Septième et dernier chapitre de la première partie. Enfin des réponses à certaines questions.

Soupir de soulagement de la part des personnages de gundam wing qui ne sont pas à moi et qui espèrent que cette fois je vais les laisser tranquilles. Ils vont être déçus, il y a encore l'épilogue et une seconde partie en cours d'écriture.


Chapitre 7) Confrontations

Heero suit avec soin les indications que lui a fourni Wufei. Comme le chinois lui a dit la maison est facile à trouver et le portail qui en protégé l'entrée ouvert en grand.

Un sourire satisfait passe sur les lèvres du japonais, cette négligence ne rend sa progression que plus aisée.

Il se glisse dans les jardins et s'approche avec méfiance du bâtiment, tous ses sens en alerte. Il a beau être satisfait il n'en est pas moins sur ses gardes, un piège est toujours possible et on n'est jamais trop prudent.

Mais, alors qu'il est sur le point de s'introduire par une fenêtre une main se pose sur son épaule, le faisant sursauter. Il se retourne, les doigts serrés sur son arme.

Un jeune homme mince se tient devant lui, les mains ouvertes.

- Je n'ai pas d'armes. Dit il d'une voix douce.

Heero détaille le corps fragile, les longs cheveux blancs, les yeux gris empreints de tristesse et range son arme, sans pour autant en retirer sa main. Frêle ou non l'autre lui est inconnu et il s'en méfie.

- Qui êtes vous ?

- Vous pouvez m'appeler Zéro.

Heero se prépare au combat mais l'autre secoue la tête.

- Inutile de nous affronter. Je sais pourquoi tu es venu. Je t'attendais. Suis moi, inutile de rentrer dans la maison, celui que tu cherche ne s'y trouve pas.

Heero se crispe.

- Et je devrais vous croire sur parole ?

Le jeune homme aux cheveux blancs lui sourit.

- Oui, car celui que tu cherche... c'est moi.

Heero tire son arme mais n'a pas le temps de viser, son étrange interlocuteur a déjà disparu et il entend son rire qui s'éloigne puis sa voix qui l'interpelle.

- Retrouve moi si tu le peux !

Furieux il se lance à sa poursuite, mais l'autre lui échappe toujours et disparaît totalement à sa vue non loin d'un immense hangar. Une porte claque, attirant son attention. Il gagne le hangar, prêt à se battre, pousse la porte et entre.

Ce qu'il découvre lui fait ouvrir de grands yeux et oublier un instant celui qu'il pourchasse et qu'il a envie de battre à mort.

Une masse gigantesque se dresse face à lui et il a vu suffisamment d'appareils de ce genre pour l'identifier sur le champs.

" Un gundam ! "

Il est si surpris qu'il en oublie sa colère et sa proie.

Celle-ci se rappelle à lui très vite.

- On lui a donné le nom d'Axe. C'était mon gundam. Il n'a jamais servi.

La voix douce est plus triste que jamais.

Heero se tourne dans la direction d'où elle provient. Le jeune homme aux cheveux blancs est agenouillé devant une plaque de marbre qui porte quatre noms : Décima, Tierce, Quatuor et Sixte.

Le japonais s'avance et appuie le canon de son arme contre la nuque du jeune homme, l'arme sans un mot. Le jeune homme aux cheveux blancs ferme les yeux.

Heero lève les yeux vers le gundam. L'engin est visiblement ancien, bien plus que le sien ou que ceux de ses compagnons.

- Qui êtes vous ? Quelle est votre histoire ?

Le jeune homme aux cheveux blancs hausse les épaules.

- Elle est sans intérêt. Nous avons été conçus voila vingt-cinq ans et éduqués, mes compagnons et moi même, pour accomplir la première version de l'opération météore. Elle était à peu de chose près ce que vous même avez accompli avec vos appareils. Mais elle n'a jamais eu lieu car, peu de temps après notre quinzième anniversaire mes parents adoptifs ont trahi le mouvement et causé la mort de quatre d'entre nous. Nous ne sommes que deux à avoir survécu. N'est-ce pas Quinte ?

Heero découvre un autre jeune homme, aux cheveux noirs celui-ci, appuyé contre un mur. Furieux de n'avoir pas remarqué sa présence il le vise à son tour et le voit sourire.

- Ne braque pas ton arme sur moi petit, je n'ai pas l'intention de le défendre. S'il veut mourir, je n'ai pas le droit de m'y opposer. Comme il l'a dit, nous sommes les deux seuls survivants...

- Erreur ! Le coupe une voix vibrante.

Le jeune homme aux cheveux blancs rouvre les yeux, comme les deux autres il se tourne vers l'entrée du hangar. Deux personnes se tiennent là, un homme et une femme qui se ressemblent et ressemblent à l'homme aux cheveux noirs.

- Décima ! Tierce ! S'exclame le jeune homme aux cheveux blancs. Vous n'êtes donc pas morts ?

- Désolée, mais seuls Quatuor et Sixte ont perdu la vie par la faute de tes parents. Mais maintenant, il est temps pour toi de payer. Tu ne mérite pas de vivre !

Quinte leur barre la route.

- Vous arrivez trop tard. Il a déjà choisi celui qui prendra sa vie.

Le nommé Tierce fronce les sourcils.

- Est-ce vraiment ce que tu souhaite First ? Mourir de la main de celui qui te doit la vie ?

Le jeune homme aux cheveux blancs frissonne.

- First est mort avec ceux qui l'ont élevé. Déclare Quinte. Celui qui se trouve devant vous porte le nom de Zéro. Laissez le choisir sa mort.

Heero sent un malaise diffus l'envahir, quelque chose de familier revient le hanter. Un sentiment de déjà vu. Comme un lointain souvenir, presqu'oublié.

- Pourquoi dites vous que je lui dois la vie ? Questionne t'il.

- Ne lui répond pas. Supplie Zéro.

- Il a le droit de savoir. Déclare Tierce. Pour répondre à ta question, il y a douze ans First et moi aidions des secouristes après une attaque. Nous avons trouvé une femme et son enfant, elle était déjà morte, mais l'enfant lui était vivant bien que grièvement blessé. First est passé outre nos directives pour lui sauver la vie. Il lui a donné son sang. Comme nous étions génétiquement modifiés nous avions une capacité de guérison accrue et cette capacité il l'a transmise à l'enfant en même temps que son sang. Sans ce don le petit serait mort.

- Et vous pensez que j'étais cet enfant ?

- Je ne sais pas. Mais comme toi il était asiatique et avait les yeux bleus. Mais si tu es cet enfant, alors ta capacité de guérison et ton endurance doivent être plus grandes que la normale. Est-ce le cas ?

- Oui... murmure Heero.

Il a encore des doutes, mais il range tout de même son arme. Le groupe l'intrigue au plus haut point. Il a envie d'en savoir plus sur eux.

Comme la femme semble contrariée il se tourne vers elle.

- Sa vie m'appartient. Si vous le touchez, je vous tue.

Elle le toise avec hauteur.

- Je devrai avoir peur d'un enfant tel que toi ?

Quinte pose ses mains sur les épaules de Heero et soutient le regard de Décima.

- Ce n'est pas un enfant Décima. C'est un combattant et une seconde génération.

- Une seconde génération ? Relève Tierce.

- Oui, celle qui a pris la relève de la notre.

Tierce sourit et frôle la nuque de sa compagne.

- Ils ont raison Décima. First est hors d'atteinte maintenant.

Heero se dégage des mains de Quinte et fait face à Zéro.

- Qu'avez vous fait à Duo ?

Le jeune homme soutient son regard.

- J'ai voulu le détourner de son dessein.

- En le souillant ?

- Tous les moyens sont bons pour préserver la vie.

- Même les plus vils ?

- Même eux.

- Il vous faudra payer.

- Je suis prêt.

- Dans ce cas, battez vous à nos côtés, méritez votre gundam. Donnez lui enfin son rôle.

Zéro frissonne puis...

- J'accepte.

- J'en suis aussi. Déclare Quinte.

- Et moi également. Affirme Tierce.

Il interroge son amie du regard.

Elle soupire.

- Il ne sera pas dit que je suis moins vaillante que des enfants.

Quinte oblige Zéro à se redresser et tourne les yeux vers Tierce et Décima.

- Où sont vos gundams ?

- En sécurité pas loin d'ici. Et le tien ?

- Pareil. Tout comme ceux de Sixte et de Quatuor.

- Nous devons les préparer. Murmure Zéro.

- Oui. Approuve Quinte.

Il se tourne vers Heero.

- Retourne auprès des tiens et tenez vous prêts à partir, nous vous préviendrons.

Heero accepte en silence. Il ne sait pas encore ce que lui et les autres vont décider au final, mais pour l'instant il préféré abonder dans leur sens.

Il reprend le chemin de la planque au pas de course. Il a hâte de retrouver ses compagnons et de faire le point avec eux sur cette étrange rencontre qui n'était pas du tout ce qu'il avait prévu.

Wufei et Trowa l'attendent dans l'entrée.

- Alors ? Questionne le français.

- Quatre et Duo ?

- Ils dorment.

- Réveillez les. Briefing dans dix minutes.

Les deux autres ne protestent pas, son expression les en dissuade, ils grimpent tous deux vers les chambres pour accomplir l'action ordonnée. Le japonais lui s'installe dans le salon et se prépare à expliquer clairement ce qu'il vient de vivre.

Quelques minutes plus tard c'est chose faite, devant un auditoire attentif et tendu. Le silence retombe et se prolonge.

- Qui est pour leur faire confiance ? Questionne Heero.

Trois mains se lèvent aussitôt, dont celle de Duo, à la grande surprise de tous.

- Duo ? Questionne Heero.

- J'ai eu à faire à deux d'entre eux pendant plus d'un mois. Je ne crois pas qu'ils soient capable de nous trahir. Kent, je veux dire Quinte, puisque c'est ainsi qu'il s'est présenté à toi, est un type dur mais pas un manipulateur. Quand à Zéro, même si je ne le porte pas dans mon coeur après ce qu'il m'a fait, je peux le comprendre. Maintenant, je peux comprendre ses motivations.

Le japonais se tourne ensuite vers le petit blond.

- Quatre ?

- Je ne les connais pas, mais s'ils sont des pilotes de gundams comme nous et qu'ils ont été conçus pour accomplir le même genre de mission que nous, il serait sans doute bon de tenter le coup, au moins une fois. De préparer ensembles une mission, avec mon empathie je saurais s'ils sont sincères et nous pourrons agir en conséquence.

- Cela me parait juste. Trowa ?

- Cela fait un bon mois que nous sommes ici, s'ils avaient voulu nous vendre à OZ ils l'auraient déjà fait, malgré les sacrifices de Duo. Je crois qu'on peut tenter une opération avec eux.

Le japonais se tourne enfin vers le seul réfractaire.

- Wufei ? Tu n'es pas d'accord ?

Le chinois a les sourcils froncés et semble prêt à exploser de rage. Il se tient debout, les poings serrés, le visage sombre.

- Si je ne suis pas d'accord ? Mais je ne peux pas être d'accord ! Ces types se sont servis de Duo comme d'un jouet pendant un mois et quand il a voulu réagir ils l'ont fouetté ! On ne peut pas passer outre un tel manque d'honneur ! Ils disent qu'ils sont comme nous, mais ils se conduisent comme des lâches !

Duo se lève et s'approche du petit dragon, pose sa main sur son bras crispé.

- Merci Wufei. Ta réaction me touche, mais nous devons essayer de leur faire confiance. S'ils peuvent nous apporter des chances supplémentaires de vaincre, je suis prêt à leur servir encore de jouet comme tu dis. Tous les moyens sont bons pour mettre fin à cette guerre. Tu le sais. Nous le savons tous. Le prix à payer importe peu.

Les yeux noirs se rivent aux siens, tourmentés.

- Mais... tu...

- J'ai fais mon choix Wufei. S'il te plaît, accepte toi aussi.

Wufei

"Il me regarde et c'est comme s'il me suppliait de dire oui, avec son seul regard. Ce regard que je n'ai pas su déchiffrer avant qu'il ne soit trop tard. S'il savait combien j'ai honte de moi, d'avoir cru qu'il pouvait nous trahir. De n'avoir pas compris qu'il souffrait. Mais il était si agaçant, plus que d'habitude et Quatre n'était pas là pour nous raisonner. Je n'ai pas compris... je le regrette, mais comment lui dire ? Je ne peux pas. Tout ce que je peux faire, c'est accepter, comme lui. Même si je sais que cela ne saurait réparer ma faute envers lui."

- Très bien. Essayons, mais à la moindre traîtrise, je les tuerais !