CHANGER DE VIE(S)
Chapitre 8
Ils regagnèrent l'appartement en silence. Une fois dans l'entrée, Wufei se tourna vers Ephraïm.
-Mon ange ?
-Wu, s'il te plaît... Ne me demande rien.
Ils retournèrent au salon, Wufei bien décidé d'obtenir des informations sur cet homme.
-Vous savez que c'est très impolis ce que vous venez de faire, Wufei.
-J'ai mes raisons Xiao-Mei.
Quatre se leva et se tourna vers Wufei.
-Nous allons y aller, il commence à se faire tard.
Wufei remarqua le signe de tête de Trowa et les suivit dans l'entrée.
-J'ai trouvé celui qui s'est servi de mon nom quand il est allé ... voir Ephraïm .
Il continua sous les regards de Wufei.
-C'est un de mes collaborateurs, des mesures ont été prises et ...
-Son nom ?
Ce fut Duo qui intervint.
-Alors là tu rêves, on te connais, tu vas aller lui faire une jolie tête au carré... et même si c'est tout ce qu'il mérite...
-Winner ?!
-Duo a raison. C'est hors de question que je te révèle son identité.
-Comme vous voulez...
La semaine passa sans grand encombre, enfin sauf si l'on considère la présence de Xiao Mei comme un encombre.
C'était le jour de son avion et Wufei se sentait relativement bien. Il était occupé à préparer le déjeuner de sa fille, Ephraïm de son côté devait surement être sous la douche, au bruit de l'eau. Et Xiao Mei, cela ne l'interressait pas.
Ce n'est qu'en entendant une porte claquée violement qu'il soupira. Qu'est ce qu'elle allait encore inventer ?
-Wufei !
-Bonjour Xiao Mei.
Ne pas soupirer, ne pas soupirer.
-Je ne resterai pas une seconde de plus sous ce toit.
-Votre avion n'est que dans une heure.
-Vous vous rendez compte de ce que vous nous avez imposé à votre fille et à moi...
-Non. Mais je présens que vous allez me le dire.
-Vous croyez que je suis née de la dernière pluie... ce, cet...
Wufei porta son attention sur Ephraïm qui venait d'arriver, ses cheveux étaient encore humides.
-Xiao Mei, venez en au fait, s'il vous plait.
-Vous mettez votre avenir et votre carrière en danger en hébergeant ça.
Elle désigna Ephraïm d'un geste de la main.
-Xiao Mei, nous avons déjà eu cette conversation et...
-Mais vous aviez alors omis de me dire qu'il était marqué...
-Marqué ?
-J'ai vu sa cicatrice... C'est ainsi que l'on marque le bétail et vous le savez...
-Xiao Mei.
-Vous avez une pute sous votre toit, cria-t-elle.
-Xiao Mei, Meiran dort.
-En parlant de Meiran, il est hors de question que je la laisse ici, avec...
-Ca suffit. Je crois que je suis le plus apte à lui expliquer qu'Ephraïm n'a pas eu le choix.
-Soit. Mais vous aurez assez rapidement la visite d'une assistante sociale.
-Une assistante sociale, mais pour qui vous prenez vous ?
-Bonjour !
Meiran venait d'arriver, et son arrivée mettait fin à cette joute verbale. Elle courrut vers son père et l'embrassa sur la joue. Puis elle se dirigea vers sa grand-mère.
-C'est aujourd'hui que tu part, grand mère.
-Oui ,et si tu veux partir avec moi...
-Non, je reste avec die.
-Très bien.
Elle embrassa Meiran et se dirigea vers l'étage. Arrivée à proximité d'Ephraïm, elle ralentit et lui murmura.
-Si jamais Wufei perd son travail à cause de vous ou si jamais Meiran...
-Madame Zeimin, je ne ferais jamais du mal à Wufei ou à Meiran... Et si jamais son travail venait à découvrir que je... je partirais mais pas avant... pas avant.
Il releva les yeux et les ancra dans ceux de Xiao Mei.
-Je l'aime.
Elle appela un taxi et partit pour l'aéroport.
Il s'est passé deux semaines, pendant lesquelles Ephraïm faisait de son mieux pour gagner l'amitié de Meiran. Deux semaines donc très éprouvantes.
Il pleuvait, devant la PJ Ephraïm attendait Wufei en discutant avec Quatre et Duo. Leurs compagnons vinrent les rejoindre et ils repartirent main dans la main... Ils ne prétèrent aucune attention à l'homme derrière eux.
Wufei ne vit pas l'homme sortir l'arme de sa poche intérieure.
Il sentit seulement une secousse dans son dos.
Il se retourna brusquement, son cerveau enregistra les données, images par images.
Le tireur s'enfuit
Ephraïm est à terre.
Du sang macule ses vêtements.
Ephraïm est touché.
L'homme l'a touché.
Pourtant il le visait, lui.
Ephraïm s'est interposait.
Ephraïm a été blessé.
Ephraïm a été blessé à cause de lui, c'est sa faute...
-Ephraïm ?? Non.
Il s'agenouille à ses cotés.
-Non ? Pourquoi ?
-Il t'aurai tuer.
-Pourquoi ?
-Il sait que sans toi je n'aurais pas eu la force de lui résister plus longtemps. C'est si peu en comparaison de tout ce que tu as fait pour moi...
-Ephraïm... ??
-Non, laisse moi parler, je sais que je n'aurais plus la force après. Tu m'as sauvé, tu m'as redonné l'envie de vivre un petit peu, de profiter. Tu m'as montré que tous ne sont pas mauvais. Oh non, non, ne pleure pas, je ne veux pas faire pleurer un ange comme toi, mais même ça je n'ai pas réussi.
Ephraïm essuya les larmes qui coulaient sur les joues de Wufei mais à la place des larmes, il laissait des traces de sang.
-Grâce à toi j'ai réussi à retrouver une vie quelque peu normale, j'ai même aimé à nouveau et pour la première fois.
Une toux l'obligea à s'arrêter de parler. Sa main était maculée de sang.
-L'ambulance arrive.
Qui a dit ça, personne ne le sait mais cela n'a d'importance pour personne, le fait est seulement enregistré.
-Tu crois que j'irais en enfer ?...
-Non, non, quelqu'un comme toi ne peux aller qu'au paradis mais enfer ou paradis c'est auprès de moi que je te veux et que tu resteras, l'ambulance va arriver, les médecins vont te soigner... Ephraïm, c'est toi l'ange, tu m'as redonné le goût de vivre, après la mort de Meiran, je n'était que la moitié de moi-même et puis les Mœurs ont eu besoin de nous et là, je t'ai rencontré. Nous avons recommencé à vivre, chacun avec son passé.
La sirène de l'ambulance retentit.
-Là, ils arrivent...
Wufei se releva, permettant aux médecin de transporter Ephraïm dans l'ambulance, il monta à ses côtés, lui tint la main.
Une fois arrivés à l'hôpital, ils attendent dans le couloir que la salle soit prête.
-Wufei ??
-Je suis là mon amour.
Ephraïm retire la croix qu'il a autour du cou et la tend à Wufei.
-Tiens, je sais que tu n'es pas croyant mais garde la, s'il te plait, pour moi... en souvenir de moi.
Puis sur ces mots les médecins l'emmenèrent dans la salle d'opération. Wufei se laissa tomber sur le fauteuil de la salle d'attente.
-Tu n'as pas à t'en faire, j'ai demandé aux meilleurs médecins de ce service de s'occuper de lui... Ils vont le sauver.
-hm, merci Winner.
L'attente fut longue et douloureuse. Wufei se releva brusquement lorsqu'il vit un chirurgien arriver vers eux en essuyant le sang qui tâchait ses mains.
-Nous avons pu le sauver...
-Où est-il ??
-Dans la chambre 412.
Wufei partit en courant vers la chambre indiquée.
-Docteur ?
-Votre ami a perdu beaucoup de sang, il est possible qu'il ne se réveille pas... Je suis désolé.
-Je vois, merci.
Wufei pénétra en courant dans la chambre 412. Ephraïm était allongé sur le lit, avec des perfusions et une aide respiratoire. Wufei tira une chaise à côté du lit et s'y assit. La tête dans une main, et l'autre tenant celle d'Ephraïm.
-Je suis là, je ne bougerais pas d'ici. Je ne partirais qu'avec toi.
Il ne s'aperçut même pas que ses amis étaient rentrés dans la pièce.
-Wufei, tient nous au courant, nous rentrons...
-N'hésite pas à appeler, on viendra.
-Merci.
Mais son regard ne quittait pas Ephraïm.
Il restait assis là pendant des heures, ne prêtant aucune attention aux infirmières qui passaient dans la chambre...
-Je ne peux pas rester comme ça?? Ce n'est pas possible... tu ne peux pas partir comme ça, pas à cause de moi...
-Ce... n'est pas à cause de toi !
-Ephraïm??
Wufei releva vivement la tête pour apercevoir son amour qui lui souriait. Mais il le vit aussi refermer les yeux et entendit le bip-bip inquiétant des appareils...
Les médecins se précipitèrent dans la chambre tandis qu'une infirmière faisait sortir Wufei de la pièce.
-Mais et Ephraïm??
-Il est entre de bonnes mains monsieur, ne vous inquiétez pas.
-Mais qu'est ce que je fais en attendant??
-Je ne sais pas, aller boire un café, dit-elle en claquant la porte.
-Un café, j'ai eu mon compte de café.
Wufei marchait dans les couloirs et ses pas le portèrent vers la petite chapelle. Il regarda la croix dans sa main et entra. Il s'assit sur un banc, mit la tête entre ses mains et attendit. Quelqu'un posa une main sur son épaule.
-Monsieur?
-Hum?
Wufei releva la tête pour croiser le regard du prêtre. Celui-ci s'assit à ses côtés.
-Vous savez, parler fait parfois du bien.
-Je ne vous connais pas, pourquoi vous raconterais-je ma vie? Pourquoi est-ce que je dirai que la personne la plus chère à mes yeux ne se réveillera jamais? Et que cette croix sera le seul souvenir que j'aurais de lui?
Wufei lui montra la croix. Le prêtre la fixa incrédule
-Où? Où avez-vous eu ce bijou?
-Un ange me l'a donné...
-Cet... ange ne se nommerait-il pas Ephraïm?
-Comment, comment savez-vous que...?
-C'est moi qui lui ait offert...
-D'où le connaissez-vous?
Sa voix s'était brusquement faite agressive et dure.
-Je l'ai connu quand il avait 17 ans... Puis nous nous sommes perdus de vue il y a bientôt 4 ans. Mais je ne m'attendais pas à le revoir dans ses conditions. Que s'est-il passé?
-Il s'est fait tiré dessus pour me protéger... répondit Wufei tout en se remémorant ces images.
-Et est-ce qu'il est...?
-Mort? non.
-Alors rien n'est encore perdu.
-Monsieur Chang?
L'infirmière qui avait mit Wufei à la porte s'approcha d'eux.
-Comment va-t-il? Est ce qu'il...?
-Votre... ami est sauvé d'affaire, le médecin voudrait vous parler, il vous attend dans la chambre.
-Merci.
Wufei se tourne vers le prêtre:
-Je... tenez, voici mon adresse... Je pense qu'Ephraïm sera heureux de vous revoir.
-Merci, allez vite le rejoindre...
Wufei pénétra dans la chambre. Il regarda Ephraïm en soupirant.
-Il est tiré d'affaire, monsieur.
Wufei se rendit alors compte de la présence d'une femme dans le couloir, il la rejoignit.
-Lucrézia Noin, médecin, dit-elle en lui tendant la main.
-S'il est sauvé, pourquoi avoir voulu me voir ?
-Vous savez que ce jeune homme s'est fait tiré dessus, je dois en informer la police.
-Je sais, mais pas la peine de le faire, je vais m'en occuper, croyez moi.
-Monsieur, vous ne devez pas faire vous-même justice. Qui l'aidera si vous n'êtes plus là ? De plus, vous pouvez être suspect...
-Pardon, vous pensez que j'aurais pu... blesser volontairement Ephraïm ?
-En effet, ce n'est pas exclu... mais pour ma part je ne pense pas que vous auriez pu faire ça.
-Merci... Dans combien de temps, se réveillera-t-il ?
-Je ne sais pas, tout dépends de lui, mais après-demain au plus tard, c'est sur.
-Die ! Die !
-Meiran qu'est-ce que tu fais là ?
-Je suis rentrée à la maison après l'école mais tu n'étais pas là, alors j'ai téléphoné chez tonton Duo et tonton Heero mais il n'étaient pas chez eux, alors j'ai appelé chez tontons Quatre et Trowa. Et ils m'ont dit qu'ils arrivaient. J'ai cru que tu étais avec eux... Mais ils m'ont dit que tu étais à l'hôpital, et j'ai cru que...
Wufei prit sa fille dans ses bras.
-Non, ce n'est pas moi, je n'ai rien, mais c'est grâce à Ephraïm.
-Où est-ce qu'il est ?
Wufei ouvrit la porte de la chambre et entra avec Meiran.
-Il... va s'en sortir... hein Die ?
-Oui... il va s'en sortir...
-Monsieur Chang !
Wufei reporta son attention sur le médecin.
-Je vous donne ma parole qu'il s'en sortira.
-Merci.
Il la vit tourner la tête vers Meiran.
-C'est ma fille.
-Elle vous ressemble.
-Non, elle est le portrait craché de sa mère.
-Je pense qu'elle voudrait rester seul avec lui. Je crois qu'elle a des choses à lui dire.
Wufei rentra à son tour dans la chambre et s'approcha de sa fille.
-Je dois... je te laisse avec lui.
-Shi ! Oui !
Il ferma la porte en jetant à nouveau un regard à l'intérieur. Meiran avait pris sa place sur le fauteuil.
J'entends papa fermait la porte, puis je regarde à nouveau Ephraïm. Papa m'a dit que c'est grâce à lui s'il n'était pas blessé.
-Pardon Ephraïm. Je... s'il te plait ne meure pas, papa à besoin de toi, je ne l'avais plus vu comme ça depuis la mort de maman. Il semblait... non il était heureux, grâce à toi. Quand je suis arrivé, je m'attendais à me retrouver seule avec lui mais tu étais là, entre nous deux... Bien que tu n'aies jamais rien fait pour, je ne t'ai pas aimé car tu m'avais pris mon papa. Tu étais toujours là, entre lui et moi, nous séparant. Mais tu as toujours étais gentil, tu essayais de me parler, de me connaître... Et moi je ne voulais pas... J'ai même demandé à papa qui il choisirai entre nous deux. Et tu sais ce qu'il a répondu ? 'Mais, Meiran pourquoi je devrais choisir je vous aime tout les deux aussi fort.' Mais bien sur ce n'était pas la réponse que j'attendais alors je me suis arrangé pour que tu trouves une photo avec nous trois, maman, papa et moi ; pour que tu comprennes que tu étais de trop. Et le soir je t'ai entendu parler à papa :
-Meiran ressemble beaucoup à sa mère. Elle était très belle.
-Comment sais-tu ?
Je suppose que tu lui as tendu la photo. Le lendemain, il est venu me voir...
FLASH BACK
-Meiran, je peux te parler ?
-Oui, bien sur.
Il m'a tendu la photo.
-Je te demande de ne plus les laisser n'importe où.
-Mais pourquoi ?
-Ephraïm est tombé sur l'une d'elle, il a dit que tu ressemblais à ta mère...
-Ce n'est pas nouveau.
-Meiran ! Cela lui a fait de la peine. Il ne me l'a pas dit mais je l'ai sentis. Je voudrais que tu fasses des efforts quand tu es avec lui. De tout façon demain je reprends le travail alors quand tu reviendras de l'école vous serez tous les deux tout seul.
FLASH BACK
Et lorsque je suis revenue de l'école, je t'ai menée la vie dure. Tu avais tout préparé, je ne t'ai pas remercié, tu m'as demandé si j'avais des devoirs et si je voulais de l'aide... Je t'ai répondu que je ne voulais de l'aide de quelqu'un comme toi, et que tu n'étais pas mon père, que tu n'étais rien pour moi... Je voulais te faire sortir de tes gongs, que papa est enfin quelque chose à te reprocher. Mais non, tu t'es levé, tu as débarrassé la table avant de monter dans la chambre de papa, dans votre chambre...
Meiran regarda Ephraïm en soupirant, elle prit sa main dans la sienne, puis continua à exprimer ses remords.
-Lorsque papa est rentré, il s'est étonné de ne pas te voir avec moi, je lui ai dit ne pas d'avoir vu depuis mon arrivée. Il a alors eu l'air inquiet. J'entends encore ses pas dans les escaliers. Puis je l'ai entendu t'appeler. Je suis montée pour savoir ce que tu allais lui dire et je t'ai vu prendre des vêtements dans un sachet plastique en haut de l'armoire.
FLASH BACK
-Ephraïm ? Qu'est-ce que tu fais ?
-Je suis de trop, je pars, je ne dérangerais plus.
-Mais qu'est ce que tu racontes ? Je ne veux pas te voir partir, Ephraïm, je t'aime. Tu comptes beaucoup pour moi. J'ai besoin de toi pour vivre, tu comprends ?
FLASH BACK
Meiran releva la tête en sentant la main dans la sienne bouger.
-J'ai été touché par ce qu'as dit ton père...
-Oh Ephraïm.
Meiran se jeta au cou du jeune homme en riant et pleurant.
-Doucement Meiran.
-Ah lao jia euh pardon... je vais chercher papa.
-Die ! Die !
Wufei se releva rapidement.
-Quoi ?
-Il... Viens dans la chambre, dit-elle en abordant un sourire shinigamiesque (elle a trop fréquenté son tonton duo)
Wufei suivit sa fille dans la chambre, anxieux. Il fut alors accueilli par un sourire et une paire d'yeux noisettes.
-Ephraïm ? Tu es réveillé.
-Oui... Je...
-Attends, tu ne vas tout de même pas t'excuser, si ?
-Si...
Wufei s'assit près d'Ephraïm avant de le serrer dans ses bras...
-Je t'aime Ephraïm, comme tu m'as manqué mon ange...
Meiran sortit téléphoner à la demande de son père, pour rassurer ses équipiers et leurs compagnons.
Wufei attendit que sa fille ait refermée la porte. Il se tourna vers Ephraïm qui était blottit contre lui.
-EphraÏm, il faut qu'on parle...
Le ton grave qu'abordait Wufei fit relever la tête à Ephraïm.
-L'homme qui a tiré, c'est Lui... c'est Lui qui est responsable de tout ton passé...
Le jeune homme se tourna vers la fenêtre, voulant à tout prix éluder la question.
-Ephraïm, je dois savoir...
-Et que feras-tu lorsque tu sauras ?
-Il doit être puni, Ephraïm, pour ce qu'il t'a fait !
-Il m'a aidé...
-Ephraïm, comment peux-tu dire ça ? Il t'a exploité... Il s'est servi de toi...
-Et toi, tu veux te servir de moi pour l'avoir... C'est la même chose...
-Tu insinues que... je ressemble à cet homme !
Wufei attrapa Ephraïm par les épaules.
-T'ai-je déjà forcé à quoique ce soit ? Ephraïm regarde moi !
Le jeune homme ancra ses prunelles dans celles onyx de son vis-à-vis.
-Je t'aime...
La réponse déstabilisa Wufei. Il tourna la tête vers la porte en l'entendant s'ouvrir.
-Bon, je vois. On en reparlera. Fais-moi confiance.
-Die ! Ca y est j'ai téléphoné à tout le monde et le docteur m'a dit que tu pourras sortir dans deux semaines Ephraïm.
-Deux semaines... cela nous amène pratiquement à Noël...
FIN CHAPITRE 8
Oui je sais je suis en retard, Noël n'est pas dans deux semaines, mais bon, on fait ce qu'on peut (et ce qu'on veut) !!
