Bonjour à tous ! Voilà la suite tant attendue ! Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, bonne lecture à tous !
- Kurosaki je…
Elle s'interrompit, ne sachant que dire ou faire. Ne sachant par où commencer.
Les mots du roux l'avaient complètement ébranlée, tout son monde s'était effondré. Le mur de glace qui entourait son esprit s'était fissuré et ne manquerait pas de tomber au prochain choc qu'il recevrait. Le blanc avait toujours su que les sentiments du roux étaient dangereux, et pour lui et pour elle. Elle avait tenté de s'éloigner, mais ça n'avait eut pour effet que de la rapprocher encore et encore du lycéen. Elle avait aimé son séjour chez les Kurosaki, contrairement à ses attentes, il avait été calme et relaxant, agréable. Elle avait n'avait jamais été si bien quelque part et elle n'avait pas envie de s'en aller, elle voulait rester ici. Ce garçon roux et impétueux était encré dans son esprit, bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité.
Elle avait vu le comportement du jeune homme changer, mais elle n'avait rien pu y faire et ne le pouvait toujours pas. Elle ne savait pas comment faire… Jamais elle n'avait ressenti tout cela. Perdue et paniquée, étaient les mots justes pour décrire son état intérieur en ce moment même.
Elle repensa soudain aux mots du rouquin, qui avait-il eut à ses côtés durant tout ce temps ? Tsukishiro ou Tôshirô ? Elle-même ne savait plus. Il y a quelques temps elle aurait répondu sans hésitation, Tsukishiro, mais maintenant elle ne saurait dire qui il était. Peut-être que depuis le début il était lui-même ?
En réalisant cela le capitaine s'écarta brusquement du roux, les yeux fixés sur le sol.
- Kurosaki, je… je ne sais pas. Avoua-t-elle, le regard perdu. Je ne sais pas… Ce corps joue sans cesse avec moi, avec mes sentiments… Ne t'attache pas Kurosaki ! Ce corps ce n'est pas moi ! Je… j'ai aimé être ici, vraiment. Jamais je n'ai été aussi bien quelque part mais… Tu es trompé par cette apparence, ne t'attache pas à moi Kurosaki, ça ne te fera que du mal !
- Mais…Tsuki…
- Tu vois, coupa-t-elle, tu ne peux t'empêcher de m'appeler comme ça. Tsukishiro n'existe pas ! Mets-toi ça dans la tête ! Cria-t-elle en levant les yeux vers le roux.
Le lycéen ne répliqua pas. Ses épaules s'étaient affaissées et son attitude confiante commençait à fondre. Il était heureux que la blanche se soit sentie bien chez lui, avec lui, mais peut-être avait-elle raison ? Après tout, il était vrai que Tsukishiro Hitsugaya n'existait pas… Mais il savait ses sentiments sincères, ils l'avaient toujours été et ça marchait dans les deux sens. Elle ne s'était pas jouée de lui, il le savait. Il était conscient du fait que Tsukishiro et Tôshirô étaient la même personne, quel était le problème alors ? Qu'il ne s'attache pas à elle ? Trop tard, il ne pouvait plus faire marche arrière, il…
Le roux sourit de dépit, il avait comprit maintenant. Il savait que le physique de la jeune fille n'était pas la raison de son attirance, il avait aimé son caractère et ses expressions avant cela.
Il releva les yeux vers la blanche, qui refusait obstinément de le regarder, se mordant la lèvre inférieure. Ses yeux brillèrent de détermination et d'acceptation, cette fois il n'allait pas laisser la jeune fille, ou qui qu'elle soit, l'interrompre. Il allait lui dire ce qu'il avait sur le cœur, quitte à être rejeté férocement, il devait le dire, il voulait le dire. C'était sa seule chance, quoi qu'il arrive après, son seul souhait était de le lui dire de ses propres mots. Son rythme cardiaque augmenta et un rougissement prit place sur son visage, son cœur était prêt à éclater mais il était déterminé. Il se redressa et regarda la jeune fille intensément avant de prendre une profonde inspiration.
- Je t'aime. Lâcha-t-il.
La blanche leva brusquement les yeux vers lui, à la fois étonnée et choquée, priant pour avoir mal entendu.
- Que… quoi ? Bégaya-t-elle, incrédule.
- Je t'aime. Répéta-t-il, plus fermement.
Le silence s'abattit entre eux. La capitaine regardait le jeune homme avec choc, les yeux écarquillés. Le roux put même voir ses bras trembler légèrement. Une tempête de sentiment envahit la shinigami choc, peur, crainte, incompréhension, tristesse, colère… Elle n'y croyait tout simplement pas, c'était impossible !
- Ne dis pas de sottises pareilles… Murmura-t-elle dangereusement. Réfléchit avant de dire des choses comme ça ! Ne te fout pas de moi ! Vociféra-t-elle, oscillant entre colère et tristesse.
- Je suis sérieux ! Je t'aime, toi, Tôshirô Hitsugaya ! Défendit-il vivement.
- N'importe quoi ! Tu ne me connais même pas ! Tu aimes l'apparence de Tsukishiro !
- C'est faux ! Je te l'ai dit ! J'aime ta façon d'être, ton caractère ! Je sais que tu es toi depuis le début ! Ne me fait pas croire que ce corps influencerait ton caractère à ce point là, je ne te croirais pas !
- Mais c'est pourtant vrai ! Je ne réagis pas de la même façon que si j'étais de nouveau moi !
- Peut-être, mais as-tu pensé que ce corps traduirait peut-être ce que tu penses vraiment ?!
- N'importe quoi ! Protesta-t-elle. Et puis réfléchi deux minutes, je suis un homme Kurosaki Ichigo, un HOMME ! Sauf erreur de ma part tu en es un aussi ! C'est bien la preuve que tu es influencé par mon apparence actuelle !
- Je sais bien que tu es un homme ! Et je suis sincère avec toi ! Pourquoi refuses-tu de me croire ?! Gémit-il.
- Et toi, pourquoi n'abandonnes-tu pas ? Je suis un shinigami, tu es un humain, je suis un capitaine, tu es un shinigami suppléant. Je suis mort, tu es vivant, nous sommes des hommes. Tu as la vie devant toi, trouve toi une femme et fonde une famille ! Je ne pourrais jamais te donner cela ! Tu ne seras jamais heureux ave moi. Je ne peux te donner ce qu'une femme pourrait t'offrir. Répondit-elle, d'un regard fuyant.
- Peu importe, que tu restes une femme toute ta vie ou que tu reprennes ton apparence normale, je t'aime. Toi et toi seul. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est ainsi !
La jeune fille resta silencieuse. Elle n'était pas insensible à la sincérité du roux, loin de là et elle pouvait clairement sentir l'affection et la chaleur du jeune homme. Ces mêmes sentiments qui l'avaient rendue si confuse durant ces derniers jours. Elle ne savait plus quoi penser.
Que faire ?
Était-elle au moins prête à prendre une décision ? Prête à laisser quelqu'un entrer dans sa vie sans avoir peur d'être blessée ? Peur ? Oui elle avait peur.
Le roux recula, ce qui sorti la jeune fille de ses pensées. Il paraissait plus calme mais ses yeux renvoyaient, tristesse, douleur et acceptation, mais soulagement aussi. Avoir avoué ce qu'il avait sur le cœur lui avait fait du bien, mais même préparé à un refus, il souffrait. Il regarda la petite blanche avec bienveillance et tristesse.
- Ne t'en fais pas… Je ne t'oblige à rien. Sache juste que je ne veux pas que ça change quoi que ce soit entre nous. Je… J'aimerai toujours être ton ami.
- Kurosaki, je…
La blanche hésita, elle ne voulait pas voir le jeune homme souffrir ainsi. Pas à cause de son comportement incertain, pas à cause de ses hésitations.
- Laisse-moi un peu de temps. Murmura-t-elle. J'ai besoin d'y réfléchir, ne tire pas de conclusions hâtives, Ichigo.
Le lycéen écarquilla les yeux, il ne s'attendait pas à cela. Certes elle ne l'avait pas accepté mais pas non plus rejeté. Un fort sentiment de soulagement prit place dans tout son être. Il savait qu'il ne lui avait pas laissé le temps de réfléchir, et d'ailleurs attendre une réponse aujourd'hui aurait été égoïste de sa part. Il comprenait qu'il avait été trop impatient. Néanmoins il était soulagé qu'elle accepte d'y réfléchir.
- Ne… ne te fais pas d'illusions… Reprit-elle, le regard fuyant et les joues doucement colorées.
- Je sais. J'ai compris. J'ai été trop impatient, je n'ai pas réfléchi. Je comprends. Mais merci. Merci d'y réfléchir.
Elle ne répondit pas, lui tournant le dos, gênée. Alors qu'elle allait partir elle hésita un instant, semblant vouloir ajouter quelque chose. Curieux le rouquin pencha la tête sur le côté, attentif à ce qu'elle pourrait dire.
- Étais-tu… sérieux, quand tu disais que le fais que je sois une femme ou un homme t'était égal ?
- Oui. Que tu sois l'un ou l'autre, tu es la même personne.
- Je vois.
Sur ces mots elle disparu de la vue du jeune homme.
La petite blanche sauta de toit en toit, de façon saccadée, pressée. Elle avait l'impression que tout son corps se tordait, jamais elle ne s'était sentie aussi oppressée. Le roux, ses mots, avait créé une véritable déferlante en elle, une tempête de sentiments contradictoires et une angoisse grandissante.
Elle arriva agitée chez Urahara et ses gestes étaient précipités, ce qu'il ne manqua pas de noter avec suspicion.
- Hitsugaya-taicho ? Quelque chose ne va pas ? S'enquit-il, rejoint par Yoruichi, sous forme féline.
- Non, ce n'est rien. Répondit-elle vivement, d'une voix pressée, se dirigeant à grand pas vers la chambre qu'elle occupait.
- Je ne pense pas non. Intervint Yoruichi, arrêtant la blanche dans son élan. Pour que vous, Hitsugaya-taicho, perdiez votre sang froid de cette façon, il y a forcément une raison valable.
- Ça ne vous regarde pas. Gronda la capitaine.
- Tant que vous logez ici, si. Surtout si vous mettez tous les habitants de cette maison en danger en faisant fluctuer votre reiatsu de cette façon. Fit l'ancienne commandante des forces spéciales en désignant la glace qui commençait à recouvrir les murs autour d'eux.
Aucune réponse ne vint de la capitaine, qui resta figée au milieu du couloir. Pétrifiée de s'être ainsi laisser emporter. Mais d'un autre côté elle n'arrivait pas à se contrôler, son être tout entier était sans dessus dessous.
- Je…
- Vous avez vu Ichigo.
Ce n'était pas une question, la capitaine le savait très bien, ce qui lui arracha un frisson le long de la colonne vertébrale.
- Il est surement l'une des seules personnes à pouvoir vous faire agir de la sorte, les autres étant Okami-taicho, Hinamori-fukutaicho et Matsumoto-fukutaicho, qui ne sont par présentes dans le monde des humains. Continua Urahara.
- Laissez-moi tranquille. Murmura dangereusement la blanche, disparaissant dans sa chambre.
Le capitaine laissa derrière lui un long et froid silence, jamais Urahara ou Yoruichi n'avaient senti une telle crainte les envahir. Mettre ce capitaine là en colère était surement l'une des dernières choses à faire, et de loin. Sa voix les avaient littéralement fait tressaillir, c'était une voix plus froide que jamais, plus tranchante et plus dangereuse. Qu'avait donc fait Ichigo pour la mettre dans un état de colère et de panique pareil ? Certes il était maladroit, mais une simple maladresse pourrait-elle avoir un effet pareil ? Certainement pas, la situation devait être bien plus compliquée que ça, bien pire. Mais qu'y avait-il à faire ? Rien, en tout cas eux ne pouvaient rien faire. Seuls Hitsugaya-taicho et Ichigo pouvaient régler ça, il fallait attendre. Mais pas trop longtemps, que tous le monde puisse s'en sortir avant que le magasin et ses occupants soient entièrement recouvert de glace.
- Nous devrions tout de même contacter Okami-taicho. Je suis persuadée qu'il accepterai de lui parler. En plus elle serait surement de bon conseil. Soupira Yoruichi.
- Je suis d'accord, notre survie en dépend après tout. S'amusa Urahara.
La chatte poussa un long soupir d'exaspération avant de poser un regard inquiet sur le shôji qui menait à la chambre du capitaine de la 10ème division.
De son côté le dit capitaine était assis sur le sol de sa chambre, adossé au mur sous sa fenêtre. Les volets étaient hermétiquement fermés, ne laissant passer que quelques rayons du soleil couchant. La pièce était sombre, seules les silhouettes du capitaine et de quelques meubles pouvaient être distinguées. On pouvait à peine percevoir la petite blanche recroquevillée sur elle-même. Ses jambes, ramenées contre sa poitrine, étaient entourées de ses bras fins et sa tête reposait mollement sur ses genoux. Misérable, c'est ce dont elle avait l'air.
Le silence qui emplissait la pièce reflétait parfaitement l'état intérieur de son occupant, le vide complet. Après une vague discontinue de sentiments, après une panique étouffante, le silence, plus aucune pensée ne filtrait, seule une grande fatigue prenait place. Elle n'avait pas la force de lutter, jamais elle ne s'était sentie aussi fatiguée, même la guerre d'hivers lui avait semblée moins fatigante. Jusqu'à quel point la fatigue psychologique influençait le corps ? Jamais elle ne l'aurait crue si forte…
Que dois-je faire ?
Voilà donc pour ce chapitre fort en émotions ! J'espère ne pas vous avoir déçus ! Les prochains chapitres seront primordiaux ! A très bientôt !
