Chapitre 8 : Pardonner

Le pardon est une chose dont nous avons tous besoin...pour avancer.

Les hurlements ne s'arrêtaient pas, les élèves se regroupaient autour de Hermione et Drago pour comprendre ce qui se passait. Hermione était incapable de bouger. Il était mort... elle le voyait mort... Il ne bougeait plus, il était devenu si pâle... Elle ne pouvait plus retenir ses larmes à présent. Des bruits de pas retentirent au bout du couloir et McGonagal, Rogue, Mme Pomfresh et Lucius Malefoy déboulèrent dans la foule, écartant les élèves. Mme Pomfresh se jeta sur Drago, le retourna et mit une main sur sa gorge.

Il est vivant ! S'excalama-t-elle. Emmenez-le, vite !

Hermione éclata en sanglot tandis que Rogue et Lucius se chargeaient de soulever Drago et de l'emmener à l'infirmerie. McGonagal prit Hermione part les épaules, l'incitant à se relever. Les élèves s'écartèrent peu à peu, se dirigeant vers l'infirmerie pour savoir ce qui allait arriver à Drago Malefoy.

Venez, Miss Granger, dit McGonagal d'une voix douce. Vous allez me raconter ce qu'il s'est passé.

Ses yeux étaient brouillés de larmes et elle ne voyait plus très bien. Elle se laissa simplement guider par le professeur McGonagal, sans poser de question.

17h45

Neville observa Cynthia. Elle semblait avoir un peu froid. Il enleva sa propre veste et la lui donna. Avec un sourire plein de gratitude, elle mit la veste de Neville autour de ses épaules et contre toutes attentes, elle se blotit contre lui. Il sentit son coeur faire de grands bonds dans sa poitrine mais ce fut si agréable... Il passa une main autour de ses épaules et tous deux fixèrent la surface lisse du lac noir, ne sachant quoi dire. Elle leva son visage vers lui, ses yeux bleux clairs plongés dans les siens. Elle était irresistible, magnifique... Il savourait la chance qu'il avait de pouvoir la tenir dans ses bras.

Lentement, il se baissa légerement et posa doucement ses lèvres sur les siennes. Elle ne le repoussa pas. Une main se posa sur son cou, l'attirant à elle. Il s'échangèrent leur premier baiser, se délectant l'un l'autre de cet instant magique. Ils s'embrassèrent longtemps, comme pour que cet instant ne se finisse jamais. Lorsqu'ils séparèrent leur lèvre, elle lui sourit, les yeux mi-clos. Il lui rendit son sourire et la prit dans ses bras.

Je suis si heureux, murmura-t-il.

Moi aussi, répondit Cynthia dans un murmure. Je n'ai jamais été aussi bien avec quelqu'un... Ca fait tellement de bien...

Ils s'embrassèrent à nouveau, avec plus de fougue. Etait-il possible de tomber amoureux si vite ? Sûrement car il savait désormais qu'il ne pourrait plus se séparer d'elle. Chaque secondes passées à l'embrasser renforçaient ce qu'il ressentait pour elle. Elle faisait partie de lui... Ils se séparèrent à nouveau et se sourirent. Une nouvelle histoire venait de commençer. Au même moment, 18h00 sonna à la grande horloge du château et des hurlements se firent entendre. Cynthia se leva d'un bond.

Tu as entendu ? S'exclama-t-elle.

Oui, répondit Neville, les sourcils froncés. On ferait mieux d'y aller.

Elle lui prit la main et ils coururent en direction du château. Ils suivirent les autres élèves qui semblaient eux aussi se préoccuper de ces étranges hurlements qui ne cessaient plus. Ils provenaient des cachots et ils s'empressèrent de descendre les escaliers. Les cachots étaient bondés d'élèves, tous regroupés autour de deux élèves. Cynthia reconnut Hermione de dos mais elle ne voyait pas ce qu'elle faisait à genoux par-terre. Elle se faufila parmi les élèves afin de se rapprocher et elle distingua une autre personne, à plat ventre sur le sol. Elle sentit en elle tout s'éteindre, comme si son coeur avait cessé de battre, comme si le monde venait de s'écrouler, lorsqu'elle vit que c'était son cousin qui était allongé par-terre sans bouger.

Drago...

Des larmes commençèrent à couler et la panique la gagna.

Drago ! FAITES QUELQUE CHOSE ! Hurla Cynthia qui essayait tant bien que mal à le rejoindre. DRAGO ! Reveilles-toi...

Elle éclata en sanglot alors que le corps de Drago restait immobile. Hermione aussi était en larme mais pourtant, pourquoi elle ne bougeait pas ? Pourquoi n'essayait-t-elle pas de le sauver ? Serait-il...mort ? Neville la prit dans ses bras et elle pleura sans retenu. Des bruits de pas raisonnèrent et McGonagal, Rogue, Mme Pomfresh et son oncle Lucius Malefoy débarquèrent dans la foule, poussant les élèves afin d'atteindre Drago. Cynthia entendit simplement :

Il est vivant ! Emmenez-le, vite !

Elle se tourna pour regarder le corps de Drago soulevé par Rogue et Lucuis puis transporté en direction de l'infirmerie. Sans attendre, elle suivit son oncle, prenant une main de Drago dans la sienne...

17h50

Je ne la comprends pas ! S'exclama Harry, en colère. Malefoy. Malefoy !

Les sentiments ne se contrôlent pas, répondit Ron.

Ils se dirigeaient tous deux vers le château après une petite sortie à Près-au-lard, pour se changer les idées. Ginny venaient de leur annoncer que Hermione avait eut une liaison avec Malefoy alors ils avaient décidés d'aller boire une bierraubeur pour digérer la nouvelle. Décidément, il ne comprendra jamais Hermione... Evidemment, Ron avait raison. Les sentiments ne se contrôlent pas. Comment il pouvait en vouloir à Hermione d'être tombée amoureuse, même de la mauvaise personne ?

Tu as raison, admit Harry. Mais... je suis quand même déçu par elle.

Oui, moi aussi, dit Ron, mais c'est quand même notre Hermione. Pour tout ce qu'elle à fait pour nous ces 7 dernières années, je pense qu'on peut quand même fermer les yeux, non ?

Oui... c'est vrai...

Ils continuèrent leur chemin sans un mot. Lorsqu'ils arrivèrent devant les grandes portes du château, 18h00 sonna et au même moment, des hurlements raisonnèrent de l'intérieur du château. Harry et Ron se regardèrent inquiets. Soudain, Neville et Cynthia s'engouffraient dans le château en courrant. A leur tour, ils courèrent derrière le nouveau couple et les suivirent en direction des cachots, là où provenaient les hurlements. Harry fut dabord stupéfait par la foule immense qui s'agglutinait dans le couloir menant au cachot puis il fut terrorisé quand il reconnut Hermione au milieu de la foule, agenouillée. Cynthia, qui était devant lui avec Neville, essayait de se faufiler parmis les élèves, Neville la suivant de près. Il en fit autant. Harry et Ron se frayèrent un chemin, essayant de se rapprocher le plus possible. Il entendit Cynthia éclater en sanglot.

Drago ! FAITES QUELQUE CHOSE ! Hurlait-t-elle. DRAGO !

Harry regarda mieux. Oui... Drago était à plat ventre par-terre et ne bougeait plus. Hermione, elle, était en larme, incapable de bouger ni parler. Harry sentit un profond besoin de comprendre ce qu'il venait de se passer. Pourquoi Malefoy ne bougeait plus ? Qui avait fait ça ? Et il mourrait d'envi de prendre Hermione dans ses bras mais elle était impossible à atteindre à cause de la foule.

Des bruits de pas retentirent dans le couloirs et quelques instant plutard, le corps de Drago Malefoy était transporté par Rogue et Lucius qui suivait Mme Pomfresh en direction de l'infirmerie. Cynthia avait réussit à se sortir de la foule et avait rejoint son cousin...

17h55

Equipée de la carte du maraudeur, Ginny suivit les traces de Hermione. Elle n'était pas très loin derrière elle et elle ne voulait manquer leur retrouvaille pour rien au monde. Elle se dirigeait vers les cachots, là où se trouvaient la salle commune des Serpentard. Drago venait de s'arrêter.A ce moment, 18h00 sonna. Il ne lui restait plus qu'à longer un couloir et à l'angle elle ferait face à Hermione et Drago. Une fois au bout du couloir, elle vit Drago s'effonder sur Hermione. Encore sur la droite, à un autre angle de mur, quelqu'un qui avait le visage caché s'enfuit en courrant. Tout se passa très vite et Ginny n'avait pas vraiment comprit ce qui été arrivé. Les élèves se mirent à hurler et Ginny posa ses yeux sur Drago. Il ne bougeait plus... Hermione pleurait... était-il...? Les élèves devinrent de plus en plus nombreux à se rassembler autour de Drago et d'Hermione. Bientôt, elle aperçut Cynthia, Neville, Harry et Ron qui essayaient de se rapprocher au maximum. Les professeurs arrivèrent. Rogue et Lucius soulevaient Drago tandis que Pomfresh les emmenait à l'infirmerie d'un pas précipité. McGonagal s'approchait d'Hermione, la prenant par les épaules et l'emmenant hors du couloir. Elle était en état de choc. Elle ne savait pas ce qui s'était passé alors que cela s'était déroulé sous ses yeux. Elle ne savait pas non plus pourquoi...

Elle suivit Hermione et McGonagal qui se dirigeait vers une salle de classe vide. La porte resta entre-ouverte, il vallait peut-être mieux attendre Hermione ici ? Elle aura sans doute besoin d'elle une fois que McGonagal aura terminer son interrogatoire...

Hermione s'installa sur une chaise en face de McGonagal et elle essaya tant bien que mal de sécher ses larmes. McGonagal se montra patiente, elle attendait qu'elle se calme et qu'elle retrouve l'ensemble de ses esprits avant de lui parler.

Miss Granger. Qu'est-il arrivé à Drago Malefoy ?

Je...je ne sais pas... Je le cherchais et quand je l'ai enfin trouvé, il s'est jeté sur moi, nous sommes tombés à terre et...et il ne bougeait plus ! Il me semble avoir aperçut un éclair violet...

Un éclair violet ? Répéta McGonagal. Qu'est-ce que c'est ?

Je...je ne sais pas...

Pourquoi cherchiez-vous monsieur Malefoy ?

J'avais quelque chose d'important à lui dire...

Mais selon les rumeurs, monsieur Malefoy et vous, vous vous étiez disputé ?

Hermione observa McGonagal, sans comprendre.

Vous ne pensez quand même pas que c'est moi qui l'ai agressé ? S'exclama Hermione, scandalisée.

Je suis navrée, Miss Granger, mais cela peut être n'importe qui.

Moi j'ai aperçut quelqu'un !

Ginny venait de rentrer dans la salle de classe. Hermione et McGonagal l'observèrent silencieusement.

Je suivais Hermione, déclara Ginny, elle devait dire quelque chose d'important à Malefoy et j'ai voulu voir la tête qu'il allait faire. Mais quand je suis arrivée, Malefoy venait s'efondrer sur Hermione et c'est là que j'ai vu...quelqu'un s'enfuir. Son visage était caché par un foulard.

En êtes-vous sûre, Miss Weasley.

Absolument. Je suis prête à boire du veritaserum s'il le faut, professeur.

Moi aussi, dit Hermione.

Très bien. Merci pour vos témoignages, je dois discuter de tout ça avec Lucius Malefoy. Je vous contacterais plus tard, mesdemoiselles.

Lavande Brown, aujourd'hui, était devenue pire que la peste, tout le monde la fuyait. Personne ne voulait avoir à faire à elle, elle semblait folle, maléfique... Elle aimait qu'elle soit crainte et elle en profitait. Mais elle avait réussit à se faire oublier pendant plusieurs semaines et ça, cela n'avait pas été facile.

Elle se dirigea vers une partie du château que peu d'élève fréquentait. Elle avait un rendez-vous important qu'il ne fallait pas qu'elle manque. Une silhouette, cachée dans la pénombre, l'attendait au bout du corridor et elle le rejoignit d'un pas sûr. Elle serra la main à la silhouette et recula d'un pas.

Je ne suis pas satisfait, murmura la silhouette. Il fallait que ce soit Granger, pas Malefoy.

Oui...bredouilla Lavande, apeurée. Je visais Granger mais Malefoy...

Tais-toi. Je sais ce qu'il s'est passé. Mais tu aurais du prévoir ce genre de chose. Tu aurais du attendre qu'elle soit seule...

Oui, je sais... Mais je ne l'ai rarement vu seule... Et puis tu voulais que j'agisse avant qu'elle retourne avec Malefoy... je n'ai pas vraiment eut le choix... Et puis, vois le bon côté des choses : elle n'aura plus Malefoy, tu as toutes les possibilité de...

Oui, en effet, tu as raison. Quel sortilège as-tu lancé ?

Un sortilège lent...et douloureux. Il meurt au fil des heures et son esprit est torturé.

Hum... Pomfresh va sûrement réussir à contré le sort.

Oui. Mais il aura besoin de quelque temps avant de se réveiller...

Parfait, ça me laisse le temps d'agir...

Le ciel était parseumé d'étoile et Hermione ne se lasserait jamais de le contempler. L'air frai lui caressait le visage et à cet instant, tous les évènements qui s'étaient produits dans la journée semblaient si loin...Elle s'était emmitouflait dans une veste trop grande pour elle, elle se fichait complètement d'être bien habillée, bien coiffée... elle voulait juste s'évader quelque temps. Elle ne voulait penser à rien. Elle aurait aimé se changer en pierre, ne plus rien ressentir pendant quelques heures, ne plus être tourmentée ni torturée... Etre vide. C'était impossible. L'humain avait la faiblesse de ressasser les choses qui lui fait mal.

Elle était au bord du lac noir et la lune argentée se reflétait sur la surface de l'eau, parfaitement immobile. Ses pieds nus s'enfonçaient dans l'herbe, la caressant. Tout était calme et silencieux, elle y passerait la nuit entière. Elle n'était pas encore allée voir Drago à l'infirmerie et elle ne savait pas encore si elle allait y aller. Elle avait simplement peur de voir dans quel état elle allait le trouver... Elle savait qu'il allait survivre mais... comment les choses allaient-elles se passer ? Est-ce qu'ils allaient se jeter dans les bras l'un de l'autre ? Ou est-ce qu'ils allaient faire comme si de rien n'était ? Elle ne supporterait pas d'être plus longtemps ignorée, il lui manquait trop, elle avait besoin de lui. C'était pire qu'une drogue.

« - Drago... C'est Fini...Toi et moi...

Il la regarda droit dans les yeux mais ne répondit pas... Il posa son verre et se tourna vers la fenêtre qui donnait sur le lac noir. Ainsi c'était comme ça. Hermione fixait le vide, attendant une quelconque réaction de sa part. Il passa une main dans ses cheveux et se tourna vers elle. Elle détecta des larmes dans ses yeux mais qui ne couleront jamais. Ses yeux bleus gris fixaient intensément les siens. Que devait-elle faire ? Ou dire ? Elle n'en savait rien. Ce fut comme le jour le plus dur de sa vie et elle ne saurait se l'expliquer. Elle ignora une fois de plus ce qu'elle ressentait, comme toujours, et se fia à ce que sa tête lui disait. Il resta parfaitement immobile, toujours silencieux.

Je ne peux plus... murmura Hermione.

Sans le vouloir et sans s'y être attendue, à son tour ses yeux s'embuèrent de larme. Pourquoi ? Elle ne savait pas et ce n'était pas comme si elle voulait connaître la réponse. Elle baissa la tête, elle était désormais incapable d'affronter son regard. Pourquoi ne criait-il pas ? Pourquoi il ne claquait pas la porte ? Cela serait sans doute trop facile... Il semblait désespéré, si seul... Comment pouvait-elle lui faire une chose pareille ? Pour se protéger ?

Je ne comprends pas...

Sa voix était rauque et Hermione, au bord des larmes, se retint d'éclater en sanglot. Pourquoi il ne comprenait pas ? Il était loin d'être idiot, ça devait pourtant être évident à ses yeux. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Était-il possible qu'il ne sache pas lui-même qu'il avait des sentiments pour elle ?

Il n'y a rien à comprendre, c'est terminé. On a jamais été fait pour être ensemble, nous sommes trop différents.

Il y a bien une raison pour que tu...

J'en ai assez. Je veux que tu t'en ailles. S'il te plaît...parts...

Elle ne put se retenir davantage. Ses larmes déferlèrent le long de ses joues sans ne plus pouvoir s'arrêter.

Je suis déçue, Granger. Quand je pense que tu es la seule personne en qui je pouvais faire confiance... Je pensais que nous étions pareils... Non, tu es pire que moi. Jamais je ne t'aurais laisser tomber, je pense que tu le sais. Maintenant, si je ne te suffis plus, si je ne suis plus à la hauteur, si tu penses que je suis trop faible, alors oui, on a plus rien à se dire... »

Cette reupture fut bien plus dure à supporter que celle avec Cormac...

Ginny entra dans l'infirmerie. D'après Mme Pomfresh, après quelques heures de soin intense, Drago était enfin hors de danger. Ginny était soulagée. Non pas pour elle, mais pour Hermione. Drago était allongé dans un lit, tout au fond de l'infirmerie, où des rideaux étaient tirés tout autour de lui. Elle s'avança doucement, la pièce était plongé dans l'obscurité, seule une petite lampe de chevet à côté du lit de Drago éclairait faiblement. Arrivée devant le lit, elle tira doucement un des rideaux et regarda le serpentard.

Il ne dormait pas mais il semblait faible. Il fixait le plafond dans une intense concentration. Quand il la vit, il ne dit rien mais son expression lui fit comprendre qu'il était très surpris de la voir. Elle s'assit sur une petite chaise à côté du lit et prit une profonde inspiration. C'était la première fois qu'elle allait adresser la parole à Drago Malefoy de manière amicale.

Salut, dit-elle timidement.

Salut.

Sa voix était faible et rauque et Ginny eut un élan de compassion pour lui.

Euh... Je venais voir si tu allais bien...

Merci... Je vais bien...

Il fixa à nouveau le plafond et demeura silencieux durant de longues minutes. Ginny s'était attendue à ce que le dialogue ne soit pas facile avec lui, c'est pourquoi elle s'était préparée à lui faire plein de déclarations et à lui poser plein de questions.

Je suis contente que tu respectes Hermione plus que tu en as l'air.

Drago tourna doucement son visage vers mais elle vit dans ses yeux qu'il ne comprenait pas.

Eh bien... Tu sais ce qu'elle aime... ce qu'elle n'aime... comme le chocolat noir et...les tournesols...

Drago sourit.

On ne t'a jamais dit que c'était mal poli d'espionner les gens ?

Si, dit Ginny qui sourit à son tour. Mais tu sais, même moi, sa meilleure amie, je ne le savais pas.

Je la connais par-coeur...

Oui... je le sais maintenant.

Encore une fois, de longues minutes s'écoulèrent sans que ni l'in, ni l'autre ne parle. Ginny remarqua qu'il avait une certaine tristesse marquée sur son visage. Il souffrait autant qu'Hermione, ssongea Ginny. Autant ou même plus...

Weasley. Comment tu t'es rendue compte que tu aimais Potter ?

Bien qu'elle fut surprise par cette question, elle n'en fut pas mois touchée. Ils ne s'étaient jamais entendus, lui et elle, ils ne s'étaient jamais respectés, épargnés, mais alors qu'ils se battaient pour une même cause, Hermione, ils se faisaient des confidences... et trouvaient un terrain d'entente.

Il me paraît comme le meilleur homme du monde. Le seul qui me complète. Je donnerai ma vie pour qu'il garde la sienne. Quand je ne suis pas avec lui, tout me semble triste et sans intérêt... Il me manque sans arrêt, même si je l'ai vu il y a cinq minutes. Et je suis toujours pressée de le revoir.

Ginny vit les yeux de Drago s'embuer de larmes et ce fut comme si elle recevait un coup de couteau. Jamais elle ne s'était imaginée qu'il vivait un véritable enfer à cause de ses sentiments envers Hermione. Jamais elle ne s'était doutée qu'il avait aussi mal...

C'est la même chose avec Hermione, dit doucement Drago d'une voix rauque. Quand j'ai vu cette personne avec se baguette pointée sur elle, j'ai vu le pire... J'ai eu peur et je n'ai pas pu m'empêcher de me sacrifier. Et tous ces jours passés sans elle étaient comme... un combat qui aurait finit par m'emporter... Toutes les fois où elle n'était pas avec moi... c'était comme si nous étions dans deux mondes différents... Elle avec tous ses amis et moi, tout seul...Je faisais parti d'un monde où tout n'avait plus aucune importance et que ma seule motivation de tenir bon était que je puisse une dernière fois lui dire qu'elle est extraordinaire... Et quand je suis avec elle, Weasley, tout me semble possible.

Oui...

Ginny était tout simplement bouleversée. Elle s'était attendue à avoir des surprises mais pas comme ça... Elle continua à le fixer, sans dire un mot.

Alors. C'est bien cela ? De l'amour ? Murmura Drago.

J'ai l'impression...

Toute ma vie je me suis battu contre ce sentiment et il est venu comme ça, sans que je ne m'en rende compte.

Oui, c'est le principe de l'amour. Surprendre, être supris, donné et recevoir. C'est un éternel échange...

Hermione frissonna. Plus l'heure tournait, plus le temps se rafraichissait. Cela faisait des heures qu'elle était dehors et n'osait toujours pas à aller le voir. Une énorme couverture de laine se déposa sur ses épaules et quand elle se retourna, elle fit face à Cormac qui s'installait à côté d'elle. Elle lui sourit en guise de remerciement et continua à fixer le lac.

Comment tu te sens ? Demanda-t-il.

Elle haussa les épaules sans quitter le lac des yeux. Cormac devina qu'elle n'avait pas spécialement envi de parler. Mais il avait besoin de lui dire certaine chose et tant pis si elle ne lui répndrait pas.

Tu n'es pas encore allé le voir... déclara-t-il. Je viens de voir Ginny qui quittait l'infirmerie. Il doit se demander pourquoi tu n'es pas allée le voir.

Je sais...

Quand je t'ai quitté, je ne pensais pas que tu puisses me manquer. J'étais quelqu'un de très égoïste et je n'aimais pas m'occuper des autres. Mais quand tu as changé, quand j'ai vu que soudain tout le monde s'intéressait à toi, ça m'a fait quelque chose. J'étais jaloux des autres mec avec qui tu sortais. Quelque part, je n'avais pas vraiment mis une croix sur toi et tu m'appartenais encore... Tu as pris tellement d'assurance et tu es devenue tellement innaccessible que j'ai finie par abandonner. Je t'avais demandé une fois si on pouvait reprendre... Ce jour-là je ne t'ai pas reconnu. Tu as beaucoup changé en un an. Alors j'ai finit par m'effacer et rester à distance.

Cormac...

Je ne dis pas ça pour t'attendrir, Hermione. Je dis ça parce que c'est une fois que je t'ai perdu que je me suis rendu compte que tu comptais pour moi. Alors je voudrais que tu ne fasses pas la même erreur. C'est vrai que j'étais loin de m'imaginer que tu finirais avec Drago Malefoy mais, je suis bien placé pour dire que les sentiments ne se contrôlent pas et que c'est dur de ne pas être avec la personne qu'on aime. Tu as encore la chance de le récupérer alors vas-y, saisis-la.

Mais...

Fais-le pour moi Hermione. Je n'ai pas eut cette chance, donne-la lui, donnez-la vous. Tu le regretteras toute ta vie.

Tu as raison.

Elle le prit dans ses bras et le serra fortement contre elle. Depuis un an elle voulait faire payer à Cormac de l'avoir laisser tomber comme une moins que rien et ce soir, elle comprit qu'elle lui faisait payé depuis plus d'un, que chaque jour sans elle était une nouvelle punition. Elle en avait pas tant espérer... Il lui a fournit des explications et lui avait dévoiler qu'il avait encore des sentiments. Pourquoi continuer à lui en vouloir ? Il avait autant souffert qu'elle...

Je suis tellement désolée, murmura Hermione, des larmes coulant le long de ses joues. J'étais loin de penser que tu souffrais.

Non, c'est moi qui suis désolé. Tu méritais au moins des excuses et des explications et je n'ai rien fait de cela.

Je te pardonne.

...Pardonner ne signifie pas oublier. Au contraire, il faut se souvenir de la douleur pour la pardonner. Sa soeur, la vengeance, refuse l'oubli de cette douleur pour inscrire éternellement une dette de haine. Le pardon nous délivre d'elle, d'un passé qui n'arrive pas à passé...

« le pardon est une option du coeur... »

Hermione entra dans l'infirmerie plongé dans l'obscurité. Il était tard et elle s'en fichait, il fallait qu'elle le voit, qu'elle l'entende pour qu'elle se sente mieux. Une petite lampe de chevet éclairait faiblement l'infirmerie, tout au fond de la pièce et elle devina que c'était à cet endroit que se trouvait Drago. D'un pas sûr, elle s'avança, les yeux fixés sur la petite lampe.

D'un pas sûr, Cormac regagna la salle commune des Gryffondor, le coeur blessé. Il l'avait laissé partir... et il savait qu'elle ne reviendrait plus, qu'elle ne l'aimait plus. Il souffrait atrocément mais le bonheur d'Hermione était aussi le sien. Être heureux, souffrir, deux sentiments opposés, mais q'il ressentait en même temps.

Drago ne dormait pas et quand il la vit, un sourire sétala sur ses lèvres et elle sentit son coeur faire de grands bonds. Elle ressentit la même sensation d'exitation et de bien-être que la première fois qu'elle l'avait embrassé. Ce fut comme si elle retombait amoureuse de lui, un sourire et un regard auxquels elle ne pouvait pas résister.

Il laissa couler ses larmes, après tout, ce n'était pas une honte de pleurer. Il était persuader qu'il se sentirait mieux après et que Hermione ne serait plus qu'un lointain souvenir. Il errait seul dans les couloirs. Il ne savait pas s'il avait vraiment envi de rentrer dans la salle commune des Gryffondor. Il avait besoin de changer d'air. Elle lui avait pardonné... Maintenant, il n'y avait plus rien, ni de l'amour, ni de la haine, tout était fini...

Hermione prit la main de Drago dans la sienne et la serra fortement, comme si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient. Drago ne saurait dire ce qu'il ressentait à cet instant, tout était mélangeait mais il était heureux de la voir... Il l'avait attendu durant des heures et elle était enfin arrivée. Son amour... La seule pour qui il se battrait jusqu'au bout.

Je voudrais que tu me pardonnes, murmura-t-elle, les larmes aux yeux.

« le pardon est une option du coeur... »

FIN