Voici le chapitre 9 ! Il est beaucoup plus dur pour moi de tenir le rythme, je ne m'attendais pas à me faire bombarder de devoirs et ds la semaine de la rentrée... Bref je divague, je suis désolée que l'histoire avance beaucoup plus longtemps, mais le point de vue des deux personnages et se qui déroule est très important pour la suite. Je vous promet que tout le blabla de négociation fini, il va y avoir un peu plus d'action et on va voir d'autres lieux.

Bref, bonne lecture !


Ils essayent de calmer les tensions…

Nous nous trouvions dans une situation des plus délicates…

A moitié cachée derrière Link, personne ne semblait m'avoir remarquée, je fis quelques pas pour m'extirper de son ombre et avoir une bien meilleure vue de la scène. Si tous les Hyliens étaient pétrifiés, même bonnet vert, je me demandais comment il avait fait pour ne pas le perdre dans le torrent celui-là, la princesse gardait un calme infaillible, comme si la lame pressée sous son cou n'existait pas. Plusieurs Zoras casqués assuraient la protection de celui qui la tenait en otage, rendant impossible toute approche. Un soldat dont la voix hésitante trahissait son anxiété finit par briser le silence qui nous entourait en plus de la brume.

« Pour-pourquoi faites-vous cela ?

-Car nous n'avons plus le choix. Au point où nous en sommes la force est la seule chose qui nous permettra de connaître la vérité et sauver les nôtres, alors, nous cédons à sa tentation. »

Les autres gardes cherchaient leurs mots tandis que mon camarade semblait plongé dans de profondes réflexions. On ne me prendrait peut-être pas au sérieux en raison de mon apparence et de mon jeune âge, je tentai néanmoins de prendre la parole :

« Je sais très bien de quoi de vous nous accusez, mais je ne crois pas une seconde que qui que ce soit parmi nous n'en soit responsable. Bâillonner un Esprit de la Lumière ne représente un avantage pour personne en ce monde, sans elle, nous déclinons tous. Il n'y a que des êtres profondément mauvais et maîtrisant une magie des plus obscures pour y survivre. »

Link secoua légèrement sa tête de haut en bas pour m'apporter son soutien, les Hyliens en armures plus ou moins lourdes et complètes m'adressèrent un regard perplexe pour certains, impressionné pour d'autres. Quant aux ravisseurs de Zelda, je ne pouvais pas voir l'expression de leur visages derrière leur casque représentant quelque chose de différent pour chacun, mais il n 'était pas dur de deviner que je venais d'ébranler leur convictions. Comme pour enfoncer le clou que j'avais planté, bonnet vert ajouta :

« Je vous demanderais bien l'intérêt, qu'aurai le fait de tous vous éliminer. Sans vous, l'équilibre de ce lieu se trouverait perturbé, c'est grâce à vous et votre aisance dans l'eau que nous ne souffrons jamais de la moindre pénurie d'eau. Nous n'aurions plus grand monde pour s'assurer que la source soit en bonne état. Personne ne pourrai remonter le courant ni revenir du désert sans votre aide. »

Celui qui semblait être à la tête du groupe et portait un casque taillé pour ressembler à un Dodongo se retourna vers ses compagnons pour discuter, mais Zelda ne faisait pas attention à la discussion, non, elle regardait durement un soldat qui avait encouragé les autres à attaquer ses ravisseurs qui ne leur prêtaient plus attention, ce seul regard découragea toute la bande. Elle avait raison, ce n'était pas en les attaquant qu'on arrangerait les choses. Un individu plutôt mécontent vint troubler la réunion, il semblait en assez mauvais état et ne portait pas de casque contrairement aux autres, ses côtes trop apparentes et ses cernes montraient bien qu'il faisait partie des victimes de l'empoisonneur, il vint se poster devant nous, les poings sur les hanches, le regard haineux, il explosa :

« Vous… Vous ! Vous croyez peut-être que je suis assez naïf pour vous croire innocent ! Je sais très bien ce que vous avez derrière la tête, vous voulez vous approprier tout Hyrule ! Vous envoyez quelques soldats pour achever les mourants, n'est-ce pas ? C'est tellement plus facile ainsi ! Mais ne croyez pas que tout est finit, il faudra me passer sur le corps ! »

Il gardait sa position, sûr de lui, mais étant donné qu'il se trompait complètement à notre sujet, c'était à mes yeux assez ridicule et amusant. Il se tenait donc là, jambes solidement ancrées dans la boue, menton haut et orgueilleux, il espérait une mort héroïque, mais il n'en sera rien, rien tant que la princesse maitrisera sa troupe de son seul regard. Derrière ce phénomène, les autres Zora se désolaient, sûrement pensait-il la même chose que moi du retardataire.

Le même qui avait voulu les attaquer par derrière sorti son épée de son fourreau pour taquiner le torse bleu et frêle de celui qui lui faisait face de la pointe, pour tester son courage. Il ne bougea pas d'un poil, déterminé, l'autre appuya un peu plus fort, jusqu'à que le sang commence à couler doucement. Les hommes-poissons qui s'étaient jusque-là contentés de regarder la scène, dirigèrent leur lance vers celui qui semblait se délecter de la douleur de sa victime. Ce dernier voulut aller plus loin, mais en quelques secondes il se retrouva face contre terre, son arme tombée plus loin, son visage crispé de douleur. Il venait de se faire, en quelques secondes à peine, maitrisé par Link qui avait agi juste à temps.

« Excusez-nous cet écart de conduite, il aura la sanction qu'il mérite. » Prononça la princesse pour calmer la tension plus que palpable. Elle fit signe à bonnet vert de laisser les autres gardes s'occuper du perturbateur. Il me semblait que le couteau s'était rapproché de sa gorge. Nous ne pouvions pas nous permette plus d'écart de conduite au risque de la perdre définitivement.

« Nous allons rapporter tout cela au conseil. Ce ne sera pas long. »

Le Zora parti avec un de ses compagnons tandis que les autres restaient avec nous pour nous surveiller, et garder la princesse en otage. Tout le monde était las de se quereller. Je me serai bien assise, mais la consistance du sol ne m'en donnait pas vraiment envie. Le temps était bien long, au bout de trois-quarts d'heure, une des seules filles du groupe adverse, jusque-là muette craqua :

« Pourquoi devons rester ici les bras croisé alors que le vrai criminel court encore dans la nature, s'ils nous en voulaient vraiment, nous serions mort à cette heure ! »

Le même qui s'était plus tôt enragé et avait à présent une main posée sur sa blessure riposta :

« Que racontes-tu ! Tu as bien vu ce qu'il m'a fait !

-N'en tenez pas compte ! Cela fait des années que je suis son supérieur et que j'essaye de contenir ce gaillard. Il est complètement dingue ! »

Nous nous retournâmes tous vers celui qui venait de prononcer ces mots, il s'agissait d'un Hylien, sans cheval certes, mais avec une armure bien plus complète que le reste des hommes à pied, donnant un indice sur sa place dans la hiérarchie. Il avait retiré son casque, me permettant de voir un autre visage que celui de Zelda et Link. Il avait des sourcils broussailleux nullement cachés par ses courts cheveux châtains foncés dans lesquels quelques spécimens blancs faisaient tâche ainsi qu'une courte barbe qui laissait deviner sa mâchoire carrée, des yeux oscillant entre le noir et le marron, un visage un peu fatigué par le temps, il devait dépasser la quarantaine.

Le malade le regarda avec un air consterné, choqué par la manière dont le barbu s'exprimait. S'il trouvait ça navrant il ne devait pas être facile à vivre…

« Êtes-vous tous aveugles au point de ne pas voir qu'il s'agit d'un ignoble complot ! »

Il était complètement effaré, c'était un effet secondaire du poison ou ?...

« Mais arrête donc un peu, tu nous fatigue tous ! »

-Kira ! Je ne te permets pas ! Aurait tu oubliée que tu n'étais qu'une jeune ignorante alors que je plaçais déjà dans les plus brillants !

-Et voilà, c'est reparti !

-Comment ? Je v… »

Un Zora avait placé une main devant sa bouche pour éviter qu'il n'énerve encore plus Kira. Plus scandalisé que jamais, il se débattait comme une furie tout en continuant de proférer des insultes dont personne ici n'avait envie d'en connaître la teneur. Le même qui le bâillonnait s'excusa :

« C'est à notre tour de s'excuser, nous avons aussi de sacré phénomènes ! »

Les autres derrière lui pouffaient de rire tandis que la bête furieuse s'agitait de plus belle. Je ne pus m'empêcher de retenir un rire moi aussi, accompagnée du capitaine aux sourcils imposant ne voulait pas se départir de sa bonne humeur.

Alors que la tension ambiante s'était enfin calmée, celui qui était parti recueillir la décision du conseil reparu, ramenant à avec lui l'anxiété. Tous les rires se turent pour faire place un silence parfait, en attente de la nouvelle.

« Le message du conseil est simple : que vous soyez responsable ou non il est de votre devoir de nous aider, c'est écrit dans les textes de lois d'Hyrule.

-Je les connais assez pour le savoir, ce sera fait.

-Nous vous faisons confiance. Tu peux libérer la princesse. »

Je cru percevoir un léger soulagement dans le regard de Zelda lorsque la lame se libéra de sa gorge, pour les soldats c'était plus que visible. Elle nous rejoint pour se placer à notre tête. Le capitaine barbu s'avança timidement :

« Votre altesse, si je puis vous permettre de faire la remarque, nous ne pourrons pas utiliser les bon remèdes si nous n'identifions pas de quel poison il s'agit. Ni retrouver l'Esprit de Lanelle si nous ne connaissons pas la cause de sa disparition.

-C'est vrai. Pourriez-vous nous faire une description de votre agresseur et des moyens utilisés pour vous empoisonner ? »

Entre temps, le Zora malade et de mauvaise humeur avait pris la décision de repartir au village, épuisé. Je suis assez contente de son départ, il commençait sérieusement à me taper sur les nerfs celui-là, il n'était pas tout jeune et je ne pense pas qu'il pousse ses réflexions très loin vu son narcissisme... Ce fut Kira qui s'avança pour faire le rapport :

« Aucun de nous ici présent n'avions pu le voir et le seul témoin vient de s'en aller. C'est parce que nous étions parti du village à ce moment-là que nous ne sommes pas malades, il vaudrait mieux demander à quelqu'un de là-haut.

-Tu as raison. »Acquiesça celui qui avait rapporté la décision du conseil avant de donner l'ordre à un son voisin de remonter chercher un témoin.

Probablement Zelda comprit elle aussi que nous allions, ou du moins elle et les gardes, passer un bout de temps ici, elle ordonna à ses hommes de chercher la rive pour y planter leur tentes. La moitié de la troupe disparue dans la brume tandis que l'autre restait pour assurer sa protection. Elle fit signe à ses gardes de la laisser seule, ce qui bien sûr un ordre discuté, puis alla directement parlé à Link. Je ne pus connaître la teneur de leur propos, jusqu'à que mon compagnon m'appela.

« Tu t'appelles Aria c'est bien ça ? »

Le ton plein de gentillesse avec lequel elle m'avait parlé me fit presque sursauter. C'était la première fois que je la voyais avec une autre expression que… Un autre visage que celui sans sentiment qu'elle affichait tout à l'heure, complètement neutre.

« Heu… Oui… » Comment est-ce que je peux hésiter face à une question aussi simple !

« Link m'a décrit ta situation, je ne t'embêterai pas avec ça.

-Mer-merci. Vous vous connaissez ?

-C'est une longue histoire. »

Bon sang ! Pourquoi est-ce que je n'arrive plus à m'exprimer normalement ! Ça sentait les cachoteries à plein nez, je n'osais néanmoins pas la forcer à obtenir la moindre réponse, j'irai plutôt harceler Link. En plus de ne la connaître que depuis quelques minutes, le fait qu'elle soit une princesse et que je ne pouvais inspirer que la pitié au mieux, du mépris au pire, elle possédait une aura qui me faisait sentir comme misérable. Je commençais à comprendre pourquoi ses soldats lui obéissaient au doigt et à l'œil. Elle avait clairement de quoi en déstabiliser plus d'un, celui qui lui avait tenu tête devait être encore plus terrifiant. Je n'ai que très peu entendu parler de lui par le biais de mon frère, mes parents refusaient de croire qu'une telle chose puisse exister…

Où sont-ils passés ? Ils étaient encore là il y a quelques secondes !

« Hé ! Aria on est là ! Ils sont revenus !» Cria bonnet vert.

On allait enfin avoir des vraies indications, une raison pour sortir de cet endroit fané. Surtout atterrir dans une zone où mon unique vêtement pourrait vraiment sécher.

Déjà, je distinguais la silhouette du témoin


Il y a quelque chose qui à changer lorsque qu'elle parle de sa famille, n'est-ce pas? Je ne vous en dit pas plus, ça fait parti de l'intrigue principale. Au fils des chapitres ( enfin surtout ceux où elle est le narrateur interne, un peu de révision de français ça fait pas de mal ) un peu plus de son passé sera révélé.

N'hésitez pas à laisser une review, comme beaucoup d'autres auteurs le dise, c'est très important pour nous motiver et nous améliorer !

Le prochain chapitre le 29 septembre (entre 18 et 23 h) !