Disclaimer : Comme d'habitude sauf certains anges mentionnés qui sont tous à moi (Tanael et Eliazim).

Note de l'auteur : Bonjour/Bonsoir et bienvenu sur mon nouveau chapitre ! Encore merci pour vos reviews sur le chapitre précédent même si c'était pour me dire de ramener Bones xD J'ai plusieurs petites choses à vous dire, la première étant que j'ai décidé du nombre de chapitres que fera finalement Space Angel. Il y en aura 10 donc c'est presque la fin. Ensuite, suite à la question de MikuLeto, je peux vous dire qu'il y aura effectivement une scène de scène de sexe entre Bones et Khan ( pas dans ce chapitre). Quand au présent chapitre, il est plus calme que le précédent puisqu'il y a pas mal d'introspection et de mise au point sur la situation de tout le monde. La nouvelle qui fâche maintenant : vous n'aurez pas de chapitre 9 le week-end prochain car je sais d'avance que je n'aurais pas le temps de vous l'écrire (blâmez la vie réelle qui m'accapare) et que je ne veux pas prendre le risque de vous donnez un chapitre moyen juste pour le principe de tenir mes publications hebdomadaire. Mais ne vous inquiétez, vous l'aurez la semaine d'après ! Je m'excuse par avance, vous laisse avec un mot de ma béta et vous souhaite une bonne lecture !

Mot de la Bêta : Aaaaah, ce chapitre mes amis, ce chapitre ! SO MUCH ANGST AND FEELING. Et j'ai inspiré une des scènes de ce chap', en discutant avec Raiu ! Et oui c'est une scène à la con avec quelqu'un qui finit par pleurer. Ouais, j'ai dis à Raiu "et si ça se passait comme ça, il s'en voudrait à mort et là il pleurerai", et elle a dit "OMG c'est ce qui va se passer, et Spock va s'en prendre plein la tronche". Ouais, voilà x) ANYWAY. Ce chapiiiitre ! ET cette fin ! C'est coupé juste au mauvais moment, noooooon ! Rejoignez-moi, je vais jeter des cailloux sur Raiu pour la convaincre d'écrire la suite plus vite.


– … Leonard ?

La voix hésitante de Spock fut comme un électrochoc pour l'ange. Il redressa soudain la tête et la tourna vers le Vulcain. Ce dernier se tenait à quelques mètres d'eux et il fixait le docteur d'un air incertain. Lentement, Khan reposa le corps de McCoy sur le sol. Il entendit Spock retenir brusquement son souffle en voyant la blessure au torse du docteur et le sang qui trempait désormais son tee-shirt bleu. Mais le vulcain n'eut pas le temps de dire la moindre chose que l'ange lui fonçait dessus.

Le poing d'Haziel fit craquer les os de la mâchoire du Commander et se fut un véritable miracle qu'elle ne se casse pas. Spock cria et leva ses bras pour se protéger mais l'ange le plaqua au sol. Ses yeux étaient redevenus d'un bleu brillant mais surtout ils brûlaient d'une rage absolument destructrice. La tête de Spock tapa violemment contre le sol mais Haziel s'en moquait.

– C'est de votre faute ! Cria-t-il, la fureur faisant trembler sa voix.

Le vulcain écarquilla les yeux et l'ange le frappa à nouveau, faisant apparaître presque instantanément un hématome sur sa pommette gauche. Spock essaya de se dégager, frappant à son tour mais Haziel sentait à peine les coups. Il voulait battre le vulcain jusqu'à ce que tous ses os se brisent et que son sang éclabousse le sol. Il avait envie de lui arracher la gorge avec les dents.

Haziel voulait le tuer.

Et sa part humaine était loin de jouer la voix de la raison. A cet instant Khan et Haziel ne faisaient plus qu'un dans leur rage et leur désespoir. Seul la destruction du Commander leur importait.

– Si vous n'aviez pas fait ce pacte, elle n'aurait jamais pus rentrer ici ! Continua Haziel, ses ailes battant furieusement l'air derrière lui.

– Je ne voulais pas... Commença Spock.

– La ferme ! Coupa Haziel, hors de lui.

Il refusait d'entendre un mot de plus de la part du Vulcain. En cet instant, Spock était le seul responsable pour Haziel et il voulait le lui faire payer. Alors l'Augment frappait, tremblant de rage et cette fois-ci, il brisa le nez du Commander. Spock poussa un cri de douleur, et quand il comprit qu'il ne pourrait pas se battre contre Haziel, il changea de tactique. Spock ramena ses bras vers son visage pour se protéger quand il vit le brun levait son poing à nouveau.

Mais l'Augment suspendit son geste en dévisageant Spock au travers de sa rage.

« Il respire. » Réalisa brusquement Khan. « Il respire alors que Leonard ne le pourra plus jamais. »

Le Vulcain inspirait bruyamment à cause de son nez cassé et le son semblait assourdir les oreilles de l'ange. Sentant que le coup ne venait pas, Spock le regarda au travers de ses bras levés.

– Haziel ? Demanda le Commander d'un ton prudent.

« Il respire » Pensa l'ange avec une note d'hystérie.

C'était inacceptable.

Les mains d'Haziel trouvèrent d'elles même la gorge de Spock et serrèrent. Toute trace d'émotion humaine quitta les yeux bleu de l'ange alors qu'il étranglait le vulcain. Ce dernier recommença à se débattre, essayant de lui faire lâcher sa gorge alors qu'il paniquait de plus en plus. Mais Khan resta impassible, bien décidé à empêcher tout oxygène d'alimenter les poumons du Vulcain.

Il ne voulait plus jamais l'entendre respirer.

– Haz... Murmura Spock, la bouche ouverte à la recherche d'air.

L'ange appuya simplement plus fort contre sa trachée. Les yeux du vulcain commencèrent à se voiler et il se débattit avec moins d'énergie, ses mains commençant à glisser des poignets de Khan.

– Arrête !

Le cri raisonna soudain autours d'eux, semblant percer la bulle dans laquelle c'était plongée l'ange. Quelqu'un lui attrapa son tee-shirt au niveau de ses épaules et tira avec frénésie en arrière pour le faire lâcher. Mais cela n'eut pour effet que de faire légèrement desserrer sa prise à Khan. Il émit un grondement sourd et tourna la tête, bien décidé à se débarrasser de la personne essayant de l'empêcher de se venger.

Il s'agissait de Jim Kirk.

Tremblant, les yeux rouges et le visage baigné de larme, il était agrippé à son tee-shirt comme si sa propre vie en dépendait. L'ange l'avait complètement oublié depuis que la démone avait quitté son corps. Mais contrairement à son idée initiale, Khan ne l'attaqua pas. Quelque chose dans le regard du capitaine l'en dissuadait et il réalisa brusquement de quoi il s'agissait.

Jim était anéantit.

Mais après tout, quoi de plus étonnant ? Il avait été hors-jeux durant tout le temps de sa possession et au moment où il se réveillait, il découvrait que son meilleur ami était mort. Le blond avait toutes les raisons du monde d'être effondré. Distraitement, Khan songea que si quelqu'un pouvait comprendre la douleur qui lui détruisait en cet instant le cœur, c'était bien Jim Kirk.

– Arrête... Pitié arrête... Articula difficilement le capitaine.

Il tirait toujours vainement sur son tee-shirt et Haziel remarqua qu'il avait arrêté de serrer le cou de Spock. Mais ce dernier ne bougeait pas, trop occupé à respirer avidement le plus d'air possible.

– Je devrais le tuer. Répondit finalement Khan d'une voix atone.

Jim retint un sanglot alors qu'il le regardait dans les yeux.

– J'ai déjà perdu un ami. Murmura-t-il. Je ne pourrais pas supporter d'en perdre un autre.

L'ange cligna des yeux et soudain ses mains quittèrent le cou de Spock. Haziel se releva lentement et Jim lâcha enfin son tee-shirt. Ils se regardèrent tous deux pendant plusieurs secondes avant que le blond ne s'agenouille aux côtés de Spock pour vérifier ses blessures. Mais Haziel les ignora, fixant à nouveau le cadavre de Leonard.

Puis, sans un mot, l'ange disparus.

oOoOoOo

Ils voulaient rapatrier le corps.

C'était la chose la plus logique à faire au vue de la situation. Il s'était passé une semaine depuis qu'ils étaient revenus du temple. Lorsque les anges et les démons s'étaient enfuis de leurs domaines respectifs, un immense nuage noir semblable à celui d'un champignon atomique était apparu. Il fut suivit par un puits de lumière blanche et bleu qui semblait le traverser de part en part. C'était un phénomène absolument terrifiant qui fut visible depuis Polvo Ruĝa. Les habitants avaient commencé à paniquer, croyant à une anomalie atmosphérique jamais vu au par avant. Un certain vent de panique avait frappé la capitale quand le réseau électrique avait disjoncté comme s'il avait été frappé par une onde magnétique. Les autorités avaient envoyé des navettes militaires en direction de la source de ce nuage si étrange et potentiellement dangereux qui s'élevait dans l'atmosphère. Très vite, Spock et Jim virent arriver des soldats à l'intérieur du temple qui découvraient l'endroit d'un air choqué.

Ils s'étaient intéressés aux portes mais quand ils avaient essayé d'envoyer des sondes au travers et même un ou deux volontaires, aucun d'entre eux n'avaient put rentrer à l'intérieur. Il s'était avéré que seul un ange ou un démon pouvait traverser les portes. Spock ne leur avait pas expliqué à quoi elles servaient, se contentant de leur dire de ne pas s'en approcher. Il n'avait aucune envie d'assister à une nouvelle possession...

Puis ils avaient dû expliquer pourquoi le docteur était mort.

Jim, malgré toute sa volonté, avait été incapable d'aligner plus de deux mots. Spock avait inspiré profondément, faisant appel aux exercices de contrôle mental vulcain. D'une voix plus calme qu'il ne l'était vraiment, il avait répondu aux questions des militaires durant le trajet de retour.

Spock leur avait expliqué qu'ils n'étaient pas là pour accomplir une mission de Star Fleet. Il avait passé sous silence la vraie utilité du temple et c'était contenté de dire qu'il s'agissait d'une cachette pour des portails inter-dimensionnels. Son mensonge était crédible mais les militaires voulaient savoir comment ils avaient finis là, comment le docteur était mort poignardé...

– Un être du portail nous a prit pour cible. Avait dit Spock. Il a attaqué le docteur McCoy et nous n'avons rien pus faire.

Jim avait enfouis son visage entre ses mains mais n'avait rien ajouté. Le vulcain n'avait pas tort après tout. Haziel était un ange et, à l'origine, il venait bien du Paradis. Par ailleurs, Spock avait dans l'idée qu'Haziel ne reviendrait plus désormais.

Mais le plus dur avait été d'annoncer la nouvelle à l'équipage.

Spock soupira en enfilant son uniforme de Star Fleet, se remémorant la réaction de l'équipage. Quand ils étaient revenus avec les autorités de Mars sur l'Enterprise, tout l'équipage avait été réunis à l'extérieur du vaisseau. Spock avait proposé à Jim de parler mais ce dernier avait refusé, assurant qu'il devait faire son devoir de capitaine. La mort du docteur plongea l'intégralité des membres dans la stupeur la plus totale. Certains crurent même d'abord à un malentendu mais ils durent vite se rendre à l'évidence.

Le docteur McCoy avait été tué.

Les réactions furent diverses mais personne ne resta de marbre. Certains avaient finit par fondre en larme comme Chekov et Carol qui s'étaient fait respectivement réconforté par Sulu et Scotty. Ils n'avaient pas été les seuls à pleurer. Au fil des jours, Spock avait vu plusieurs membres de l'équipage craquer de façon inattendue. Uhura aussi avait finit par pleurer mais elle c'était cachée dans sa chambre. Si Spock n'était pas rentré ce soir là pour lui parler, il ne l'aurait jamais apprit. Le Vulcain était resté avec elle et ils avaient dormis serrés l'un contre l'autre, aucun d'eux ne voulant rester seuls.

Mais le plus inquiétant était Jim.

Star Fleet ne l'avait pas épargné même si c'était son ami qui était mort. Le jeune capitaine avait dû enchaîner les rendez vous avec la liaison martienne de Star Fleet qui organisait des visio-conférences avec la branche terrienne. Jim avait subit questions sur questions et Spock n'avait pu qu'admirer le contrôle dont avait fait preuve le capitaine. Pas une seule fois il n'avait craqué durant ses rencontres et Spock remarqua bientôt que Jim avait cessé de pleurer. A moins qu'il ne le fasse quand il se savait à l'abri de tous les regards... Quand Star Fleet leur avait demandé où était passé Khan, Jim les avait regardé droit dans les yeux avant de répondre « Mort ». Il leur avait raconté que l'Augment avait été aspiré dans le nuage noir qui avait envahit le ciel de Mars avant de disparaître à la nuit tombée.

En sortant de sa cabine, le vulcain pensa que son capitaine avait eut raison. Le Khan qu'ils connaissaient été mort et il ne reviendrait jamais. Distraitement, Spock se demanda ce qui allait advenir des Augments maintenant que Khan était partit. Allaient-ils restés stocké dans leur cryotubes ou est-ce que Star Fleet les libéreraient quand même ? Ils devaient absolument s'assurer qu'ils ne soient pas utilisés par des copies de la section 31...

Le communicateur de Spock bipa et il décrocha sans regarder le numéro.

– Spock à l'appareil. Dit-il.

– Hey, c'est Cassie. Répondit la chasseuse d'une voix fatiguée.

Le Commander haussa mentalement un sourcil, se rappelant que Cassie avait essayé de le voir hier quand il était dans les locaux de Star Fleet avec Jim. La chasseuse avait juste marmonné qu'elle l'appellerait quand elle avait rencontré Scotty et Chekov à l'entrée du vaisseau.

– Comment allez-vous ? Demanda Spock.

– Pas terrible. Soupira Cassie. Le Conseil des chasseurs croule sous les messages de panique et c'est pratiquement le chaos sur Terre.

– Il y a eut des attaques ?

Avec la mort de McCoy, Spock n'avait pas du tout eut le temps de se tenir au courant des dernières nouvelles sur Terre. Le Vulcain devait bien se l'avouer, les conséquences de la libération des démons et des anges lui étaient totalement passé au dessus de la tête.

Cassie poussa un grognement et Spock entendit un bruit de chaise et comprit que la chasseuse venait de s'asseoir.

– Ça n'arrête pas depuis une semaine. Répondit-elle. Les démons font s'écraser des avions contenant des centaines de passagers. On a aussi des cas de possessions qui aboutissent à des fusillades provoquant des dizaines de morts. Ils font aussi exploser des gratte-ciels et tout ça tout autour du globe.

Le vulcain accusa le coup avec une grimace mentale. La planète allait être à feu et à sang car ils n'avaient pas réussis à stopper Bella. Spock n'osait pas imaginer ce qui se passerait si les démons décidaient d'attaquer également d'autres planètes. Les gouvernements allaient bientôt s'inquiéter et se demander pourquoi le monde semblait devenir fou sans aucune raison.

– Si ça continu comme ça, les Terriens vont vouloir trouver un coupable... Réfléchit-il à voix haute.

– Ouais ils auraient probablement mit ça sur le dos des Klingons ou une autre espèce aliens inconnus qui aurait décidé d'attaquer la Terre. Répondit Cassie.

– Pourquoi vous dite « aurez » ?

– Parce que les anges aussi sont de la partie et ils ont donné une bonne raison aux pays d'avoir un ennemi commun même s'ils n'ont aucune idée d'où il sort ni même de qui il l'est. Expliqua la chasseuse avec amertume.

– Qu'est-ce qui c'est passé ? Fit Spock d'une voix inquiète.

Le vulcain nota mentalement qu'il devait vraiment se remettre à jour au niveau de l'actualité. Il semblerait que des centaines de choses s'étaient passées durant cette semaine.

– Les anges possèdent des humains et provoquent des massacres, notamment dans des lieux de cultes. Expliqua Cassie. Les rares survivants répondent tous qu'ils ont vu quelqu'un tuer des gens dans des explosions de lumières en criant que si Dieu était partit, c'était de la faute des humains.

Spock hocha imperceptiblement la tête, se souvenant de la discussion qu'ils avaient eut avec Cassie et David. Le Commander en avait déduit, en analysant le comportement d'Haziel, que des anges tiendraient les terriens pour responsables du départ de leur créateur. Il ne s'était simplement pas douter de l'ampleur que prendrait leur colère.

– Mais l'opinion publique aurait pu croire que ces survivants étaient tout simplement en état de choc ou qu'ils avaient été victime d'un fou armé d'une technologie nouvelle. Remarqua pourtant Spock.

– Peut-être mais depuis cette église dans le Michigan, les gouvernements ont prit ça très au sérieux et les gens ont commencé à devenir parano.

– J'appréhende presque de vous demandez ce qui c'est passé...

Il entendit la chasseuse avoir un petit rire sans joie avant que celle-ci n'explique :

– Jeudi dernier une église tout ce qu'il y a de plus normal dans le Michigan a été totalement ravagé durant l'office du soir. Cette fois-ci il n'y a eut aucun survivants et de ce que les secours ont dit, ils ne pouvaient pas faire un pas à l'intérieur sans marcher sur des morceaux de cadavres.

Malgré lui, Spock déglutit en entendant ça. Il était responsable de tout ça à cause du pacte qu'il avait fait avec Bella. Sans ce contrat, la démone n'aurait jamais pus aller à l'intérieur du temple et les choses n'auraient pas dégénérer ainsi. La Terre ne subirait pas une telle vengeance et McCoy ne serait pas mort...

– Mais le pire c'est qu'il était peint sur les murs « Ce lieu a été purifié par les héritiers de Lucifer » avec du sang. Poursuivit Cassie d'une voix blanche.

Spock resta silencieux, assimilant la nouvelle. Haziel leur avait expliqué que le Diable était enfermé dans une Cage en Enfer et ne pouvait pas en sortir. Mais que se passerait-il si ces anges vengeurs, devenu ses partisans, essayaient de le libérer ? Avec tout ce qui se passait déjà, le vulcain doutait que la Terre puisse supporter la libération de Lucifer.

– Les chasseurs ne peuvent rien faire ? Demanda-t-il après un instant.

La Winchester soupira longuement et Spock l'entendit se frotter les cheveux.

– C'est bien le problème, on essaye de combattre aussi bien les démons que les anges mais on est juste totalement rouillés.

– Parce que vous n'en avait pas affronté depuis des siècles ?

– C'est exactement ça. Répondit Cassie. Le Conseil des Chasseurs a demandé à tout le monde de rassembler des infos et des armes mais surtout, de ne pas se battre seul. De ce que j'ai comprit, on a déjà une centaine de morts de notre côté au travers du globe.

Spock entendit soudain une voix féminine interpeller la chasseuse et celle-ci répondit quelque chose que le vulcain ne comprit pas.

– Je dois vous laissez. Fit Cassie. Je dois rejoindre ma cousine, nous embarquons dans une navette pour retourner sur Terre mais je vous recontacterais plus tard.

Spock la salua et raccrocha, la tête bourdonnant d'information. La Terre n'allait pas tarder à se transformer en un vaste champ de ruine si les chasseurs n'arrivaient pas à se remettre à niveau et s'organiser. Mais le vulcain ne pouvait pas les en blâmer. Les générations actuelles n'avaient jamais eut à faire face aux anges et aux démons. Ils ne pouvaient décemment pas non plus foncer tête la première contre des êtres dont ils n'avaient eut connaissance que dans les livres.

Le Vulcain n'eut pas l'occasion de faire plus de quelques pas avant que Scotty ne lui rentre dedans au détour d'un couloir. L'ingénieur sursauta, semblant totalement surprit d'avoir percuté le Commander. Ce dernier remarqua qu'il tenait un sandwich encore emballé dans la main.

– Oh désolé, je ne vous avez pas vu ! S'exclama Scotty.

– Ce n'est rien, je ne faisais pas non plus attention. Fit Spock.

L'ingénieur eut un petit sourire avant de se rembrunir. Il se passa une main sur le visage avec un soupir las.

– On doit faire quelque chose pour Jim. Déclara-t-il de but-en-blanc.

– Qu'est-ce que vous voulez dire ? Demanda le Commander, intrigué.

Scotty n'était pas le premier à être venu lui parler du capitaine cette semaine. Tous savait à quel point Jim et Leonard étaient proches et ils étaient inquiet pour le blond. La plupart lui avait dit que le laisser seul n'était peut-être pas une très bonne idée alors que d'autres arguaient qu'ils devaient justement lui laisser le temps de faire son deuil à son rythme en s'isolant un peu si c'était nécessaire. Spock n'arrivait pas à savoir laquelle des deux positions étaient la bonne mais à cause de tous les rendez vous de Star Fleet auxquels il était convié avec Jim, il avait difficilement pus s'éloigner de lui. Ce qui semblait être une bonne chose vu que son capitaine était toujours d'une pâleur à faire peur dès qu'il sortait de ces entrevus. Plus d'une fois Spock avait eut peut que le blond ne s'évanouisse...

– J'ai demandé à plusieurs membres de l'équipage s'ils l'avaient vu manger ces derniers jours et aucun ne l'a vu ne serait-ce que boire un café. Expliqua Scotty d'une ton inquiet.

Spock fronça les sourcils, n'ayant rien remarqué. Les rendez-vous avec Star Fleet les faisaient sauter des repas mais il avait toujours cru que Jim mangeait plus tard ou au moins grignoter quelque chose.

– Alors j'ai voulu lui apporter un truc. Continua l'ingénieur en montrant le sandwich. Je l'ai croisé dans le couloir qui mène à sa chambre mais... Il m'a envoyé balader.

– Vraiment? S'étonna Spock. Ce n'est pourtant pas le genre du capitaine.

Scotty grimaça et hocha la tête.

– Je ne sais pas pourquoi il c'est mit si soudain en colère quand je lui aie dit qu'il avait besoin de manger. Fit l'ingénieur. Il m'a crié dessus en me disant : « Arrête de me faire chier avec ça ! » et il est allé s'enfermer dans sa chambre.

D'accord, les choses n'allaient vraiment plus.

Jim était plutôt calme d'ordinaire et surtout, il ne s'énervait jamais contre les membres de l'équipage, peu importe les erreurs qu'ils aient commit. Spock décida qu'il était grand temps qu'il est une conversation avec son ami.

– Merci monsieur Scott, je vais aller voir le capitaine.

Il allait partir mais l'ingénieur l'interpella :

– Attendez... J'ai quelque chose à vous demander.

Spock se retourna vers lui, attendant la question. Scotty sembla hésiter, faisant tourner le sandwich entre ses mains. Puis, l'ingénieur se mordit la lèvre inférieure et demanda à voix basse :

– Qu'est-ce qui c'est vraiment passé là bas ? Est-ce que... Est-ce que c'est à cause de Khan ? Je sais qu'il a agressé deux membres de l'équipage avant notre arrivé sur Mars et là il a disparu...

– Il est mort. Rectifia machinalement Spock.

L'ingénieur lui jeta un regard signifiant clairement qu'il ne le croyait pas. Mais il n'était pas le seul et le vulcain avait déjà du faire face aux suspicions de Uhura, Sulu et Carol.

– Et puis ce n'est pas tout. Ajouta Scotty. Il y a aussi que la jeune femme de l'Enochian qui cherchait absolument à vous voir hier et Sulu m'a dit qu'elle avait été ramenée à l'infirmerie avec un autre homme et que tout deux avait été blessé en votre compagnie. Mais ça c'était avant que vous ne partiez subitement pour le désert.

Spock grimaça mentalement devant la suspicion de Scotty. Il était clair qu'il se posait beaucoup de questions et il ne pourrait pas indéfiniment refuser d'y répondre. Mais le vulcain se voyait très mal leur avouer la vérité en cet instant.

Ce n'était pas le bon moment, si tentez qu'il y en ait un.

– Spock... Pourquoi est-ce que vous êtes allé dans ce temple ? Demanda à nouveau l'ingénieur avec une pointe d'espoir.

Le Commander le regarda avant de décider qu'il était préférable de garder la vérité caché pour le moment.

– Je ne peux pas vous le dire. Finit par déclarer Spock. Pas pour l'instant en tout cas.

L'ingénieur eut l'air clairement déçu que le vulcain garde encore toute l'histoire secrète. Il secoua la tête avec une grimace avant de dire :

– Je vois... Enfin, le plus important pour l'instant c'est de s'occuper du capitaine.

– Je vais aller le convaincre de manger un peu. Assura Spock.

Scotty lui fit un mince sourire avant de repartir et le vulcain réalisa qu'il aurait peut-être dû prendre le sandwich avec lui... Tant pis, il traînerait son capitaine jusqu'à la cafétéria s'il le devait. Le vulcain parcouru les quelques couloirs qui le séparait de la cabine de Jim d'un pas absent, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir lui dire. Les vulcains n'étaient pas comme les humains lorsque quelqu'un mourait. Le deuil n'était pas extériorisé de la même manière et il avait peur d'empirer les choses en utilisant les mauvais mots ou en ne réagissant pas de manière adéquate.

Mais alors qu'il arrivait devant la chambre de Jim, le vulcain put entendre des bruits de choses que l'ont jetaient au sol. Spock fronça les sourcils et décida de ne pas frapper, soudainement inquiet pour Jim. Ce qu'il vit le fit stopper net à l'entrée de la cabine.

Le blond se tenait au milieu de la chambre, jetant tout ce qui lui passait sous la main. Son oreiller, sa tablette ainsi que plusieurs de ses affaires personnelles étaient dispersées tout autours de lui. La plus part était brisées, comme la tablette dont les composants jonchés le sol. Mais le plus choquant était la fureur qui crispait les traits de Jim. Ce dernier tourna la tête vers la porte et gronda :

– Spock, je ne crois pas t'avoir dit que tu pouvais rentrer.

– J'ai entendu du bruit. Répondit-il le plus calmement possible.

Jim ria mais le son était froid et Spock eut l'horrible impression d'entendre Bella rire à nouveau. Mais c'était impossible... Elle était morte désormais et ne ferait plus de mal à personne.

– Capitaine...

– Je suis en colère Spock et tu sais pourquoi ? Coupa soudain Jim d'un ton glaciale.

Le vulcain secoua légèrement la tête et la seconde d'après, le capitaine jeta son sac de voyage en travers de la chambre. Spock se força à rester immobile alors que le capitaine criait à nouveau :

– Parce que tu as été totalement stupide d'accepter le pacte de Bella même si c'était pour me sauver ! C'était totalement dangereux bon sang !

Spock ouvrit la bouche pour protester mais cette fois-ci, Jim jeta l'un des bibelots qu'il avait acheté durant le voyage. La soucoupe de verre se brisa en mille morceau contre le sol non loin des pieds du Commander.

– Non ! Tais-toi je n'ai pas finit ! S'égosilla le capitaine.

Le visage du blond était rouge, déformé par la fureur et il ne semblait pouvoir s'empêcher de tout détruire autours de lui. Spock se rappela avoir déjà entendu parler que, dans les phases du deuil humain, la colère était l'une des étapes... Mais cette information lui semblait en cet instant totalement dérisoire.

– Je ne le méritais pas tu comprends ? Continua Jim. C'est de ma faute si j'ai été assez faible pour me faire posséder ! Pour ne pas m'être rendu compte qu'un démon attendait son heure au fond de ma conscience. J'ai été incapable de lui résister quand elle a prit les commandes de mon corps et je n'ai pas réussit à l'empêcher de vous faire du mal ! Et tu sais le pire ? J'étais conscient durant toute ma possession mais je ne pouvais rien faire ! J'étais totalement impuissant !

Jim se retourna et agrippa son ordinateur personnel avait de le lancer, l'explosant contre le mur du fond. Le blond reprit ensuite son souffle, la respiration saccadé. Le capitaine serra les poings et se retourna vers Spock, tremblant d'émotions contenu trop longtemps.

– Et Bones... Bones n'aurait jamais dû mourir comme ça. Lui dit-il et sa voix vacilla un instant. Il n'avait pas le droit de me laisser comme ça ! Cet... Cet enfoiré n'en avait pas le droit !

Le Vulcain se retint d'ouvrir la bouche, sachant parfaitement que Jim ne pensait pas ce qu'il disait. Il avait besoin d'extérioriser ce qu'il ressentait et Spock resta près de la porte sans bouger. Le Commander avait comprit que Jim avait juste besoin de quelqu'un sur qui crier...

– Il n'avait pas le droit de partir comme ça ! Reprit Jim en jetant un nouveau bibelot. Il m'avait promit qu'il serait toujours là et il c'est fait tuer à cause de moi !

N'ayant plus rien à se mettre immédiatement sous la main, Jim commença à tourner dans sa chambre comme un lion en cage. Marmonnant pour lui-même, il s'arrêta soudain à côté de son bureau et regarda Spock dans les yeux.

– Tu m'as dis que c'était Khan, ou quelque soit son putain de nom, qui l'avait poignardé ? Demanda-t-il. Et bien il a intérêt à resté planquer car si je le revoie, je lui ferais payer ce qu'il a fait et ce, peu importe ses raisons !

Spock sursauta quand Jim jeta soudainement sa chaise de bureau un peu trop proche de lui au goût du vulcain. Décidant que les choses commençaient à aller trop loin, le Commander s'approcha lentement de Jim, surveillant son capitaine qui tremblait de rage et fouillait désormais dans ses poches.

– Jim, vous devriez vous calmez. Dit-il le plus gentiment possible.

Mais l'effet fut totalement inverse car le capitaine tourna sur lui-même et jeta son communicateur en direction de Spock.

– Ne me dit pas de me calmer ! !

Le Commander eut juste le temps de lever la main pour rattraper le communicateur. Un peu plus et il aurait prit l'objet en plein visage. Déjà que les traces de coups laissaient par l'ange n'avaient disparus que récemment... Cela sembla calmer brusquement Jim qui s'immobilisa, choqué par son propre geste. Il regarda ses mains et prit une inspiration sifflante.

– Oh bon sang Spock je suis désolé ! Fit-il, affolé. Je ne voulais pas... Je...

Le vulcain secoua doucement la tête et, estimant qu'il ne serait plus la cible d'un quelconque projectile, rejoignit Jim près du bureau. Honteux, ce dernier avait baissé les yeux et enroulé ses bras autours de son torse dans une attitude presque protectrice.

– Je suis désolé. Murmura-t-il à nouveau.

– Jim, ce n'est pas grave. Répondit Spock.

Mais le blond secoua la tête et le vulcain le vit commencer à trembler à nouveau mais pas de colère cette fois-ci.

– Si ça l'est... Mais je ne contrôle plus rien. Expliqua Jim d'une voix mourante. Je... Je...

Un sanglot échappa soudain des lèvres du blond et ses jambes décidèrent de le lâcher. Sans cette rage destructrice, la fatigue et le manque de nourriture reprenaient leurs droits sur son corps épuisé. Jim serait tombé si Spock ne l'avait pas rattrapé par la taille. Il le fit descendre lentement sur le sol à un endroit qui n'était pas jonché de débris. Le vulcain sentit son cœur se serrer en voyant à nouveau son capitaine en larme. Spock détestait le voir comme ça mais il ne pouvait rien y faire.

Seul le temps pouvait aider Jim à aller mieux maintenant.

– Spock. Fit faiblement le blond. Pourquoi est-ce qu'il m'a laissé ?

Le vulcain déglutit devant le regard bleu larmoyant de Jim. Il n'avait aucune réponse à lui apporter. Que pouvait-il lui dire ? S'il était logique, seule Bella était responsable de toute cette histoire et McCoy en avait été la malheureuse victime. Mais ce n'est pas ce que le capitaine pensait ni même n'avait besoin d'entendre.

– Vous ne pouvez pas continuer comme ça. Répondit-il finalement. L'équipage s'inquiète pour vous.

Jim hocha imperceptiblement la tête et enfuis son visage entre ses mains dans une attitude prostré. Spock hésita avant de poser une main réconfortante sur l'épaule de son capitaine.

– Pensez à ce que direz le do... A ce que direz Leonard s'il vous voyez ainsi.

Le blond eut un nouveau sanglot qui semblait s'être mélangé avec un petit rire nerveux.

– Il me crierait dessus et menacerait de me planter un hypo remplis de maladie vénérienne. Dit-il en s'essuyant les yeux.

Cela n'eut que peu d'effet mais paradoxalement, Jim semblait reprendre lentement le contrôle sur ses nerfs. Les deux hommes restèrent assit en silence pendant plusieurs minutes avant que Jim ne murmure :

– Je suis désolé à propos de ce que Bella à dit le soir du pacte.

Spock le regarda sans comprendre.

– Ce n'est pas de votre faute, vous ne pouviez pas l'empêcher de révéler vos secrets.

– Je suis vraiment minable. Fit Jim en secouant la tête. Je sais que c'est impossible mais...

– Jim, cessez de dire des choses pareilles, ce n'est pas vrai. L'interrompit fermement Spock.

Profitant de la surprise du capitaine, le vulcain ajouta :

– Et Bella n'avait pas tord, je partage le même genre de sentiments à votre égard.

Les yeux rouge à cause de sa crise de larme, Jim entre-ouvrit la bouche, choqué.

– Mais... Mais tu es avec Uhura. Réussit-il à répondre.

– Les émotions ne sont pas aussi simples, vous devriez le savoir. Fit Spock. Bien que je sache que c'est déloyal envers Nyota, je ne peux pas les empêcher.

C'était un mensonge, le Commander le savait très bien et Jim aussi. Les Vulcains pouvaient réprimer leurs émotions au point de les faire disparaître mais il n'en avait pas envie. Spock aimait Jim autant qu'il aimait Nyota. C'était juste un cruel coup du sort qu'il soit déjà engagé avec la lieutenant quand ses sentiments pour Jim étaient apparus. Spock songea que quand les choses seraient un peu calmer, il choisirait enfin entre Nyota et son capitaine ne serait-ce que par honnêteté envers eux.

– Alors si tu n'étais pas avec Uhura. Fit lentement Jim. Est-ce que tu sortirais avec moi ?

Spock décida d'être sincère et il hocha brièvement la tête. Le blond le regarda quelque instant avant de soupirer longuement.

– Spock, je m'apprête à faire quelque chose de totalement humain et de pas du tout professionnel mais j'en ai vraiment besoin là.

Le vulcain se contenta d'hocher la tête sans poser de question. Jim se redressa un peu et combla l'écart qui le séparait de Spock. Il passa ses bras autours des épaules du brun et enfouis son visage contre son cou. Le Commander fut un instant surprit mais ne bougea pas, sentant Jim frémir légèrement contre lui. Lentement, Spock releva ses propres bras pour les passer autours de la taille de son capitaine. Jim eut un sanglot étouffé et il marmonna contre le tee-shirt du vulcain :

– Désolé, je n'arrive pas à m'empêcher de pleurer.

Le brun secoua légèrement la tête et resserra un peu son étreinte.

– Ce n'est rien Jim. Répondit Spock. Je sais que ce n'est pas très logique de dire ça mais les choses vont aller mieux avec le temps.

Du moins c'est ce qu'il espérait.

oOoOoOo

Lorsqu'il était rentré au Paradis, l'énergie divine était tellement belle, tellement absolue qu'Haziel en oublia Leonard.

Il avait été accueillis en héros par les anges qui n'avaient pas eut totalement connaissance de l'histoire. Ils ignoraient que c'était en vérité Spock qui avait ouvert les portes. Tout ce qu'ils avaient retenus c'est qu'il avait ramené les clés au temple et ils en avaient déduit leur libération. Haziel ne les avaient pas détrompé, trop heureux d'être à nouveau avec sa véritable famille.

Le Paradis lui semblait tellement plus beau après tout ce temps.

Mais les célébrations furent de courte durée car très vite, deux camps se formèrent au sujet des humains. Un groupe assez important d'anges voulait se venger pour avoir été enfermé si longtemps. Ils reprochaient aux hommes de les avoir traité comme des bêtes sauvages alors que les véritables animaux étaient ces singes sans poil qui se croyaient tout permis. Très vite, le nom de Lucifer fut sur leur lèvre jusqu'à ce qu'une ange du nom d'Eliazim ne clame bien fort :

– L'Etoile du matin avait raison ! Aucun ange n'aurait du s'agenouiller devant les humains ! Ils ne nous sont en rien supérieurs !

– C'était le désir de Père. Répondit un ange plus vieux.

– Mais Père est parti ! Avait rétorqué Eliazim.

Il y avait eut des murmures d'assentiments tandis que d'autres se contentaient de garder le silence. Lorsque que des anges criant vengeance avec Eliazim à leur tête descendirent sur Terre, personne ne les stoppa. Ceux restant ne partageaient peut-être pas leur désire de verser le sang mais aucun d'eux n'avaient envie d'aider l'Humanité. L'ambiance générale du Paradis était similaire à celle qui s'était instauré durant la Troisième Guerre Mondiale, mais en bien pire. D'un commun accord, les anges avaient décidé qu'ils devaient à nouveau combattre les démons car c'était l'un de leur devoir les plus sacré. Mais cette fois-ci, ils ignoraient les appels à l'aides des humains en détresses et ne préoccupaient pas des dommages qu'ils pouvaient subir durant les batailles.

La majorité des anges avaient bloqué leur « radio » à prière.

Haziel était d'accord avec eux mais il refusa de se faire enrôler dans une légion pour combattre. Plusieurs anges auraient voulu que le « sauveur » du Paradis les rejoigne, mais Haziel était resté ferme. Le brun ne voulait plus quitter sa maison pour rien au monde. Ses frères et sœurs finirent par abandonner et comprirent qu'après autant de siècles sous une identité humaine, Haziel avait besoin de rester en paix. Cela n'empêcha pas pour autant le brun de se tenir informé de ce qui se passait sur Terre. Il apprit que le groupe d'Eliazim se nommait désormais « Les héritiers de Lucifer » et semait la destruction autours d'eux. Ce n'est pas tant les massacres que leur nom qui commençait à inquiéter les archanges.

La plupart craignait qu'ils décident de libérer Lucifer.

C'était possible, mais le processus était long et compliqué. Si jamais ces anges décidaient de le faire, ils ne pourraient pas agir sans que le Paradis ne s'en aperçoive. C'était d'ailleurs l'une des dernières choses que les archanges voulaient : une guerre ouverte entre anges. Haziel était de cet avis, il n'avait pas envie qu'un nouveau conflit éclate entre eux.

Mais un jour, alors qu'il se promenait dans la partie administrative du Paradis, il entendit surprit une conversation.

– Comment il s'appelle l'humain qui est mort quand les portes se sont ouvertes ? Demanda Tanael. J'en ai besoin pour les dossiers.

Il était dans la même légion qu'Haziel durant la période de l'Apocalypse. Le brun se stoppa net mais ne s'approcha pas d'eux pour autant.

– Leonard. Lui répondit l'autre après une seconde de réflexion. Leonard McCoy.

Haziel eut l'impression que tout se mettait à tourner autours de lui. L'ange dû appuyer l'une de ses mains contre un mur alors que la mémoire lui revenait brusquement. L'attaque de Bella, sa dague qui s'enfonçait dans la poitrine du docteur... Les ailes d'Haziel furent parcourues d'un frisson.

Comment avait-il pus oublier Leonard ? !

L'ange ferma les yeux, revoyant avec netteté le corps ensanglanté de McCoy. C'était entièrement de sa faute... Ses instincts avaient reprit le dessus sur sa raison et il l'avait poignardé. C'était l'erreur la plus tragique de toute sa vie et il l'avait oublié.

Par la suite, Haziel s'était enfuis du couloir en s'envolant comme s'il avait une armée de démons après lui. Plus tard ce jour là, il demanda une entrevue avec l'archange responsable de la gestions des paradis des humains. Mais lorsqu'Haziel avait évoqué la possibilité d'aller parler à McCoy, Ramiel avait catégoriquement refusé. Il lui expliqua que depuis la fermeture des portes, les archanges avaient décidé que plus aucun contact n'était autorisé entre les anges et les âmes humaines qui résidaient dans leur paradis respectifs. Haziel essaya de le convaincre, mais Ramiel était intraitable et tous ses arguments n'y changèrent rien.

Haziel avait alors quitté l'archange sans un mot et le regard vide tandis que Khan, misérable, pleurait dans le fond de son esprit.

oOoOoOo

Haziel se cachait dans le jardin d'Eden.

Il savait que ses frères et sœurs le cherchaient parfois pour une raison ou une autre mais l'ange restait toujours bien à l'abri dans un coin du jardin. Mais c'était surtout grâce à l'aide de Joshua, le jardinier de l'Eden, que sa famille ne parvenait pas à le trouver. Après quelques mots, Joshua avait accepté de ne pas révéler sa cachette. Le jardinier n'avait pas posé de question, se rappelant du jeune ange plein d'énergie qui faisait toujours la course dans l'Eden avec Anna.

Mais de l'énergie, Haziel n'en avait plus.

L'ange n'aurait jamais cru que c'était possible mais il déprimait. Sa Grâce était un tel concentré de douleur et de tristesse que le brun finit par se demander si Bella ne l'avait pas ensorcelé sans qu'il ne le sache.

Mais il savait très bien que s'il régissait comme ça, c'était à cause de la mort de Leonard. Haziel avait l'impression qu'il ne se remettrait jamais de son décès, et peut-être que c'était le cas... Les anges n'expérimentaient pas les émotions comme les humains. Les sentiments naissaient plus difficilement en eux car ils n'avaient pas d'âme. Mais une fois qu'ils étaient là, ils étaient presque impossible à faire disparaître.

Et très souvent, ils tombaient dans les extrêmes.

Les légendes du Paradis étaient ainsi peuplé d'anges dont la colère avait dévasté des villes entières ou dont les amours avaient conduis à des actes interdits tels la naissance des Nephilims, ces hybrides mi-ange mi-humain qui étaient considérés comme des abominations par le Paradis. Il y avait quantités d'histoire sur des membres de son espèce dont les émotions avaient prit le pas sur leur raisons. Mais pas une seule fois Haziel n'avait entendu parler d'un ange ayant expérimenté le deuil.

A l'ombre d'un arbre, les genoux repliés contre sa poitrine, le brun se demanda s'il n'y avait pas d'histoire sur eux car ils étaient tout simplement morts de chagrin...Haziel songea un instant que c'était peut-être le sort qui l'attendait.

Il y eut soudain du bruit derrière lui et Haziel crus qu'il s'agissait de Joshua qui venait s'occuper des fleurs. Mais se fut un tout autre ange qui s'assit à côté de lui. Il avait les cheveux brun, des yeux bleu et il portait un trench-coat beige par dessus un costume noir tout simple. Haziel le reconnus immédiatement et afficha un air intrigué.

Après tout, Castiel était célèbre au Paradis.

– Hello Haziel. Fit-t-il d'une voix calme.

Le brun le salua d'un petit mouvement de tête avant de demander :

– Comment as-tu que j'étais là ?

– Joshua me l'a dit.

Haziel fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi le jardinier avait décidé d'avouer sa cachette à Castiel. Il avait joué les ignorants avec tous les autres alors pourquoi dire la vérité à Castiel ?

– Si ça ne te déranges pas, j'aimerais que nous parlions un peu. Déclara l'ange.

– De quoi ? De l'ouverture des portes ?

– De Leonard McCoy. Répondit calmement Castiel.

Haziel se tourna vivement vers lui, la bouche entrouverte sous la surprise. L'autre lui fit un petit sourire, comme s'il s'était attendu à cette réaction.

– Nous n'étions pas coupé du monde malgré la fermeture des portes. Expliqua-t-il. Nous pouvions encore l'observer et lorsque tu as récupéré tes pouvoirs, nous avons tous été attiré par ta Grâce. Je dois t'avouer que j'ai été surprit de découvrir qu'un ange était encore libre.

Le brun le dévisagea, comprenant maintenant un peu mieux pourquoi tout le monde semblait croire qu'il les avait libéré du Paradis. Le temple devait être un angle mort pour les miroirs qu'utilisaient les anges pour voir en dehors du Paradis. Ce n'était donc pas étonnant que Castiel connaisse Leonard s'il avait suivit leur expédition dans le désert. Il avait dû simplement apprendre que celui-ci était mort et il était probable qu'il se soit renseigné sur la cause de son décès...

– Je n'ai aucune envie de parler de Leonard. Répondit-il finalement.

Son ton était plus sec qu'il ne l'aurait voulu mais Castiel ne s'en formalisa pas. Il se contenta de secouer doucement la tête en disant :

– Je ne vous ait regardé que pendant peu de temps mais vous étiez amis n'est-ce pas ? Je suis désolé pour sa mort.

Malgré lui, Haziel serra les poings et secoua la tête.

– Il n'y a aucune raison d'être désolé, nous n'étions amis que lorsque j'étais un humain. Répondit-il d'une voix atone.

Castiel le regarda longuement avant de déclarer :

– Tu n'es pas un très bon menteur Haziel.

– Je ne mens pas. Se défendit l'autre ange avec mauvaise foi.

Castiel lui jeta un regard loin d'être convaincus et demanda :

– Alors pourquoi as-tu demandé à Ramiel si tu pouvais aller le voir ?

Haziel eut une grimaça mentale, maudissant l'ange en trench-coat d'avoir l'air aussi bien informé sur ce qu'il avait fait.

– Je me sens juste responsable de sa mort. Grommela-t-il à mi-voix.

Ils restèrent silencieux pendant plusieurs minutes, contemplant tous deux un point invisible. Haziel n'avait pas envie de rester avec Castiel, il voulait s'en aller et fuir cette conversation. Mais il avait dans l'idée que s'il partait maintenant, l'autre ange le retrouverait.

La main de Castiel se posa soudain sur son épaule, surprenant le brun.

– Haziel, ce n'était pas ta faute. Déclara-t-il doucement.

L'ange eut un petit rire sans joie et il secoua vivement la tête, repensant encore est toujours à sa dague qui s'enfonçait dans le torse du docteur.

– Tu as tort, c'est ma faute. Dit-il d'une voix rauque. Je n'ai pas réussis à le protéger de la démone.

Castiel posa sur lui un regard compatissant et pour la première fois depuis qu'il était redevenu un ange, Haziel eut envie de fondre en larme. Les anges ne pleurent que très rarement, uniquement en cas d'émotion extrêmement intense.

Et c'était le cas pour Haziel.

Il sentait sa poitrine se comprimer sous le poids de la culpabilité, de la colère, de la tristesse mais aussi de désespoir devant la nouvelle réglementation du Paradis qui l'empêchait de ne serait-ce que s'excuser auprès de McCoy. Haziel ne pleura pas mais ses ailes tremblèrent nerveusement, attirant l'attention de Castiel.

– Haziel, j'ai vécu si longtemps parmi les humains que je peux comprendre ce que tu ressens, crois moi. Lui dit-il de façon encourageante.

La perspective d'une oreille attentive et compréhensive fut tout ce qu'il suffit à Haziel pour craquer.

– Ça fait mal. Avoua-t-il d'une voix tremblante.

L'ange en trench-coat lui fit un signe de tête pour l'encourager à poursuivre et le brun souffla :

– J'ai l'impression que ma Grâce est en train de brûler depuis sa mort et ça fait tellement mal... Je croyais que je pourrais faire disparaître les sentiments que j'avais développé pour lui quand j'étais humain mais je n'y arrive pas.

Sa voix se brisa sur la dernière phrase et Khan ferma les yeux, se forçant à refouler les larmes qui menaçaient de s'échapper.

– Pourquoi voulais-tu t'en débarrasser ?

Haziel eut un petit sourire amer et regarda Castiel.

– Après tout ce que les humains m'avaient fait subir, l'idée que je puisse en aimer un… Ça me dégouttait.

Son regard se perdit dans le vague alors qu'il repensait à McCoy.

– Mais lui, j'étais incapable de le détester.

– Et pour quelles raisons ? Demanda simplement Castiel.

L'ange voulu lui répondre mais il réalisa qu'il ne s'était jamais vraiment posé la question. Pourquoi ne parvenait-il pas à détester le docteur ?

Oubliant temporairement Castiel, Haziel se perdit dans ses pensées en réfléchissant. Lorsqu'il était Khan, il s'était mit à apprécier Leonard pour plusieurs petites choses qu'il avait découvert au fil du voyage. Il y avait d'abord sa manie de toujours se préoccuper des autres au point de devenir pratiquement la « maman poule » de tout l'Enterprise. Sa nature d'Augment n'avait jamais dissuadé McCoy d'agir de la même manière et Khan avait trouvé ça étrangement réconfortant de savoir que quelqu'un se préoccupait de son bien être. Mais ce n'était pas l'unique raison de son affection pour le docteur. Il y avait aussi sa façon de grommeler quand on lui faisait un compliment, son talent pour l'ironie et les piques qu'il envoyait à Spock, sa gentillesse avec tous les jeunes membres de l'équipage qui avaient le mal du pays et qui venait déprimé à l'infirmerie... Et plein d'autres petits détails.

Mais par dessous, Khan adorait le voir sourire.

Rapidement, l'ange se rendit compte qu'il aimait le docteur pour les même raison que sa part humaine. McCoy lui avait même prouver sa détermination à vouloir rester amis avec lui durant le voyage malgré son comportement franchement froid envers lui.

– Leonard McCoy est un homme bien. Finit-il par dire plus pour lui même que pour Castiel.

Ce dernier avait patiemment attendu sa réponse et il eut un sourire, visiblement satisfait par la réponse d'Haziel.

– Est-ce que tu lui as déjà dit, ne serait-ce que quand tu étais humain ? Demanda-t-il.

– Jamais et de toute façon, cela n'a plus d'importance maintenant. Soupira Haziel.

– Mais tu le ferais si tu avais l'occasion de le revoir ?

L'ange fronça les sourcils et regarda Castiel qui affichait un air énigmatique.

– Je ne sais pas... Peut-être. Admit-il. Mais Ramiel a été clair, je ne peux pas accéder à son paradis à cause du nouveau règlement.

L'autre ange secoua légèrement la tête d'un air amusé.

– C'est vrai pour tous les anges, en effet. Dit-il. Sauf pour moi.

Haziel le fixa sans comprendre et Castiel expliqua :

– J'ai vécus tellement de choses avec les frères Winchester que quand ces derniers sont morts, j'ai plus ou moins obtenu l'autorisation de séjourner dans le même paradis que Dean et Sam.

– Plus ou moins ?

– A vrai dire, je ne leur ai pas vraiment laissé le choix. Fit Castiel avec un sourire. Mais ça arrangeait aussi les archanges de me savoir loin des politiques internes du Paradis.

Haziel pouvait comprendre le raisonnement de ses supérieurs. Depuis que Castiel avait abandonné son rôle de soldat pour aider les frères Winchester à stopper l'Apocalypse, il était considéré comme un élément perturbateur. Le brun ne se souvenait plus le nombre de fois qu'ils avaient entendus les anges responsables des légions, dont un certain Zachariah, crier que le Paradis devait se débarrasser de Castiel qui n'était devenu rien de plus qu'un ange déchu. Mais ils n'y étaient jamais parvenu et les actes de Castiel avaient toujours eut une plus ou moins grandes influences sur les anges. Si le brun le décidait, il n'aurait aucun mal à lever à nouveau un groupe de partisan comme lors de sa guerre civile contre Raphaël, l'archange qui avait voulu relancer l'Apocalypse après son échec.

– Alors tu vis la plupart du temps avec les Winchesters ? Demanda-t-il.

L'ange en trench-coat hocha la tête et regarda Haziel sérieusement.

– Si tu le souhaites, je peux t'aider à t'introduire dans le Paradis de Leonard McCoy.

Haziel entendit immédiatement sa part humaine lui crier d'accepter. C'était une occasion unique de revoir le docteur et de s'expliquer avec lui. Mais surtout, de s'excuser pour l'avoir tué et arraché à sa famille et ses amis. Khan voulait le revoir, ne serait-ce que pour graver son sourire dans sa mémoire, et Haziel avait envie de l'écouter.

Mais l'ange était réaliste. Il savait que cette dernière rencontre ne lui permettrait pas de faire son deuil. En vérité, se serait peut-être même pire, car il aurait conscience un peu plus de la possibilité de le voir tous les jours si seulement la menace de se faire arrêter par les archanges ne pesait pas sur lui. Une première rencontre pouvait lui être excusée si ses supérieurs apprenaient que Castiel était mêlé à tout ça. Après tout, à chaque fois que quelque chose se passait au Paradis, c'était désormais systématiquement toujours la faute de l'ange en trench-coat, sauf preuve contraire.

– A quoi ça me servirait ? Demanda-t-il d'une voix abattus. Au final, il sera toujours mort et je ne pourrais pas rester avec lui.

– Haziel...

– Nos situations sont différentes Castiel. Interrompit-il en baissant la tête. Toi tu as la permission de rester « vivre » avec l'humain que tu aimes, pas moi.

Pourquoi avait-il fallut que les archanges changent leur politiques concernant l'accès aux différents paradis des humains ? Haziel se souvenait de l'époque d'avant la troisième Guerre Mondial où les anges avaient le droit de rendre visites aux humains, que se soit pour leur parler ou simplement les observer en se rendant invisible pour ne pas les déranger. Il ne serait pas en train de déprimer dans le jardin d'Eden si les choses étaient restés les mêmes. Non, Haziel serait en ce moment même avec Leonard pour lui dire à quel point il était désolé, à quel point il avait été bête de se comporter si mal avec lui, à quel point il...

– Donc tu l'avoue finalement. Fit soudain la voix de Castiel.

– Pardon ?

– Que tu l'aimes. Ajouta gentiment l'ange en trench-coat.

Haziel cligna des yeux plusieurs fois.

Se repassant mentalement la conversation, le brun réalisa qu'il avait effectivement avoué son amour pour le docteur. Les anges ne rougissaient pas mais Haziel avait l'impression que c'était le cas. Il détourna les yeux, gêné.

– Ça ne change rien... Marmonna-t-il.

– Au contraire, ça change beaucoup de choses. Répondit doctement Castiel.

Haziel grogna et posa son front contre ses genoux en soupirant.

– Les anges ne devraient pas avoir d'émotions, c'est beaucoup trop problématique. Grommela-t-il.

Castiel le regarda en haussant un sourcil :

– Est-ce que tu regrettes ?

L'ange hésita devant la question. Aurait-il vraiment préféré n'éprouvait aucun sentiments ? Peut-être est-ce parce qu'il avait vécu trop longtemps comme un humain mais il n'arrivait pas à s'imaginer aussi vide qu'un simple robot.

Oui, éprouver des émotions faisaient mal mais si Père les en avaient doté c'était pour qu'ils expérimentent la vie plus intensément et avec un regard plus complexe.

– Non. Répondit-il finalement.

Il se passa quelques secondes avant que Castiel ne déclare sérieusement :

– Je sais ce que je voulais apprendre et grâce à tout ça, j'ai une proposition à te faire.

Haziel pencha légèrement la tête sur le côté, intéressé.

– Laquelle ?

Comme s'il avait peur que quelqu'un les espionne, Castiel se pencha vers lui pour lui chuchoter son offre. Haziel l'écouta attentivement avant de le dévisager avec de grands yeux.

– Vraiment ? Souffla-t-il, choqué.

Castiel hocha la tête et ajouta :

– La décision est entre tes mains.

Haziel hésita longuement, tournant les pour et les contre dans son esprit. Sa nature angélique aussi bien que sa nature humaine semblait indécises. Puis, pour la première fois depuis des années voir de sa vie, Haziel décida de choisir la voie du cœur plutôt que de la raison.

– Je veux le voir. Déclara-t-il à Castiel.

OoOoOo

Haziel s'était demandé comment Castiel allait lui permettre de voir le docteur. Mais l'ange lui avait juste dit qu'il s'occupait de tout et qu'il n'avait qu'à s'approcher du couloirs des Paradis humains dans une heure. Haziel avait été perplexe mais au final, il s'en moquait.

Lui, tout ce qu'il voulait, c'était de pouvoir accéder au Paradis de McCoy

Quand se fut l'heure, Haziel s'approcha du point de rendez vous avec une certaine appréhension. Comment Castiel allait-il faire pour distraire les anges qui surveillaient les accès ?

Il eut sa réponse dès l'instant où il mit le pied dans le couloir.

Plusieurs anges courraient dans tous les sens avec des expressions mi-agacées, mi-paniquées. Haziel les regarda sans comprendre et interpella Tanael qui arrivait en sens inverse.

– Qu'est-ce qui se passe ?

Son camarade se stoppa pas à peine même s'il eut l'air surprit de le voir ici après tous ces jours à rester cacher.

– C'est les Winchester ! S'exclama-t-il. Ils se sont sauvés de leur Paradis, ont ouverts des portes, et du coup on à une dizaine d'humains qui courent partout !

Mentalement, Haziel constata qu'effectivement, Castiel n'avait eut aucun mal à créer sa diversion. Les âmes restaient dans leur paradis et n'en sortaient jamais. Elles étaient enfermées à l'intérieure et le seul moyen qu'elles avaient pour quitter leur espaces personnels était de trouver la petite anomalie dans le décor qui les entourait. Ce n'était arrivé que deux ou trois fois par le passé et c'était toujours plus par inadvertance que par véritable envie de sortir. Généralement, les humains étaient beaucoup trop surpris pour comprendre ce qui s'était passé et ils se laissaient reconduire dans leur paradis sans protester par les anges qui les gardaient.

Mais une dizaine d'humains d'un coup, et des Winchester de surcroît, était suffisant pour créer l'affolement.

– Tu veux de l'aide ? Proposa Haziel pour se donner un alibi quand à sa présence.

– Oui je veux bien, on doit les rassembler dans le couloir des « W ». Fit Tanael avec un sourire de remerciement.

Haziel hocha la tête et partit avec Tanael avant de bifurquer dans un embranchement. Il pouvait entendre des cris et vit effectivement passer une humaine qui rigolait bruyamment alors qu'elle était poursuivit par deux anges et un jeune homme qui chantonnait des « Essayez donc de m'attraper ! ». Haziel les ignora, filant dans le couloir des « M ». Parfois, il fut obligé d'aider certains anges à immobiliser des Winchester mais très vite, Haziel réussit à filer.

Il était enfin arriver à sa destination quand il manqua de percuter un autre humain en fuite. Il devait être dans la trentaine, ses cheveux étaient châtains et ses yeux verts. Il portait un simple tee-shirt gris et un jean mais Haziel le reconnus tout de suite même si ses souvenirs remontaient à la période de l'Apocalypse.

– Dean Winchester ?

Le chasseur marqua un temps d'arrêt et fronça les sourcils, soupçonneux. Il jeta un bref coup d'œil au panneau qui indiqua la lettre de l'allée avant de reporter son attention sur lui.

– C'est toi Haziel ? Demanda Dean.

L'ange hocha la tête et le chasseur eut un petit sourire amusé.

– Donc tu es l'ange que Castiel nous a demandé d'aider. Constata-t-il.

– Merci de votre aide d'ailleurs.

Dean haussa les épaules, les mains dans les poches.

– Oh tu sais, c'était aussi une bonne occasion pour foutre un peu le bordel. Répondit-il. Le Paradis c'est bien mais au bout d'un moment, on s'ennuie.

Haziel se retint de lever les yeux au ciel en entendant ça. Il n'y avait bien que les humains pour finir par se lasser du Paradis. Quelle bande d'ingrat...

– Et pourquoi tu voulais aller voir cet humain en particulier ?

L'ange hésita une seconde avant de dire :

– C'est mon ami et je tien à m'excuser auprès de lui.

Dean plissa les yeux et demanda :

– Et pourquoi donc ?

Haziel détourna le regard avant d'avouer du bout des lèvres :

– C'est moi qui l'ai tué quand il était possédé.

Dean eut une grimace alors qu'il secouait la tête.

– Ouh ça fait mal ça. Fit le chasseur. Et tu veux vraiment aller lui parler ? Moi je serais lui, je t'en voudrais totalement ! Je veux dire, tu l'as tué quoi !

N'ayant pas songé à cela, l'ange commença lentement à se décomposer alors qu'un sentiment de malaise grandissait dans sa poitrine.

– Vous... Vous croyez ?

– Mec, il serait carrément en droit de te détester là. Fit Dean sans aucun tact.

Au même instant, un nouveau chasseur s'engagea à moitié dans le couloir et se stoppa en les voyant tous les deux. Il était grand, sûrement plus que son vaisseaux, ses cheveux brun étaient mi long et il portait une chemise à carreaux. L'ange le reconnus également même s'il était plutôt préoccupé par les paroles du chasseur.

– Dean ! S'écria Sam. Mais qu'est-ce que tu fais encore là ?

– Je discute avec Haziel !

Sam eut l'air une seconde surprit mais il lui fit un signe de la main, probablement mit également au courant par Castiel, avant de regarder à nouveau son frère :

– Bouge toi y en a qui arrivent par là, on doit les éloigner ! S'exclama-t-il.

Le jeune chasseur s'enfuit ensuite en courant et Dean se retourna vers Haziel qui était toujours aussi pâle. Dean sembla le remarqua car il lui tapota le bras avec un sourire encourageant.

– Bon courage ! Avec un peu de chance, il t'en voudra pas tant que ça !

Haziel le regarda partir sans un mot et se sentit de moins en moins sure de lui. Et si Dean avait raison ? Et si McCoy le détestait ? L'ange fixa la porte avec appréhension alors qu'il entendait de plus en plus de raffut. Les Winchester ne pourraient pas indéfiniment jouer les appâts et il devait prendre une décision très vite. L'ange inspira profondément faisant appel aussi bien à son courage d'ange qu'à son courage d'Augment avant de se décider.

Le brun tendit la main et ouvrit la porte sur laquelle était inscrite « Leonard McCoy ».


Voilà ! Merci d'avoir lu ! J'espère que ce chapitre vous a plus alors n'hésitez pas à mettre une review pour donner votre avis ! Donc, je vous rappelle que vous n'aurez pas de chapitre la semaine prochaine alors à dans quinze jours ! See you !