Youpi, y'aura presque pas de dialogue dans le prochain chapitre normalement x'). Je dis ça parce que là ils sont bavards les bougres et du coup ça fait plein de tiret à remettre ...Je suis à chaque fois étonné car tout les chapitres que j'avais prévu finissent par être coupé en deux ...Et du coup j'ai fait une grosse rechute en arrêtant encore le chapitre au mauvais endroit XD. Désolé Clair Obscure. Bonne lecture ! ^^
Chapitre 8 / Le procès
Le palais était en pleine effervescence, avec le retour du vieux barbu, tout le monde avait des choses à planquer. Ichigo lui ne s'en souciait pas, il voulait juste qu'on lui rende Sosuke. Un pseudo procès avait été organisé pour déterminer oui ou non, si Sosuke pouvait être laissé en liberté, voir en vie, en vertu de son statut de vampirisé. Il était allé voir Ukitake et Kyourakku qui bien que très liés à Yamamoto aimaient bien le roux, mais même eux n'avaient pas réussi à convaincre le roi de le relâcher sur le champ. Et une fois le jugement prononcé il serait trop tard, Yamamoto ne prendrait pas le risque de paraitre flexible. Il lui avait même été refusé à Ichigo de pouvoir rendre visite à Sosuke dans sa cellule.
Ses proches avaient eu le plus grand mal à l'empêcher de tout casser sur son passage pour aller dans les geôles voir son brun et l'en faire sortir par la même occasion. Renji et Rukia et Ishida l'avaient traité de crétin, Chad était resté silencieux en posant juste une main sur son épaule, et Orihime l'avait pris dans ses bras en lui parlant d'une voix d'une douceur écœurante. Contre toute attente c'est Gin, le renard qui lui mit du plomb dans la tête…au sens propre du terme puisqu'il l'avait presque assommé avec un candélabre qui trainait là, venu tout droit d'Occident. Passé le moment ou tout le monde avait regardé l'albinos bouche bée, celui avait pris la parole d'un ton dur et sarcastique enrobé de légèreté et d'humour pour lui signaler que s'il faisait ça, ils pouvaient tous se considérer comme rôti sur place par Yamamoto. Qui parmi les chasseurs ignorait la puissance dévastatrice du vieux décatie ? Personne, la première chose qu'on leur apprenait c'est que si le vieux était ils devaient se planquer. Ukitake avait alors doucement ajouté que Yamamoto avait envoyé des hommes de Soi-Fon au manoir ou étaient exilé son père et ses sœurs. Ichigo ulcéré avait alors dû se résoudre à regarder sans rien faire, ce qu'il devait faire depuis maintenant 12 ans.
Ce qui faisait qu'il se retrouvait maintenant dans la salle du trône avec tous ceux qui avaient voulu assister au spectacle ou le soutenir. Gin, Grimmjow et Ulquiorra étaient là aussi, lourdement surveillés ils partageraient à priori le sort de Sosuke, bien qu'ils n'aient pas le droit à un jugement individuel. Là aussi les protestations des 'propriétaires' n'avaient rien pu y faire. Le vieux barbu, l'air régalien, siégeait sur son trône avec autour de lui les neuf membres de son conseil…qui n'existait que pour la forme vu que Yamamoto Genryuusai prenait toutes ses décisions seul et ne démordait jamais de rien. A l'origine il y avait douze membres au conseil, ce qui incluant le roi faisait treize personnes …mais entre les purges de Yamamoto au moment de son ascension au pouvoir et celles des chasseurs, ces trois places supplémentaires étaient resté vide. Il fut toutefois surpris de trouver parmi eux Hinamori qui n'avait pas de place dans le conseil. Elle parlait avec animation à Hitsugaya qui affichait un air encore plus renfrogné que d'habitude. Kurotsuchi se tenait à l'écart des autres et parlait avec sa 'fille' Nemu, l'exemple typique de ce que pouvait donner une vampirisation standard. Une poupée obéissante et sans volonté. Soi-Fon se tenait au coté du roi sans doute par sécurité, l'autre coté était pris par Komamura, qui vouait une confiance aveugle au barbu. Kenpachi semblait se faire rabrouer par sa femme Unohana sur son manque de tenu. Comment l'incontrôlable chef des plus gros bourrins que comptait les vampires avait pu épouser la généralement douce responsable des unités de soin le dépasserait toujours. Ukitake, Kyourakku et Byakuya semblaient pris dans un discret conciliabule.
Autour de lui, ses amis murmuraient à mi-voix des paroles de réconfort et des prévisions optimistes. Lui se doutait que ça se passerai autrement. Les trois chasseurs, restés silencieux, semblaient partager cet avis, et décider à garder l'échine dressé jusqu'au bout, même avec la majorité des gens présents prêt à les mettre en pièce à la première occasion. Cela faisait bien des années que les vampires se laissaient allés comme des bêtes sauvages dès qu'ils étaient en présence d'humains. Très rares étaient ceux qui avait conservé le comportement d'un vrai vampire.
Yamamoto se leva de son trône et immédiatement le silence se fit.
- C'est l'heure. Faites entrez le prisonnier.
Soi-Fon esquissa un signe de la main et aussitôt un vampire sortit de la salle pour transmettre l'ordre. Personne n'osa faire le moindre bruit durant le moment d'attente. L'ambiance était lourde et pesante mais malgré tout une certaine excitation commençait à gagner les suceurs de sang. « Kyouka Suigetsu » n'était après tout pas très populaire parmi leur race.
Les battants de la porte s'ouvrirent alors très lentement en grinçant, et tout le monde pu voir qu'en effet ce procès était une mascarade. Sosuke était menotté aux poings et aux pieds, les chaines de ses pieds nus cliquetaient contre le sol à chacun de ses pas. Ses yeux étaient bandés par une épaisse lanière de cuir. Mais ce qui frappait le plus c'est la manière dont ses gardiens le conduisaient…les quatre gardiens avaient chacun une barre de métal rigide qui avait été fixée au collier qui enserrait le coup du brun depuis sa capture. Cette pratique était normalement réservé aux vampires qui avait perdu le contrôle, et n'étaient plus guère que des animaux enragé prêt à réduire tout ce qui passait à leur porté en charpie. Ce traitement était clairement fait pour rabaisser le prisonnier au rang d'animal dangereux. Déjà le mépris et la crainte s'inscrivait dans les traits des créatures immortelles.
Au milieu de tout ça Sosuke se tenait droit et la tête haute, rivalisant de prestance avec Yamamoto. Ichigo remarqua que Gin affichait un demi-sourire et que Grimmjow marmonnait au sujet 'de ce qu'ils allaient se prendre'.
- Aizen Sosuke, dit 'Kyouka Suigetsu', vous êtes ici aujourd'hui car nous pensons que votre présence en liberté dans nos couloirs est un danger pour notre sécurité. Vous êtes en effet responsable de la mort de nombres de nos frères et sœurs en tant que chasseur. Cela devrait vous valoir directement l'exécution mais certain fait entre en opposition comme par exemple votre statut de vampire. Cette séance doit permettre de trancher.
- A quoi sert de trancher quand votre avis sur la question est déjà tout fait ? Je ne crois pas que le traitement dont je fais l'objet actuellement puisse être qualifié d'ambigüe.
La voix de Sosuke était calme et neutre. Aucune once de nervosité ou de peur.
- SILENCE ! Je vais permettre à ceux qui veulent prendre la parole contre vous de s'exprimer et vous aurez le droit de leur répondre.
- C'est trop aimable.
- Nous allons commencer par Tôshiro Hitsugaya.
Le vampire à l'apparence de très jeune homme se leva avec son regard de glace.
- Je serai bref, pour ma part ce type mérite ni plus ni moins que la mort. Il a trop du sang de notre race sur les mains. Ce n'est que justice.
- Tu te laves les mains depuis bien plus longtemps que moi Hitsugaya-kun.
Les applaudissements qui avaient commencé à fleurir après la brève intervention du 'jeune' vampire moururent presque instantanément suite à la réplique simple du chasseur.
- En effet j'ai tué d'entre vous, mais dois-je rappeler que vous avez tué encore bien plus des nôtres, bien plus d'humains ? N'est-ce pas que justice que nous nous défendions ? En quoi une vie vaudrait moins qu'une autre ?
- Tu dis que c'était justifié ?
- Oui. Si tu savais à quel point tu me fais rire à chaque fois que tu te jettes sur moi en me hurlant que jamais tu ne me pardonneras d'avoir blessé Hinamori ou un tel. C'est d'une telle hypocrisie.
Ichigo voyait bien que Tôshirô était en train de perdre son calme à nouveau, ce qui ne le rendrait que plus vulnérable face à Sosuke.
- Car toi tu n'as jamais hurlé la mort ou la douleur de tes paires ?
- M'as-tu vu hurler à la mort de Kaname ? Je considère que quiconque prend la vie d'un autre, attente à la vie d'un autre, doit être prêt à perdre sa propre vie. Il se trouve que pour le moment j'ai gardé la mienne. Voilà tout.
Hitsugaya les poings serrés s'apprêtait à reprendre la parole quand un claquement de bâton l'arrêta. Yamamoto devait ne pas aimer la direction de cette discussion.
- Qui d'autres veut parler ?
Komamura s'avança et prononça deux mots.
- A mort.
Hinamori fit alors un pas timide qui fit hausser les sourcils à Ichigo, pourquoi parlerait-elle contre Sosuke alors qu'elle le voulait pour elle ? Par dépit ?
- Pardonnez-moi, mais je pense qu'il y a un fond de vrai dans ce qu'a dit Aizen-san. Il ne faisait que son travail, mais il est aussi compréhensible que nous nous méfions de lui. Mais si jamais il s'avérait que nous pouvons lui faire confiance, il serait un très grand atout pour nous. Je propose donc qu'il soit gardé en vie…mais qu'il soit confié à quelqu'un d'autre qu'Ichigo-kun.
- Quoi ?
- Silence Kurosaki ! Pourquoi proposer ça Hinamori ?
- Nous connaissons tous Kurosaki, son passé, son caractère et le fait qu'il ne vous suit que sous la contrainte. Confier le prisonnier à quelqu'un en qui vous pouvez avoir toute confiance et qui lui ferais voir la beauté de vos idées serait bien plus sage.
Ichigo sortit alors des rangs pour se mettre au coté de Sosuke et face à Hinamori. Après un tel numéro de lèche la 'pauvre' ne pourrait sans doute plus parler avant un moment.
- Laisse-moi deviner, toi n'est-ce pas ? Tu as toujours pas digérer qu'il ne serait jamais ton jouet ? Je voudrais remettre un point au clair, JE suis celui qui a mordu Aizen voilà 2 ans, de ce fait et par nos lois, il est un vampire, MON vampire et c'est à moi, et moi seul de décider de son sort.
- J'aimerai porter un point à l'attention de tous.
Ichigo grogna, voilà que Kurotsuchi s'en mêlai.
- Qu'il y a-t-il Kurotsuchi ?
- Et bien, si Kurosaki a effectivement mordu le prisonnier, cela n'en fait pas un vampire. Je me suis procuré plusieurs résultat d'analyse qui on été faite sur Aizen Sosuke, et toute démontre qu'il est juste une hybridation de vampire. Nos lois ne s'applique donc pas à lui, et un autre vampire dut-il le mordre, il est plus que probable que son allégeance se transmettrait alors à cette personne. Cette situation étant un fait scientifique unique, je requiers à ce qu'on me confie cet homme pour que je puisse l'analyser plus en …profondeur.
Ichigo se sentit devenir pâle. La situation devenait de pire en pire. Il regarda son oncle qui était blême, et foudroyait du regard le monstrueux 'panda zombifié'.
- Attendez ! Ce prisonnier pourrait détenir des informations très précieuses ! S'il n'est plus protéger par nos lois, j'exige qu'il me soit remis pour que je puisse procéder à son interrogatoire.
- Tu as déjà eu ta chance Soi-Fon et tu n'en a rien tiré, tu auras qu'à te contenter des autres …
- Je…
- SILENCE !
Yamamoto s'était dressé coupant Ichigo qui s'apprêtait à essayer de défendre les droits de Sosuke.
- Je vais rendre mon jugement. Il est vrai qu'il nous sera plus utile vivant que mort. Aizen Sosuke sera emmener demain dans l'arène ou il combattra Hinamori Momo et Kurotsuchi Mayuri. Le premier qui aura l'emprise du prisonnier sera considéré comme son propriétaire et pourra en faire ce que bon lui semble. Soi-Fon vous aurez les trois autres prisonniers à votre disposition.
Sosuke qui était resté jusque là silencieux éleva alors la voix sur son ton calme et détaché habituel.
- Et si je gagne ?
La salle se mit alors à ricaner doucement et Ichigo devait bien avouer que les chances n'était pas du tout du coté de Sosuke. Jamais ils ne lui enlèveraient le collier dans les murs du palais, ce qui le laissait sans défense.
- …Je vous laisse décider de votre récompense. Sachant qu'il est bien sûr exclu quelque notion de libération.
- L'idée ne m'avait même pas effleuré. Je demande donc qu'en cas de victoire de ma part contre mes deux adversaires, je sois laisser sous la…'tutelle' de Kurosaki et que mes trois compagnon soit eux aussi laisser à leurs gardiens actuels.
- C'est entendu.
- Attendez ! Votre majesté je demande le droit de me battre à la place du prisonnier pour ainsi défendre mes droits sur lui.
- Ce droit vous est refusé Kurosaki ! Nous avons mieux à faire que faire couler notre propre sang en querelles égoïste.
- Il me semblait pourtant que ça ne vous dérangeait pas plus que ça.
Un silence de mort se mit à planer, les amis d'Ichigo avait considérablement pali et tout le monde dans la pièce retenais son souffle.
- Kurosaki, je tolérerais votre insolence pour cette fois mais pas plus. Dois-je vous rappelez les effets qu'aurait un mauvais comportement ?
- Non…votre majesté
- Bien. Ramenez le prisonnier dans sa cellule.
Sosuke fut aussitôt tiré par les bars de fers vers la sortie vers les sombres prisons du palais, dont il ne sortirait que le lendemain pour se battre dans l'arène. Les trois chasseurs restants semblaient étrangement satisfait, même alors que Yamamoto ordonnait qu'ils soient eux aussi enfermé jusqu'au combat. Beaucoup de main de réconfort se posaient sur son épaule, pour ses amis, Sosuke était considéré comme déjà condamné. Et Ichigo avait bien du mal à se montrer plus optimiste.
La journée passa pour lui comme un rêve, une réalité abstraite. Et la nuit venu, il ne pouvait pas trouver le sommeil. C'est pourquoi il se redressa soudainement et enfila un yukata avant de se rendre dans les prisons d'un pas décidé. Par chance, ce soir là la permanence du secteur dans lequel était retenu Sosuke était assuré par Yumichika et Ayesawa qui l'avait à la bonne depuis qu'il avait botté les fesses du chauve et ensuite de Kenpachi. Aaaah c'était le bon temps. La seule personne sur laquelle il tomba ensuite, était Hanatarou. Avec son regard de cocker et sa stature chétive il ne payait pas de mine…et à raison. Mais sa faiblesse physique était largement compensée par son grand cœur et son courage, Ichigo savait que le jeune homme avait des vu sur sa sœur Yuzu et contrairement à la tradition qui voulait que le grand frère terrifie les prétendants…il lui donnait sa bénédiction. Hanatarou murmura doucement à Ichigo qu'il avait discrètement enlevé les chaines maintenant Sosuke pendu au plafond et qu'il les remettrait que quelques minutes avant qu'on ne vienne chercher le prisonnier plus tard dans la matinée. Ichigo l'en remercia chaleureusement et s'enfonça plus avant dans la prison pour finir devant la cellule de son brun. Il était à peine visible appuyé dans l'un des angles de la pièce.
- Sosuke ? Tu dors ?
- …si je te dis oui tu m'épargneras ta mine angoissée ?
- Non.
Un léger rire lui répondit et Sosuke s'approcha de la grille de sa cellule, il n'avait pas l'air plus inquiet que ça pour le lendemain.
- Sosuke…je suis désolé. Je n'ai rien pu faire pour…et même maintenant…
- Ichigo…tu pourrais faire désenfler tes chevilles et comprendre que tout ce qui va de travers n'est pas forcément de ta faute ?
- Mais…
J'ai eu ce que je voulais. Ichigo, ma 'sentence' est celle qui me donne le plus de chance de rester en vie. Alors ne t'inquiète pas et souviens-toi que je ne suis pas une demoiselle en détresse. Que je ne serais JAMAIS une demoiselle en détresse. Alors demain tu vas aller t'asseoir dans les gradins ou je ne sais quoi d'autre avec un grand sourire histoire de bien les mettre tous mal à l'aise et tu vas profiter du spectacle que je vais t'offrir. C'est clair ?
- Euh…oui ?
- Parfait.
Un silence suivit pendant lequel Sosuke regarda le rouquin droit dans les yeux, le genre de regard qui vous sonde, le regard qu'Ichigo n'avait vu que chez Sosuke. Celui-ci après un temps laissa s'échapper un soupir.
- Bon très bien…puisque tu ne me laisse pas le choix…Comme tu le sais c'était il y'a maintenant douze ans, je venais à peine de revenir au village après t'avoir emmené dans les montagnes et…
- Attend ! Tu fais quoi là ?
- Ca ressemble à quoi ? Je te raconte ce que tu veux savoir, la nuit où mon village a brulé.
- Non ! Pourquoi tu me racontes ça maintenant ? Ca donne l'impression que…
- Je vais te raconter parce que du coup ça te convaincra peut-être que je serai encore vivant demain à la même heure. On a un contrat Ichigo, je te raconte, tu me racontes. Donc je suis forcé de vivre pour que tu remplisses ta part du contrat, je déteste me faire plumer.
- …Vu comme ça.
- Parfait, donc ne m'interrompt plus s'il te plait. J'étais à peine revenu depuis quelques minutes qu'une troupe d'hommes vêtu de blanc à débarquer et s'est mise aussitôt à retourner toutes les demeures à ta recherche. Ils nous ont ensuite tous réunis et se sont mis à poser des questions. Au début personne n'a répondu, après tout c'était des étrangers et moi j'étais pour eux certes un monstre, mais un monstre de leur village, mais ils ont commencés à prendre peur au fur et à mesure qu'ils détruisaient nos champs et ils leur ont dit que je m'étais occupé de toi. Leur attention c'est donc détourné sur moi…de façon fort désagréable.
Ichigo se doutait assez bien de ce qu'il voulait dire par là…
- Le chef du groupe, un type moustachu et qui n'a pas du avoir beaucoup faim dans sa vie s'est mis à me frapper dès que je ne répondais pas à ses questions. Je ne me pensais pas capable d'user de mes illusions sur toute la troupe donc j'ai du rester dans le basique. Je me suis mis à chouiner en leur donnant la direction inverse de celle que tu avais prise.
- Attends…tu as chouiné ? Toi ?
- Ne me sous-estimes pas, je suis capable de pleurer sur commande.
- Là je ne te crois pas…
Les doigts fins s'enroulèrent alors autour des barreaux de la cellule et Sosuke inclina légèrement la tête pour appuyer son front de biais contre ces mêmes barreaux, les yeux larmoyants.
- Pourquoi es-tu toujours aussi dur avec moi ? , demanda-t-il avec des trémolos dans la voix.
- C'est bon ! C'est bon ! Je te crois !
Les larmes disparurent aussitôt pour être remplacé par un sourire narquois.
- Je disais donc que je leur avais donné mauvaise direction et ils m'ont cru étant donné que la moitié des troupes est aussitôt partie dans ce sens là. J'ai même réussi à leur faire croire que je ne savais pas ce que tu étais. J'ai donc pensé que tout était réglé…sauf qu'à c moment là les vampires sont arrivés et ont attaqué les Blancs. Ces derniers ont tout de suite répliqué par une tactique assez ingénieuse mais quelques peu inhumaine.
- Laquelle ?
- Ils ont attaqué les gens de mon village pour les faire saigner et les ont jetés au milieu des vampires. Femme, enfants, vieillard. Les vampires avaient donc du mal à se concentrer sur le combats et la plupart ce sont mis à déchiqueté à coup de dents tout ce qui était à porté.
La voix de Sosuke était toujours aussi posée, son visage toujours aussi calme et marmoréen mais dans ses yeux Ichigo pu voir que dans les profondeurs si bien protégé de son esprit il était en train de revivre cette nuit qui avait du être horrible pour un enfant de son âge. Surtout avec un fond aussi pur qu'avait pu être celui de Sosuke. Ichigo redressa la tête quand il entendit la suite tellement il fut surpris.
- …Mon père m'a agrippé par le bras et a essayé de rejoindre la forêt, mais il y avait trop d'ennemis il nous a donc mené dans une maison qu'il a barricadé. Il est allé se mettre dans un coin et m'a serré contre lui. Je dois m'être pincé une douzaine de fois. C'est la première fois qu'il me touchait sans me gifler. …Je ne saurais jamais ce qui lui a pris. A peine quelques minutes après des cris ont retentis de tout coté, un terrible ronflement s'est fait entendre, et soudainement la maison était en flamme.
…Yamamoto, l'avait donc suivi sa trace jusque là à l'époque ?
- Le toit s'est écroulé sur mon père, j'ai essayé de le dégager mais ses cris avait attiré quelqu'un de mon village qui l'a considéré comme perdu et m'a fait sortir de force. Il a hurlé de longues minutes tandis qu'il brulait vif et puis il s'est tu.
Ichigo passa les bras dans la cellule et examina pour la première fois les mains du jeune homme. Il n'avait jamais remarqué les cicatrices laissé par des brûlures sur ses paumes. Il n'avait d'ailleurs jamais fait très attention au nombre des cicatrices qui parcouraient son corps, plus ou moins fine, à peine visibles sur sa peau si claire.
- Les vampires s'étaient semblait-il en aller juste avant l'incendie, on voyait des cadavres calcinés de Masques Blancs partout. Mais il restait des survivants qui nous avaient à nouveau rassemblé la dizaine de survivant du village comme du bétail. Ils avaient trop peur pour se déchainer sur ceux qui avaient envahi leur village…donc à la place ils s'en sont pris à moi en disant que tout était de me faute. Que c'était moi qui avais attiré le malheur en te ramenant. Ils ont commencé à me…chahuter, seulement les cris de mon père raisonnaient encore à mes oreilles…et j'ai perdu le contrôle de moi-même. Quand je suis revenu à moi, je les avais tous tué, ils étaient tous mort de peur. Les Blancs aussi étaient secoué, et le chef, le moustachu me regardait avec intérêt, il a fait signe à un soldat qui m'a assommé. Quand je me suis réveillé, j'étais au quartier général des Masques Blancs où on m'a entrainé comme tel.
- Tu n'as pas essayé de t'enfuir ?
- Ce n'est pas l'envie qui m'en manquait, mais la logique a pris le dessus. Chez les Blancs, on m'apprendrait à contrôlé mes facultés.
Il y eu un long silence, Ichigo caressa sans y penser la main de Sosuke qu'il tenait encore avec son pouce. Alors les vampires n'étaient pas les seules en cause ? Mais pourquoi Sosuke après avoir pompé le savoir des Blancs était-il resté ? Il pouvait s'enfuir quand il voulait avec ses pouvoirs. Mais Sosuke s'était déjà suffisamment ouvert à lui pour la soirée, il n'allait pas le pousser lui donner plus au risque de ne plus jamais rien avoir. Il prendrait ce que Sosuke lui donnerait, voilà tout.
- Ichigo ?
- Oui ?
- Je vais te demander de faire quelque chose pour moi.
Sosuke formula alors sa requête qui laissa Ichigo surpris. Il ne comprenait pas vraiment à quoi ça servirais mais d'après le regard que lui lancé Sosuke depuis sa cage c'était important.
- Très bien. Donc… on se voit demain après.
- Oui…et fais moi confiance, j'en sortirais vivant et certainement pas en tant que jouet de l'un des deux tarés. Tu as beaucoup de défauts mais au moins tu à l'air à peu près sain psychologiquement parlant.
- …Tu dis ça d'un type qui a développé une forme de schizophrénie ?
Le un léger rire de Sosuke lui répondit. Alors Ichigo se redressa, le cœur lourd, priant de toutes ses forces pour que ce ne soit pas la dernière fois qu'il entende ce rire. Il s'apprêtait à sortir quand...les mains de Sosuke passèrent à travers les barreaux et saisirent sa nuque. Ichigo eu à peine le temps de se demander si Sosuke tentait de le tuer pour le punir quand il sentit une paire de lèvre douce et ferme se poser contre les siennes. Les barreaux lui rentrer désagréablement dans le visage mais tout ce à quoi il pouvait penser, c'est à quel point ses lèvres avaient changé depuis douze ans et à quel point les baisers qu'elles donnaient n'avait plus rien d'enfantin. Les langues étaient restées sagement à leur place respective mais le baiser n'en restait pas moi à couper le souffle.
Et d'un coup d'un seul, tout était fini et un sourire provocateur sur les lèvres, Sosuke se détourna et alla s'installer au fond de sa geôle pour dormir.
Ichigo resta un long moment à le regarder avant de sortir en silence les joues rosies en se demandant si pendant un instant il n'avait pas eu l'imagination particulièrement fertile. Allongé dans son lit, il passa toute la nuit éveillé, ses pensées vissées au brun. Comment obtenir plus de baiser de sa part, comment guérir ses blessures ? Comment tout avoir de cet homme qui l'avait ensorcelé. Et aussi une résolution, la prochaine fois c'est lui qui l'embrasserait et il ne le laisserai pas filer. Mais bien vite la réalité de la situation lui revint...et chassa le sommeil .
Et bien vite, l'aube se leva et Ichigo les jambes lourdes comme du plomb vaqua à sa journée sous les regards soit compatissant, soit jubilateurs de ses 'paires'. Ichigo se sentait comme empêtré dans un brouillard épais. Mais le temps lui fila à une vitesse ahurissante. Les gongs retentirent soudain.
La sentence allait être appliquée.
Voilàààààà j'espère que ça tient la route, j'ai été pas mal occupée ses derniers temps et ça ne va pas en s'arrangeant donc j'ai été un peu short pour le boucler. Et ça ne vas pas s'arranger. Mais j'espère bien pouvoir continuer à maintenir le rythme.
Donc j'espère que ça ne se voit pas trop x').
A mardi !
