Heu... Oups ! Je suis vraiment, vraiment désolée, dans le chapitre précédent (et même dans celui d'avant je crois bien), quand j'ai marqué "épilogue" je voulais dire prologue bien sûr (merci beaucoup à Phoenix de me l'avoir fait remarqué, c'est vraiment une faute d'inattention parce que dans l'absolu je sais la différence...). Donc, oui, je comprend que vous ayez cru que c'était la fin mais non, pas du tout, je voulais juste dire que le gros de l'action (pardon, j'ai dit action ? je voulais dire guimauve bien sûr !) n'était pas encore arrivé :-)

Pour les autres encore merci et quelques réponses :

- Une première relation c'est EXTREMEMENT important, de mon point de vue, elle devrait toujours s'accompagner de vrais sentiments et ne devrait pas être traitée à la légère. Je pense que je n'ai peut-être pas assez expliqué pourquoi ils avaient fait ça. Megan n'a pas 'offert' sa virginité à Draco. Ce qu'elle a fait, c'est s'assurer qu'elle la perde avec un jeune homme qu'elle aimait profondément (même si il s'agit d'un amour platonique) et pas quelqu'un qui ferait semblant de l'aimer, qui se servirait d'elle ou encore qui ne l'aimerait que pour de mauvaise raison (comme le fait qu'elle est Megan Potter, sauveuse du monde sorcier). Vous comprenez mon point de vue ? Evidemment il faut être assez paranoïaque mais bon...

- Non, en fait Draco aime vraiment Megan mais il n'en tombera jamais amoureux. Il préfère vraiment les hommes :-)

Voilà, dans ce chapitre, une "vue panoramique" des quatre années suivantes...

Une question ça ne vous dérange pas trop que je fasse ça ? que je passe d'une année à l'autre comme ça ?

XXX


oxoOoxo

16 août 1997

- « J'espère qu'il va te plaire celui là, mademoiselle je-fais-ma-difficile-parce-que-je-le-vaux-bien Potter » fit mine de s'impatienter Draco alors qu'ils s'arrêtaient devant un immeuble de très bon goût du sixième arrondissement du Paris moldu.

Megan, malicieuse, lui tira la langue avant de l'entraîner par la main pour rejoindre Théo, l'agent immobilier et Lily Potter – la seule de leurs parents à savoir 'gérer' tout ce qui concernait les moldus. Bien sûr, elle aussi les considérait trop jeune pour se débrouiller seuls. Ils n'avaient que 17 ans… D'un autre côté, ils avaient affrontés et vaincus Voldemort l'année précédente et étaient sans doute plus mûre que bien des trentenaires. Jeunes, oui, mais pas inconscients. Les Potter, les Nott et les Malfoy avaient donc cédé, toujours sous le choc de l'association de leurs trois enfants. James et monsieur Nott avaient été les plus difficiles à convaincre. Pas pour les raisons que l'on pourrait croire – à savoir qu'ils ne se supportaient pas du tout – mais parce que voir leurs enfants dans un environnement moldu dont ils ne connaissaient rien. Surtout lorsque tous les mangemorts n'étaient pas encore enfermés à Askaban. Ils avaient cédé, finalement, avec réticence.

Les trois adolescents auraient un grand appartement dans Paris et leurs études, leur nourriture… seraient payés. Il faut dire qu'il s'agissait de trois des plus riches familles du monde sorcier. Les jeunes gens avaient conscience de la chance qu'ils avaient. Même si, techniquement, Théo allait gagner très rapidement et très bien sa vie et que le coffre de la 'jeune femme qui a survécu et vaincu celui dont on ne devait pas prononcer le nom' était rempli par diverses donations d'anonymes reconnaissants.

- « Je ne suis pas si difficile » rajouta la jeune femme aux boucles ébène, taquine, alors qu'ils s'engouffraient dans l'ascenseur.

Draco haussa un sourcil qui semblait signifier 'c'est ça et moi je suis le descendant spirituel de Maya l'abeille' et enfonça le chiffre 5 sur le panneau. Cette fois ils visitaient un loft en dupleix de 300 mètres carré, apparemment parfait sur le papier. Mais le jeune homme ne se faisait guère d'illusion, les 5 derniers avaient été arbitrairement écartés par Megan parce que respectivement : la cuisine n'était pas bien équipée, l'orientation n'était pas bonne, les chambres étaient trop petites, il n'y avait pas assez de salle de bain et le dernier n'était pas assez clair. Sans compter qu'il fallait qu'il y ait assez de place pour son piano à queue. Bon, il était relativement pointilleux et ne tolérait pas de ne pas avoir de dressing mais il n'était pas si compliqué, si ?

- « Allez, viens, monsieur ronchon… » fit la jeune femme en s'accrochant à son bras alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient sur l'étage en question.

xxx

5 septembre 1998

Draco, en costume, et Théo, en uniforme de Quidditch, étaient tranquillement attablés au bar de leur superbe cuisine américaine et regardait Megan s'agiter dans tous les sens. Elle virevoltait entre les placards, grignotant un morceau de toast par-ci et buvant une gorgée de thé par-là avant de vérifier pour la énième fois le contenu de son sac puis de se recoiffer. Et elle recommençait son manège, Garbage en arrière fond. Les deux jeunes gens échangèrent un regard blasé en secouant la tête devant cet étalage évident de nervosité de leur amie.

- « Hey, calme-toi, honey, tout va bien se passer » la rassura finalement le blond en venant la prendre dans ses bras.

- « Mais… c'est mon premier jour… et si je n'y arrivais pas ? Si je ratais tous mes stages et… et il y a l'examen dans quatre… comment… qu'est-ce que je vais faire si je n'ai pas mon diplôme ? »

La jeune femme aux yeux de jade avait du attendre ses dix-huit ans – et faire quelques faux papiers – pour entrer dans l'école d'éducateurs de jeunes enfants. Elle avait passé le concours avec une certaine aisance mais à quelques heures de commencer, tous ses doutes refaisaient surface avec violence. Elle doutait tout le temps et de tout, en particulier d'elle-même. Mais Megan s'arrangeait pour que cela ne se voie pas, se cachant généralement derrière un masque froid et une attitude un peu sévère qu'elle ne perdait qu'en compagnie de ses amis, sa famille ou des enfants.

- « Chhhhhh… » fit Draco en la berçant doucement. Il était habitué à ses crises d'angoisse – parfois assez violentes – maintenant et savait à peu près les gérer. « Tout ira bien. Tu es super. Il n'y a aucune raison pour que ça ne marche pas » la rassura t'il tout en caressant ses boucles ébènes.

- « Et puis sinon, tu peux toujours épouser l'un de nous deux et vivre de notre salaire comme une gentille fille de l'aristocratie sorcière » plaisanta Théo avant de se baisser juste à temps pour éviter de recevoir le paquet de céréales qui venait de lui être envoyé.

Au moins, elle n'était plus angoissée…

xxx

10 juin 1999

- « Non, tu n'as pas fait ça ? » pouffa Aurore, manquant de renverser son verre de grenadine.

Vu le regard pétillant d'Antoine, il avait précisément fait 'ça' et en était plutôt fier. Megan secoua doucement ses boucles noires, amusées alors que Théo tapait dans le dos du brun et que Draco remontait ses lunettes de soleil sur son nez, un petit sourire aux lèvres. Les cinq ex-étudiants de Beauxbâtons s'étaient retrouvés – comme ils le faisaient souvent – dans ce petit café à deux pas de la Comédie française. Ils avaient passé la matinée à arpenter les salles du Louvres et prenaient une pause bien méritée. Il faisait chaud, mais pas trop, et très beau. Dans l'après-midi, ils avaient prévu d'aller écouter un ou deux concerts et finiraient probablement la soirée à la Tour Eiffel pour célébrer la fête de la musique.

- « Je ne savais pas que les dragons crachaient du feu de l'éclosion » se justifia tout de même Antoine après avoir repris une gorgée de Perrier. « Ma spécialité c'est les licornes… »

- « N'importe qui aurait pu te dire ça » objecta tout de même Megan, malicieuse, en remuant distraitement les glaçons dans son coca light. « Mais la prochaine fois que tu vas voir un troupeau de licorne je veux que tu m'emmènes » fit-elle faussement pétulante.

- « Pas de problème ma puce » lui répondit-il avec sincérité. « Ce n'est pas comme si quiconque au ministère allait te refuser quoi que se soit de toute façon… » ajouta t'il avec un clin d'œil coquin qui lui valut une grimace.

- « J'en conclut que ça se passe bien » conclut finalement Draco, souriant des facéties de ses deux amis.

Le jeune homme brun hocha vigoureusement la tête. Ils se tenaient régulièrement au courant du déroulement de leurs études et appréciaient toujours les anecdotes que l'un ou l'autre avait à raconter. Dehors, dans un parc, ou dedans, devant un DVD, selon le temps. La plupart du temps, ils plaisantaient dans la bonne humeur mais ils leur arrivaient aussi de parler de chose plus sérieuses et de se replonger dans des souvenirs pas toujours très gais…

- « Et toi, Théo ? A quand le prochain match ? » s'enquit Aurore alors qu'elle s'attaquait avec enthousiasme à l'unique banana-split qu'ils avaient commandé.

- « Eh bien on fait une petite pause pour l'instant » répondit le batteur professionnel avec un grand sourire. « Mais on va bientôt reprendre l'entraînement. Le prochain est en août, pour le début du championnat et si on veut garder la coupe, on a intérêt à s'accrocher » commenta t'il sans trop d'inquiétude.

- « Il ne faut pas se relâcher quand même » le taquina Megan en faisant mine de tâter son estomac. « Moi je pense que je vais me lancer dans l'écriture de livres pour enfants, ma première héroïne sera une marmotte qui s'appellera Louise » indiqua t'elle avec malice.

- « Une marmotte ? » répéta Draco en se retenant tant bien que mal de ne pas éclater de rire.

- « J'aurais bien pris une fouine que j'aurais appelé Draco mais j'ai eu peur de faire peur à mes petits lecteurs » répliqua t'elle du tac au tac et elle ne put éviter la vengeance du blond qui l'attaqua à la crème chantilly.

- « Ah les jeunes… » fit doctement Antoine avant de se prendre une cuillère de chantilly dans le nez. « Vengeance ! »

- « Bon, moi je ne vous connais pas » signala Théo, amusé, en reculant prudemment sa chaise.

La 'discussion' continua ainsi pendant quelques heures, ponctuée d'éclat de rire…

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19 décembre 2000

- « Megan ! Dray ! Je suis rentré ! » s'exclama joyeusement Théo en s'extirpant tant bien que mal de la cheminée sans en faire tomber les nombreuses décorations festives que sa jolie co-propriétaire avait placées là.

Le jeune homme se débarrassa de son uniforme, déposa son balai et son sac de voyage sur l'un des fauteuils du salon avant de faire disparaître les restes de poudres de cheminette d'un coup de baguette. Jetant un coup d'œil à l'horloge dans la cuisine, il constata qu'il était à peine neuf heures du matin à Paris et qu'il était donc relativement logique que ses amis ne soient pas forcément levés un samedi matin. Il décida de se faire un milk shake et traversa d'un bon pas le salon. La pièce était grande et belle. Les murs blancs l'éclaircissaient encore. Une grande baie vitrée, encadrée de rideaux d'un pourpre foncé, donnait sur l'église Saint-Germain des prés. De part et d'autre, deux immenses miroirs épurés donnaient encore de la profondeur à la pièce. Un magnifique piano à queue trônait sur la droite.

En face, la cheminée était encadrée de grands tableaux chatoyants. Le mobilier était simple, moderne et élégant tout en restant chaleureux. Un large canapé d'angle pourpre, deux fauteuils assortis. Une table basse en verre surmontée d'un bouquet de tulipes et de lys blancs. Un épais tapi blanc recouvrant le parquet. Et tout un équipement TV et HI-FI moldu dernier cri. De nombreux cadres, magiques ou non, et des centaines de livres ornaient les étagères qui marquaient la frontière avec la salle à manger. Cette pièce là était dans les mêmes tons et le mobilier tout aussi élégant. La longue table était en verre et les consoles en bois blanc. Deux autres bouquets, de tulipes également, donnaient d'agréables touches de couleurs, encore rehaussées par les lampes un peu farfelues qui se dressaient ça et là.

En ce jour de mi-décembre, de petits pères Noël, bonhommes de neige, rennes et anges divers décoraient toute la pièce. Des guirlandes pendaient aux chandeliers d'argent que Draco avait tenu à ramener du manoir. Des 'chaussettes' rouges, vertes, or et argent étaient pendues à la cheminée. Des peluches de fêtes – Winnie l'ourson en père noël par exemple, Dray avait failli en faire une syncope – alternaient avec les coussins sur le canapé. Et l'on pouvait trouver des bougies à l'odeur de pin un peu partout… Théodore savait qu'ils l'avaient attendu pour acheter et décorer le sapin. C'était une sorte de coutume depuis qu'ils avaient emménagé, qu'ils s'en occupent ensemble, tous les trois. A cette occasion, chocolat chaud et cookies maison étaient de rigueur. Il s'en régalait d'avance.

Son verre de milk shake à la main, il passa reprendre son sac puis grimpa vivement l'escalier qui menait à l'étage. Sa chambre – aux couleurs chaudes – était impeccablement tenue la plupart du temps. Disons qu'elle était relativement bien rangée en permanence. Plus parce qu'il n'avait pas très envie de subir les foudres de Megan et Draco qu'autre chose. Le fait qu'ils aient un elfe de maison aidait. Ils ne l'avaient pas ici en permanence – et le payaient – mais Dobby passait souvent derrière eux. Ex elfe de maison des Malfoy, la créature était débordante d'admiration envers le jeune mademoiselle Potter et rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que de lui faire plaisir. Théo trouvait Dobby un peu étrange. Il s'habillait bizarrement et ne suivait les ordres de deux jeunes hommes que lorsqu'il pensait qu'ils concordaient avec ceux de Megan. Mais il était attachant… à sa façon.

Le beau brun se déshabilla en prenant son temps puis passa sous la douche. Il laissa l'eau brûlante couler sur ses muscles endoloris après une séance d'entraînement un peu brutale. Il passa les mains dans ses boucles brunes offrant son visage à la douce caresse de l'eau. Il se délassa un moment avant de se saisir du gel douche. Pamplemousse. Son préféré. Après une bonne heure, Théo ressortit de sa salle de bain, délassé, les cheveux encore humide et une serviette sur les hanches. Il s'habilla rapidement d'un jean clair et d'un tee-shirt noir et décida que 10h30 était une heure tout à fait raisonnable pour aller réveiller l'aristocrate blond de la chambre d'à côté. Avec un sourire diabolique, le jeune homme se dirigea à pas de loup vers l'antre de son ami.

- « DEBOUT !!!! » s'écria t'il en bondissant dans la chambre.

L'effet fut un peu perdu parce que la chambre était… vide. Bien sûr le large lit de bois sombre aux draps de soie grise était bel et bien là ainsi que le reste du mobilier d'une élégante sobriété. En fait la chambre aux lumières tamisées ressemblait typiquement à celle d'un jeune et riche aristocrate libertin – Théo le taquinait souvent là-dessus – mais il apparaissait que le libertin en question n'était pas là. Ce n'était pas exactement une situation exceptionnelle. Draco avait une vie… disons sociale bien remplie. Et comme la règle était de ne pas ramener d'amant ici – pas tant qu'il s'agissait de quelque chose de sérieux – il découchait de temps à autre. Pourtant aujourd'hui, il était prévu qu'ils passent la journée ensemble et le batteur trouvait étrange que son ami ait pris la liberté de passer la veille à faire la fête. Une idée fit son chemin dans son esprit et il alla doucement entrouvrir la porte suivante.

Bonne pioche. La chambre de Megan était baignée de la pâle lueur du soleil d'hiver qui s'immisçait entre les volets. Les murs et meubles blancs tranchaient avec le pourpre du tapis et des draps. Et les longs cheveux blonds de Draco tranchaient avec les boucles noires de la jeune femme alors qu'ils se mêlaient sur l'oreiller. Elle était lovée contre lui. Il l'entourait de ses bras dans une étreinte protectrice. Ils ressemblaient à des anges… Théo ne leur diraient jamais le ravissant tableau qu'ils formaient, tout en contraste mais si beaux, tous les deux. Il s'apprêtait à refermer la porte quand un mouvement du blond l'informa qu'il était réveillé. Le jeune Malfoy l'aperçu et lui fit signe de ne pas faire de bruit avant de se dégager doucement de Megan. Il prit soin de ne pas déranger l'hermine et le serpent qui partageaient aussi le lit et déposa un baiser sur le front de la jeune femme avant de venir rejoindre son ami. Draco – en tee-shirt et boxer – suivit Théo jusqu'à la cuisine en remettant de l'ordre dans ses cheveux.

- « Cauchemars ? » s'enquit doucement le brun alors qu'il s'installait au bar de la cuisine.

Le blond hocha la tête avec un petit sourire triste tout en sortant divers ingrédients des placards. A cette époque de l'année, autour de la date anniversaire de la 'disparition' de Lord Voldemort, Megan était toujours sujette à des cauchemars particulièrement violents. Les deux jeunes gens en faisaient également mais ceux de leur amie l'affectaient physiquement en plus des conséquences sur son moral. La jeune femme en sortait vidée, en sanglots et mettait des heures à retrouver un semblant de calme. En revanche, les symptômes étaient moins sérieux quand elle ne dormait pas seule. Ainsi, il était courant qu'elle partage le lit de l'un ou l'autre de ses co-propriétaires. Il s'agissait le plus souvent de Draco, d'une part parce qu'ils étaient plus proches et d'autre part parce que le métier de Théo faisait qu'il était souvent absent.

- « Ça devient de pire en pire… » remarqua le batteur, un voile de tristesse et d'inquiétude passant devant ses yeux.

- « Je vais faire des pancakes » fit soudain le jeune Malfoy, préférant ne pas répondre à cette affirmation.

- « Des pan… pancakes ? Toi ? » s'étouffa à moitié Théo, plus que sceptique quant à ce fait.

- « Parfaitement » répliqua son ami, faussement outré. « Je sais faire des pancakes aussi bien que n'importe qui ! »

Sur ces mots, l'aristocrate leva sa baguette et fit quelques délicats mouvements du poignet en marmonnant une formule. Aussitôt, les ingrédients se mélangèrent d'eux-mêmes dans le saladier prévu à cet effet. Un fouet les bâtit jusqu'à ce qu'ils forment une pâte lisse. Puis cette pâte vînt former de parfaits petits ronds dans une poêle. Petits ronds qui, une fois dorés à point, trouvèrent leur chemin jusqu'à une assiette.

- « Et voilà ! » s'exclama t'il triomphalement sous le regard goguenard du brun.

- « Indeed… »

Décidant d'attendre le réveil de Megan pour prendre leur petit déjeuner – les pancakes se conservant chauds tout seul – les deux jeunes hommes s'installèrent sur le canapé pour se raconter leurs semaines respectives alors que Théo était aux Etats-Unis. Il s'était écoulé moins d'une demi-heure lorsque leur amie aux boucles ébène apparu au bas des escaliers. Ses yeux ensommeillés, son nez adorablement froncé, ses cheveux ébouriffés et son sourire timide lui donnait un petit air enfantin. La jeune femme resserra soin déshabillé de soie émeraude et vint se jeter dans les bras tendus du batteur.

- « Théo ! Tu es revenu ! » constata t'elle avec délice alors qu'il la serrait contre lui.

- « Bien sûr que je suis revenu, sweety » répondit le brun, le nez dans ses cheveux. « Hey, comment auriez-vous fait sans moi pour trouver un arbre et le décorer ? » ajouta t'il, taquin.

Draco leva les yeux au ciel, un sourire jouant sur ses lèvres, et invita les deux autres à la suivre dans la cuisine tandis que Megan éclatait de rire. Un bon brunch – l'heure du petit déjeuner étant légèrement passée – plus tard, ils se mettaient à la confection des cookies. Sans magie. La jeune femme était très stricte là-dessus. Les plus grands classiques de Tino Rossi en arrière fond, ils commencèrent – disons que Meg commença et que les garçons regardaient – à rassembler la farine, le beurre, le sucre, les œufs et le chocolat.

- « Dray ! Il faut creuser un puit dans la farine, pas un cratère ! » réprimanda la jeune femme aux yeux émeraude avec un sourire taquin. « Théo ! Doucement avec les œufs, tu vas faire tomber des coquilles dedans ! »

Elle était assise sur l'évier, ses jambes se balançant dans le vide. Un sucre d'orge dans la main, elle battait la mesure avec l'autre. Megan avait décidé de 'superviser' les opérations cette année. Après une énième 'aimable suggestion' du même genre de la part de leur amie, les deux jeunes hommes se concertèrent du regard avant de décider de passer à l'action. Ils se jetèrent sur elle sans préavis et entreprirent de la barbouiller de farine et d'œuf. La jeune femme riposta avec ténacité et se fut le début d'une énorme bataille de nourriture.

- « Pouce ! » fit finalement Théo, à bout de souffle. « Je me rends ! »

Megan, qui était à moitié allongée sur lui, lui adressa un sourire machiavélique et ne bougea pas d'un pouce. Draco était étalé un peu plus loin, reprenant sa respiration. On ne les reconnaissait à peine, les cheveux blancs de farine et le visage brun de chocolat.

- « Bien, et si on allait acheter le sapin maintenant ? » proposa la jolie sorcière, mine de rien.

oxoOoxo


Et non, pas de Severus... pas dans le prochain non plus d'ailleurs, je pose les bases, il faut être patient...