Il y eût une nouvelle explosion en contrebas de l'immeuble. Une voiture venait de partir en fumée après que le feu ait atteint le réservoir d'essence. Trois personnes furent soufflées par la déflagration.
Jon secoua la tête et retourna à son ouvrage.
Des coups sourds résonnèrent au loin, sans doute les chars de l'armée qui tentaient de contenir l'avancée des infectés. Une entreprise vaine sans aucun doute. Comment pouvait-on espérer stopper toute une ville ?
Maintenant c'était chacun pour sa peau. Plus de place pour les bons sentiments. De toute façon personne d'autre n'en aurait, alors inutile de jouer les saints. Cette pandémie avait eu au moins un effet positif : L'hypocrisie des gens avait disparue pour laisser place au vrai visage des ordures.
Les politiciens se cramponnaient aux restes de leurs pouvoirs. L'armée tirait à vue en espérant ne pas voir leur famille parmi les infectés et les fuyards. En ville, les zombies mangeaient la cervelle de ceux qu'ils croisaient et les humains encore non infectés s'entretuaient dans leur fuite et leur folie.
Jon avait d'abord obéi aux ordres et aux consignes de sécurité. Croyant naïvement que l'infection serait contenue. Puis quand cette infection, sous les trait d'un mort vivant avait envahi son internat, il n'avait plus hésité. Il avait attrapé un sac, des affaires et un fusil de police arraché à un cadavre et il avait couru pour s'échapper. La ville avait été mise en quarantaine sans que la population soit mise au courant et il avait dû reculer devant les barrages de l'armée.
Les métros hors-service et inondés, les rues remplies de voiture hors d'états, des stations-services en feu et bien sur le combat contre les zombies et les humains. Les infectés prenaient petit à petit l'avantage du nombre, et bientôt il n'y aurait plus un seul être vivant aux alentours.
Jon avait couru à travers les rues en pleine ébullition. Son objectif était à quelques kilomètres de là. Et l'avantage d'être un solitaire sans amis, c'est que lors d'une apocalypse zombie, on ne perd pas de temps à essayer de sauver ses potes.
La fin du monde est une seconde chance pour les loosers. Il suffit de regarder les films pour savoir ça. C'était peut-être juste ça qui manquait à Jon : une occasion de briller autrement que par de la reconnaissance sociale de bas étage. Oublier les études, les devoirs à rendre, les profs chiants et les camarades de classe désagréables.
Il avait sa vie à sauver.
Et il avait un plan.
Son parcours, passant par un magazin de sport où il avait dû tirer sur plusieurs infectés, l'avait ensuite mené au plus haut building de la ville. Un symbole de puissance tombé en désuétude après seulement quelques jours. La moitié des vitres étaient brisées et des cadavres jonchaient le pavé.
Quand Jon était rentré le spectacle n'avait pas été différent : des cadavres, des débris, du sang un peu partout et des traces de lutte. Il avait même entraperçu le corps d'un employé au fond de la cage d'ascenseur. Rien ne vaut les escaliers après tout. Eux ne vous lâchent pas depuis le 27ème étage.
La feignantise et la bêtise des gens pouvaient donc leur coûter la vie. Les escaliers vides et les cadavres rassemblés aux premiers étages signifiait que plus personne ne se trouvait sur le chemin de Jon.
Tant mieux.
Il avait monté tous les étages sans s'arrêter. Le rythme de ses pas frappant les marches lui avait vidé la tête. Tout ce qui importait maintenant c'était de d'arriver en haut sain et sauf, et rien d'autre. N'importe quoi pouvait surgir, cela ne l'arrêterait pas. Il devait fuir le plus loin possible de ce qu'était devenus les hommes.
Lui-même n'en était peut-être plus un.
Depuis le haut de l'immeuble, il ne pouvait plus rien pour personne. Seul importait son plan d'évasion.
Son moyen fuite était encore en morceaux, il fallait l'assembler.
Jon déchira le plastique de protection et détacha la feuille en papier qui expliquait comment monter l'engin. Un deltaplane. Le seul moyen de s'échapper vite de la ville. Une fois les métros boqués, les routes encombrées et les accès piétons devenus impraticables pour cause d'état de guerre pure, restait la voie des airs. N'ayant pas de permis d'hélicoptère et pas le caractère suffisamment suicidaire pour en voler un à l'armée, restait cette seule solution pour emprunter la voie aérienne.
Sauter du plus haut building de la ville était nécessaire. Cela afin de planer assez longtemps pour passer les barrages de l'armée et bien sûr s'éloigner des hommes. Il devait sauter en direction du sud, les sorties d'autoroutes passaient par des tunnels, ainsi il ne s'exposait pas à des tirs anti-aériens. Après tout pourquoi serait-il traité différemment des autres, il était un possible infecté et les ordres étaient de stopper toute propagation.
Les militaires obéissaient à des ordres idiots mais c'était leur devoir, c'était pour cette raison que Jon entendait encore des coups de feu au loin.
Ses yeux allaient de l'assemblage de fer et de toile au papier qui décrivait comment mettre de l'ordre dans ce bordel. L'exécution était maladroite et Jon avait peur que le tout lâche au moment où il se jetterait dans le vide.
-Putain de bordel de truc à la con… Fallait que ce soit un puzzle le truc sensé me sauver la vie. Maugréa-t-il.
Un des boulons était bloqué et refusait de rentrer dans son encoche. Jon força, dévissa, revissa, frappa mais rien n'y fit.
-Connerie ! Je ne vais pas crever parce qu'un abruti de concepteur de merde à mal fait son boulot !
-C'est juste le mauvais embout. Déclara une voix féminine dans son dos.
Un frisson parcouru immédiatement la colonne du jeune homme. Un frisson de peur. Il lâcha le deltaplane et attrapa son fusil avant de le braquer en direction de la voix.
Une femme aux cheveux dorés se tenait appuyée contre la porte du toit. Elle affichait une expression neutre, pas du tout effrayée d'être mise en joue. C'était à peine une adulte, son visage était encore celui d'une adolescente mais ses yeux, violets, brillaient d'une étincelle de maturité. Une maturité grave que l'on n'acquière que par la souffrance.
Jon était déstabilisé par ses yeux, ils étaient captivants et hypnotiques, s'il l'adrénaline n'avait été aussi présente dans son sang, il aurait probablement lâché son arme devant cette apparition.
Ces yeux brillaient comme les siens, il s'était vu dans une vitre, il avait l'air d'avoir pris dix ans et d'avoir parcouru des dizaines de champs de batailles même s'il n'en était rien.
Son esprit lui hurlait de se battre, de tuer pour se protéger. Sans doute un réflexe de survie reptilien qui surgissait chez les hommes lors d'une apocalypse où tout peut être un danger. Les normes sociales s'effondrent et il ne reste que l'animal.
-Je ne tient pas à te tuer ! Alors lâche tes armes et recule ! lui intima-t-il d'une voix forte.
Pour tout toute réponse, la jeune femme désigna sa robe courte et leva les mains en l'air.
-Je peux difficilement cacher un pistolet ou un fusil avec ça. Je te ne veux rien. Simplement, tu ne risques pas de monter ce deltaplane si tu visses les mauvais écrous aux mauvais endroits.
Le jeune homme ne baissa pas son arme, mais il était déjà un peu moins agressif après un discours aussi simple et logique. Mais il ne savait rien d'elle. Et ne rien savoir constituait un danger.
-Qu'est-ce que tu en sais ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Je n'ai vu personne en montant et j'ai bloqué les portes du rez-de-chaussée !
-Tu pourrait être plus poli. Je sais bien que c'est la fin du monde mais devenir un tueur paranoïaque ne vas pas t'aider. Moi, en revanche, je peux t'aider : à assembler ce truc et à l'utiliser. Si on partait sur des bases plus sereines ? Les politesses d'usage peut-être ? Je m'appelle Daenerys et toi ?
Jon passa sa langue sur ses lèvres sèches, réfléchissant à la démarche à adopter alors qu'il mesurait les paroles de cette fille. Après quelques instants, il finit par baisser son fusil.
-Je m'appelle Jon Snow. Bon… Si tu m'aide avec ce truc je suppose que ce sera donnant-donnant. Tu le monte et je te prends avec moi non ?
Daenerys sourit et s'approcha à pas lents et tranquilles.
-J'en ai fait plusieurs fois, mon père adorait voler. Il m'a transmis sa passion. Je sais piloter des avions, des hélicoptères, plier un parachute et assembler un deltaplane. Tu fournis le moyen d'évasion et moi je le dirige. Deal ?
-Deal. Acquiesça Jon en posant son fusil en signe de bonne volonté.
La jeune fille s'approcha et observa quelques instants l'appareil. Puis elle commença à dévisser certains boulons et à les remplacer par d'autres.
-Tient moi ça s'il te plait. Dit-elle en tendant l'une des barres de fer à Jon qui obéit sans un mot.
-Tu n'es vraiment pas une fille ordinaire. Dit-il en constatant qu'effectivement elle savait monter mieux que lui le deltaplane.
Pour toute réponse, la jeune femme sourit au jeune homme et continua son travail.
Les bruits de tirs avaient cessé au loin, mais une rumeur lourde montait de la rue. Des cris, des grognements et des bruits de casse. Jon risqua un œil en contrebas et jura en voyant des zombies se masser devant les portes de l'immeuble. Des survivants avaient probablement tentés de traverser les étages inférieurs pour échapper à ces charognards. Malheureusement ils n'avaient pas été assez rapides et les infectés brisaient déjà les portes.
-Va falloir se dépêcher. Si c'est trucs sentent nos traces ils vont pas tarder à débarquer. Y'a une meute qui m'a poursuivi longtemps jusqu'à ce que je saute dans le fleuve pour le semer. Ces trucs sont aveugles mais ils repèrent encore les bruits et les odeurs.
-Barricade la porte avec les bouts de ferrailles qui trainent là-bas. Dit simplement Daenerys en montrant un amoncèlement de morceaux de fer à l'autre bout du toit. On a le temps avant qu'ils ne montent les 27 étages. Mais soyons précautionneux.
Jon obéit et alla bloquer la porte du mieux qu'il pût. Et quand il revient vers la jeune femme qui commençait à tendre la toile du deltaplane, celle-ci commença à parler sur le ton de la conversation.
-Au fait, tes questions, je n'y ai toujours pas répondu. Je suis la fille de celui à qui appartient cet immeuble. Aerys Targaryen, tu as déjà dû en entendre parler, en bien ou en mal peu importe. Il s'est réfugié ici avec moi, mon frère et mon petit ami quand tout à commencer à dégénérer. Un hélicoptère devait nous rejoindre, mais il n'est jamais arrivé. On était là depuis deux jours quand mon père a commencé à se sentir mal. Il toussait beaucoup et il a finalement fait une crise cardiaque. On ne savait pas que c'était les symptômes du virus, il était vieux et son cœur allait mal, ça semblait… normal qu'avec le stress il se sente mal. Quand il est… revenu, mon frère a cru à un miracle et il a voulu se jeter dans ses bras…
Jon ferma les yeux un instant, il visualisait très bien la scène.
-Il a arraché la jugulaire de Viserys et il a commencé à le manger alors que son cœur battait encore. Drogo, mon petit ami, m'a fait reculer, j'étais en état de choc. Puis mon père s'est jeté sur lui et il se sont battu. Drogo a été champion d'UFC, il l'a balancé à travers la fenêtre. Mais pendant leur corps à corps, mon père avait réussi à le mordre. Alors il a pris le pistolet caché dans un tiroir du bureau de mon père et me l'a tendu.
Elle s'arrêta un instant. Les souvenirs étaient proches mais elle n'arrivait pas à en pleurer. Jon avait très bien compris ce qui s'était passé ensuite. Daenerys et lui avait eu la même chose à faire. Tuer le monstre qui grandissait dans ceux qu'ils aimaient.
-Tu étais en train de cacher leurs corps c'est ça ? Pour pas qu'ils finissent en buffets pour ces saloperies ?
-Oui. Il y'a un coffre sécurisé au vingt-sixième étage. J'y ai mis leurs corps, ou ce qui en reste. Je comptais m'y enfermer une fois les zombies arrivés avec un stock de provision. Mais je t'ai entendu arriver et je t'ai vu avec ça. Tu es mon ticket pour la vie Jon Snow, tout comme je suis le tien. A Deux on peut survivre, seuls on ne tiendra pas cinq minutes.
Il ne répondit pas immédiatement. A ce moment précis, il aurait bien voulu fumer une clope, mais son paquet était resté dans sa chambre d'internat. Entre ses bouquins et ceux de Sam.
Sam… Il n'avait même pas pensé à l'enterrer… Tu parles d'un ami.
-J'ai dû buter mon meilleur et surtout mon seul ami i peine quelques heures. Je ne suis pas spécialement quelqu'un de sociable et c'était le mec sur qui je comptais le plus, c'était mon camarade de chambre et on s'entendait presque comme des frères. Il a fait une crise cardiaque, comme ton père, et je n'ai pas réussi à le réanimé. Une fois revenu, il a essayé de me dévorer. Alors j'ai écrasé sa tête contre le bureau de notre chambre.
Quand j'ai vu ce que j'ai dû lui faire, que j'ai vu ce que l'infection m'a fait faire, avec tout ce sang et le cadavre de mon meilleur ami, la seule chose qui m'est venu à l'esprit était que je voulais voir ma famille. Ils vivent dans le Nord. Une vraie cambrousse moyenâgeuse. Avec un peu de chance ils sont encore en vie. Il n'y aura sans doute que peu de zombies là-bas. Ça te tente ?
Daenerys eût un haussement d'épaule. Un genre de « je n'ai rien à perdre » informulé. Puis elle s'approcha du deltaplane enfin assemblé pour vérifier que tout était bien vissé.
-Tu compte sauter vers le Nord alors ?
-Non, par le Sud. Au nord y'a des chars de l'armée, pour y échapper il faudra passer au-dessus des tunnels qui mènent à l'autoroute. A partir de là on remontera au nord par les routes de campagnes.
La jeune acquiesça. C'était une idée intelligente et réfléchie.
-On a eu de la chance que tu prennes par hasard un deltaplane deux places. Dans un autre cas un de nous aurait dû rester.
-J'ai pris le premier qui me tombait sous la main. Ça aurait changé quoi que ce soit monoplace ?
Daenerys montra ce qui ressemblait à deux sacs de couchages accrochés par des sangles à l'aile géante.
-Sans le harnais tu tombes. C'est aussi simple que ça. Tu ne le savais pas ?
-Non. Mais je n'avais jamais vu de deltaplane avant. J'aurais sans doute mal attaché ce truc même avec les indications.
-Alors tu as de la chance d'être tombé sur moi.
Daenerys lui fit signe de venir alors qu'elle plaçait l'aile au centre du toit pour prendre de l'élan. Elle vérifia le sens du vent et sa force pour éviter toute surprise désagréable. Jon rangea son fusil dans son sac, serra les sangles de ce dernier pour qu'il ne tombe pas lors du vol et alla aider Daenerys à s'harnacher.
Ne resta pendant quelques minutes que les bruits des sangles qu'on attache. Jon se sentait étrange, presque robotique. Après avoir raconté ses souvenirs, son corps semblait vidé et il ne bougeait que par réflexes.
L'ambiance était étrange sur ce toit. Deux personnes qui avaient tués des êtres proches et qui maintenant s'apprêtaient à s'envoler. Pas un mot et pas un bruit ne venait les troubler. C'était une sensation étrange. Ils avaient presque l'impression de se connaitre depuis longtemps. Leurs pertes les rapprochaient sans doute.
Jon, s'il avait été un peu plus superstitieux, aurait pensé à un jeu du destin. Combien de chances y avait-il pour que leur rencontre se produise ? Une sur vingt milliards ? Il avait déjà eu plusieurs dizaines d'occasions de mourir, alors pourquoi lui s'en tirait et pas les autres ? Et pourquoi pas Sam ? Et pourquoi pas ce Drogo, ce Viserys ou cet Aerys ?
Pour lui il n'y avait pas de dieu pour diriger les vies. Mais imaginer un instant comment les actions et réactions des gens pouvaient construire ou détruire le monde lui donnait le vertige. A un détail près il ne se rencontraient pas. A un détail prêt Sam le tuait. A un détail prêt elle finissait dévorée vivante par son père.
C'était une sensation de vide affolante : penser que tout pouvait s'arrêter en un instant.
Un bruit sourd le tira de ses réflexions. Pendant un instant il crût avoir halluciné, puis le son se répéta, et s'amplifia. Les zombies étaient arrivés à la porte, et sentant l'odeur de chair fraîche, ils tentaient de franchir le dernier rempart entre eux et leur diner. Les fuyards avaient sans doute cru pouvoir les semer en se cachant dans les étages, mais l'odorat des morts semblait trop fort pour ça. Et l'une des conséquences avait été de rapprocher la meute d'infectés du toit. Auraient-ils le temps de décoller ?
-On va pourvoir y aller, ne t'inquiète pas. Répondit Daenerys à sa question silencieuse. Accroche-toi et laisse-moi faire. Le Targaryen Air Line vous annonce que l'atterrissage se fera dans un peu moins de trente minutes.
Jon eût un rire fort en entendant cette simple blague. Il avait fini par ne plus se sentir humain après ces jours en enfer. Parler, blaguer, imaginer… C'était plus qu'il n'en avait besoin pour se défaire des souvenirs malsains qui pullulaient dans son esprit.
Il souffla un grand coup et serra la grande barre de fer qui était devant lui.
-Je suis prêt. Partons avant que ces saloperies n'arrivent à ouvrir la porte.
-Jon ?
-Oui ?
-Tu peux m'embrasser ?
Il resta plusieurs secondes le regard perdu dans les magnifiques yeux violets de la blonde. La demande avait fusé sans qu'il puisse s'y attendre. C'était totalement inattendu et si cette scène avait été dans un film, il aurait soupiré devant le cliché éculé de la femme qui tombe amoureuse de son sauveur. Sauf que Daenerys n'était pas une énième belle poitrine inutile utilisé par un réalisateur de film d'action moisis. C'était une femme forte et intelligente qui avait dû traverser plus d'horreur que n'importe qui sans un espace-temps plus que réduit.
Pas moyen donc qu'elle veuille l'embrasser à cause d'un simple manque d'affection. C'était peut-être simplement un moyen de s'assurer qu'il ne la trahirait pas. Jouer sur les sentiments, tromper sa vigilance, le tuer. Mais après tout, il devenait peut-être trop paranoïaque. Cette fille l'attirait, c'était sûr. L'apocalypse zombie avait-elle tuer tous ses sentiments ? Sans doute Daenerys ne pensait-elle qu'au futur, et à ce que sa vie deviendrait. Peut-être était-elle finalement restée humaine.
Elle rit de le voir ainsi perdu.
-On dit que ça porte chance… Enfin…il parait… Et puis je ne sais pas… Peut-être que j'ai juste envie d'embrasser un mec craquant. A voir.
Son sourire était si innocent que Jon crût qu'elle se moquait de lui.
Malgré tout il finit par poser ses lèvres contre les siennes et ferma les yeux pour apprécier la douceur de la chair rose. Quand il se retira, la blonde n'avait pas perdue son sourire.
La porte grinça. Les charnières de métal criant sous la pression exercée par la meute de zombie. Daenerys commença à courir et Jon fût obligé de l'imiter.
La horde déferla en hurlant de dizaines de voix sourdes au moment où leurs pieds quittèrent le sol.
Et ils s'envolèrent loin de l'enfer.
Une petite review ? ça me ferait plaiz. Et oui j'ai eu du retard mais bon je n'avais pas annoncé de date donc j'évite les procès.
