Bonsoir

Voici un nouveau chapitre.

Je n'en reviens pas de toute vos review ! Merci énormément pour les 76 review sur le chapitre précédent !

Puis-je espérer en avoir autant pour ce chapitre là ?

Merci, merci, merci.

Merci aussi à Lydie pour la correction.

Bonne lecture.


La semaine avait été éprouvante, j'étais morte de fatigue, mon téléphone n'avait pas arrêté de sonner, je devais vider ma boite mail professionnelle toutes les heures, répondre aux journalistes avec toujours la même phrase, essayer de donner des rendez-vous à nos partenaires et nos clients qui exigeaient une rencontre avec les dirigeants, sauf que je ne pouvais pas satisfaire tout le monde, la place manquait, déjà qu'Edward et moi étions au bureau jusqu'à plus de 20h, je ne pouvais pas faire plus...

Edward avait été incroyable, il ne s'était pas laissé abattre, il avait été droit, rassurant et concentré sur son travail. Il avait fait preuve d'une patience à toute épreuve, il avait encaissé toutes les méchancetés balancées par Volturi's Industrie dans les messages particulièrement virulents de Jane.

En ce samedi d'avril plutôt chaud, j'avais décidé de m'offrir un déjeuner en terrasse, j'avais besoin de décompresser, de prendre un peu de temps pour moi. Même si j'étais en repos, j'avais encore beaucoup de travail a faire chez moi. Heureusement que j'étais quelqu'un qui aimait être occupée, qui aimais travailler et en ce moment j'étais servie. Je venais de terminer mon dessert et attendais mon café quand j'aperçus Alice, ma voisine. Elle me vit aussi et je lui fis signe. J'avais décidé d'essayer de m'ouvrir aux autres.

- Bonjour Alice.

- Bonjour Isabella. Vous allez bien ?

- Oui, beaucoup de travail mais ça va.

- J'ai entendu parler de cette rupture en direct ! Elle faisait quelle tête ?

- Honnêtement ? Je n'ai pas fait attention, j'étais trop concentrée à sortir mon patron de l'endroit. Vous croulez sous les sacs de shopping !

- Oui ! C'est pour une cliente, sinon mon mari deviendrait fou ! Vous savez c'est la cliente du genre je n'aime rien, je critique tout, je dis que vous êtes nulle mais au final, je prends tout et je reviens ! Heureusement qu'elle prend beaucoup de choses à chaque fois.

- J'allais prendre un café, vous vous joignez à moi ?

- Oh ma foi, rien ne presse ! Merci.

J'appelai le serveur pour qu'il prenne la commande d'Alice. Elle posa à ses pieds la vingtaine de sacs de grandes marques qu'elle avait dévalisées pour sa cliente. Alice était très jolie, petite, démarche gracieuse, les cheveux courts noir corbeau et un sourire qui ne semblait jamais la quitter. Elle reprit la parole.

- Alors Seattle vous plaît ?

- Euh oui. Enfin, je n'ai rien visité, tout ce que j'ai vu c'est le chemin de chez moi à mon bureau. C'est à dire, 10 minutes en bus.

- Ah oui ! Et les week-ends ?

- Je rattrape le sommeil de la semaine. Et vous ? Vous avez toujours vécu là ?

- Non. Nous sommes de New-York mais Jasper a eu une offre d'emploi ici. Ça valait vraiment le coup. Alors nous voilà. Ça fait 3 ans. J'aime beaucoup Seattle, New-York est trop étouffant.

- Je ne connais pas, je n'y suis jamais allée.

- Vous irez un jour, j'en suis sûre. Un homme dans votre vie ?

- Non. Sauf mon chat et mon père.

- Ce qui n'est pas rien déjà.

- Oui. Vous connaissez votre mari depuis longtemps ?

- Depuis notre adolescence. Mais j'ai l'impression qu'on est ensemble depuis toujours.

- Vous avez des enfants ?

- Il est en route ! Ça fait trois mois.

- Oh félicitations !

- Merci. Jasper est comme un fou ! Nous ne voulions pas de bébé tant que notre situation n'était pas stable, je veux dire, après les études, nous avons eu notre premier boulot puis un déménagement... il a fallu qu'on s'intègre et prenne nos repères ici. Maintenant que nous sommes bien installés et heureux, voilà.

- Vous aurez un prétexte pour courir les magasins.

- Croyez bien que je vais en profiter au maximum !

- Eh bien, je ne suis pas sûre que l'on trinque avec une tasse à café mais à la vôtre et à ce bébé.

- Merci. Je suis contente qu'on se parle, vous avez l'air réservé.

- J'ai... mes réserves, je dois l'avouer. J'ai du mal à m'intégrer et du mal avec les gens en général. Je ne suis pas sociable.

- Il ne faut pas dire ça. Chacun a ses limites, non ?

- Oui, moi c'est les gens.

- Moi c'est mon compte en banque !

Je souris et bus une gorgée de café.

- Votre mari travaille dans quoi ?

- Avocat. Si vous avez besoin un jour. Il bosse dans le cabinet de quelqu'un que vous connaissez d'ailleurs. Rosalie Cullen.

- Vraiment ? Rosalie est très douée. Votre mari doit l'être tout autant s'ils travaillent ensemble.

- Oui. Enfin, Jasper ne s'occupe pas de clients aussi importants que les Cullen. Il commence en bas de l'échelle mais il faut bien commencer quelque part.

- C'est exact.

- Et vous, vous êtes la secrétaire d'Edward Cullen ?

- Son assistante personnelle. Je gère sa vie professionnelle et parfois personnelle, je l'avoue.

- Il n'a pas besoin d'une styliste ?

- Je ne pense pas, non.

- Si jamais quelqu'un a besoin... je cherche à élargir ma clientèle.

- J'en prends note.

- Merci. On pourraitse dire tu, non ?

- Oui, bien sûr.

- Tu fais quoi après ?

- Je rentre, j'ai du travail encore.

- On fait le chemin ensemble ?

- Et ta cliente ?

- Elle vient à la maison.

- D'accord. Je règle et j'arrive.

- J'attends.

Je payai mon repas et pris le chemin du retour avec Alice. Elle me conseilla plusieurs visites sur Seattle, elle me raconta quelques anecdotes sur ses clientes. Elle parlait beaucoup, moi j'écoutais, ça me convenait très bien. Arrivées chez nous, nous bavardâmes un peu dans le hall.

- Merci Bella, j'ai passé un bon moment.

- Moi aussi. Bonne chance avec ta cliente.

- Merci. La prochaine fois, viens à la maison.

- D'accord, merci.

Je souris et pris mon courrier. Dans l'ascenseur, je regardai mon portable, aucun message d'Edward ni de quelqu'un de E.C Desing. Beaucoup d'appels de Paula Curtis, une journaliste qui me collait aux pattes pour que je lui dise à quel point Edward Cullen était un salaud. Je l'évitais comme la peste cette fille. Une fois mise à l'aise dans mon appartement, je lus mon courrier, sans importance, et me remis au travail sans me mettre la pression. Ce que j'avais à faire était simplement de lire et noter le plus important dans les dossiers que traitait Edward afin qu'il rassure au mieux possible les clients. Bien sûr, il fallait aussi avancer et anticiper les projets à venir. À 22h, mon téléphone sonna, je sortais de la douche et avais l'intention de me coucher. Je regardai l'identifiant, je ne connaissais pas ce numéro. Curieux. Méfiante mais curieuse, je décrochai.

- Isabella Swan ?

- C'est moi, Edward Cullen.

- Oh bonsoir monsieur.

- Vous allez bien ?

- Oui... Et vous ?

- Oui. Vous travaillez ?

- C'est une question piège ?

- Non. Si vous travaillez, je vous dirai de filer au lit et d'attendre lundi. Si vous ne travaillez pas, je vous féliciterai.

- Je sors de la douche dans l'intention d'aller dormir un peu. Mais j'ai travaillé tout l'après-midi et je reprendrai demain.

- Vous êtes une perle mais ne vous épuisez pas. J'ai besoin de vous.

- Arrêtez de vous soucier de moi.

- Je vous suis redevable.

- Nous avons déjà parlé de ça.

- Oui. Allez dormir Isabella. À lundi.

- N'hésitez pas à m'appeler. À n'importe quel moment.

- Vraiment ? Même à 3h du matin ?

- Je répondrai oui.

- Edward ? Tu viens ?

C'était une voix de femme qui l'avait appelé, une voix que je ne connaissais pas.

- J'arrive. Je dois vous laissez Isabella. Dormez bien.

- Passez une bonne soirée.

- Merci.

Je raccrochai et allai me coucher. Il ne lui aura pas fallu longtemps avant de s'en trouver une autre ! Une fois dans mon lit, je ne tardai pas à trouver le sommeil. Il était 4h quand mon téléphone se remit à sonner. Déjà debout avec deux cafés au compteur, je répondis dès la première sonnerie.

- Edward... ça vous amuse ?

- Quel est votre secret ? Vous êtes un vampire c'est ça ? Vous ne dormez jamais ?

- Je n'ai pas besoin de beaucoup de sommeil. Mais à votre voix, je dirais que vous, vous en avez besoin !

- Il fallait que je sache.

- Rendormez-vous Edward.

- Sage conseil.

- Ne rappelez qu'en cas d'urgence.

- Hum... à lundi.

- Oui.

Je souris et reposai mon portable sur la table. Tranquillement mais sûrement, j'occupai mon dimanche. Lundi matin, je me levai avec un très mauvais pressentiment. Songeuse, je sortis de chez moi, pris le bus et allai au Starbucks près du bureau. Je commandai le petit-déjeuner d'Edward et allai au bureau. Je m'arrêtai net quand je passai devant le kiosque à journaux. Je faillis laisser tomber ce que j'avais dans les main en découvrant les gros titres.

'' La fille cachée des Cullen ''

'' Les Cullen honteux de leur fille '''

'' Le scandale Cullen ''

'' La vengeance de Jane Volturi envers Edward Cullen ''

'' Une explication s'impose ''

'' Un secret mal gardé ''

Et j'en passe. Je me saisis d'un des journaux dans le but de le lire quand le vendeur m'interpella.

- Si vous voulez lire, il faut acheter mademoiselle !

Je secouai la tête et payai ce malheureux journal avant de lire l'article.

Nous connaissions la famille Cullen pour avoir fondé l'un des plus grand cabinet d'architecture de ces dernières années, sans oublier le père, brillant neurologue. Le succès au rendez-vous, une famille exemplaire, s'impliquant dans de nombreuses associations, multipliant les dons pour les œuvres de bienfaisance, une famille sans tâche.

Vendredi dernier, alors que nous nous attendions à l'annonce du mariage entre Jane Volturi, l'héritière de l'entreprise Volturi's Industrie bâtie par son père Aro Volturi, avec le séduisant Edward Cullen, ce dernier a annoncé la rupture du couple. Le choc de cette annonce inattendue, semble avoir dévasté la fiancée éplorée.

Jane Volturi, dans son désir de vengeance, a dévoilé via un communiqué, un secret bien gardé par l'ex-parfaite famille Cullen. En effet, nous apprenons tous avec stupeur qu'Esmée et Carlisle Cullen sont les heureux parents d'Emmett et Edward mais également de Laurel, âgée de 14 ans à ce jour. La question est pourquoi cacher l'existence de cette adolescente ?

La réponse est simple. La benjamine de la famille est atteinte de la trisomie 21.

Le plus étonnant dans ce secret, c'est qu'Edward Cullen a fondé et soutient un centre pour enfants et adolescents touchés par cette maladie. Serait-ce pour soulager sa conscience ? La famille Cullen cherche-t-elle à faire bonne figure en se montrant charitable alors qu'ils cachent honteusement leur fille et sœur de 14 ans ?

Il n'y a eu aucune déclaration de la part des Cullen pour le moment. Vont-ils garder le silence comme ils l'ont fait depuis des années ? Aurons-nous des explications ? Jane Volturi tient-elle sa terrible vengeance ? Cette histoire n'a pas fini de faire couler de l'encre...

J'étais sous le choc. Pour attester ses dires, Jane avait même vendu une photo de la famille Cullen avec l'adolescente. Je regardai de plus près la jeune fille. C'était la même fille que sur la photo que j'avais vue dans le salon d'Edward, celle qui m'avait attendrie, celle où ils se tenaient dans les bras devant le centre fondé par Edward.

Je jetai le journal dans la première poubelle que je croisai et me précipitai vers le bureau. Une foule de journalistes et de photographes se piétinait pour prendre Edward qui venait de descendre de voiture. J'arrivai à me frayer un chemin pour entrer dans l'immeuble. Je passais les tourniquets quand Edward monta dans l'ascenseur avec Paul, le visage défait.

- Edward !

Il leva les yeux vers moi et retint la porte d'une main pour en empêcher la fermeture. Je m'engouffrai dans l'habitacle qui se referma. Je repris mon souffle.

- Bonjour Paul. Bonjour Edward.

- Bonjour mademoiselle Swan.

- Bonjour Isabella. Vous êtes en retard.

- Non, nous arrivons en même temps et il est... 8h57. Petit-déjeuner ?

- Vous avez lu la presse ?

- Oui.

- Et ?

- J'ai des envies de meurtre envers Jane ! C'est honteux !

- C'est tout ? Vous ne me jugez pas ?

- Non. Quoi qu'il arrive, je vous soutiens. Je répète... petit-déjeuner ?

Il prit son café et l'ascenseur arriva. Paul resta à l'accueil avec Angela, un autre homme était là et il salua Paul en lui serrant la main. Edward et moi allâmes jusqu'à son bureau. Rosalie était là, assise et impuissante face à Emmett, consolant de ses bras forts, sa mère en larmes.

- Oh maman...

Edward me rendit son gobelet de café et se précipita sur sa mère qui, sans lâcher Emmett, se laissa aller contre Edward. Rosalie me fit signe de la suivre à l'extérieur du bureau.

- Vous êtes au courant ?

- Oui. Je suis désolée. Il n'y a pas moyen de l'attaquer ?

- Si, mais le mal est fait.

- Que puis-je faire ?

- Rien... je ne peux même pas les représenter. Je les représente pour le cabinet. Je ne peux pas représenter la famille...

- Oui. Conflit d'intérêt, vous êtes touchée vous aussi.

- Oui. Je vais les diriger vers un collègue.

- Retournez avec eux, Rosalie. Esmée a besoin de soutien.

- Oui. Je vais la raccompagner chez elle.

- Si vous avez besoin de quelque chose, je suis là.

- Merci Isabella.

Je hochai la tête et la laissai retourner dans le bureau. Je m'installai au mien et appelai Alice au numéro qu'elle m'avait donné avec sa carte. Elle répondit au bout de deux sonneries.

- Allo ?

- Alice, c'est Isabella Swan.

- Oh bonjour, tu vas bien ?

- Bof, c'est la crise au bureau.

- J'ai lu les journaux, c'est dingue cette histoire ! Pourquoi la cacher ?

- Je ne sais pas. Alice, ton mari est un bon avocat ? Je veux dire, si je le propose pour représenter les Cullen, il pourrait le faire ?

- Bien sûr !

- Rien n'est sûr, je ne sais pas s'il y aura des poursuites ou pas. Tout ce que je sais, c'est que Rosalie ne peut pas être l'avocate de sa famille. J'ai pensé à Jasper.

- Ce serait formidable pour lui.

- Je ne peux pas dire que ça sera lui mais...

- Rien que d'y avoir pensé me touche Isabella. Je ne lui dirai rien, je ne lui donnerai pas de faux espoirs ou quelque chose du genre. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il est bon... seigneur, j'ai l'impression de ne pas être crédible puisque c'est mon mari.

- Non, ne t'en fais pas. Merci Alice. Je dois y retourner.

- Oui, bien sûr. Merci Isabella.

- Je n'ai rien fait. Je te tiens au courant.

Je raccrochai au moment où la porte du bureau d'Edward s'ouvrit. Emmett et Rosalie sortirent du bureau encadrant Esmée, ravagée par le chagrin, Edward les suivit jusqu'aux ascenseurs, il parla à Paul et prit une dernière fois sa mère dans ses bras avant de les laisser partir en compagnie de Paul et de l'autre homme déjà présent à notre arrivée. Edward revint alors vers moi, je me levai de ma chaise de bureau.

- Venez Isabella.

Je le suivis dans son bureau et m'installai face à lui.

- Allez-y.

- Pardon ?

- Dites que c'est de ma faute, que je suis un monstre. Que ma famille est malhonnête ! Videz votre sac.

- Non.

- S'il vous plaît. Dites-moi ce que vous pensez de ça !

- Ok très bien. En toute franchise. J'ignore pourquoi vous avez caché l'existence de votre sœur mais je ne pense pas que ce soit par honte, ne n'imagine pas un seul instant que vous la rejetiez à cause de son handicap. J'ai vu la photo chez vous, monsieur. Celle où vous la tenez dans vos bras. J'ai vu votre regard et le sien. Votre sourire sur cette photo est sincère, vous avez l'air heureux tous les deux. La façon dont vous la prenez contre vous montre une envie de protection, vous la couvez. J'ignore pourquoi vous avez décidé de la cacher, vous avez vos raisons, je n'en doute pas et puis dans le fond, personne ne vous l'a demandé, si ? Personne ne vous a posé la question '' Avez-vous une sœur ? '' Vous n'avez pas menti, vous n'avez juste pas donné la réponse à une question inexistante.

- Vous êtes sincère ?

- Oui. Pourquoi fonder un centre pour les personnes atteintes de cette maladie si votre propre sœur vous dégoûtait ? En fait, que vous ayez fait ça, prend un réel sens désormais. Vous n'êtes pas un monstre, ni votre famille.

- J'aime ma sœur... je l'aime énormément.

- Je n'en doute pas. Ne vous laissez pas atteindre, vous feriez trop plaisir à Jane. Votre premier rendez-vous est dans 10 minutes. Soyez ferme, vous êtes là pour les affaires et pas pour les ragots insultants d'une héritière jalouse !

- Vous avez raison. Merci.

- Je vais préparer les dossiers.

Il me sourit et je sortis me mettre au travail. La matinée passa vite, j'esquivais les journalistes, trouvais des horaires de rendez-vous visant à satisfaire chaque demande. Je n'arrêtais pas d'avoir Tanya dans les pattes qui réclamait sans cesse Edward afin de lui parler de la contre-attaque médiatique. Elle réussit à obtenir un déjeuner avec lui dans son bureau, quand elle arriva, je trouvai sa jupe plus courte et son chemisier plus ouvert. Je déjeunais moi aussi au bureau, dans la salle de pause déserte.

Le déjeuner en tête à tête avec Edward n'avait pas dû se passer comme elle l'avait espéré, elle était ressortie du bureau contrariée et en colère. J'esquissai un sourire et me remis au travail. À 15h, j'allai frapper au bureau d'Edward, j'entrai et il me fit signe d'attendre, il était au téléphone.

-... moi aussi je t'embrasse. Fais de gros câlins à maman pour moi. Je raccroche.

Il rangea son téléphone dans sa poche et se tourna vers moi.

- Isabella ?

- Maria, l'assistante de votre frère, m'a déposé un dossier concernant New-York. Elle m'a demandé de vous le faire passer sans attendre.

- Ah oui, Emmett m'a prévenu. Merci. Ça va ?

- Oui.

- Combien d'appels filtrez-vous ?

- Beaucoup, je ne compte plus. J'ai trié le courrier aussi. Je pense que la pile la plus importante ne mérite pas d'être lue.

- Je regarderai tout ça. Que faites-vous de mercredi à samedi prochain ?

- La question est que voulez-vous que je fasse de mercredi à samedi prochain ?

- Le dossier que vous venez de me donner signifie que mon frère a fini sa part de boulot dans le dossier New-York. C'est à moi de jouer maintenant. Je dois appeler pour confirmation mais mercredi, il se peut que nous soyons obligés de partir en voyage d'affaires.

- Vraiment ?

- Oui.

- Félicitations, ça veux dire que vous touchez au but !

- Oui. Je n'aurai plus qu'à proposer le projet. Emmett les a convaincus de nous écouter. Partante ?

- Bien sûr que oui.

- Enfin une bonne nouvelle dans la journée !

- Travailler aide à faire oublier nos soucis.

- C'est pour ça que vous êtes accro au boulot ?

- Sûrement.

- Comment va votre ami hospitalisé ?

- Toujours dans le coma aux dernières nouvelles. Je désespère.

- Je suis désolé pour vous.

- Merci. Remettons-nous au travail avant de nous mettre à pleurer.

- Oui, vous avez raison. Merci Isabella.

Je le laissai seul et repris moi aussi mon travail. En fin de journée, Edward m'autorisa à rentrer chez moi alors que lui restait travailler. Une fois dans mon appartement, je me sentis terriblement seule. J'allai prendre une longue douche et résistai à l'envie de me vautrer dans le canapé pour câliner mon chat, pour la simple et bonne raison que je mourrais de faim. Je finissais juste de manger mes pâtes carbonara quand on sonna à ma porte. Ça devait être quelqu'un de l'immeuble, sinon l'interphone aurait sonné lui aussi. Certaine qu'il s'agissait d'Alice, j'ouvris en T-shirt large et en boxer mais non pas à Alice mais à mon patron. Il parut surpris et gêné quelques secondes avant d'arborer un visage triste et désemparé.

- Edward !

- Pardon... je ne savais pas où aller.

- Je... euh... comment êtes-vous...

- J'ai attendu que quelqu'un entre. J'avais peur que vous ne m'ouvriez pas la porte si je sonnais à l'interphone.

- Je vous aurais ouvert. J'aurais même mis un pantalon. Entrez Edward. Installez-vous, je reviens.

Il entra et j'allai vite dans ma chambre, honteuse d'avoir été surprise dans cette tenue par mon boss. Je changeai de t-shirt, mis un pantalon de jogging et tressai grossièrement mes cheveux, encore un peu humide par la douche. Mais qu'est-ce qu'il fichait là !?


Et voilà ?

Vous vous attendiez à ça ?

A la semaine prochaine,

faite exploser ma boite mail une nouvelle fois.

On peut se retrouver sur Twitter Alexiaa2803

Bise

Lexi