Bonsoir.
Voilà un nouveau chapitre rien que pour vous.

Merci à tous mes lecteurs et reviwers de continuer à suivre cette histoire avec moi.

Bonne lecture.

Chapitre 8:

CHEZ LUI.

Il faisait déjà noir quand Gin et Atsuko arrivèrent à la caserne de la troisième division. Les shinigamis qui ne vivaient pas sur place commençaient à quitter les bâtiments pour rentrer chez eux. Contrairement à ce qu'elle avait vu durant la journée, Atsuko remarqua que ces shinigamis-là, même si certains semblaient craindre Gin, avaient un respect évident pour lui. Il était leur capitaine après tout et beaucoup d'entre eux étaient fiers de lui et des prouesses accomplies durant la guerre. Tous les shinigamis ne pouvaient pas se venter d'avoir vu leur capitaine vaincre Aizen, même si le capitaine en question n'était pas resté conscient suffisamment longtemps pour en profiter. D'ailleurs, dans les jours qui suivirent, l'hôpital fut littéralement prit d'assaut par des membres de la troisième division qui voulaient avoir des nouvelles de leur capitaine. Unohana était furieuse. Elle fut obligée d'interdire l'accès du couloir dans lequel se trouvait la chambre du blessé à quiconque n'était pas affecté à y soigner quelqu'un. Elle ne voulait pas que les visiteurs perturbent le repos dont Gin avait désespérément besoin pour se remettre de ses blessures.

Gin guida Atsuko dans les couloirs de la caserne en lui donnant quelques explications sur son fonctionnement. Il était fier de pouvoir lui montrer son domaine. Lorsqu'il arriva devant le bureau qu'il partageait avec Kira, il vit que les lumières étaient toujours allumées. Un peu surpris, il fit coulisser la porte et trouva son fidèle vice-capitaine assit derrière son bureau, occupé à finir la paperasse de la journée.

- Tu es toujours là, Izuru? Fit-il en entrant. Tu devrais pas être rentré chez toi?

- Capitaine, fit le blondinet en se levant.
A ce moment son regard tomba sur Atsuko qui entrait derrière Gin. Elle lui adressa un gracieux sourire et il se sentit rougir. Gin surprit leur échange.

- Viens là, Izuru que je vous présente.
Le jeune-homme obéit mais comme il s'approchait, il trébucha en marchant sur le bas de son hakama et faillit tomber aux pieds de Atsuko. La jeune-femme ne put retenir un petit sourire et le blondinet rougit encore d'avantage. Gin leva les yeux au ciel.

- Atsuko Ayamori, voici le maladroit mais très compétent vice-capitaine de la troisième division, Izuru Kira.
Après avoir entendu le compliment de son capitaine le jeune-homme avait prit la teinte d'une tomate et Gin s'attendait presque à voir de la vapeur jaillir de ses oreilles.

- Enchantée, Kira-san, annonça Atsuko en s'inclinant devant lui.

- Moi aussi, Ayamori-san, fit-il en bégayant un peu.

- Je vous en prie, appelez moi Atsuko.

- Je ... Je ne peux pas, madame, fit le jeune-homme en lançant un coup d'oeil timide vers Gin.
Atsuko saisit ce regard et comprit qu'il s'agissait certainement d'une question d'étiquette et de respect vis-à-vis de Gin.

- Comme vous voulez.
Il y eut un instant de silence. Kira ne se sentait pas vraiment à l'aise. Gin l'impressionnait toujours autant qu'avant et il avait toujours peur de commettre une maladresse devant lui, exactement comme quand il avait trébuché, quelle poisse. Pour ajouter encore, à son inconfort, la jeune-femme qu'il avait devant lui l'intimidait un peu par sa beauté et son élégance. Pourtant, il n'y avait rien d'inquiétant en elle, bien au contraire.

- Izuru, réveilles-toi, lança Gin.
Le jeune-homme s'arracha à ses pensées.

- Si tu continues à regarder Atsuko comme ça, je risque de mal le prendre et de te défier en duel pour te le faire payer.
Gin le fixait avec un expression inquiétante sur le visage, son sourire cruel aux lèvres. Kira pâlit au point de devenir blanc comme un linge.

- Je ... Je vous présente toutes mes excuses, capitaine, ainsi qu'à vous, Ayamori-san, s'écria-il avec empressement. Pardonnez-moi.
Il s'inclina plusieurs fois si bas que sa longue mèche blonde balaya presque le sol.

- Ah, la la, Izuru qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi, si tu comprends même pas la plaisanterie, soupira Gin.
Kira rougit instantanément, ce qui fit rire son capitaine. Le jeune-homme le connaissait pourtant et savait qu'il avait un macabre sens de l'humour. Cependant, pour sa décharge, il pouvait plaider qu'il n'avait jamais vu son capitaine regarder une femme comme il regardait Atsuko, pas même Matsumoto. Il y avait dans son regard quelque chose que le blondinet n'avait jamais vu avant, une douceur, une tendresse, quelque chose d'indéfinissable qui n'était destiné qu'à Atsuko.

- Euh, capitaine? Commença Kira, un peu gêné de les interrompre.
Gin se tourna vers lui.

- Le quatrième siège Saedara est revenue de Rukongai avec les paquets de Ayamori-san. J'ai pris la liberté de les faire déposer chez-vous.

- C'est parfait, fit Gin.
Il adressa un sourire à Atsuko avant de se tourner à nouveau vers Kira.

- Il s'est passé quelque chose pendant mon absence?

- Le vice-capitaine Sasakibe a amené les dossiers concernant la réunion des capitaines d'après demain. Le mot d'ordre a été changé. Lisez-les bien.
Gin se dirigea vers son bureau et prit la pile de dossier posée au centre de la table.

- D'accord.
Il feuilleta le dossier pendant un instant et un pli soucieux se forma sur son front.

- Je vois, fit-il simplement.
Il se tourna vers Atsuko.

- Nous y allons?

- Comme tu veux!
D'un geste, il l'invita à gagner la porte.

- Penses quand-même à rentrer chez toi, Izuru, conseilla Gin.
Le blondinet hocha vivement la tête. Atsuko ouvrit la porte puis se retourna.

- Au revoir, Kira-san, lança-t-elle de sa voix chantante.
Elle s'inclina.

- Au revoir, Ayamori-san, répondit-il en s'inclinant encore plus bas.

- Bye, Izuru, fit Gin avec un signe de la main.

- Capitaine.
Kira était encore courbé lorsque la porte se referma derrière ses visiteurs.

Gin guida Atsuko vers ses appartements. Les couloirs qu'ils traversaient à présent étaient tous déserts. Le silence commençait à s'installer sur le bâtiment. Les deux jeunes-gens ne parlaient pas. Atsuko pouvait entendre le froissement délicat de son kimono et les craquement du plancher lorsqu'elle marchait. Le silence ne la gênait pas. Entre eux, il n'était pas signe de malaise ou de gêne, bien au contraire. C'était comme s'ils pouvaient se comprendre sans avoir besoin de se parler. C'était assez étrange d'ailleurs, mais agréable tout de même.

Perdue dans ses pensées, Atsuko ne remarqua pas que Gin s'était arrêté devant elle, pour ouvrir la porte des escaliers menant à ses appartements. Elle heurta son dos avant de reculer de deux pas. Il lui lança un regard par dessus son épaule.

- Oh, désolée!

- C'est rien!
Elle le regarda ouvrir la porte.

- Tu habites vraiment dans la caserne de ta division?

- Oui! Tous les capitaines le peuvent et certains le font. C'est pratique. Seuls les nobles qui ont des résidences familiales préfèrent vivre en ville.
Il la laissa passer devant lui et verrouilla la porte.

- Mes quartiers sont pas très grands mais ils sont confortables et je m'y sens bien.

- C'est le principal dans ce cas.
Il la laissa monter l'escalier devant lui et la rejoignit sur le palier. Atsuko regarda vers la seconde volée d'escalier, mais Gin s'arrêta devant une porte et chercha une clé sur son trousseau. Il ouvrit rapidement et fit entrer Atsuko.

- Bienvenue chez moi, annonça-t-il simplement.
Il ôta son manteau et s'avança dans l'entrée, suivit de Atsuko.

- Fumiko, appela-t-il en entrant dans la salle principale. Je suis rentré.
Il déposa son manteau sur le dossier d'un fauteuil au moment où une femme qui semblait avoir une cinquantaine d'années, mais qui devait certainement en avoir le triple, voir plus, faisait son entrée dans la salle. Elle portait un kimono de servante, ses cheveux grisonnants étaient noués en un chignon serré et ses yeux noirs et chaleureux luisaient derrière ses lunettes rondes cerclées d'acier. Son visage ridé mais amical se fendit d'un sourire de bienvenue pour les deux arrivants.

- Bonsoir, maître Gin, fit-elle en s'inclinant devant lui.

- Bonsoir, répondit Gin en traversant la salle.
Il déposa son dossier sur une petite table de travail qui se trouvait placée entre deux des shoji donnant sur l'engawa.

- Fumiko, je te présente Atsuko. Elle est mon invitée, traite là comme tu me traiterai moi.

- Bien sur, maître.
La servante se tourna vers Atsuko et s'inclina.

- Soyez la bienvenue, dame Atsuko. Je suis Fumiko Sakada, la gouvernante.

- Enchantée de faire votre connaissance! Je vous remercie pour votre accueil.
Fumiko se tourna de nouveau vers Gin.

- Le repas sera bientôt prêt, si vous voulez vous mettre à l'aise.
Gin hocha simplement la tête. Fumiko s'intéressa de nouveau à Atsuko.

- Voulez-vous que je vous aide à vous changer, dame Atsuko?

- Volontiers.
La servant l'invita à la suivre d'un geste de la main et l'entraîna vers une porte du coté gauche de la pièce. Elle entrèrent dans une pièce un peu plus petite. Quelques coussins étaient répandus par terre et un futon déroulé était prêt pour la nuit. Un livre ouvert attendait sur les tatamis, comme si son lecteur l'avait posé là avant de reprendre sa lecture. Un haori de capitaine traînait sur le dossier d'un fauteuil bas dans le coin à gauche de la porte et un yukata bleu clair pendait à une tringle dans le coin opposé. Deux lampes encadraient le futon, posées à même le sol. Une petite commode laquée et une table ronde complétaient le mobilier.

- Voici la chambre de maître Gin, annonça Fumiko.
Elle désigna une porte se découpant sur le mur à leur gauche:

- La salle d'eau est par là, si vous souhaitez vous rafraîchir.

- Ça ira.
Toutes deux traversèrent la chambre vers une porte qui faisait face à celle qu'elles avaient utilisé pour renter. Elle entrèrent dans une pièce vide. Dans un coin, Atsuko vit ses malles.

- J'ai fait mettre vos affaires dans cette chambre, annonça Fumiko.
Atsuko se dirigea vers ses bagages et ouvrit l'une des malles. Ses vêtements étaient un peu en désordre mais ça n'avait pas d'importance. Elle farfouilla un peu avant de tirer l'un de ses yukata de nuit, un léger kimono vert d'eau décoré de petits oiseaux gris. Fumiko l'aida à retirer son beau kimono et l'étala sur une tringle en attendant de pouvoir le plier et le ranger. Atsuko laissa ensuite la vieille femme retourner à ses autres obligations et acheva de se changer seule. Elle sortie de sa chambre en nouant son obi autour de sa taille et tomba sur Gin qui sortait de la salle d'eau en portant le yukata bleu. Atsuko ne put s'empêcher de remarquer qu'il lui allait parfaitement.

- Tu as faim? Demanda-t-il avec un sourire.
Il avait parfaitement remarqué le regard qu'elle lui avait lancé et ça le flatta.

- Un peu, avoua-t-elle.
Elle le suivit dans la salle principale. Fumiko achevait de mettre la table Elle disparu rapidement par la porte donnant dans l'entrée. Gin et Atsuko se mirent à table et Fumiko revint aussitôt avec les plats. Elle les posa entre eux, au centre de la table, et les laissa dîner tranquillement. La cuisine n'était pas aussi fine et délicate que celle du restaurant mais Fumiko était néanmoins une bonne cuisinière. Atsuko se régala d'un bout à l'autre du repas.

Lorsqu'ils eurent fini, la gouvernante vint débarrasser la table et resta le temps de faire la vaisselle et de préparer la chambre de Atsuko pour la nuit. Après quoi, elle les salua tous deux et rentra chez elle.

Laissés seuls, ils se préparèrent pour la soirée. Gin s'excusa auprès de son invitée puis s'installa à la petite table basse qui lui servait de bureau et commença à étudier le dossier remit par Sasakibe à Kira. Atsuko retourna dans sa chambre avant d'en revenir en portant un shamisen dans sa housse. Elle s'installa à genoux sur un coussin, près de la table à laquelle ils avaient dîné et se mit à accorder l'instrument. Elle n'en avait pas joué depuis quelque temps et il avait besoin d'un peu d'attention. Lorsqu'elle obtint des notes parfaites, elle cessa de tourner les chevilles qui tendaient les cordes et ramassa le bâshô, un large instrument d'ivoire avec lequel on pinçait les cordes. La musique s'éleva bientôt, d'abord un peu hésitante puis plus expressive au fur et à mesure que les doigts de Atsuko retrouvaient leur rythme. Les yeux fermés, elle pouvait voir Rimako, la jeune maiko de la troupe, danser devant un public fasciné. Lorsqu'elle ouvrit à nouveau les yeux, elle se rendit compte que Gin la regardait par dessus son épaule. Elle s'interrompit aussitôt.

- Excuses-moi, je te te dérange?

- Non. Continue, j'aime la musique.
Il se tourna vers son travail.

- Tu es douée en plus, ajouta-t-il sans la regarder.
Elle se remit à jouer, les yeux fixés sur le dos du jeune-homme. Il lisait la tête appuyée sur le poing, tournant les pages en silence et rajoutant quelques observations en marge des feuilles lorsqu'il le jugeait nécessaire.

Il se passa plus d'une heure de calme musical et Gin abordait la dernière partie de son travail lorsqu'il sentit quelqu'un se pencher sur son épaule. Tournant la tête, il vit Atsuko, agenouillée prés de lui. Elle jeta un coup d'oeil aux feuilles étalées sur la table avant de se tourner vers lui.

- Je suis fatiguée, annonça-t-telle, je vais aller me coucher si tu le permets.

- Bien sûr, vas.
Il déposa un baiser sur sa joue et elle lui sourit en rougissant un peu.

- Bonne nuit, fit-elle en se relevant.

- Bonne nuit.
Elle arrivait à la porte lorsqu'il la rappela.

- Atsuko! Je me lève tôt le matin. Si tu m'entends, ne t'inquiètes pas et rendors toi. Je reviendrai te voir vers midi.

- D'accord.
Elle lui fit un petit geste de la main et se retira. Elle referma la porte derrière elle et il reprit son travail avec un soupir.

Dans sa chambre, Atsuko remit son shamisen dans sa housse et le plaça sur l'une de ses malles. Elle prit dans une autre malle un petit sac de toile et le posa sur le sol près d'une lampe. Elle en tira un petit miroir rond sur un pied d'argent, une brosse, plusieurs épingles à chignon, quelques crèmes pour la peaux et du maquillage, ainsi que divers ornements pour cheveux. Elle ne s'était pas maquillée ce matin là, elle se contenta donc de détacher ses cheveux pour les brosser soigneusement. Lorsqu'elle eut finit, elle les attacha mollement sur sa nuque à l'aide d'un ruban blanc puis elle rangea son attirail. Elle se glissa dans le futon, et s'y installa confortablement. Lorsqu'elle se pencha pour éteindre la lampe, son regard tomba sur le kimono argenté toujours pendu à sa tringle. Elle eut un petit sourire en le regardant. Elle éteignit la lampe et s'allongea dans le noir regardant un instant les taches lumineuses projetées par la lune sur les murs de la chambre. Elle bailla deux fois puis sombra dans le sommeil.

--

D'abord, Atsuko ne comprit pas ce qui l'avait réveillé. Elle jeta un regard autour d'elle en se frottant les yeux et constata que la lune avait disparu. La nuit devait déjà être bien avancée. Elle se retournait pour se rendormir lorsqu'un cri étranglé attira son attention. Ça venait de la chambre de Gin. Inquiète, elle alluma la lampe la plus proche et se leva, la brandissant devant elle pour voir où elle mettait les pieds. Elle fit coulisser la porte et entra dans la chambre du jeune-homme. Elle le trouva dans son futon, le corps couvert de sueur, gémissant de douleur et s'agitant comme s'il essayait d'échapper à un danger mortel.
"Il doit faire un de ces cauchemars dont il m'a parlé!" Songea-t-elle.
Elle s'approcha et s'agenouilla près de lui. A la lueur de la lampe, le visage du jeune capitaine était contracté comme s'il était la proie d'une souffrance incroyable. Elle se demanda si elle devait le réveiller ou non. Il lâcha un gémissement déchirant qui fendit le coeur de la jeune-femme. Elle se souvint alors qu'elle avait promit à Unohana de veiller sur Gin. Elle tendit la main et la posa sur son épaule et essaya de le réveiller doucement.

- Gin, appela-t-elle.
Il se plaignit plus fort mais ne se réveilla pas. Atsuko le secoua légèrement.

- Gin, c'est juste un cauchemar, réveilles-toi.
Elle posa la main sur sa poitrine pour essayer de le calmer un peu et sentit sous sa paume le coeur du jeune-homme battre avec une force et une vitesse inquiétante. Elle avait quelques rudiments de médecine et savait que c'était très dangereux. Il devait se calmer, et vite.

- GIN! Cria-t-elle, vraiment inquiète à présent.
Il cessa de s'agiter et ouvrit brusquement les yeux. Pris par surprise, et l'esprit encore embrouillé par la terreur provoqué par son cauchemar, il réagit violemment. Il se redressa d'un seul coup et renversa Atsuko sur le dos en l'attrapant à la gorge. La jeune-fille laissa échapper un cri. Elle se retrouvait le dos sur les tatamis, le souffle court, Gin au dessus d'elle les deux mains serrées autour de sa gorge.

- Gin, c'est moi, Atsuko, fit-elle d'une voix douce.
Elle leva la main et caressa doucement son visage humide de sueur. Ce geste acheva de le réveiller. Il la lâcha immédiatement et se redressa pour s'asseoir sur son futon.

- Je suis désolé, fit-il le souffle court. Je t'ai pas fait mal?

- Non, ça va, répondit-elle en s'asseyant face à lui.
Il se passa la main sur le visage et s'essuya le front.

- Un cauchemar? Demanda doucement Atsuko.
Il hocha la tête.

- Ils sont de pires en pires. De plus en plus violents, de plus en plus sanglants, de plus en plus traumatisants. Je peux plus fermer les yeux sans avoir peur de voir ces images revenir.
Il se pencha vers l'avant jusqu'à ce que sa tête se pose sur l'épaule droite de Atsuko.

- J'en peux plus, soupira-t-il.
Atsuko leva la main et lui frotta doucement le dos pour le rassurer.

- Tu as un peu de fièvre, remarqua-t-elle en sentant la chaleur de son front contre sa peau.
Il ne bougea pas. Atsuko continua à lui frotter le dos d'une main. Il sembla se calmer.

- Tu devrais te recoucher maintenant.
Il secoua la tête sans quitter l'appui confortable que lui fournissait Atsuko.

- Mais si, tu es épuisé, tu ne peux pas rester comme ça, tu vas finir par tomber vraiment malade. Aller, recouches-toi.
Elle le repoussa doucement pour l'allonger mais il refusa de se laisser faire et passa les bras autour de sa taille.

- Gin!
Elle soupira. Ce devait vraiment être une torture pour lui. Il était épuisé, ça se voyait, mais il ne voulait plus dormir de peur de faire ces horribles cauchemars qui le consumaient lentement. Il fallait qu'elle l'aide, non seulement elle l'avait promit à Unohana mais, en plus, ça lui faisait mal de voir le jeune-homme dans cet état.

- Aller, recouches-toi, ordonna-t-elle, et je te jure que je reste avec toi.
Il releva la tête et la regarda avec surprise.

- Tu quoi?
Elle lui sourit et le repoussa pour l'obliger à se recoucher. Encore sous le coup de la surprise, il n'essaya pas de résister. Une fois qu'il fut sur le dos, Atsuko posa doucement la main sur son front.

- Oui, tu as bien de la fièvre. Tu dois couver quelque chose. Reposes-toi.

- J'aimerai bien pouvoir, soupira-t-il.
Atsuko se leva et alla refermer la porte donnant sur l'autre chambre avant de revenir. Elle se glissa près de lui. Il la laissa faire en se demandant ce qui se passait.

- Attention, je tiens à ce que les choses soient claire, fit-elle alors. Je dors avec toi, mais je ne couches pas avec toi. Tu saisis la différence?

- Oui, c'est la même qu'il y a entre "amis" et "amants"! Ça me va, pour le moment.
Elle haussa un sourcil mais avant qu'elle ait pu demander quoique ce soit, il la prit dans ses bras et la pressa contre lui.

- Bonne nuit, soupira-t-il d'une voix déjà endormie.

- Bonne nuit, répondit-elle simplement.
Elle éteignit la lampe d'un geste. Gin laissa échapper un petit grognement et cala la tête au creux du cou de Atsuko. Elle sentit à nouveau la chaleur de son front sur sa peau et se demanda si elle n'aurait pas dû lui trouver quelque chose pour faire baisser la fièvre. Elle allait se relever pour aller lui chercher un médicament mais elle se rendit compte qu'il s'était déjà rendormi. Elle se ravisa. Elle se pelotonna contre lui et pressa sa joue contre le tête de son compagnon, découvrant l'étonnante douceur de ses cheveux. Pendant un instant, elle respira doucement, appréciant leur odeur qui lui rappelait un peu la menthe poivrée. Elle ferma les yeux avec un soupir de bien-être.

Alors qu'elle sombrait elle aussi dans le sommeil, elle eut de nouveau cette étrange impression de déjà vue qui flottait à la limite de sa conscience comme un souvenir enfouit qui voulait refaire surface.

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Et voilà.
Un chapitre un peu court qui ne me plaît pas vraiment, mais ça ne tiens qu'à moi.
J'espère qu'il vous a plus plu qu'à moi.
Dans le prochain, Gin et Atsuko font un rêve étrange, mais qu'est-ce que ça peut-être? Une autre vie, le passé, un monde parraléle ou un simple rêve?
La réponse plus tard dans la fic n.n.

Bonne semaine.
Bises.