AUTEUR : Diri-chan

Réponse au défi de elfi1

Avertissement : les chapitres sont plus ou moins violents, vous êtes prévenus !

Remerciement : a mon bêta, mon premier bêta, l'amour de ma vie qui a eut la patience et le courage de lire et de corriger mes si nombreuses fautes d'orthographes.

note : Merci pour toutes vos reviews ! Merci, merci, merci ! Beaucoup d'entre vous ont commencé à se demander quand Harry va s'en sortir, s'il va s'en sortir et au bout de combien de temps... Début de réponse dans ce chapitre, en espérant que vous ne soyez pas trop déçus ! En tout cas j'attends vos réactions :)

Chapitre 8 :

Sous un sweat trop large, Harry cache ses meurtrissures. Il est heureux d'avoir ce sweat, il met un tee-shirt élimé dessous et il n'a plus froid. Il n'y a rien de pire que le froid lorsqu'on est blessé comme lui. Le froid raidi les muscles déjà douloureux et rend chaque mouvement un peu plus difficile ...

Et puis ... ce midi, il pourra manger. Au menu, il y a des tartelettes aux myrtilles et ca, c'est juste délicieux. Il a hâte de se nourrir. Hâte, car peut-être que cela soulagerait son ventre, il ne reconnait plus les crampes de faim de la douleur. Tout ce mélange. Et puis à midi, la moitié de la journée ce serait écoulée. La moitié sans se faire repérer avec un peu de chance.

Harry fait de son mieux pour ne penser qu'aux choses heureuses de sa vie, pour ne pas s'effondrer, pour ne pas craquer, mais parfois cela devient trop dur. Il a parfois envie de se plaindre, de se lever et de dire : "J'ai mal. J'ai faim." Mais il ne se lèvera pas, il ne dira pas ces mots, il ne les dira jamais. Seuls les faibles se plaignent. Plus que tout, il ne veut pas être réduit à se considérer lui-même comme une vermine.

Une main sur son épaule, une main qui le secoue. Harry se réveille en sursaut. Mon Dieu ! Il vient de s'endormir en cours. Il se tourne vers son bienfaiteur et le remercie d'un sourire. Le deuxième qu'il lui fait de la journée.

Draco Malfoy lui avait apporté un splendide appareil argentique le matin même, respectant sa parole et s'attirant un sourire, si rare sourire, si sincère sourire, de Harry. Mais ce que ne voit pas Harry, c'est l'inquiétude du jeune homme. Il n'en comprendrait sans doute pas la raison.

Ensemble, ils finissent le travail. Draco l'aide assez souvent et ne dit rien en voyant l'état des mains d'Harry. Une vague explication lui est donnée, mais elle pue trop le mensonge pour qu'il y prête attention.

En fin de journée, Draco intercepte Harry. Il se met face à lui et à un comportement assez rarissime pour être souligner : il se triture les mains et se mord la lèvre inférieure.

"Harry ... je... J'ai vu que tu n'allais pas très bien c'est derniers temps..."

Mauvais tactique, Harry se referme immédiatement comme une huitre et enfonce ses mains plus profondément dans la poche ventrale de son sweat.

"Je voulais juste te proposer de venir chez moi."

Harry relève la tête comme s'il venait d'être giflé. Il observe son camarade de classe avec un air ahuri et sans prononcé le moindre son. Voilà que l'élève qu'il jugeait -mais qui est-il donc pour juger- être le plus méprisant ou le plus directif de la classe se préoccupait de son sort. C'était le premier à lui offrir une porte de sortie. Le premier ...

Mais si jamais Harry s'y engouffre ... Il secoue la tête, il n'est pas question de faire prendre le moindre risque à un autre que lui. Et la promesse de représailles qu'on lui a susurré violement à l'oreille tant et tant de fois résonnent toujours. Non ... il ne fera rien.

"Merci Draco, mais tout va bien chez moi."

Sans un mot de plus il s'en va, le cœur lourd et l'impression de s'être lui-même condamné qui lui noue le ventre.