Disclaimer: Ce manga fantastique n'a pas été dessiné par moi. Sérieusement j'ai deux mains gauches quand je dessine. Et plus que tout, je ne me nomme pas Yana Toboso! Donc non je ne suis pas l'auteur. Je ne fais qu'empruter les personnages pour jouer avec.
Genre: Supernatural (Hé, on bien on parle bien d'une histoire où il y a des démons et des shinigamis non?!). Romance(plusieurs types: shouen-ai, hétéro, yaoi -oui je tisse une différence pour des raisons qui seront expliquées plus tard). Angst et Drame (C'est Black Butler hein!). Violence (Pour de multiples raisons). Tragedy (bah quoi?) Family. Présence de quelques personnages originaux (les enfants de Diederich que j'ai déjà utilisé dans un OS)
Personnages de l'histoire: [Shinigamis] Undertacker, Grell, William, Ronald [Démon] Sébastien. [Humains] Ciel, Elizabeth, Edward, Diederich, plus beaucoup d'autres (Les OC ne sont pas comptés ici) C'est pour l'ensemble de l'histoire et pas juste ce prologue.
Parings: Romance entre Ciel et Lizzy (en même temps vous attendez pas à des merveilles, ils sont plus ou moins 14 ans hein), Couple yaoi surprise entre deux personnages canons x2 (Suspense, suspense...). Et un paring non-con Ocx? (inutile de chercher en comptant les ?, ça ne correspond pas aux lettres!) et aussi mais ce n'est pas de la romance: Bromance entre Ciel et Edward. Bromance entre Snake et Ciel.
Warning for: Violence, un peu de torture, mention de non-con, vente explicite d'humain...et mort de caractère également. (Kuroshitsuji est plus ou moins un Sheinen, à quoi vous attendiez vous? A de petits oiseaux qui chantent?).
Rating: Je mets M. Je pense que T suffirait mais je préfère ne pas prendre de risques inutiles! Je ne suis pas responsable de vous. Vous avez lu le genre, les avertissements et le rating, vous savez que ce ne sera pas la petite maison dans la prairie d'accord?
Chapitre 7: L'arbitre Infernal
Ronald frappa à la porte, des sueurs froides dans le dos.
«Entrez!»
William était énervé, ça s'entendait à sa voix. Il ouvrit la porte et s'engouffra dans le bureau, se retrouvant face au brun qui semblait avoir passé une nuit blanche à travailler sur des dossiers et des infractions. «HA! Knox, je suppose que vous avez une bonne explication pour votre absence injustifié avec l'espèce d'original?» murmura-t-il dangereusement en relevant ses lunettes.
«En fait oui...» Il prit une grande inspiration et commença son rapport. Ça allait barder, c'est sûr.
Autant d'infractions de la part d'un démon.
Les shinigamis ne pouvaient laisser passer ça.
La pièce était sombre. Gavin s'essuya la tempe d'un mouchoir «Monsieur, je peux parfaitement... ab...absolument tout vous expliquer.
«Expliquer quoi?» L'ombre souffla, menaçante «Que vous avez magnifiquement foiré dans vos petites manigances et que ça va retomber sur tout le monde de l'ombre?
- Je...
- Qu'avais-je ordonné (et ça remonte à 5 ans), quand j'ai succédé à mon père?» Il tapa du pied par terre, lentement, posément, comme une menace grandissante. Un tension terrible. Une froideur impressionnante.
L'homme déglutit «De ne pas provoquer le chien de garde?
- De ne pas provoquer la reine, pour ne pas se retrouver avec le chien de garde sur le dos. Oui!» répliqua l'autre, railleur, sans pourtant élever la voix.
Aaron, ou Sebastian, peu importait, regarda autour de lui. Outre le 'chef' qui restait dans son siège, un chat sur les genoux, il y avait un jeune homme albinos derrière lui, silencieux et posé mais certainement aussi dangereux que son maître/ami ou peu importe ce qu'il était. Le démon distinguait une arme dans le large manteau noir qu'il portait.
Gavin toussota, hésitant «Monsieur...
- Et qu'est-ce que j'apprends?» La voix changea subitement, prenant un ton venimeux «Vous aviez l'ancien chien comme prisonnier?» La main claqua contre la table «ETES VOUS DEFINITIVEMENT STUPIDE?»
Un chat normal aurait sursauté et se serait enfuit, pas celui sur les genoux du garçon. Tout au plus ouvrit-il un œil. Puis le referma. Si vite que personne ne le vit. Son maître le caressa distraitement, ses yeux verts posés sur son invité, il leva son autre main, rejetant une poignée de cheveux noirs en arrière.
Il reprit d'une voix d'abord maîtrisée «Tuer l'ancien chien de garde aurait été une chose...tuer sa famille en est une autre...le garder prisonnier et le changer en prostitué ou esclave?» Il frappa cette fois du poings contre la table, la fendillant sur le coup «TE RENDS-TU COMPTE DES FOUTUS PROBLEMES QUE TU M'AURAIS CAUSE SI LA MEUTE DE SCOTLAND YARD AVAIT FOURRE SON NEZ LA DEDANS? LES SOUCIS AU MONDE SOUTERRAIN QUE CELA AURAIT APPORTE? ET TU ENLEVES DES ENFANTS DE NOBLES IMPORTANTS EN PLUS?! Tu veux vraiment que la reine te remarque? Félicitation ça doit être chose faite.
- Je voulais détruire cette famille, tous autant qu'ils sont...les anéantir jusqu'à ce qu'il ne reste plus une trace de leur sang immonde sur cette planète. Il restait une femme et trois enfants...mais lui il était si beau...si magnifique, je voulais le garder pour moi. Et aussi un peu avec les...
- Quel courage. Qu'es-tu Gavin? Un putain de pervers libidineux qui ne pense qu'avec ce qu'il a entre les jambes et qui devient une poule mouillée devant le danger? Mon père aurait du te buter quand tu as essayé de vendre mon cher Alexander il y a des années.» L'albinos derrière lui approuva, sans doute était-il le garçon concerné.
Le trafiquant serra les poings «Monsieur je ne vous permets pas de...
- Ho?» il s'était redressé, un sourire tordu apparaissant sur ses lèvres. «Tu ne me permets pas?
- Je vous interdis de me rabaisser, vous n'êtes qu'un putain de gamin de 23 ans, vous...»
Une détonation claqua dans l'air, froidement. L'homme porta ses mains à sa tempe en hurlant de souffrance, son lobe d'oreille déchirée par la balle saignait à flot.
«On ne m'interdit rien Andrew Taylor. Cette nouvelle mutilation ira bien avec ta cicatrice.»
L'homme se figea en entendant son véritable prénom, que personne n'avait jamais découvert avant, que ça soit le père de ce morveux, ou les chiens de garde. Grimaçant il cracha «Aaron!
- Monsieur?
- Pourquoi n'as-tu rien fait?»
Le Démon nommé également Sebastian répondit «Parce que votre vie n'était pas menacée.» Il se tourna vers l'adversaire de son maître et fronça les sourcils.
Le chat s'était redressé, ses yeux rouges grands ouverts. Il leva une griffe très longue, la pointa sur Gavin, puis sur lui, puis sur son maître, puis sur lui-même. Un temps passa et il fit mine de se trancher la gorge de cette même griffe.
Avant de sourire, ses yeux écarlates brillants comme deux joyaux de sang dans l'obscurité.
Ce chat était un démon.
Qui venait ouvertement de menacer de le tuer si on touchait à son maître.
Gavin avait aussi vu les yeux de l'animal et recula, lentement «Monsieur.
- J'espère, Andrew, que tu ne me décevras plus. C'est ta dernière chance et pour te rattraper, tu vas devoir trimer...
- Mon...
- Je viendrais bientôt dans le lieu immonde que tu appelles ta «Maison des plaisirs». Et je te préviens. Si je trouves la moindres traces de nobles enlevés ou d'enfants...dans ta maison de répugnante débauche...tu pourrais bien te retrouver au fond de la tamise.
- Ça ne dérangeait pas votre père que je...
- Ne me comparez pas à lui. Je refuse et j'interdis que vous fassiez cela.» Il sourit, cruellement «Est-ce clair Taylor?
- Mais monsieur, c'est mon commerce.
- Tu vas devoir trouver autre chose. Pas d'enfants ou de nobles enlevés. Cela ne nous apporte que des problèmes!» Il ricana «Je ne tiens pas à avoir de mauvaises relations avec Lau, et il vous déteste...je pense que cela pourrait lui rendre service que vous...» il joua avec un poignard et le lança. La lame tournoya et se planta juste aux pieds du fautif, frôlant la partie la plus sensible de son corps «...exploriez le fond de la tamise.»
Gavin s'essuya le front et sembla reprendre un semblant de courage «AARON!»
Le démon aux deux noms s'élança vers le jeune homme, qui haussa à peine un sourcil. Le chat sur ses genoux bondit et se transforma en un jeune homme aux mèches sombres ébouriffés, avec de grosses pattes de chats à la place des mains, deux oreilles félines et une longue queue. Ses griffes fendirent l'air à la vitesse de l'éclair et l'autre démon fut éjecté à l'autre bout de la pièce. Le mur s'effondra en partie. Des pierres se détachèrent et roulèrent, recouvrant le propulsé.
«Ne touches pas mon maître, Nyaa ~»
Gavin resta figé. Horrifié. Quand les pierres roulèrent et que son démon se redressa, il soupira presque de soulagement. Mais de crainte aussi : les vêtements d'Aaron étaient déchirés, et de longues entailles sanglantes marbraient son torse.
L'être infernal eut un rictus de prédateur«C'est un puissant démon que vous avez jeune homme.
- Ne vous approchez donc pas de moi.»
La créature chat bailla, perché sur le dossier du fauteuil «Nya ~»
Le jeune homme se leva, un sourire cruel sur son visage, parfaitement visible même dans l'obscurité. «Mon cher Andrew, je crois que tu n'as pas tout compris à comment ça marche. Je suis votre chef à tous. Le roi du monde de l'ombre. Rien ne se fait sans mon accord. Surtout quand ça peut amener des ennuis aux plus désespérés.
- Mais quel est votre problème? C'est à cause du ce chien de gar...
- Entre autres. Que vous le tuiez, comme je l'ai dit, était une chose. Lors d'une mission. Face à face ou avec un petit tour sournois. Quand il vous mets des bâtons dans les roues. C'est le jeu. Mais pas chez lui avec toute sa famille et pas en le transformant en un de vos prisonniers de plaisir.» Il était face à Gavin, penchant la tête de côté «Je n'aime pas les lâches...ni les répugnants pervers aux penchants sordides.
- Monsieur...
- Cheschire?
- Nya?
- Je pense que deux pouces, c'est un peu trop...» Il sourit, presque adorable «Tu ne penses pas?»
Le démon chat eut un sourire tordu.
Aaron haussa un sourcil en entendant le hurlement de douleur. Cet humain était intéressant lui aussi. Et impossible à comprendre pour le moment.
Après tout Gavin lui avait ordonné de protéger sa vie, pas son intégrité physique ou sa santé...
….Ha c'était amusant de jouer sur les mots!
«J'ai l'impression d'avoir vécu la journée la plus épuisante de ma vie» Avec l'arrivée de sa sœur, il avait été etouffé sous les câlins de sa nièce et de son beau-frère, puis sa sœur les avait tous chassé. Une fois seuls, elle l'avait prit dans ses bras, le serrant contre elle comme si sa vie en dépendait, versant même quelques larmes dans le cou de son frère. Et ils avaient parlés, longtemps. Ciel s'était joint à eux, un peu poussé par l'allemand et par Tanaka. Ensuite, il avait même eu assez de forces pour rejoindre famille et amis en bas. Ils avaient passés un moment merveilleux tous ensemble (les shinigamis étant étrangement absents). Mais cela avait été épuisant pour le convalescent.
Diederich termina de retirer le bandage, examinant la peau marquées où les plaies ne saignaient plus, seule une semblait encore ''dangereuse''«Tu as appris beaucoup de choses, normal que tu sois épuisé...
- Ann...» Il tritura ses draps. «Elle est morte. Je n'arrive pas à le croire.» il adorait sa belle-sœur et avait toujours fait preuve de gentillesse à son égard, cachant le véritable lui pour qu'elle ne voit jamais son vrai visage. «Je savais qu'elle n'était pas faites pour aider le chien de garde. En voulant protéger Ciel..elle est...»
Diederich grimaça, mal à l'aise. Visiblement la version officielle avait été terriblement édulcorée pour le blessé. «Ciel en a été éprouvé.
- Je m'en doute. Ils étaient très proches.»
L'allemand regarda le blessé à qui il venait d'enlever les bandages, son corps tremblant, tendu et si pâle. Il n'allait pas bien dormir cette nuit.
Sauf si...
...Sauf si il mettait son plan à exécution.
Tanaka lui avait conseillé d'être prudent. Vincent adorait ça avant, il pourrait se méfier maintenant.
«Retournes toi sur le ventre.»
L'autre se figea, le cœur battant, ses yeux passant du flacon dans la main du brun au visage de celui-ci.
L'allemand haussa un sourcil «Sérieusement? Tu as une si basse opinion de moi? Je veux juste te faire un massage avant de refaire les bandages. Tu es très tendu, tu ne vas pas bien dormir.»
Méfiant, il obtempéra, mal à l'aise. Il avait confiance en son ami, plus que tout, mais être dans cette position si vulnérable...
«Détends-toi.»
Il entendit un bruit puis les mains chaudes et humides de l'huile parfumée se posèrent sur sa peau encore abîmée par la torture. Les doigts malaxaient ses muscles, le faisant frissonner de bien-être malgré lui. Ses yeux se fermèrent et il soupira, savourant ces gestes tendres et familiers. Un souvenir agréable d'avant, quand son amant lui faisait un massage pour le détendre après une mission difficile ou quand il travaillait trop. Son corps se laissa aller, apaisés entre ces douces et chaudes mains expertes.
«Ca va?»
Il gémit doucement sous les sensations agréables qu'il ressentait, ronronnant presque tant il se sentait soudainement bien, dans un cocon de chaleur.
«Apparemment oui. Je n'ai pas perdu la main.
- J'espère que personne n'en a profité.» marmonna-t-il, plus préoccupé par les sensations que les paroles.
En quatre ans, personne n'avait jamais prit soin de lui. On le nourrissait correctement et on le soignait quand il était trop blessé. Mais pour le maintenir en vie. Rien de plus. Il n'avait connu que la brutalité, les insultes, les abus, les coups...et soudainement, retrouver la tendresse et l'affection était comme un paradis après l'enfer.
Quand les mains s'éloignèrent, il eut un gémissement de mécontentement devant leur départ. Un ricanement le fit rouvrir les yeux, furieux de s'être laissé aller comme ça. Deux mains le retournèrent doucement sur le dos. Il abaissa les paupières, poussant un petit soupir de bien-être.
Il inspira doucement, son corps agréablement réchauffé et détendue. Pour la première fois depuis une éternité, il avait envie de dormir sans crainte, il se sentait en sécurité, il se sentait bien. Une douce caresse sur sa joue le fit rouvrir les yeux.
«Il faut que je vérifie l'état de tes blessures, pour remettre éventuellement des pansements.
- Hum.» Grommelant il se redressa, mécontent qu'on le tire de son état de demi-sommeil.
«Toujours aussi ronchon quand on t'empêche de dormir quand tu es épuisé?» Il haussa un sourcil railleur sous le regard noir qu'il se prit. «Tu es un vrai chat parfois...
- Je te trouve bien insolent Dee.» grogna l'anglais, laissant son ancien camarade d'école examiner ses blessures pour évaluer lesquelles avaient encore besoin d'être bandées. «Je suis juste fatigué. Ce n'était pas une journée facile.
- J'avoue.
- Ils vont tous bien.
- Oui. Ton retour est un bonheur pour eux...pour moi mais surtout pour Ciel.» Il termina sa tâche et hocha la tête, satisfait «Et voilà!
- Je suis heureux aussi.» Il tata son bandage. «Tu l'as juste mis par précaution, il n'y en a pas tant besoin.
- Deux précautions valent mieux qu'une Vincent.»
Ce dernier eut un sourire et se laissa tomber contre ses oreillers. Il soupira doucement, apaisé. Son corps était agréablement détendu, réchauffé et un profond bien-être l'envahissait.
Il leva une main pour la poser sur la joue du militaire allemand. «Approche Dee...»
L'autre obéit, timidement, presque méfiant. Prudent serait plus le mot. Le convalescent se redressa et glissa ses doigts dans les cheveux soyeux sombre terminant sur la nuque, l'approchant de lui, jusqu'à sentir son souffle sur son visage.
«Vin...
- Chut!»
Son autre main caressa tendrement la joue, suivant l'arc de la mâchoire, remontant à la tempe. Les yeux foncés étaient insondables. Ce regard remua quelque chose en lui, ce regard doux et si rare, tant l'allemand était ronchon et boudeur. Ces gestes de tendresse étaient rares, dans l'intimité uniquement. En public il était rude et froid. Combien de temps depuis leur rencontre s'était écoulé, avant qu'il n'ait voit cette douceur pour la première fois? Il adorait ce regard qu'il était l'un de rare à pouvoir déchiffrer.
Il se redressa légèrement et enfouit son visage dans le cou de l'autre, respirant son odeur avec bonheur. Comme c'était bon de retrouver quelque chose de doux et familier. Une accroche qui ne le laisserait pas, une chaleur savoureuse. Mais il ne l'admettrait jamais évidement. Il sentit un bras qui l'entourait. Un petit soupir de contentement lui échappa. Il se blottit un peu plus contre son cher ami allemand, appréciant chaque seconde de cette étreinte.
«Tu es bien affectueux ce soir.» remarqua le brun, caressant la nuque gracile des doigts de son autre main, sachant que masser ce point détendait l'anglais. Celui-ci était tendre avec sa femme ou sa famille. Mais lui devait mérité la tendresse, ce qui arrivait souvent après une longue séparation ou une nuit agitée. Quand celui aux yeux clairs se blottissait dans ses bras, câlin et fatigué, c'était vraiment apaisant. Cet être fort et passionné, impitoyable et parfois rude devenait doux comme un chaton dans ces moments-là. C'était une facette de sa personnalité qui amusait beaucoup le germanique.
«Tais-toi.» marmonna l'autre, relevant la tête pour fixer son ami dans les yeux. Emporté par les émotions qu'il ressentait il posa un léger baiser sur les lèvres de celui qui avait été son amant si longtemps, jusqu'à ce que le drame arrive. Il se recula, évalua la réaction. Puis il murmura, d'un ton presque autoritaire «Embrasses-moi!
- Qu...
- Tout de suite Dee!»
L'allemand hésita mais l'autre le saisit par le col pour l'attirer à lui et prit les devant, l'embrassant doucement, passant ses bras autour du cou du germanique.
Celui-ci finit par répondre, doucement, acceptant de donner à son ami ce qu'il désirait tant, espérant qu'il n'aurait pas de crise de panique après. Il gémit malgré lui quand l'anglais lui mordilla la lèvre, le forçant à les entrouvrir. Le baiser devint plus passionné. Vincent se laissa tomber sur le lit, entraînant son cher ami, appuyant plus fermement sur sa nuque, savourant chaque secondes de ce baiser, cette tendresse et cet amour. Après 4 ans d'enfer, il était réellement comme au paradis. Quand le brun se détacha de lui, il ne put retenir un gémissement de mécontentement.
Reprenant son souffle, le plus grand soupira «Et bien. Tu es en forme ce soir. Schatz»
L'anglais se lécha les lèvres, sur sa faim, et l'embrassa à nouveau, savourant cette bouche, cette chaleur, retrouvant ce goût et cette tendresse. Il n'y avait plus qu'eux, il n'y avait plus que cette chaleur. Il en oublia pendant de délicieuses minutes d'où il sortait. Ce baiser, cette étreinte, cela lui faisait tellement de bien. Un gémissement de plaisir lui échappa malgré lui, satisfait de sentir ce corps contre le sien. Il finit par relâcha l'allemand, reprenant son souffle. Les lèvres gonflées et les joues légèrement rouges, il sourit, caressant le visage masculin face à lui. «Et toi tu es bien docile, mon mignon petit chien.
- Tu récupères un peu trop vite tes petites habitudes désagréables Vin...»
Sans répondre ni le laisser finir sa phrase, l'autre le fit tomber à côté de lui, et se nicha contre son torse, savourant cette proximité. «Reste!
- C'est un ordre ou une demande?»
Deux yeux clairs semblèrent briller d'amusement «A ton avis? Meine süße Hunde comme on dit dans ta langue~»
Roulant des yeux, le «chien» le serra contre lui. «Tes désirs sont des ordres Schatz, si tu ne veux pas dormir seul, je vais te servir de peluche!»
Il grimaça sous le coup de genou qu'il prit. Bon celui-là il l'avait quand même mérité.
Oui décidément, l'anglais récupérait vraiment vite.
Il serra le lord contre son torse, veillant sur lui, amusé devant son visage endormi, paisible et souriant. Heureux de le retrouver, heureux de pouvoir à nouveau le voir et l'entendre, comme si tout redevenait plus ou moins comme avant.
Undertaker resta immobile tandis qu'une petite silhouette se hissait sur la branche où il était perché. Un chat noir aux yeux rouges.
«Vous êtes en retard.
- J'ai un maître moi. Je ne pouvais pas le laisser seul! Même s'il a un garde du corps efficace et un pistolet sous l'oreiller! J'ai donc attendu que toute la bande soit là.
- Certes, certes...» Le fossoyeur laissa glisser son doigt sur sa lame «On n'entend pas souvent parler de vous en ce moment Cheschire. Que devenez-vous?
- Rien de spécial.
- C'est rare que vous fassiez un contrat.
- Pas tant que ça, j'en ai juste pas fait ce siècle avant mon maître actuel, c'est tout.
- Vous aimez les personnes en difficultés.
- Où serait l'amusement sinon?»
Le shinigami ricana. Et écarta ses mèches argentées pour montrer ses yeux divins au démon. «Soyons sérieux. Pourquoi ne reprenez vous pas votre apparence plus humaine?»
Le chat posa ses pattes sur ses ''joues'' «Ha non je suis bien trop mignon comme ça! Avec la fourrure toute douce et tout. J'aime trop être adorable.
- Très bien. Je dois dire, vous êtes une exception parmi les démons. Le seul à ne pas manger d'âmes. Alors pourquoi vous fatiguez vous à passer des pactes pour vous enchaîner à quelqu'un?» Il tendit un biscuit au félin.
Celui-ci découpa la friandise d'une griffe et croqua un morceau «Je suis masochiste. J'aime être traité comme un chien sous cette apparence de chat.
- Très drôle.» Railla l'autre être surnaturel, levant les yeux au ciel.
Cheschire soupira «Sérieusement, je m'ennuie. Je peux voir le monde évoluer comme ça. Je reste aux côtés d'humains ayant attirés mon attention et je les laisse quand ils n'ont plus besoin de moi.» Il mangea un autre morceau. «Mon maître actuel se débrouille bien mais je pense que je ne peux pas encore le laisser...un de ses contacts à des envies de meurtres à son égard et a un démon assez puissant.»
Undertaker eut un rictus «Ne s'appellerait il pas Gavin?
- Vous voulez parler d'Andrew Taylor? Sisi je parles de lui.
- Ho? C'est son vrai nom?» Il tapota son menton d'un long ongle noir «Intéressant...»
Le chat passa sa langue sur son coussinet couvert de miettes «J'ai pas le droit de le dire à des humains mais...» Il se lécha les babines «Tu n'es pas humain.»
Le dieu de la mort gloussa, les yeux rivés sur la route menant au manoir. Le chat commença à faire sa toilette, silencieusement. Puis regarda l'argenté «Laisses-moi deviner, ça concerne ce qui est arrivé au chien de garde?
- Possible.
- Mon maître ne savait rien. Il n'aurait jamais cautionné ça! Il apprécie les duels et les coups fourrés mais pas ce genre de choses.
- Hum. Probable.
- Il ne savait rien. Tu veux mes griffes dans la figure?
- Ce n'est pas pour ça que je t'ai appelé.
- Humpf.» Le chat lui tourna le dos, vexé.
- Deux infractions d'un démon.» Le shinigami sourit en voyant Cheschire se retourner, oreilles pointées vers le haut. «La première: Contrat passé avec mon petit-fils. Ciel Phantomhive. Et il a influé sur le destin de mon fils, Vincent Phantomhive lors du drame remontant à 4 ans.»
Le chat tapota son menton de sa griffe «Tu as des preuves?
- Tu peux venir examiner Ciel demain, pour voir son cercle et déceler sa nature. Et je suis sûr que ce garçon qui te sert de contractant pourrait trouver un bon payement contre des informations ou contre Gavin.»
Cheschire ricana «Oui et jeter mon maître dans la gueule du chien...des chiens même.
- Je te promets qu'ils ne feront rien. J'ai trop besoin de l'arbitre infernal que tu es pour tout gâcher par la profession de ton adorable protégé et de celle de mes descendants. D'accord Monsieur le papa-poule de ses contractants?» Il ricana en voyant le poil hérissé de son interlocuteur. «Sérieusement la seconde infraction est le double contrat. Il a passé d'abord un contrat avec Gavin, prenant le nom de Aaron...puis sur ses ordres en a passé un avec Ciel Phantomhive, prenant le nom de Sebastian.»
Le chat le fixa «Et je pourrais vérifier ça en voyant sa marque de contrat. Au gamin.» Il se gratta de la patte arrière. Puis il cracha «D'accord, d'accord...Demain mon maître et moi nous viendrons dans ce manoir.» Ses griffes s'allongèrent brusquement, frôlant la carotide du shinigami «Et je peux me montrer violent quand on m'énerve et qu'on se joue de moi. Compris?
- Parfaitement.»
Cheschire plissa les yeux et descendit de l'arbre, disparaissant vite dans la nuit.
Undertaker gloussa.
Il avait avancé ses propres pièces.
A Suivre
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Je suis toujours ravie de répondre aux reviews ^^
