Bonne année à tous…allez, je continue à publier…j'avoue que l'histoire à prit du retard , et une tournure inattendue…faudra que j'arrête ça et que cela redevienne ne histoire d'aventure plutôt que…enfin, vous verrez bien. Bonne lecture.
Chapitre cinq : Les « projets » de Valten.
Le bâtiment était un des seuls encore intact. Il faut dire, jadis guerriers, le trio des frères pouvait aisément défendre son échoppe. De plus, dans la pièce principale, les armes et armures des frères servaient en même temps de décoration que de mise en garde aux clients.
La salle était à moiti pleine quelques civils venant prendre un verre, ainsi qu'un marchand itinérant et sa suite logeaient dans l'auberge.
Valten appris que le trio des nains s'était arrêté dans cette cité suite à la mort d'un des leurs. Ils s'étaient promis de monter un débit de boisson là où le premier du groupe passerait de vie à trépas. La chute d'un nain en armure lourde d'un arbre elfique enchanté par temps de pluie fut un regrettable accident, mais le destin avait décidé d'offrir une taverne digne de ce nom à la ville elfique. Située à l'entrée de la ville, tout voyageur était accueilli contre quelques pièces d'or, et ne dérangeait pas les elfes. Et au moins, on y sert de la bière, chose que les elfes ne savent point brasser comme il se doit.
Il est connu qu'il n'est pas bien vu de se déplacer de façon inopportune dans une cité elfique : ces gens n'ont rien contre les étranger, mais chez eux, c'est chez eux. La taverne naine était donc le compromis rêvé. Evidemment, pour avoir sauvé la cité, le groupe d'amis était tranquille, et ne risquait absolument rien parmi les elfes. Il est à noter que ce sont dans les cités elfiques qu'il y a le moins de violence. Jamais de voleur à la tire, de bandit ou d'embuscade la nuit…sécurité mais ennuis, voila ce que vous répondrait un nain. De plus, il est interdit de se battre dans la taverne…tout tavernier nain digne de ce nom vous dirait que c'est une blague…mais non, pas chez les elfes ! Et on n'hésite pas à expulser de la ville un trouble fête. Si l'hospitalité des elfes est légendaire, c'est plus grâce à leur courtoisie que leur tolérance.
Le patron de la taverne traita Valten avec énormément de courtoisie, au point que ce dernier se demanda pourquoi il était victime de tant de flatteries.
Il s'avéra que le Maître Architecte nain qui travaillait actuellement au château de Nalia pour le compte de Valten, et évidemment à l'insu de Nalia, était le beau frère du cousin d'un parent pas trop éloigné au deuxième degré des trois taverniers locaux. Et oui, chez les nains, la famille, c'est sacré. De plus, sachant de quelle ampleur étaient les travaux…il prit Valten pour un riche mécène, commerçant avisé extrêmement intelligent, qui dispose d'une fortune grâce à ses talents.
Le trio des nains étaient assis à table, avec les quatre amis.
-« Et donc comme ça, vous employer Maître Gromtar Marteau-Vaillant pour rénover et construire une énorme forteresse ? Et bien mon ami, vous devez disposer d'une fortune considérable ! »
Nalia n'étant pas là, Valten fit comprendre à ses amis qu'aucun mot de la discutions de devait être rapporté à Nalia. Celle-ci étant très attachée au doux foyer de son enfance, elle y avait vécu des moments inoubliable, et ce bâtiment riche en souvenir est, enfin était, la dernière chose qu'il lui restait de sa famille. Valten avait décidé de faire d'énorme travaux, au pont que l'ancien fief ne serait même plus reconnaissable. Craignant la colère de Nalia, il valait mieux ne rien lui dire jusqu'à ce que ces travaux soient terminés.
-« Tout à fait, il y a environ deux ans, je lui ai demandé certaines…modification, et certains agencements d'un fief en ma possession. »
-« Par l'enclume du Grand Forgeron, c'est bien là modestie de votre part ! J'ai entendu dire qu'en seulement deux ans et demi notre parent éloigné, Gromtar, devait avoir fini ! Qu'il était lui-même chargé de la sécurité du chantier et du château, donc par la même occasion de votre or ! »
-« Bouh dit que c'est pas normal, et risqué… »
Valten sourit.
« Non, Minsc : il est reconnu que les nains aiment l'or, mais ne supportent pas l'or volé. Entre autre, pour eux, arnaquer quelqu'un n'est pas du vol, mais une preuve d'intelligence supérieure. Messires nains, si je me trompe, rectifiez moi.
Donc les nains vont tout faire pour nous arnaquer, en parlant de prorata sur le cours en bourse de la bière ou du boudin, de la chute de neige précoce qui ralentit le commerce et de la montée des prix, mais jamais ne vont voler notre or au sens propre du terme.
Confier son or à un nain c'est reconnaître son honnêteté, et son impartialité. Même si je paye un supplément pour la garde de l'or, Maître Gromtar veillera sur mon or comme sur le sien. »
« Diantre, cher hôte, vous connaissez vraiment bien les nains et leurs façon de penser ! »
Dit le nain de gauche avec un énorme sourire à moitié dissimulé dans sa barbe.
« Est-il vrai que Maître Gromtar vous à prévenu que le chantier allait employer plus de sept cent cinquante nains ouvrier, cent maçon, et le reste en approvisionnement ? Et que vous avez accepté ? »
« Oui, en effet. En fait, en plus d'agrandir énormément le donjon, et d'en faire une place forte, j'ai également demandé la construction d'une ville fortifiée qui entoure le château. Ils vont construire dans la nouvelle enceinte environ six cent maisons, cent échoppes, deux bâtiments qui serviront la garnison, et laisser de la place pour quatre temples. Sans conter que le nouveau château sera à même d'héberger dans sa propre enceinte trois mille hommes. Et je ne vous parle pas de la place qu'il a fallu prévoir pour la garnison complète. Il n'y avait pas de village tout près du donjon, avant. D'un coup, de petit donjon isolé mais fortifié, j'en ai fait une ville-forteresse imprenable…enfin, j'ai financé, c'est Maître Gromtar qui à tout fait. Il a également travaillé avec des architectes Elfes pour certaines parties du château, et les jardins. »
-« Mais où diable vous procurez vous les fond pour financer tout cela ? »
S'inquiéta le troisième nain à table.
Anomen sourit, et répondit avec nonchalance
« Et bien en fait, c'est assez facile. Nous avons déjà terrassé quatre, non cinq dragons. Imaginez une créature encore plus avide d'or que les nains, qui passe mille ans à amasser fortune et richesse en tout genre. Un seul des trésors de ces dragons aurait suffit à payer tous les travaux auxquels vous faites allusion. »
Imœm enchaîna « De plus, en parcourant le monde, nous avons trainé dans pas mal de combine, de complot, nous avons trouvé ou reçu de véritable fortune, en récompense ou compensation…mais j'avoue que le plus rapide reste les trésors de dragon. »
« Ah oui, mais le transport ? Comment transporter tout ce magot ? » Les nains avaient des questions et des rêves plein la tête.
De nouveau Imœm expliqua « il est facile pour un mage d'ouvrir temporairement des mini porte vers un autre plan, ou d'avoir des sacs sans fond. Mais le plus facile, c'est de le téléporter vers un endroit sûr. Je suis certaine que Maître Gromtar à failli avoir une attaque en voyant la salle des coffres du château de Nalia…toute un sous-sol rempli d'or… »
Un nain avala sa bière de travers, toussa fort et se reprit. Ils offrirent le logis aux aventuriers, mais ceux-ci devraient néanmoins payer leurs consommations.
« Et, humm veuillez pardonner cette indiscrète question, mais à combien s'élève environ votre fortune ? Enfin, avant la construction du château… »
Le premier nain avait une bouche ronde comme un seau, le second regardait sa choppe sans la voir, et le troisième avait les oreilles grandes ouvertes en regardant Valten.
Valten, aussi cupide qu'un nain, ne pu s'empêcher de répondre
« Ah, une fortune inimaginable !! »
Mais après y avoir réfléchit, il fut incapable de donner un chiffre.
Il regarda sa sœur, plus douée que lui pour les chiffres et les sortilèges.
« Hum, après réflexion… sachant que le trésor du château ne comporte pas que des pièce d'or, mais aussi bijoux travaillés, diamants, pierres précieuses, objets magiques et autres, et si je me rappelle bien de la quantité que j'ai téléporté au château, nous devons avoir approximativement assez d'or pour acheter toute la côte des épées, soit environ ( les nains, ne respiraient plus, ne bougeaient plus, ils étaient accroché aux lèvres d'Imœm et le temps s'arrêta pour eux, attendant le chiffre tant attendu )des centaines de milliard de pièces d'or. »
Le nain de gauche s'étrangla avec sa bière, celui du milieu eut son cœur qui rata quelques battements et celui de droite ne put dire qu'une chose
« Impossible !! Vous devez vous moquez ? Non ? »
Valten sourit ironiquement :
« Si je vous dis que je suis une créature semi-démon, semi-humaine et fils de dieu, vous me croiriez ? »
« Bien sûr que non, nous ne sommes pas idiot », répondirent les deux nains de droite, le troisième essayant de reprendre son souffle après avoir avalé de travers.
Anomen reprit la parole « Et bien pourtant c'est la vérité, Valten est tout cela en même temps »
Les nains étaient sceptiques… « N'allez point croire, riche mécène, que nous ne croyons pas vos paroles, mais pouvez vous nous le prouver ? »
Valten sourit. Il allait se transformer dans une auberge, devant les patrons et les clients.
Il allait provoquer une panique monstre mais au moins cela serait marrant.
Instinctivement, il se rendit compte qu'il pouvait maintenant effectuer des transformations partielles de son corps. Cela devait être le nouveau pouvoir qu'il avait reçu de ses demi-frères drows qu'il avait exécuté la veille sans le savoir.
Il tendit le bras, et sous les yeux médusés des courts sur pattes, une main humaine se transforma une main à écaille se finissant par trois énormes griffes à la place des doigts.
« Par le marteau de Moradin !! »
Malheureusement, personne d'autre que le trio de nains n'avait vu la transformation…dommage, l'émeute serait pour la prochaine fois.
« Mais Valten est quelqu'un de gentil. Et Bouh dit qu'il ne faut pas toujours se fier aux apparences, comme pour les Dopplegangers » (créatures pouvant prendre l'apparence de n'importe quoi, ou n'importe qui, et n'étant pas du genre amical…)
Les nains regardèrent Valten différemment d'avant. Valten s'exprima en ces termes :
« Messires nain, le regard que vous portez en ce moment sur moi me peine beaucoup. Vous savez ce que j'ai accompli, et même votre cousin a pu traiter affaire avec moi sans se plaindre. Allez vous me jugez uniquement sur mon origine, que je n'ai pas choisi, ou sur les actes que j'ai accomplis, et les choix que j'ai fait ? »
Le premier nain, s'étant déjà resservi une autre bière après avoir renversé la sienne en même temps qu'il toussait, s'exprima pour ses confrères.
« Vous avez raison mon ami, mais comprenez notre effarement, les démons ne sont pas réputé pour leur gentillesse, ou leur bravoure et jadis notre clan du se battre pour libérer notre montagne de ces créatures. Nous nous excusons pour avoir pensé de façon erronée à votre sujet.»
« Non, maître nain, nulle excuse n'est nécessaire, je vous suis reconnaissant de votre tolérance, et de votre façon de juger. Que pensez-vous de… »
Il ne finit pas sa phrase car la porte de l'auberge s'ouvrit et un noble richement vêtu, que le groupe n'avait pas encore rencontré, fit son apparition dans l'auberge.
Il s'approcha de la table de nos aventuriers, et s'adressa à Valten, mettant un genoux à terre.
« Sire, je suis le général Dilmara Dâeghun, premier officier et commandant des forces elfiques stationnées en bordure de la cité. J'ai appris que mes deux filles vous devaient la vie sauve. Laissez-moi me racheter en vous offrant l'hospitalité. »
Valten repensa aux deux beautés qu'il avait croisées la veille. Diantre, passer la nuit dans leur demeure, quelle occasion unique !
« Messire, j'accepte votre invitation avec joie. C'est un honneur d'être reçu dans votre demeure. »
Valten se dit qu'un peu d'hypocrisie était la bienvenue, sachant ce qu'il risquait de faire aux filles de son hôte…
Valten suivit le commandant en chef des choses de….ouais, bref, le type qui a deux pucelles qui ne demandent qu'à être cueillie, et passa pour un invité très heureux à ses yeux.
L'après midi se déroula différemment selon le membre du groupe. Jaheira resteraient encore au moins vingt-quatre heures dans la forêt, Nalia devait encore récupérer de ses blessures, et resterait inconsciente quelques temps encore, Minsc passa son temps avec Anomen, et discutait avec les nains. Imœm, quand à elle, alla se promener dans les jardins du temple.
Anomen, Minsc et Imœm prirent une chambre dans l'auberge, y déposèrent leurs affairent, et pour la première fois depuis longtemps, purent se déplacer sans arme ni armure sur eux. Anomen revêtit même, pour se faire plaisir, ses vêtement de noble qu'il emporté avec lui, orné du blason de sa famille et de l'ordre du paladin au cœur radieux, honorant Tyr, dieu de la justice. Imœm, comme à son habitude, opta pour une robe simple, sans fioriture, pouvant dissimuler une dague dans son corsage, on n'est jamais trop prudente.
Quand à Valten…arrivé chez son hôte, celui-ci lui fit visiter la maison, enfin, le domaine. Malgré le fait que toute la ville soit sur différents niveau dans la forêt, Dilmara pouvait se targuer d'avoir une très luxueuse demeure.
Il mit Valten à son aise, lui offrit une chambre, et lui offrit des vêtements elfiques, très richement décorés. Valten remarqua que dans le style elfique, hormis l'entrée, il n'y a pas de porte. On arrivait dans le couloir en ayant directement vue sur chacune des pièces, celles-ci communiquant souvent entre-elles.
Valten se changea, il commença à retirer son armure et ses armes
.
Il disposait d'une salle de bain, qui paraissait rien qu'à lui. Enfin, non, en fait, car de nombreuses pièces communiquant, il se trompa entre la salle de bain de sa chambre et celle de l'étage, plus grande. Il état nu comme un vers, occupé à se laver debout devant un miroir, quand une elfe entra ans la pièce chargée d'une pile de tissus. La pile était si haute qu'elle ne voyait pas devant elle, elle se fiait au mur pour se déplacer dans la demeure. Valten la regarda, amusé. Il sourit, et lui parla comme si de rien n'était.
« Vous désirez de l'aide, mademoiselle ? »
Gênée d'être rentrée dans la salle de bain alors que celle ci était occupée, l'elfe se mit à bégayer, cherchant ses mots pour une réponse plausible.
« Heuuu non, ne vous donnez pas cette peine, je suis vraiment désolée de vous avoir dérangé… »
Valten sourit. C'était la voix d'une des fille de son hôte, la première qu'il avait sauvé, celle qui ignorait son appartenance démoniaque. Là, il allait en profiter. Et pas qu'un peu.
« Mais non, ne vous excusez pas, c'est naturel de vous aider…laissez moi faire, dite moi juste où je dois déposer cela »
dit il en prenant la plus grosse partie des linges que portait la demoiselle. Celle-ci remarquant enfin qui était la personne dans sa salle de bain, et remarquant sa nudité. Le rouge lui monta aux joues, ne sachant pas où se mettre, elle laissa tomber le peu de linge qu'elle tenait par terre.
Valten profita de sa confusion pour avancer dans ses plans machiavéliques…
« Ne vous en faites pas, je ne dirai pas à votre père que vous êtes venus m'espionner quand j'étais nu… »
Elle voulu devenir invisible, s'enterrer ou disparaître, tellement elle était gênée. De plus, devant la remarque de Valten, elle ne put s'empêcher de regarder l'intégralité de sa nudité…et de parcourir son corps des yeux...s'arrêtant sur une partie précise de son anatomie… Rougissant de plus belle, elle essaya en vain de se défendre des idées que l'invité pouvait se faire d'elle.
« Non, non, pas du tout, j'ignorais que vous étiez ici et…je ….je… »
Elle s'excusa encore pendant trente seconde, ou du moins essaya… puis Valten « vint à sa rescousse » ou du moins c'est ce qu'elle pensa.
« Je vous en prie, mademoiselle, cela ne m'offense d'aucune manière. Par contre, si vous pouviez me débarrasser de la pile de linge que je porte au lieu d'admirer mon physique, je pourrais terminer ma toilette… »
« Ho, oui, bien sûr, je suis vraiment désolée, toutes mes excuses, je ne sais comment me faire pardonner… »
Valten avait une idée de la manière dont elle pouvait se faire pardonner, mais il n'en dit rien...trop tôt : mieux vaut attendre que la proie soit prête.
Le rouge ne quitta pas ses joues le temps qu'elle rangea l'intégralité du linge. Evidemment, s'approcher de Valten entièrement nu la gêna au plus au point, celui-ci se contentant d'un sourire gentil (mais je vous jure que ses pensées étaient moins « gentilles »). Lorsque le sexe de Valten montra aussi son attirance pour l'elfe, Valten pris un air faussement gêné, qui évidemment rendit encore plus confuse la fille qui essayait désespérément sortir de cet endroit. Mais Valten nota qu'elle ne pouvait s'empêcher de regarder discrètement, et ce toutes les deux secondes son intimité et le reste de son corps. Après s'être excusé pour la réaction incontrôlable de son sexe, l'elfe lui répondit que tout était de sa faute car le début du problème venait de son entrée dans la salle de bain alors qu'elle n'était pas libre. Et elle fini par disparaître par où elle était venue, laissant Valten seul. Celui-ci, ayant mis les poings sur ses hanches en la regardant ranger les derniers linges et pendant qu'elle s'en allait, sourit en pensant à elle.
Ah je lui fais de l'effet !! En plus elle ne pouvait s'empêcher de me mater…trop mignonne…elle finira dans mon lit…super !! Merde, je ne sais même pas son nom…
Valten se retourna devant la glace et s'admira quelques instants.
Tous ces combats avaient musclé son corps plus qu'il ne pensait. Abdominaux et pectoraux saillant, biceps de belle taille, clairement, il disposait d'un corps bien fait, qui avait de joli argument pour se mettre en avant. Il n'avait en fait jamais pris le temps de constater ces changements.
Yeah ! Je suis irrésistible ! Me reste encore à séduire sa sœur !!
Il finit enfin de s'habiller, et trouva ces vêtements elfiques à son goût. Il plaça néanmoins ses dagues dans ses bottes et prit son épée. Généralement, Lilarcor était fixée dans son dos, cela le gênait moins pour les mouvements et la marche…mais cette façon de placer une épée n'allait pas avec une attitude de noble. Il ne voulait pas se déplacer sans elle, alors il la fixa à sa ceinture. Cinq ans sur les routes vous donnent des habitudes de survie qui ne partent pas si facilement.
Une fois prêt, il retourna dans le salon de son ôte, celui-ci ayant préparé boissons et collations légères pour recevoir correctement son invité. Valten prit soin d'avoir une attitude de noble, car s'il aimait brusquer les gens, il avait appris à jouer le jeu de l'autre pour mieux s'intégrer. Et si il avait de bonne manière maintenant et en public, on le verrait autrement que si il se comportait comme…heuuu,…enfin, comme d'habitude quoi.
Valten parla de tout et de rien avec son hôte. Il écouta avec un faux sourire parfait les victoires que le général avait eues au combat, écouta les déclarations solennelles de la réussite familiale, guerrière et sociale de son hôte. Enfin, celui-ci demanda à Valten de lui raconter son histoire.
« Mais dites moi, et vous, parce que je parle, je parle, mais je n'en sais pas plus sur vous »
« Voyez vous, en tant qu'aventurier, il me faut rester discret, et il existe peu de personne qui savent exactement qui je suis, ou qui connaissent mon histoire. »
Evidemment, tout cela était faux.
Le général avait passé le plus clair de son temps sur le front, il avait donc du entendre peu de rumeur. Valten était tellement discret que sa tête était mise à prix chez touts les organisations non-légales du nord de la côte des épées, et tous les chasseurs de primes étaient sûrement à ses trousses depuis l'affaire des mines de Nashkel.
En effet, Valten avait mis à jour deux complots énormes : le premier, économique : la mine grandissante de Nashkel vendait du fer corrompu à prix réduit : après deux ans, le fer devenait fragile et inutilisable. Et comme son prix était réduit, de nombreuses armes avaient été vendues sur tout le pays d'Amn. Ces mêmes personnes avaient fomenté un complot visant à destituer la ville de Baldur, et à prendre la place des autorités : leurs armées ayant été rééquipée complètement avec du fer de Nashkel, ces forces n'allaient pas opposer de réelle résistance.
Donc Valten allait commencer à raconter son histoire, quand les deux ex-demoiselles-en-détresse, filles de Dilmara, entrèrent dans la pièce et se joignirent à la discussion. Dilmara fit les présentations.
« Ah, voici mes deux filles. Vous arrivez à point, damoiselles, mon hôte allait commencer le récit de son histoire. Mes filles sont ma fierté. Elles sont ravissantes, charmante, et viennent de passer à l'âge adulte. Je suis sûr que leur mariage va renforcer la maison Dâeghun. Il y a déjà de riches seigneurs qui ont des vues sur elles. Mais je vais encore attendre un peu, avant d'accorder leur main. Plus la demande est forte plus le prix monte, me dit souvent un ami marchand. Voici Elana, à ma gauche, et Lëandri, à ma droite. »
Valten apprit donc que celle qui rougissait s'appelait Elana, celle qui le regardait avec méfiance Lëandri.
Mais qu'est ce qu'elles sont bonnes ! Je dois trop me les taper ! Bon, ce n'est plus la peine de voyager si je veux rencontrer la sauterie parfaite, j'ai trouvé l'objet de tous mes fantasmes ! Bon, le vieux crouton devant moi veut les marier pour que cela rapporte à sa famille. Quel pingre ! En plus, il exigera sûrement un mari de race elfique…merde, j'ai horreur des gens qui décident de la tournure que doivent prendre la vie des autres… comment je vais en faire mes maîtresses moi
Valten regarda tour à tour les deux beautés devant lui. Il inclina la tête vers le bas, et se leur dit avec son sourire de prince charmant
« Je suis heureux de voir que vous êtes saines et sauve après ce terrible conflit. J'avais peur pour votre sécurité. J'allais donc commencer le début de mon récit lorsque votre venue m'a distrait et que votre beauté a embrouillé ma pensée.
Sire Dâeghun, ou puis-je vous appeler Dilmara ? Excusez moi, je n'apprécie pas trop le protocole, et vous conter parmi mes amis me comblerais d'aise »
Au moins, je devrai plus faire du frotte manche avec ce vieux con, et si il me considère comme un ami je l'aurai moins dans les pattes quand je m'attaquerai à ses filles.
-« Bien sûr, cela me comble de joie d'avoir le sauveur de la ville parmi mes amis : appelez moi comme bon vous semble ! »
Bon, une chose de faite, cet abruti baisse sa garde…il en perdra ses plan de mariage pour ses filles, parole de démon.
« Avant de commencer mon récit, me permettez-vous de poser une ou deux questions à vos filles ? Disons que…certaines choses que je vais vous dire seront un peu délicates…et que j'espère vous me considérerez après mon récit de la même manière qu'aujourd'hui. »
Dilmara, évidemment, donna son accord pour les quelques questions de Valten, étant impatient d'écouter son histoire.
« Dame Elana, j'aurai une simple question pour vous… »
Voyant qu'elle rougissait à la mention de son nom, Valten sourit en la regardant dans les yeux,
« Ne vous inquiétez pas, je n'oserais point vous poser une question qui puisse vous mettre dans l'embarras, ou qui parlerais de salles de bain, je vous le promets. Que vous est-il arrivé une fois que je vous ai raccompagné jusqu'au bâtiment verrouillé le plus proche, hier après l'altercation avec les monstres ? »
La jeune fille sourit et rougit au moment de l'allusion à la salle de bain, mais se reprit au moment où Valten lui demanda comment cela avait été pour elle. Elle comprit qu'il avait voulu la charrier, et répondit à sa question comme si de rien n'était.
« Une fois dans le bâtiment, après que vous m'ayez secourue, je me suis retrouvée avec une famille qui se cachait dans sa demeure. Nous avons attendu que la garde arrive. Un détachement est arrivé et nous a conduis à l'extérieur de la ville, la où l'armée s'apprêtait à lancer une contre attaque sur la ville. Puis, une fois les combats terminés, je suis revenue ici, et j'ai aidé les autres du mieux que j'ai pu. »
Valten écouta son récit en suivant son regard. Les deux sœurs portaient de nouveau cette traditionnelle tenue elfiques estivales, fendue sur les côtés.
J'ignore qui a dessiné ce modèle de robe, mais je l'exigerai pour les servantes du château de Nalia !
Valten commença à regarder tour à tour les yeux puis les courbes de la locutrice, remarquant chez elle un léger sourire alors qu'elle parlait. Elle avait saisi son regard. Elle aussi, commença à regarder les muscles apparents de Valten sous le fin tissu elfique.
Yeah, je lui plais, et elle ne le cache pas. Et que je la mate ne la dérange pas ! Elle me plaît celle là !!
Dilmara n'ayant pas encore entendu l'histoire de sa fille, avait son attention concentrée sur elle, ce qui n'était pas du tout la même chose pour Lëandri, qui remarqua le manège entre sa sœur et le semi démon qui l'effrayait.
Valten regarda son hôte. Il prit une grande inspiration, et lui parla sur un ton solennel, comme si il disait quelque chose de grave.
« Je ne suis pas…ce que je parais. Je suis plus, beaucoup plus qu'un simple humain. Je préfère vous le dire maintenant, pour ne pas que vous ayez sur moi un regard où se mélange la peur et d'autres sentiments par après. Je vais tout vous dire, car depuis le début de mon périple, je ne me suis jamais arrêté pour raconter ma vie sur les routes depuis cinq ans. Je vous demande de ne pas me juger par rapport à ma généalogie, mais par rapports à mes choix et à mes actes. Tout raconter me demande…énormément, et c'est une énorme faveur que je vous fais. Mais avant, je voudrais que Lëandri vous raconte comment je l'ai rencontré, et ce qu'elle a ressenti quand nos chemins se sont croisés. »
Valten tourna son regard vers Lëandri, la regarda au fond des yeux, et lui dit
« S'il te plait, raconte tout, n'omet rien. J'ai besoin de savoir ce que tu as ressenti et je préfère que tu annonce toi-même ce que tu as vu ».
Lëandri regarda Valten, son père, puis de nouveau Valten, et se mit à raconter sa version des choses. Le moment ou elle traversait la place du marché en courant, les golems, la main qui allait la tuer, puis l'arrivée de Valten. Valten qui devint un démon, elle qui avait été effrayée et dégoutée par celui-ci sur le moment même. Le démon qui massacra les golems, puis qui fut rejoint par deux combattantes. Enfin les deux combattantes qui prirent soin d'elle, et le démon qui redevint humain.
Dilmara n'en revint pas à la citation du mot démon. Quand Lëandri eut fini de parler, Valten enchaîna directement.
« Avant que vous ne parliez, je vais vous résumer mon enfance, et mes aventures. Ne vous faites pas d'avis avant, je vous prie. Gardez votre jugement pour après. »
Et il raconta son enfance, sa vie à Château Suif, les enseignements des armes, des sciences et de littératures de son père adoptif, puis l'assassinat de Gorion.
Ensuite, il conta la recherche de ses origines, les aventures de la mines de Nashkel , qui d'ailleurs fut ponctué par un « oh, oui, je m'en rappelle, j'en ai entendu parler » de sire Dâeghun, du complot de la porte de Baldur, de la traque de son frère, de sa mise à mort, de l'enlèvement par Irenicus, du voyage en Underworld, de l'attaque de la ville drow… puis de la traque du magicien et de sa mise à mort, qu'il ne détailla pas.
Le trio père-filles qui écoutait Valten ne dit rien ou presque durant tout le récit. Valten avait besoin de raconter cela à quelqu'un, et pour finir, même Lëandri perdit le peu de peur qu'elle ait de Valten. Ne lui restait que l'admiration du guerrier, de sa puissance et la reconnaissance de l'avoir sauvé. Quand à Dilmara, il n'eut à aucun moment donné de l'aversion pour le démon, il se félicita plutôt d'avoir un nouvel ami de cette puissance, chose qui allait encore redorer son blason familial. Evidemment, Valten ne dit toujours rien sur sa sœur qui put la rapprocher des enfants de Bhaal. Une fois son récit fini, Valten bu une gorgée d'eau, car parler si longtemps lui avait donné soif.
« Et bien, je suis content d'en avoir parlé. Je vous demande de ne point répéter ceci à d'autres personnes, mais j'apprécie encore une fois le fait que vous ayez accepté de m'écouter. Il y a des détails que je ne vous ai point expliqué, non pas dans le but de nuire, mais certaines choses ne doivent point être dites pour protéger de pauvres personnes qui ont malgré elles été mêlée à toute cette histoire. »
« Sire Valten, vous êtes d'une puissance incroyable. Avoir fait tous ces exploits…vos compagnons aussi doivent être de formidables guerriers ! »
Dilmara était fier, avoir un hôte de cette marque chez lui…si le prestige de sa famille montait encore, qui sait, il finirait par devenir maître de la ville.
Ses filles commençaient aussi à s'intéresser à Valten. N'ayant point eu de relations amoureuses avant, car les elfes n'ont pas ces débordements affectif que prisent les humains, car cela ne se fait pas, du moins pour eux, elles éprouvèrent néanmoins un mélange de sentiments envers ce fabuleux héros qui chamboula un peu leur cœur. Pas amoureuse, pas encore, mais attirée, prise d'une grande sympathie, en admiration,…bref…ca les trottait : toutes leurs pensées était dirigée vers le même sujet : Valten.
Valten prit congé de son hôte, demandant s'il pouvait les quitter pour retrouver ses amis avant le banquet. Il demanda s'il devait attendre son hôte pour aller se coucher, après le banquet du soir, ou s'il devait demander à un serviteur : celui-ci lui donna une clef de sa maison, lui disant qu'il était chez lui comme chez soi, qu'il n'avait pas à prévenir de ses déplacements. Après avoir remercié son hôte, Valten retourna à l'auberge.
Waaaaaa trop fort, comment j'ai assuré dans ces beaux discours !! Elana, elle a craqué pour moi, j'en suis sûr. Et Lëandri me regarde différemment. En fait, je parie qu'elle aime ce côté démoniaque chez moi…et je peux rentrer comme je veux chez eux…Dilmara est fou ! Mais m'en fiche, il avait qu'à penser à la virginité de ses filles avant. On laisse pas un démon rentrer et sortir de chez soit n'importe comment quand y vivent ces deux perles ahahahaha
