce que je viens de dire Rodney. Félicitation mon vieux et oui je serais votre témoin.
Rodney releva la tête, sourit à John et lui tendit la main. John l'attrapa et, après une hésitation, attira le scientifique vers lui.
J : Allé, venez là, je suis plus à un câlin près aujourd'hui.
M : Merci John.
Les deux couples rayonnaient de bonheur et Rodney allait dire quelque chose lorsque la radio de Liz grésilla.
X :Docteur Weir, vous êtes demandée en salle de contrôle.
Les quatre atlantes se précipitèrent dans la sale de contrôle.
X : Il n'y a rien de grave Madame. C'est une communication en provenance de la Terre.
E :Passez là sur haut parleurs.
X :Oui Madame.
V : Docteur Weir ?
E :Général Landry ?
L : Lui-même.
E : Que nous vaut ce plaisir ?
L : Le Président a reçu l'avis favorable des représentants.
L'estomac des deux leaders se contracta et ils se prirent automatiquement la main.
E :Comment est-ce possible ? Le Dédale n'a pas encore pu atteindre un point de l'espace où les communications avec la Terre sont possibles.
L : C'est exact mais un relai a été possible grâce à un vaisseau Tok'ra.
M : Tok'ra ? Pour une fois qu'ils servent à quelque chose !
Ma : Chut !
L : Et le Président vous souhaite... beaucoup de bonheur à tous.
La salle d'embarquement exulta ! Des cris de joie de toutes les langues représentées retentirent plusieurs secondes dans le hall. John se rapprocha de Liz. Il lui sourit, la fixa dans les yeux et l'embrassa tendrement. Les sifflets retentirent de plus bel. Le calme revint peu à peu.
L :Vous avez l'autorisation de passer une semaine sur Terre pour régler tout ce qui concerne le mariage.
E : Merci Général. Général ?
L : Oui Docteur Weir ?
E : Pourrions-nous procéder à deux mariages ?
Tout le monde dévisagea Liz, Mackenzie, Rodney et John les premiers. La jeune femme se retourna vers son compagnon et le prit à part.
E : John, si on faisait deux mariages ?
J : Tu veux dire un double mariage ? Les deux en même temps ?
E : Non non, l'un derrière l'autre.
J : Ouais, d'accord ! Je suis partant.
Le couple se prit par la main et retourna voir Rodney et Mackenzie.
J : Ca vous dit de vous marier le même jour que nous ?
M : Quoi ?
Le scientifique fit face à Mackenzie.
M : Qu'en penses-tu ?
Ma : Allons-y !!
E :Bien, alors c'est dit.
L : Parfait, vous partirez demain à 13h par la porte pour une semaine sur Terre, deux mariages compris dans le forfait.
E/J/M/MA : Parfait.
L : A demain Atlantis.
La communication se coupa. Teyla et Ronon, partis sur le continent depuis l'aube, revinrent au moment de l'annonce des deux mariages. L'athosienne s'approcha de ses amis, avec Ronon. Elle enlaça successivement les quatre fiancés. Ronon, moins expansif, les salua de la tête.
E : Je vous propose que nous allions tous dans la salle de repos pour discuter de ce nouvel état de fait. Ronon, Teyla, cela vous concerne aussi.
Les six atlantes se dirigèrent vers la salle.
John et Liz s'installèrent dans le sofa, face à Teyla et Ronon et Mackenzie Rodney.
E : Teyla, Mackenzie et moi souhaiterions vous poser une question.
T : Je vous écoute Docteur Weir.
Liz regarda la major du coin de l'œil et poursuivit.
E : Nous voudrions que vous soyez notre demoiselle d'honneur. C'est une amie très proche qui accompagne la mariée durant la cérémonie. Et nous tenions vraiment à ce que vous remplissiez ce rôle auprès de nous deux.
La jeune athosienne regarda tour à tour Mackenzie et Liz. Elle était plus que surprise de cette attention, venant en outre des deux femmes à la fois.
T : Je ne sais pas quoi vous dire. Je...
Ma : Dites que vous acceptez. S'il vous plait Teyla.
T :Oui, évidemment que j'accepte. Merci de me faire cet honneur.
M : Et pour ce qui est du lieu de la cérémonie ?
E : John et moi avions pensé à une colline dans le Colorado, assez près de la base Cheyenne.
John lui sourit. Il adorait lorsqu'elle parlait d'eux de cette manière, comme un vrai couple. Il la prit alors par la taille et l'approcha de lui. Liz sentit une onde de chaleur l'envahir. Elle prit la main du militaire dans la sienne et la serra.
J : Mais vous avez peut-être une autre idée ?
M : A vrai dire, nous n'avons pas encore eu le temps de penser à ces détails.
Ma : Et bien...
Tous les regards se tournèrent vers Mackenzie. La jeune femme baissa la tête et fixa le sol.
M :Continues ma chérie.
John et Liz se regardèrent une fraction de secondes, ainsi que Teyla et Ronon. Cela leur faisait une étrange impression d'entendre Rodney parler à quelqu'un de cette façon. Mackenzie arrivait vraiment à le changer et à refouler le côté enquiquinant et arrogant qu'il pouvait arborer avec brio.
Ma :Et bien en fait, j'ai toujours rêvé de me marier à Paris.
Rodney releva le menton de sa compagne et la regarda dans les yeux.
M : C'est une magnifique idée.
R : C'est peut-être une bonne idée mais ça me parait un peu problématique.
Les regards se tournèrent vers Ronon.
R : Je ne connais que très peu la géographie de votre pays, mais faire l'aller retour Etats-Unis-France en un jour, en plus des mariages, ça fera pas un peu court ?
M : Ah merde, la tuile.
E :Non... pas forcément. L'Odyssée...
J : Mais oui !!L'Odyssée !!Bien vu Elizabeth !
Ma :Je ne comprends pas.
E : Nous pouvons demander à l'Odyssée de se mettre en orbite autour de la Terre et de nous téléporter d'un lieu de cérémonie à l'autre.
Ma :Mais ils ne vont jamais vouloir utiliser les téléporteurs asgards pour nous et surtout pas pour ce genre de... mission.
E : Ca vaut la peine d'essayer.
J :Et puis ils nous doivent bien ça !!
M : Oui, c'est bien vrai !! Au fait, pour le traiteur, comment on fait ?
J : Ah oui, le traiteur !! J'ai bien envie d'un bon gâteau au citron pour le buffet.
John avait dit ça d'un air qui se voulait innocent, mais il n'avait pas trompé le principal intéressé par cette remarque : Rodney.
M (se retournant vers Mackenzie) : Tu vois, il cherche encore à me tuer !!
John sourit de toutes ses dents.
T : Colonel, je ne crois pas que ce choix soit très judicieux. Si vous tuez le Docteur McKay...
J : Oui ? Et bien... ?
T : Non, je ne vois vraiment pas comment je pourrais terminer ma phrase. Je ne vois aucune objection.
Tout le monde regarda Teyla. C'était la première fois que la jeune femme se permettait un tel humour (certains diton de l'humour tout court). Rodney était vexé, John et Ronon morts de rire et Liz et Mackenzie passablement exaspérées par la situation. En un regard elles se comprirent : il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre.
T : Excusez-moi Docteur McKay. Plus sérieusement, si vous voulez faire le repas de noce sur le continent, mon peuple serait absolument ravi de préparer cela en votre honneur.
J : Je crois que c'est la meilleure solution. Si nous de vos déjà faire deux mariages dans la même journée...
E : Nous n'aurons jamais le temps d'organiser, en plus, deux repas de noce.
Ils en étaient maintenant à finir les phrases de l'autre. Les deux leaders se regardèrent et se sourirent. Ils étaient sur la même longueur d'onde et c'était génial.
M : Moi ça me va.
Ma : Moi aussi. Teyla, merci pour votre proposition...
M : On va bien manger.
Rodney avait voulu montrer à John que lui aussi s'entendait à la perfection avec sa future femme mais il tomba à côté de la plaque.
Ma : Non, j'allais dire que cela nous enchantait d'aller faire la fête avec nos amis sur le continent.
M (confus) : Oui, mais, de facto, on mangera bien.
Mackenzie lui prit la main.
Ma : Oui, c'est évident.
Cela redonna le sourire à Rodney. John et Ronon, eux, cachaient tant bien que mal leur fou rire.
E : Pour les robes de mariées, comment allons-nous procéder ?
Ma : Je comptais aller faire les boutiques à Paris.
E : Et moi à Colorado Springs (non, non, vous êtes toujours dans Stargate Altantis, vous n'avez pas été éjectés dans Docteur Quinn).
R : Ca va poser un problème géographique.
M : J'étais sûr qu'il allait dire ça !
E : Oui, c'est certain.
Ma : Elizabeth, Teyla, venaient faire vos achats avec moi à Paris. Ils y a les plus belles boutiques du monde. Dites oui !!
E : C'est certain que cette proposition est très alléchante. Mais cela voudrait dire que je devrais laisser John seul pendant deux trois jours.
Liz avait dit ça en pressant la main du militaire dans la sienne.
J : Je veux que tu aies le mariage de tes rêves et ne t'en fait pas, je pourrais me débrouiller seul pendant deux trois jours.
Sur ce, il lui embrassa la joue, ce qui fit rosir la jeune femme.
T : Je serais très curieuse de découvrir un autre pays que les Etats-Unis.
Ma : Et bien c'est dit !
M : Et pour les costumes des mariés et des témoins ?
J : Et bien si on faisait ça à Colorado Springs ?
M : D'accord.
Rodney avait dit ça d'une voix un peu triste.
J : Ne vous en faites pas Rodney, le major ne va pas vous oublier en deux jours et cela lui fera le plus grand bien de faire une pause avec vous. Pour son état mental, c'est vital !
M (exaspéré) : Vous vous reposez jamais ?!
En guise de réponse, John lui adressa un immense sourire.
E : Mackenzie, où comptez vous organiser le mariage.
Ma :J'avais pensé au George 5.
J : Wah ! Ben dites donc, on se refuse rien.
Ma (tout sourire) : Et, j'ai des relations ! Qu'est-ce que vous croyiez !!
J : Et pour les invités ?
M : Il y a nos familles. Je suis sûr que Jeannie se fera un plaisir de venir.
E : Ainsi que son mari...
J :Et votre nièce.
Rodney se renfrogna. John était content de son effet.
M :J'espère qu'ils seront pris par un spectacle d'école débile.
Mackenzie ébouriffa les cheveux de Rodney pour le sortir de son état ronchon.
M : Eh ! Arrêtes !Je ne veux pas que mes cheveux ressemblent à ceux du colonel !
J :Eh !Ma mère aime mes cheveux (je pouvais pas résister !!C'est ce qu'a dit Joe lors d'une convention. J'étais MDR !!).
E :Moi je les aime aussi tes cheveux.
Liz passa sa main dans la crinière de John, ce qui le fit frissonner de plaisir.
M : Euh, vous pourriez attendre qu'on soit parti s'il vous plait ?
E : Rodney a raison, il faudra faire venir nos familles, nos amis, envoyer les bans. Tellement de choses à faire...
J :Mais nous sommes six, ça ira.
R (étonné) : Vous m'inviter aussi ?
E : Evidemment Ronon !
J : Ben oui ! On va pas vous laisser sur la cité. Vous faites partie de l'équipe.
M/Ma :Tout à fait !
R : Ah. Merci.
Le runner était gêné par tant de marques d'affection.
J (d'un air coquin) : Et pour le bal, il faudra que Teyla ait un cavalier.
Teyla et Ronon se jetèrent un coup d'œil et rougirent chacun dans leur coin en évitant soigneusement de regarder l'autre.
E : Je propose également que nous invitions les membresdeSG1 ainsi que les Généraux O'Neill et Landry.
J : Je suis d'accord.
Les membres de SGA1 discutèrent encore une bonne partie de l'après midi. C'est vers 18 heures que les couples se séparèrent pour se changer en vue du repas du mess.
Le repas se déroula dans une bonne humeur rarement égalée et les amis se séparèrent vers 23h.
Teyla marchait vers ses quartiers lorsqu'elle entendit une vos l'appeler. Elle se retourna et vit Ronon courir vers elle, dreads au vent (Oui,je sais, mais vous avez vu 'heure aussi ?Je suis plus très fraîche).
T :Ronon ? Que puis-je pour vous ?
R : Je voulais vous demander quelque chose.
T Oui ?
Mais le runner ne savait pas comment aborder le sujet. Devant son embarras, Teyla l'encouragea du regard.
R : Bon, voilà, je sais pas danser.
T Oh.
Teyla resta interdite un moment.
R : Je veux dire, que je ne sais pas danser les danses de leur monde.
La jeune femme s'approche de lui et lui posa une main sur le bras.
T : Moi on plus, rassurez vous. Nous serons donc deux à passer pour de parfaits ignares en la matière.
Ronon releva les yeux vers elle et lui sourit. Elle trouvait toujours les mots pour lui.
R : Vous vous contenterai d'un piètre individu pour être ce qu'ils appellent votre cavalier ?
T Non, je me contenterai d'un exceptionnel guerrier au grand cœur pour être mon cavalier.
L'athosienne avait dit ça avec naturel mais se rendit vite compte que cela pouvait être interprété différemment par le runner. Ce qui fut le cas.
R : Merci Teyla.
Il se pencha. Teyla ne recula pas. Il se pencha encore plus et lui donna un baiser sur la joue. La jeune femme rougit.
T : Euh, je pense que je vais retourner dans mes quartiers. Bonsoir Ronon.
Le runner la vit faire demi tour. Il soupira. Il était peut-être allé trop loin. Peut-être se faisait-il des idées. Mais ses doutes se dissipèrent lorsqu'il vit la jeune athosienne faire demi tour et revenir vers lui. Elle s'approcha à grand pas, lui saisit le bras, prit appui sur lui pour se mettre à la hauteur du runner et lui donna elle aussi un baiser, mais cette fois à la commissure des lèvres. Puis, elle repartit aussi vite qu'elle était venue, laissant Ronon interloqué, dans le corridor, un sourire aux lèvres.
Rodney, lui était parti à la recherche de Carson et lui avait demandé d'être son témoin. L'écossais avait fondu en larmes. Ce garçon était décidemment trop émotif, pensa Rodney. Le scientifique lui expliqua aussi le planning pour la semaine à venir. Une fois ceci fait, il rejoignit sa compagne dans leur chambre. Lorsqu'il entra, Mackenzie se trouvait déjà sous la couette et écrivait quelque chose. Rodney entra dans la salle de bain et en ressortit quelques secondes plus tard. Il était en caleçon. Il se faufila sous la couette et embrassa l'épaule nue de sa compagne, ce qui la fit sourire.
M : Qu'est-ce que tu écris.
Ma : Ca va te paraître idiot.
M : Non, je t'assure que non ?
Ma : Bon, très bien. J'écris mon journal.
M : Oh.
Ma : Tu vois, je t'avais dit que ça te paraîtrait idiot.
M : Pas tant que ça. Moi aussi j'en tiens un.
Ma : Non ?!
Pour lui en donner la confirmation, Rodney sortit un calepin de dessous le lit et le montra à Mackenzie.
M :Qu'est-ce que tu écris sur le tiens ? Tu veux bien me le dire ?
Ma : Oui, bien sûr, d'autant que ça te concerne ?
M : Oh. Laisse moi deviner... Tu écris : je fais ma béa en épousant un scientifique arrogant, hypocondriaque et têtu.
M :Tu as oublié : qui se plaint tout le temps et qui se vexe pour un rien.
Rodney la regarda étonné.
Ma : Mais non, je rigole ! Rodney, détends toi mon cœur. J'ai marqué...
La jeune femme reprit son souffle. Ce n'était pas facile pour elle de montrer ses sentiments.
Ma : J'ai marqué que j'allais épouser le meilleur homme que j'ai jamais connu. J'ai marqué qu'il était mignon, intelligent, fort et courageux. Qu'il était toute ma vie et que je mourrais pour lui.
M :Tu parles du major Sheppard dans ton journal ?
Ma : Mais non !
La jeune femme vit bien que Rodney la faisait marcher et elle lui donna une tape sur l'épaule.
Ma : Rodney McKay, arrêtez de m'embêter !!
M : Vous voulez vraiment que j'arrête de vous embêter major ?
Le canadien avait dit en regardant étrangement sa compagne.
Ma :Docteur, qu'avez-vous en tête ?
Pour toute réponse, elle vit la main de Rodney glisser sous les couvertures pour venir se poser au bas de son ventre, recouverte par une simple nuisette de satin et remonter toujours plus haut. La militaire ferma les yeux.
Ma 'accord, embêtez-moi.
Le couple disparut sous les couvertures en un rire.
John était dans ses quartiers, allongé dans son lit et attendait Elizabeth. Elle lui avait dit qu'elle le rejoindrait après l'avoir quitté à la sortie du mess. Il commençait à se poser des questions lorsqu'elle apparut enfin dans la chambre.
J : Je me demandais si tu avais rencontré quelqu'un d'autre.
Liz déposa ce qu'elle avait en main sur une petite table basse, hors de vue de John.
E : Oh bien sûr. Je suis allée retrouver mon amant.
Le militaire se leva du lit et s'approcha de Liz. Il prit alors un air sérieux.
J : AH, je le savais ! Et à quoi ressemble-t-il ?
Liz se retourna vers lui et lui sourit mystérieusement.
E : Il est grand, brun ténébreux, les cheveux en bataille, les yeux verts profonds et il a un corps à se damner.
J : Mais dis moi, c'est un étalon.
E :Oui, tu trouve aussi ?
J : Et tu lui as dit que tu étais fiancée.
E : Non, j'ai bêtement omis ce détail.
J : Tu me fais déjà des infidélités !Il faut que je mette le paquet pour que tu ne t'enfuies plus.
Le jeune homme avait dit ça en enlaçant Liz. Son souffle frôlait la joue de la dirigeante qui ferma les yeux de plaisir.
E : Oui... Mais pas tout de suite.
J Pourquoi pas ?
E : Parce que cet après midi, je n'ai pas lu un seul dossier.
Liz se détacha à contre cœur de son militaire et s'en alla dans la salle de bain. John regarda ce que Liz avait amené dans leur chambre et qui était posé sur la table basse. Des dossiers, au moins une trentaine. C'est pas vrai ! pensa John. Je vais épouser un bourreau de travail. Le colonel jeta un œil dans la salle de bain. Il fallait qu'il les cache avant que Liz ne ressorte, et vite ! Il opta pour une cachette que lui seul connaissait : une porte cachée de son placard. Lorsque Liz ressortit de la salle de bain, John était allongé dans leur lit, un livre la main, comme si de rien n'était. La jeune femme se dirigea vers la table, mais ses dossiers avaient disparu. Elle se retourna, passablement énervée :
E : John Sheppard, où sont les dossiers ?!
J : Chut, je lis.
Liz était sciée par le ton impérieux qu'il venait d'employer et s'approcha du lit à grand pas.
E : John, je ne plaisante pas !!
J (posant son livre et d'un air de défi) : Viens les chercher !
Liz plongea vers John, pensant que les dossiers étaient cachés sous leurs oreillers. Mais elle se fit prendre au piège par les puissants bras de son amant qui les fit rouler sur le côté. John souriait, Liz moins.
E : John, il faut que je lise ces dossiers.
J : Demain.
E : Non.
John l'embrassa furtivement sur les lèvres.
E (d'une voix moins forte) : Non...
Le militaire réitéra jusqu'à ce que la résistance de Liz se fut totalement évanouie
E : Il faut...que je les lise.
Mais même Liz n'y croyait plus. John se positionna alors au dessus d'elle et l'embrassa passionnément, faisant remonter ses mains le long des cuisses de sa future femme.
E (dune voix faible) : C'est trop facile ! Tu ne va pas me faire céder à chaque fois comme ça.
J (d'une voix rauque) : J'adore te faire céder de cette façon.
E :C'est trop facile !
J : Tu l'as déjà dit.
E : D'accord je me tais.
Les mains de John s'activaient de plus en plus sur le corps de sa partenaire. Une nuit mouvementée commençait.
Le lendemain matin, Liz s'étira et soupira de bonheur. Machinalement, elle posa sa main sur la place à côté d'elle mais la trouva vide et froide. Ce qui eut pour effet de la réveiller automatiquement. Elle se releva à moitié et balaya la salle du regard. Elle tomba bien vite sur son militaire, assis à une table le nez plongé dans des documents.
E (d'une voix endormie) : John ?
Le colonel se retourna et lui sourit tout de suite. La dirigeante remarqua qu'il avait des cernes sous les yeux. Elle prit le drap qui l'entourait et sortit du lit pour se diriger vers son compagnon. John se leva et vint à sa rencontre. Il lui ouvrit les bras et elle s'y pelotonna. Le jeune homme lui caressa les cheveux un moment puis ils se séparèrent et s'embrassèrent.
E : Qu'est-ce que tu fais ?
J : Les rapports.
E : Comment ça les rapports. Mais c'est mon travail !
J (lui caressant la joue) : Tu as été là pour moi hier soir. Moi, je suis là pour toi ce matin.
Liz le regarda tendrement.
E : Oh, John...Mais à quelle heure t'es-tu levé ?
J : Vers six heures.
E (affolée) : Mais quelle heure est-il ?
J : Presque onze heures.
E :Quoi ?!
J : Calme toi. Je t'ai fait un résumé des dossiers d'hier soir et j'ai ramené la pile que tu avais préparée pour ce matin. Tu es très organisée tu sais.
E : Et tu les as fini ?
J : Pratiquement. Il m'en reste encore un à finir. Tout sera bouclé lorsque tu sortiras de la douche.
La dirigeante se fit encore plus câline et enlaça John par la taille.
E :J'ai de la chance de t'avoir.
J : Oui, je sais...
Ils se sourirent puis Liz se dégagea et pénétra dans la douce.
J : Moi aussi j'ai de la chance. Un sourire flotta sur les lèvres du militaire pendant un moment puis il se ressaisit et se réinstalla à la table. Lorsque Liz sortit de la douche, il refermait le dossier.
J (d'un air fier de lui) : J'ai fini !
E : Merci John. On fait nos bagages ?
J : A vos ordres Madame.
E : Ah non, on avait dit que dans nos quartiers, je ne commandais pas.
J : Ah oui, je m'en souviens.
Le militaire avait dit ça en se rapprochant de Liz.
E :Ah non, pas deux fois ! Tu ne m'auras pas cette fois ci.
J :Je sais, mais je ne peux pas m'empêcher de te tester.
E : Pourquoi ? Tu as peur que je m'enfuis ?
Le regard de John changea.
J : Tu es sûre que tu veux m'épouser ?
E (plus que surprise) : Oui !Bien sûr que oui ! Qu'est-ce qui te fais douter ?
J : Tout s'est passé si vite. Je veux dire... peut-être que tu m'as dit oui parce qu'on était au cœur de la bataille, parce que tu avais peur de me perdre. Et ensuite...
Mais il ne put finir sa phrase. Liz avait posé un doigt sur sa bouche en secouant la tête.
E : Non, je t'aime et ça depuis longtemps. Je te l'ai déjà dit et le fait que tu me demandes de t'épouser était un rêve pour moi.
John soupira de soulagement.
J : D'accord.
La dirigeante lui caressa les cheveux.
E : On les fait ces bagages ?
J : Ok.
Dix minutes plus tard, le couple entendit frapper à leur porte. John, qui avait bouclé ses bagages depuis, rappelons-le, pas mal de temps, alla ouvrir.
J : Rodney ?
M (excité comme s'il avait trouvé une planète faite de chocolat) : Vous êtes prêts ?
J : Non, pas tout à fait. Mais de toute façon, ils ne nous attendent pas avant 13h.
M : Oui, mais je me suis dit que si nous étions prêts plus tôt on pourrait partir plus tôt.
A peine avait-il fini sa phrase qu'une voix l'interpella dans le couloir :
Ma : Meredith Rodney McKay ! Venez ici immédiatement !
M (à Sheppard) : Bon, salut, je vais faire un tour moi!
Et le scientifique disparut à l'angle du couloir poursuivi par Mackenzie :
Ma (lui courant après) : T'as pas pu t'en empêcher !Il a fallu que tu vienne les embêter quand j'avais le dos tourné ! Attends que je te chope !
John resta un instant interdit. Liz le rejoignit.
E : Un problème ?
J : Euh, non. Je ne suis pas si sûr que nous serons au complet pour partir c'est tout.
E : Pourquoi ça ?
J : Oh, je ne sais pas, un pressentiment.
Le militaire referma la porte et se retourna vers la dirigeante.
J : Tu as fini tes valises ?
E : Oui.
John regarda par-dessus l'épaule de sa compagne.
J : Trois valises ? Pour une semaine ?
E (en souriant) : Eh ! Je suis une femme.
J : Oui, c'est ça. Prends moi pour un nigaud.
Et le colonel s'approcha rapidement d'une des valises, la plus lourde, sans que Liz ait pu faire un geste. La jeune femme laissa échapper un « zut ! ».Le jeune homme ouvrit le bagage et hocha la tête de droite à gauche :
J : Une valise entière de rapports ! Elizabeth !!
E : Et bien, je me suis dit que j'aurais sûrement du temps pour lire un ou deux rapports !
J :Alors n'emmène que un ou deux rapports ! Oh et puis non !Je t'interdis d'en emmener un seul !
E : Ah, tu m'interdis.
J : Oui, tout à fait. Tu oublies que nous sommes dans nos quartiers. C'est donc moi qui décide.
E : Je ne crois pas non ! Pour ce qui concerne la direction de cette cité, c'est moi qui décide !
J : Ok, on fait un marché : je te laisse emporter cinq dossiers et en contre partie je n'enterre pas ma vie de garçon en commandant une strip-teaseuse.
Liz le regarda avec des yeux ronds.
E : Quoi ?! Tu comptais enterrer ta vie de garçon avec...
J (devant le visage plus qu'en colère de Liz) :Non, non, calme toi, je plaisantais. Par contre, si tu emmènes plus de cinq dossiers, je le ferais.
E : Ce n'est plus un marché, c'est un chantage.
J (lui faisant sa mine de chien battu) : S'il te plait !!
La dirigeante se radoucit un peu.
E : Très bien, marché conclu. Cinq dossiers.
John lui sourit et Liz acheva de se détendre.
J : On y va ?
E : Je te suis.
John prit les deux valises de Liz et son sac militaire.
E : Non, laisse moi prendre au moins une valise.
J : Pas question !C'est très léger.
Et le militaire fonça hors des quartiers, sous le tendre regard de Liz. Si seulement il pouvait toujours être comme ça.
Un quart d'heure plus tard, Carson, Teyla, Ronon, John, et Liz étaient dans la salle d'embarquement.
J (s'énervant) : C'est bien Mckay ça ! Il nous dit qu'on peut partir quand on veut et il n'est pas là !!
A peine avait-il dit ça que tous entendirent une voix s'élever.
M épêchez vous d'ouvrir la porte !!Vite !!
E(paniquée) :Qu'est-ce qu'il se passe ? Les Geniis ?
J : Les assurans ?
R : Les Wraiths ?
M :Non, Mackenzie ! Elle veut me faire la peau.
J : Je savais bien qu'elle craquerait !
E : John !
Le petit groupe vit alors débarquer dans la salle une Mackenzie en rogne.
Ma (menaçante) : Meredith, tu va mourir !
M (se planquant derrière Ronon) : Non, je m'excuse. Pardon, je ne le referais plus.
C : Qu'est-ce qui se passe ?
Ma : Il se passe que Monsieur me ment. Il me dit oui et l'instant d'après il fait le contraire. Une, deux ou trois fois c'est marrant, mais là il dépasse les bornes. Ecartez-vous Ronon.
Le runner s'exécuta mais Rodney resta accroché à ses vêtements.
J : Rodney, conduisez-vous en homme je vous en prie. Nous ne sommes pas seuls.
Rodney prit alors conscience de la situation : tous les regards étaient tournés vers lui. Il se ressaisit alors et fit face à Mackenzie.
J : Et major, calmez vous, je vous en prie.
Ma : Oui colonel, après l'avoir étripé.
M (bombant le torse) : Vient me chercher.
Ma :Oh oh ! L'arrogant est de retour !
Mackenzie fonça sur Rodney qui, à la surprise de tout le monde, lui fit une prise qui immobilisa la jeune femme au sol.
J/E/C/R/T : Ca alors !
J : Rodney mon vieux, vous m'impressionnez.
M (étonné): Moi aussi. J'aurais jamais cru que ça marcherait !
La jeune femme à terre était aussi surprise que sonnée.
Ma : Ben mince !
Rodney se pencha vers sa future et lui murmura à l'oreille.
M :Je suis désolé pour ce que j'ai fait, cela ne se reproduira plus.
Le major vit dans ses yeux que c'était vrai. Elle se détendit tout de suite.
Ma :Je m'excuse de t'avoir embarrassé. Je crois que je suis sur les nerfs à cause du mariage.
Rodney lui sourit et l'embrassa, sous les sifflets de la salle. Il se dégagea ensuite de sa compagne et l'aida à se relever.
J : Bon, ça y est. Vos chamailleries sont finies ? On peut y aller ?
Tout le monde regarda John. En matière de chamailleries il valait mieux qu'il se taise. Et le colonel le sentit.
J : Elizabeth ?
E : Tout à fait. On y va. Perkins, composez les coordonnées de la Terre.
P : Oui Madame.
Le vortex apparut.
E : Général Landry ?
L : Atlantis ?
E : Pouvons-nous venir dès à présent ?
L : Mais avec plaisir.
Liz se retourna une derrière fois vers le personnel de la cité. Chaque membre arborait un sourire et leur fit un signe de main pour leur souhaiter bonne chance. Carson, Teyla, Ronon, Rodney et Mackenzie passèrent la porte en premier. John allait aussi la passer mais ne voyant pas Liz à ses côtés, se retourna. Après avoir balancé les bagages dans le vortex il revint vers elle et lui prit la main.
J : Prête à franchir le pas ?
E (le regardant droit dans les yeux) : Prête !
Ils se sourirent et traversèrent la porte.
TBC
